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Gentille Annette de Boëldieu

La musique que vous entendez, jouée depuis 1821 sur les toits de Calais, est l'air de 'Gentille Annette' de Boëldieu, interprété par Michel Hippolyte.

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Balustrade sculptée du chœur, côté extérieur droit.

Les clôtures de marbre, qui séparent le chœur des carolles portent plusieurs fois les initiales D L B qui sont celles du curé Jacques De La Bouloye. Les lettres G M 1648, ciselées sur le pilastre intérieur de la balustrade de gauche, indiquent la date d’achèvement et le nom de leur auteur, Gaspard Marsy ; mais, contrairement à ce qu’avance De Rheims, il ne s’agirait pas de l’artiste qui, avec son frère Balthazar, devait se rendre célèbre par les sculptures du parc de Versailles.
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Pages Historiques

L'église Notre-Dame de Calais

Les clôtures de marbre, qui séparent le chœur des carolles portent plusieurs fois les initiales D L B qui sont celles du curé Jacques De La Bouloye. Les lettres G M 1648, ciselées sur le pilastre intérieur de la balustrade de gauche, indiquent la date d’achèvement et le nom de leur auteur, Gaspard Marsy ; mais, contrairement à ce qu’avance De Rheims, il ne s’agirait pas de l’artiste qui, avec son frère Balthazar, devait se rendre célèbre par les sculptures du parc de Versailles.

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La première pierre de la tribune fut posée le 9 juin 1729. Les orgues furent construites par le facteur Jean Jacques, les sculptures sont dues à Jacques-Joseph Baliguant, les menuiseries furent faites par Jean-Henri Piette, tous trois de St-Omer. En 1731, les sieurs Baliguant et Piette ne s’exécutant pas assez vite, le curé de Calais plaida contre eux et les obligea à remplir leurs engagements ....

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La Seconde Guerre Mondiale à calais

A partir du 25 juillet, les postes de radio jusque là réquisitionnés furent restitués, un peu plus de liberté consentie, la circulation autorisée jusqu'à 23 heures. Le certificat d'études eut quand même lieu et bientôt les écoliers partirent en vacances non sans avoir reçu des conseils précieux : ne pas toucher aux engins de guerre, aux fils téléphoniques ou électriques et ne pas mendier auprès des soldats allemands. Pendant tout ce temps, la Croix-Rouge avait effectué un travail de fourmi. Depuis le 10 juillet elle avait fait 22 000 recherches diverses, transmis 5 000 réponses de prisonniers et 4 000 de repliés ; enfin 11 000 cartes furent acheminées vers les camps. La poste avait repris la distribution du courrier.
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Pages Historiques

La Seconde Guerre Mondiale à calais

A partir du 25 juillet, les postes de radio jusque là réquisitionnés furent restitués, un peu plus de liberté consentie, la circulation autorisée jusqu'à 23 heures. Le certificat d'études eut quand même lieu et bientôt les écoliers partirent en vacances non sans avoir reçu des conseils précieux : ne pas toucher aux engins de guerre, aux fils téléphoniques ou électriques et ne pas mendier auprès des soldats allemands.

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Les énormes pertes en cadres, l'ultime résistance du général Nicholson pris les armes à la main parmi les derniers combattants de la citadelle, illustraient la volonté des défenseurs de Calais de ne pas faiblir.

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Premier percement le 01/12/1990 entre la France et l'Angleterre

Les deux tunneliers se sont arrêtés à 100 mètres l'un de l'autre. Un trou de quatre centimètres a été foré dans la dernière barrière de craie bleue. À ce moment, les ingénieurs ont constaté qu'il y avait une erreur d'alignement de quelques centimètres. Ensuite, le tunnelier anglais a été dévié de sa trajectoire et il s'est rangé parallèlement à la machine française. Les ouvriers ont creusé une galerie de 2 mètres de haut sur un de large. Le tunnelier anglais a été muré dans une masse de béton, son homologue français démonté et ramené en France. Le dernier tronçon a été foré par une machine d'attaque ponctuelle jusqu'à la rencontre définitive.
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Chantier du siècle - Tunnel sous la Manche

Les deux tunneliers se sont arrêtés à 100 mètres l'un de l'autre. Un trou de quatre centimètres a été foré dans la dernière barrière de craie bleue. À ce moment, les ingénieurs ont constaté qu'il y avait une erreur d'alignement de quelques centimètres. Ensuite, le tunnelier anglais a été dévié de sa trajectoire et il s'est rangé parallèlement à la machine française.

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Ce qui semble étonnant, c'est qu'aucune de ces machines n'a le même gabarit. En effet, chacun de ces prototypes a été construit par différents fournisseurs qui se sont adaptés à l'envergure des travaux.

Reproduction interdite sans l'autorisation formellement écrite des 'Amis du Vieux Calais'.
LE QUART D'HEURE CALAISIEN DE VINCENT AURIOL - (Numérisation par Gilles Peltier)

 

  • LE QUART D'HEURE CALAISIEN DE VINCENT AURIOL par Robert Chaussois
  • Voix du Nord - 07 mars 1950

Une bonne dizaine de prési­dents de la République ont foulé le sol de Calais à l'occa­sion d'un voyage officiel, d'une visite de circonstance ou parce qu'ils allaient en Angleterre, re­présenter la France.

Ce fut précisément le but du voyage en 1950 de Vincent Auriol, premier président (so­cialiste) de la IV ème République, au lendemain de la Libération.

Mandat difficile que le sien, avec des grèves très dures, les débuts de la guerre froide et la guerre d'Indochine.

Déjà, en 1947, le président Auriol avait été l'hôte de Calais quand il était venu remettre la Légion d'honneur, récompensant le courage de la population sous l'Occupation.

Le soleil est radieux en ce matin du mardi 7 mars 1950. La ville a pris un petit air de Q.H.S. (quartier de haute sécu­rité). Les patrouilles de police sont nombreuses. Partout des agents de police et des gendarmes, la mitraillette sous le bras. Le long des voies ferrées et à côté des passages à ni­veau, les C.R.S. éloignent les curieux, interpellent les photo­graphes, an se demanda bien pourquoi ? Quel remue-mé­nage !

C'est que l'on attend le prési­dent Auriol. Il se rend à Lon­dres où l'a invité le roi George VI, le père de la reine Élisabeth II.

L'Europe traverse des heures difficiles. Resserrer les liens de l'entente cordiale ne sera pas inutile.

En gare maritime, attend le paquebot « Arromanches »de la ligne Dieppe - Newhaven, spécialement affrété. Propre comme un sou neuf. Grand pavois hissé. Commandant sur son trente-et-un, en haut de la passerelle. La Royale a déta­ché trois avisos d'escorte : « Meuse», «Oise »et «Somme», dont les équipa­ges, la veille, ont eu permis­sion de minuit. Les deux cents marins profitèrent du cinéma (gratuit pour eux) et de la valse-musette dans les cafés dansants. Ils furent sages comme des images. Seule farce : ils offrirent une cas­quette à Gavet en coiffant d'une brouette le monument du Sauveteur !

Peu de monde en gare mari­time, les R.G. ont fait le vide. Seulement, les V.I.P. du coin et quelques privilégiés auxquels il a fallu montrer patte blanche quatre ou cinq fois avant d'arri­ver au quai.

De l'autre côté de l'avant-port, quai Paul-Devot, trois cents curieux se déman­chent le cou pour voir quelque chose. La masse du paquebot leur cache l'essentiel. Ce qui aurait pu être une fête pour la cité se résume à un transit en catimini.

En attendant le convoi présidentiel

À midi, un panache de fu­mée blanche annonce l'arrivée du train. Quatre compagnies du 43 ème R.I. de Lille, avec leur drapeau, présentent les armes alors que la Super-Pacific s'ar­rête dans une grande expecto­ration de vapeur.

Nu-tête, en complet veston à rayures, Vincent Auriol appa­raît debout à la porte de sa voiture-salon. Il descend, suivi de son épouse, belle grande femme, élégante et souriante. Moins gai, Robert Schuman, ministre des Affaires étrangè­res, emboîte le pas, avec une armée de chefs de ceci, de responsables de cela. Des gé­néraux promènent leurs képis étoilés, l'air absorbé. L'as de l'escadrille Normandie-Nie­men, le colonel Pouyade, sem­ble un peu perdu au milieu de cette gentry.

La musique du 43 ème joue la Marseillaise alors que le prési­dent salue le drapeau du régi­ment. Le préfet Phalempin pré­sente les notables au chef de l'État, à commencer par Gas­ton Berthe, maire de Calais. Une fillette costumée en mate­lote du Courgain, Francine Roussel, offre une gerbe de roses rouges â Madame Auriol qui lui fait gentiment la bise.

L'hommage au drapeau

Mr Vincent Auriol remet à Mr Richard Groffith Owen (ingénieur en chef des Filets de Calais), la croix de la Légion d’honneur

En intermède, le président agrafe la Légion d'honneur sur 1a poitrine d'un Anglais, Ri­chard Owen, ingénieur en chef des « Filés de Calais», pour le récompenser des services ren­dus à l'industrie locale lors de l'édification de l'usine de la Soie artificielle, puis à sa re­mise en route après la guerre, redonnant du travail à 1 600 employés, hommes et fem­mes.

Pour entretenir l'amitié

Par la passerelle de service, le personnel de l'Élysée embarque les présents devant être offerts à la famille royale, la vaisselle des dîners d'État pour le repas prévu â l'ambas­sade et les bagages présiden­tiels.

Au nombre des cadeaux, il y a deux tapisseries des Gobelins, dessinées par Maurice Brianchon, un écrin en noyer laqué Arbus et quelques objets aussi précieux pour les prin­cesses.

Dans le ciel, quatre avions de chasse font des passages. L'heure du départ est proche. Le président et Mme Auriol prennent congé. Le couple monte à bord de « l'Arroman­ches ».

Au coup de sirène, débarquent en hâte les notabili­tés ne faisant pas partie du voyage, La musique militaire joue un pas redoublé tandis que le paquebot s'éloigne dans le chenal.

Le séjour calaisien du président a duré un bon quart d'heure.

Le président de la République embarque pour l’Angleterre

L'Arromanches quitte le quai

De retours trois jour plus tard

Trois jours plus tard, la tête encombrée de souvenirs, le président revient à Calais.

II retrouve à sa descente de la passerelle, la plupart de ceux qu'il a vus à son départ. Le temps est moins beau. La tra­versée n'a pas été de tout re­pos. Mme Auriol, plutôt pâte, a le visage crispé mais, à terre, elle retrouve son gracieux sou­rire.

Le Vendredi 10 mars, le président Auriol est de retour

Le Président Auriol à son retour

Des mains serrées, le salut au drapeau, le pullman aux armes de la République, un coffret de dentelle offert à Mme Auriol, les ronds de jambe des subalternes, un dernier adieu, bras agité par la fenêtre du wagon...

C'est la fin du voyage. Calais a bien tenu son rôle. Il faudra attendre neuf ans pour revoir un chef de l'État. Ce sera le général de Gaulle. Entre-deux, le président René Coty, pan­touflard, ne quitta guère I'Ély­sée.

Mme Auriol reçoit un coffret de dentelle

LES EDILES EFFACENT UN PENIBLE AFFRONT - (Numérisation par Gilles Peltier)

 

  • LES EDILES EFFACENT UN PENIBLE AFFRONT par Robert Chaussois
  • Voix du Nord - 20 mars 1925

Les conseillers municipaux de Calais se sont réunis le 20 mars 1925. Parmi les proposi­tions à l'ordre du jour, il en est une à laquelle ils adhérent sans réticence : celle de dé­baptiser au Courgain-Maritime, la rue de l’Ancre, sans grande signification historique, pour lui donner le nom du chef-pi­lote Eugène Rivet qui vient de disparaître- Rivet était l'auteur de la manœuvre remarquable qui permet en 1910 de rentrer au port l'épave du sous-marin « Pluviôse ».

Auteur de la proposition, M. Hembert explique :

« Nul n'a pu oublier l'émotion qui étreignait tous les cœurs à la pensée des malheureux ma­rins enfermés dans leur cer­cueil d'acier, à si peu de dis­tance desjetées. Tous les ef­forts pour rendre leurs corps à leurs familles éplorées avaient échoué misérablement jusqu’à ce qu’Eugène Rivet réussisse. On lui proposa une récompense officielle mais si insignifiante qu'il la refusa fiè­rement ».

Né le 12 mai 7863 au Cour­gain, Eugène Rivet était pilote­s-sauveteur à la station de Ca­lais. Sa participation à de nom­breux sauvetages lui avait valu plusieurs rangées de décora­tions qu'il portait dignement dans les cérémonies officiel­les.

Aucun survivant

La catastrophe du « Plu­viôse » a fait l'objet de diverses évocations sans qu'il soit nécessaire d'y revenir.

Au soir du 26 mai 1910, les autorités maritimes ont un grave pro­blème à résoudre : Comment renflouer le « Pluviôse » en­voyé par le fond après sa colli­sion avec un paquebot ?

Dès les premières minutes, on a expédié sur les lieux tout ce qui flottait : remorqueurs, contre-torpilleurs, drague, ca­not de sauvetage. Que peu­vent-ils faire ?

Bouées et nap­pes de naphte indiquent bien l'endroit où gît le submersible, mais comment l'atteindre ?

Il en est ainsi pendant des jours et des jours, même après l'arrivée du matériel spécialisé de Cherbourg. Le ministre de la Marine est sur place. Ça n'y change rien. Avec le temps qui s'écoule, chacun comprend qu'il n'y aura pas de survi­vants.

Docks flottants, baliseurs, gabares, scaphandriers s'échi­nent à passer des chaînes pour relier le « Pluviôse » à des cais­sons. La tempête et les cou­rants retardent les travaux, bri­sent les chaînes, coulent un chaland.

Mai s'achève.

Voici juin. Le 3, la mer se calme. Le 6, l'épave est remontée de quatre mètres. Le retour est envisageable quand une forte mer ramène tout à zéro. L'épreuve est insupportable pour les familles.

« Laissez-le faire... »

Le chef-pilote Eugène Rivet, au gouvernail d'un navire

Le 10 juin, devant un état-­major perplexe d'uniformes galonnés, le pilote Eugène Ri­vet expose son point de vue : il faut tirer le « Pluviôse » par l'ar­rière vers le nord, en utilisant des remorqueurs puissants, ayant chacun à bord un pilote calaisien. Le vice-amiral Bellue, préfet maritime, comme dé­barrassé d'un fardeau, après quinze jours de déceptions ac­cumulées, saisit la balle au bond :

« Laissez-le faire ; Le pilote Rivet se chargera de la manœuvre, assisté de ses col­lègues».

Le capitaine de vaisseau Amet, chargé des opéra­tions de renflouement, fait grise mine mais, puisqu'il n'a pas réussi, il serait malvenu de sa part de contester cet essai de la dernière chance.

Rivet embarque sur le « Ca­laisien », son collège Eugène Brébant sur le « Mouflon », Pierre Mulard sur le « Saint­-Louis», Pierre-Victor Levavas­seur sur le «Nord ». Avec une habileté quasi-diabolique, jouant avec le renversement de la marée et les courants, Rivet réussit à soulever l'épave invisible, accrochée à deux pontons. II l'éloigne du rivage pour avoir toujours assez d'eau. II se laisse ainsi dériver jusqu'en face de l'axe du che­nal.

II est 2 h du matin quand, «avec une précision merveil­leuse», le funèbre convoi s'en­gage carrément entre les je­tées. Moment délicat. Que les chaînes cassent et l'épave blo­quera le port ! Les trois remor­queurs de tête avancent avec une grande prudence, sans à coup.

À 3 h du matin, le « Pluviôse », est enfin échoué sur un lit de vase, accessible à marée basse, devant le quai de la Colonne.

Des paroles en l'air

Le vice-amiral Bellue se fait présenter les quatre pilotes pour les féliciter. Le sous-se­crétaire d'Etat à la Marine, M. Chéron, donne au pilote Rivet et à ses collègues l'assu­rance qu'ils seront récompen­sés. Le ministre de la Marine, béat, renouvelle cette pro­messe.

À l'issue des funérailles, le président Armand Fallieres distribue des croix de la Légion d'honneur et des décorations diverses. Les jours suivants, c'est une généreuse pluie de promotions, d'avancements et de médailles à tous les éche­lons : commandants et offi­ciers des navires engagés dans l'opération, scaphandriers, mé­decins, infirmiers, personnel des Pont-et-Chaussées, etc.

En revanche, rien, absolu­ment rien pour Rivet et les pilotes qui ont réussi là où les autres avaient échoué. L'af­front n'est pas tolérable.

Enfin, le 4 octobre 1910, après quatre mois de réflexion, le ministre du Commerce (sic !) adresse un « témoignage de satisfaction » à Eugène Ri­vet et ses « félicitations » aux trois autres pilotes.

Les quatre marins reçoivent cet hommage dérisoire comme une aumône. De sa plus belle plume, Eugène Rivet fait insérer cet avis dans la presse :

« Veuillez informer la population calaisienne qui nous a chaleureusement félici­tés, lors de la rentrée au port de la funèbre épave, que nous avons refusé la récompense qui nous était destinée ».

L'histoire a rendu justice à Eugène Rivet. Son nom est aux coins d'une rue de son Cour­gain natal. De plus, sur le socle du monument, avenue de la Plage, on peut lire :

« L'épave fut ramenée au port le 11 juin 1910 grâce à l'habileté profes­sionnelle du chef-pilote Eu­gène Rivet».

Les « décorés du malheur », eux, ont disparu dans les brumes de l'oubli.

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