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Gentille Annette de Boëldieu

La musique que vous entendez, jouée depuis 1821 sur les toits de Calais, est l'air de 'Gentille Annette' de Boëldieu, interprété par Michel Hippolyte.

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La Digue avant guerre - Côté Ouest

Le premier établissement de mer dans les dunes

Le premier établissement de bains de mer était inauguré en 1837. L’établissement sera édifié sur un plateau dunaire à l’ouest près du bassin des Chasses, à l’emplacement de l’actuel immeuble des Mouettes, éloigné de la plage (ci-contre). Restaurant, salon, douches, salle de billard, salle de jeux agrémentaient l’établissement. Des jardins l’entouraient dotés d’un kiosque pour accueillir un orchestre. Il sera détruit au début du XXe siècle

(Rétro JPP VdN doc Lennel)
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Rétros Mensuels

La disparition progressive des dunes

Le premier établissement de mer dans les dunes

Le premier établissement de bains de mer était inauguré en 1837. L’établissement sera édifié sur un plateau dunaire à l’ouest près du bassin des Chasses, à l’emplacement de l’actuel immeuble des Mouettes, éloigné de la plage (ci-contre).

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La mise en viabilité de la zone puis la construction de l’immeuble Jean-de-Vienne feront disparaître les chalets.

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La Digue avant guerre - Côté Ouest

La liaison Calais - Ramsgate

En 1966, la première liaison régulière Calais - Ramsgate entrait en fonction avec la compagnie Hoverlloyd. Les petits hovercrafts "Swift" et "Sure" arrivaient alors entre les jetées, seulement durant les mois d'été, et ce jusqu'en 1969. Le spectacle était assuré. Les touristes se précipitaient sur la jetée ouest pour découvrir cet étrange engin. Les cartes postales seront nombreuses. (Rétro JPP VdN (CPA))
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Rétros Mensuels

La saga calaisienne des Hovercrafts

La liaison Calais - Ramsgate

En 1966, la première liaison régulière Calais - Ramsgate entrait en fonction avec la compagnie Hoverlloyd. Les petits hovercrafts "Swift" et "Sure" arrivaient alors entre les jetées, seulement durant les mois d'été, et ce jusqu'en 1969. Le spectacle était assuré.

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Une première version expérimentale d'un hovercraft faisait son entrée dans le port de Calais le 24 juillet 1959. Il s'agissait du SR-N1 de l'ingénieur Jean Bertin.

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La Digue avant guerre - Côté Ouest

Il restait un gros point noir pour atteindre le casino. Un énorme fossé, la Courtine des fortifications reliant les bastions 11 et 12, restait à franchir pour atteindre le casino et la plage. Avec le développement touristique du front de mer le combler aurait été peu coûteux. Le Génie militaire souhaitait le garder en l'état pour l'inonder et inonder l’arrière pays en cas d'invasion. Le pont le franchissant n’était malheureusement qu’une passerelle de bois très étroite qui sera remplacée par un superbe pont en pierre ouvert à la circulation pour la saison estivale 1910. Voici cette passerelle du casino que les amateurs de cartes postales peuvent confondre avec le Long Pont situé en amont au dessus du bassin des Chasses. La circulation y était interdite aux véhicules qui devaient attendre au delà du fossé. Seul ce type de wagonnet visible au premier plan, servant au transport du petit matériel, pouvait circuler sur ce pont grâce à un couloir de rails qui lui était réservé. (JPP Plage tome 2 CPA)
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Rétros Mensuels

La Digue avant guerre - Côté Ouest

Il restait un gros point noir pour atteindre le casino. Un énorme fossé, la Courtine des fortifications reliant les bastions 11 et 12, restait à franchir pour atteindre le casino et la plage. Avec le développement touristique du front de mer le combler aurait été peu coûteux. Le Génie militaire souhaitait le garder en l'état pour l'inonder et inonder l’arrière pays en cas d'invasion.

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Cette photo du pont du casino quasiment terminé date de 1909. Ce pont monumental pour franchir le large et profond fossé était ainsi venu terminer le processus qui désenclavait le front de mer.

JEAN-PIERRE PRUVOT, CORRESPONDANT DE LA VOIX DU NORD

est l'Auteur des rubriques « Rétro » « Au fil du temps », « Bons baisers de Calais », «Avant-Après », « Vacances d’antan », « Calais d’antan »

Plus de 2 500 « rétros » sont parues dans la Voix du Nord à ce jour depuis 2001. Celles ci-dessous  font partie de ces parutions. 

Elles ont été ici reclassées par thème et dans la mesure du possible selon une chronologie historique. Pour plus de précisions, questions, suggestions, documents, merci de lui écrire jppruvot@wanadoo.fr

Il est aussi l’auteur de plusieurs albums « Rétro » abondamment illustrés ayant pour thème la plage et Calais. La dernière parution date de novembre 2018 « Calais d’antan tome 3 ». Cliquez ci-dessus pour voir les albums disponibles  chez l’auteur sur rendez-vous (contact 06 61 91 55 41 texto, ou mail jppruvot@wanadoo.fr) et au salon de coiffure Leroy rue de la Paix (près de la Maison du Fromage). Ils ne sont pas en vente en librairie.

Reproduction interdite sans l'autorisation formellement écrite des 'Amis du Vieux Calais' ou de 'Jean-Pierre PRUVOT'

Rétro - 2020-02 - Fort Risban au fil du temps - 02 - (1799-1960)
1 - Explosion des magasins de poudre en 1799

Durant le XVIIIe siècle, le fort Risban s’était fait discret. En 1799 les magasins de poudre, situés dans la base de la Tour de Lancastre, explosent. Par précaution, les navires devaient y déposer leurs barils de poudre avant de mouiller sur les quais. Le mur sud est soufflé, chapelle et corps de garde écroulés.

(L. Radenne Doc ministère des armées)

2 - Une poudrière reconstruite en 1853

En 1803 le fort est à nouveau bombardé par la marine anglaise. Il devient urgent de moderniser le port afin d’y accueillir des cotres de guerre plus amènes à repousser une attaque que des canons au sol. En 1842 un bassin à flot est inauguré, en 1845 les écluse du bassin des chasses au pied du Risban, en 1847 le quai de marée. En 1853 au Risban, une nouvelle poudrière voit le jour, voûtée avec une coupole de briques à l’épreuve des bombes, qui sera recouverte d’une couche de terre formant tumulus (ici en 1903 lors de la construction des ponts Henri-Hénon).

(Rétro JPP VdN, ph. Lennel)

3 - Un mur et un poste de garde

En 1854 un mur de briques ceinture le fort du côté chenal. Le fort Rouge est déclassé en 1856, ses canons rejoignent le fort Risban restructuré avec la création du bastion 4 au nord, avec 12 casemates. L’entrée du fort est défendue par une poterne et un modeste poste de garde y est construit en 1863.

(Rétro JPP VdN, ph. Lennel, archives départ.)

4 - Les militaires cèdent en 1902 une partie du glacis du fort

Le front de mer, dont les terrains sont zone militaire, vont générer de nombreuses transactions entre la Ville, les Services maritimes et les militaires. Dans les années 1830, la Ville souhaite créer une station balnéaire. A l’époque la plage à l’est des jetées est la plus accessible. Refus des militaires. L’Etablissement des bains de mer est inauguré en 1837 à l’ouest sur un plateau dunaire correspondant à l’emplacement actuel de la résidence des Mouettes. En 1893, un casino s’installe en bordure de plage, sur le talus bordant le fossé des Courtines créé par les militaires. L’accès en est difficile. La Ville souhaite percer une avenue s’alignant sur les nouveaux ponts franchissant le bassin des Chasses. Les militaires cèdent en 1902 une partie du glacis du fort. Le fort devient encombrant pour le ministère des Armées qui souhaite s’en débarrasser quitte à l’araser. Le décret de déclassement est signé en 1914. Le déclenchement de la Grande guerre retarde l’échéance. Le fort est utilisé pour cantonner les troupes. Il est gardienné par un militaire jusqu’en 1925. En 1922 le Service maritime récupère le fort et le cède au Service des domaines en 1929. En 1938, la Ville achète les terrains, le fort Risban à l’abandon lui appartient désormais.

(Rétro JPP VdN, CPA et ciel photo X)

5 - Le fort Risban tombe aux mains des Allemands

Le 26 mai 1940 dans l’après-midi, les bombardements s’intensifient sur le fort Risban. Des militaires y ont trouvé refuge cherchant un moyen d’embarquer vers la Grande-Bretagne. Des civils sont aussi coincés dans cet enfer, surpris par l’offensive des soldats allemands, environ 250 personnes au total. Des civils, quittant le fort pour chercher du ravitaillement dans Calais-Nord, sont tués sur les ponts Henri-Hénon. La fusillade terminée, civils et militaires déplient un drapeau blanc pensant pouvoir sortir indemnes du fort, mais les Allemands déclenchent le tir et tuent le porte drapeau. Une voûte s’effondre ensevelissant militaires et civils. C’est la reddition. Les soldats allemands aident alors au dégagement des personnes ensevelies et dirigent une partie les rescapés vers la plage, l’autre vers Calais-Nord en flamme. Le fort Risban vient de tomber tout comme la Citadelle et le bastion XII au nord du fort Risban, la ville est aux mains des Allemands pour quatre ans. Au Risban beaucoup y ont laissé leur vie. Les Allemands prennent possession des lieux. Les tués sont ensevelis sur place afin d’éviter les épidémies. Les remparts sont criblés d’impacts de balles. Durant l’occupation, le fort Risban  leur sert de base. Des soldats y sont cantonnés. L’entrée est élargie en abattant le mur afin  d’y entreposer les camions militaires.

(Rétro JPP VdN, Photos M. Macquaert et P. Brillard)

6 - Les dégâts sont importants

Le poste de garde a perdu sa toiture, le mur d’enceinte est détruit.

(Rétro JPP VdN, Photos M. Aucuin M. Hedevin)

7 - Après-guerre, le fort connait un renouveau avec l’installation d’activités sportives.

Depuis 1938, le fort Risban appartient à la Ville. Ce qui n’est pas le cas du terrain au nord, où sera édifié le terrain de camping Il a été affecté depuis 1935 au ministère  de l’air qui souhaite y établir une base aérostatique. Elle ne se fera pas. Ce terrain est racheté par la Ville en 1954 qui y crée un terrain de camping en 1962 . C’est là que réside le dragon dans un abri provisoire. Le fort quant à lui connait un renouveau avec l’installation d’activités sportives. En 1951, un club de voile, le Yatch Club du Nord de la France (YCNF), est créé. Le poste de garde est aménagé, des locaux y sont accolés, la poudrière est investie. Deux terrains de tennis sont aménagés au nord  par René Coucy, directeur de l'École des Arts Appliqués. Des portes et des fenêtres sont percées dans les casemates du bastion IV. Françoise Erre y installe un atelier de poterie, les scouts marins y disposent d’un local. En 1958, un autre club de voile s’installe, cette fois-ci au sud. C’est le Centre d’initiation de voile de Calais (CIVC).

(Rétro JPP VdN, CPA)

 

Lire aussi : Bulletin AVC 151 conférence de Lucien Radenne sur le Risban ; A la découverte des anciennes fortifications de Calais de Laurent Lenoir.

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