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Gentille Annette de Boëldieu

La musique que vous entendez, jouée depuis 1821 sur les toits de Calais, est l'air de 'Gentille Annette' de Boëldieu, interprété par Michel Hippolyte.

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Radio d'un Potez 631

Depuis la déclaration de guerre, en septembre 1939, le terrain d'aviation de Calais­-Marck, pratiquement à la limite du Fort-Vert, sert de base à deux unités aériennes dis­tinctes. L'une est le groupe de chasse G.C. 2/8 l’autre la pre­mière flottille de chasse F.1 C. de l'Aéronavale. Leurs comman­dements, leurs appareils, leurs équipages, leurs missions sont totalement différents. La pre­mière relève de l'armée de l'Air, la seconde de la Marine natio­nale. La F.1 C. est une pépinière d'officiers généraux. Au moins cinq de ceux qui se trouvaient à Marck en 1940, finiront leur carrière avec les étoiles de contre-amiral, vice-amiral ou amiral ! Le chef est le capitaine de corvette Edouard Jozan, fu­tur amiral à cinq étoiles.

Témoignages

Radio d'un Potez 631

Depuis la déclaration de guerre, en septembre 1939, le terrain d'aviation de Calais­-Marck, pratiquement à la limite du Fort-Vert, sert de base à deux unités aériennes dis­tinctes. L'une est le groupe de chasse G.C. 2/8 l’autre la pre­mière flottille de chasse F.1 C. de l'Aéronavale. Leurs comman­dements, leurs appareils, leurs équipages, leurs missions sont totalement différents. La pre­mière relève de l'armée de l'Air, la seconde de la Marine natio­nale. La F.1 C. est une pépinière d'officiers généraux. Au moins cinq de ceux qui se trouvaient à Marck en 1940, finiront leur carrière avec les étoiles de contre-amiral, vice-amiral ou amiral ! Le chef est le capitaine de corvette Edouard Jozan, fu­tur amiral à cinq étoiles.

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Felix Grimonprez

Le 28 octobre 1975, une rencontre internationale de football, opposant le L.O.S.C. au club néerlandais de Feyenoord, marquait l’inauguration à Lille, du stade Grimonprez-Jooris, remplaçant le stade Jooris, promis aux démolisseurs. Pourquoi avoir accolé un deuxième nom à celui qui baptisait déjà le stade ? Qui aurait pu le dire parmi les 22.000 spectateurs que peut recevoir ce stade ? Il faut savoir pourtant que si Henri Jooris fut un ancien président et l'âme de l'O.L. (Olympi­que lillois), Félix Grimonprez fut un hockeyeur internatio­nal sous les couleurs du même club, jusqu'à sa mort au champ d'honneur à Calais, en mai 1940. IIl était au nom­bre de ceux qui opposèrent à un ennemi supérieurement doté dans tous les domaines, un courage exemplaire qui vaut de ne pas sombrer dans l'oubli.

Témoignages

Félix Grimonprez disparait

Calais trouve son origine dans le comblement du golfe de l’Aa et la configuration actuelle du littoral après l’an 1000. La mer s'éloignanLe 28 octobre 1975, une rencontre internationale de football, opposant le L.O.S.C. au club néerlandais de Feyenoord, marquait l’inauguration à Lille, du stade Grimonprez-Jooris, remplaçant le stade Jooris, promis aux démolisseurs. Pourquoi avoir accolé un deuxième nom à celui qui baptisait déjà le stade ? Qui aurait pu le dire parmi les 22.000 spectateurs que peut recevoir ce stade ? Il faut savoir pourtant que si Henri Jooris fut un ancien président et l'âme de l'O.L. (Olympi­que lillois), Félix Grimonprez fut un hockeyeur internatio­nal sous les couleurs du même club, jusqu'à sa mort au champ d'honneur à Calais, en mai 1940. IIl était au nom­bre de ceux qui opposèrent à un ennemi supérieurement doté dans tous les domaines, un courage exemplaire qui vaut de ne pas sombrer dans l'oubli.

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Un militaire allemand raconte

En général, les témoignages recueillis sur les événements dramatiques de l'invasion de mai 1940, proviennent soit d'archives militaires, soit de témoins oculaires, soit encore de civils placés à des postes de responsabilité, leur permettant d'avoir une bonne vue de la situation. C'est dire qu'une narration rédigée par un soldat des troupes allemandes, envahissant notre pays, est plutôt rare ! Celle que l’on va lire aujourd'hui- émane de feldwebel (adjudant) Hermann Schulze, de la 7° compagnie du 69 ème régiment de grenadiers-artil­leurs. Il la rédigea à l'intention d'une revue mili­taire allemande, le « Militar Woelsenblatt », qui la publia dans ses numéros 36 et 37, des 7 et 14 mars 1941, sous le titre : « Notre compagnie prend d'assaut Calais ». Un lecteur ayant lu ce texte, a eu l'aimable intention de m'en faire parvenir une traduction, ce dont je lui suis reconnaissant. « Depuis minuit, la compa­gnie est installée définitivement à Guînes, localité située près de Calais . Le désor­dre, de la cave jusqu'au gre­nier, permet d'admettre que les fermes ont été pillées...

Témoignages

Un militaire Allemand raconte ...

En général, les témoignages recueillis sur les événements dramatiques de l'invasion de mai 1940, proviennent soit d'archives militaires, soit de témoins oculaires, soit encore de civils placés à des postes de responsabilité, leur permettant d'avoir une bonne vue de la situation. C'est dire qu'une narration rédigée par un soldat des troupes allemandes, envahissant notre pays, est plutôt rare ! Celle que l’on va lire aujourd'hui- émane de feldwebel (adjudant) Hermann Schulze, de la 7° compagnie du 69 ème régiment de grenadiers-artil­leurs. Il la rédigea à l'intention d'une revue mili­taire allemande, le « Militar Woelsenblatt », qui la publia dans ses numéros 36 et 37, des 7 et 14 mars 1941, sous le titre : « Notre compagnie prend d'assaut Calais ». Un lecteur ayant lu ce texte, a eu l'aimable intention de m'en faire parvenir une traduction, ce dont je lui suis reconnaissant. « Depuis minuit, la compa­gnie est installée définitivement à Guînes, localité située près de Calais . Le désor­dre, de la cave jusqu'au gre­nier, permet d'admettre que les fermes ont été pillées...

Reproduction interdite sans l'autorisation formellement écrite des 'Amis du Vieux Calais'.
Témoignage

Les témoignages directs sont assurément les premiers supports du travail des historiens, il nous a donc paru essentiel d’ouvrir ici une rubrique destinée à les faire connaître.  

Nous sollicitons vivement tous ceux qui ont vécu à Calais et aux environs de nous apporter leurs témoignages.

Témoignage - 2019-07 - BATAILLES AERIENNES DANS LE CIEL DE CALAIS
Après le massacre de ses bombardiers par la R.A.F, la Luftwaffe modifie ses plans d’attaque de l’Angleterre

Par Robert Chaussois (numérisation par Gilles Peltier) - Reproduction interdite sans l'autorisation des Amis du Vieux Calais

Le 19 août 1940, à Karinhall, avec les commandants des unités de chasse, Goering tente de tirer la leçon des lourdes pertes des jours précé­dents et de l'impuis­sance de la Luftwaffe à éliminer la R.A.F. (article du mois dernier)

Or, ce dernier objectif est primordial puisque Hitler ne décidera le débarquement en An­gleterre, au plus tard le 27 août, qu'après un important affaiblisse­ment de la chasse en­nemie. II ne reste que huit jours.

Goering décide donc de renoncer temporai­rement aux raids de bombardement de jour trop éloignés, qui obli­gent à des escortes as­treignantes et parfois inefficaces puisque beaucoup des objectifs, par exemple les installations aéronautiques du Bomber Command britannique sont en de­hors du rayon d'action opérationnel des Mes­serschmitt accompa­gnant les Dornier et les Heinkel.

C'est donner carte blanche à la chasse allemande, dégagée de ses « corvées » pour agir se­lon ses idées particulières en ce domaine. Tous les Messersch­mitt Me 109 sont enfin massés dans le Pas-de-Calais, ce qui aurait dû être fait dès le pre­mier jour. La consigne est de ne laisser aucun répit à la R.A.F. et à ses terrains, surtout concentrés entre Douvres et Londres. Les bombardiers en­voyés sur ces objectifs, tout en servant d'appâts afin d'amener la chasse anglaise à se décou­vrir et à se battre, seront mieux protégés grâce à une modification du dispositif de vol. Les chasseurs devancent les bombardiers, les flanquent à droite et à gauche, tandis que d'autres volent plus haut. La troisième phase de la Bataille d'Angleterre va pouvoir com­mencer après un jour ou deux de mise au point.

Période d'accalmie

Accompagné du major Adolf Galland, le maréchal Goering se fait présenter la situation en présence de quelques officiers et sous-officiers de la Luftwaffe, basés dans la région de Calais.

Le 19 août, la météo est médiocre : ciel nuageux, pluies intermittentes. Peu avant 13 h, les radars anglais signalent cin­quante appareils arrivant de Ca­lais, cap sur Douvres, principa­lement des chasseurs. Les sirènes hurlent l'alerte, une fois de plus. Des bombardiers pren­nent Douvres dans leurs appa­reils de visée. En fin d'après-­midi, les aérodromes entre Har­wich et Dungeness sont bom­bardés, sans grands résultats. Le bilan de la journée est mé­diocre.

Le 20 août, le temps ne s'est pas amélioré. II permet aux chefs d'unité d'assimiler les nouvelles directives de Goering. Dans l'après-midi, les radars anglais détectent plusieurs va­gues d'avions s'élevant de Ca­lais, à partir de 14 h. Ils s'en prennent aux barrages de bal­lons du port de Douvres et à divers aérodromes du Kent.

Un Messerschmitt Me 109 de l'escadrille 51, basée à Pi­hen-les-Guînes, est abattu en combat aérien au-dessus du détroit. Le pilote, l'adjudant Maul, est repêché par un hy­dravion de sauvetage allemand.

Le 21 août est marqué par quelques petits raids. Au re­tour à Guînes-Sud, un Me 109 s’écrase à l'atterrissage. Le pi­lote s'en tire avec des ecchy­moses mais l'avion est perdu. Dans la journée, Goering, ac­compagné des maréchaux Milch, Speerle et Kesselring, se rend au Blanc-Nez, P.C. avancé de la chasse allemande. En dé­pit du temps nuageux, les su­perstructures de la station de radar de Douvres sont parfaite­ment visibles dans les puis­sants binoculaires.

Dans l'enfer de Douvres

Le 22 août, le convoi anglais « Totem », naviguant dans le dé­troit, signale qu'il est attaqué par des avions qu'il ne voit pas. En réalité, il est pris sous le feu des canons du Gris-Nez. L'aviation prend la relève vers 13 h. Les escadrilles 60 et 54 de la R.A.F. font bonne garde et repoussent l'assaillant. Un Spitfire du squadron 54 est abattu en mer devant Deal et le sergent G.R. Collett est porté disparu. Une heure plus tard, un autre Spitfire, cette fois du squadron 610, est abattu en flammes lors d'un combat au-dessus de Folkes­tone. II s'écrase au sol à Haw­kinge, mais le sergent D.F. Corfe a eu le temps de sauter en parachute.

En fin de journée, vers 19 h, la Luftwaffe s'en prend à Dou­vres et aux pistes d'aviation du secteur. Hurricane et Spitfire arrivent à la rescousse mais ils ne peuvent faire mieux que dis­perser les formations, sans leur causer de pertes. En revanche, plusieurs chasseurs anglais sont abattus. Touché au-dessus de Manston, par l'adjudant Philipp, du JG 26 de Marquise, le Spit­fire du sergent Orchard rentre fort endommagé, tandis que celui du sergent Keymer, pour­suivi par le lieutenant Krug, également de l'escadrille de Marquise, s'abat à Bazinghen. Le sergent Keymer est tué et il repose, aujourd'hui encore, dans le cimetière de cette com­mune du canton de Marquise.

Au squadron 615, un Hurri­cane est forcé d'atterrir derrière Deal, après avoir été touché par un autre Hurricane. Aléa de la confusion des combats.

Le squadron 616 perd un appareil en contre-attaquant les Messerschmitt au-dessus de Douvres. L'avion dégringole en flammes à Elham. Blessé au bras et à la jambe, le lieutenant H.S.L. Dundas saute en para­chute. II se réveillera à l'hôpital de Canterbury. Un autre Spit­fire de son groupe rentre avec de gros dégâts provoqués par les obus de 20 mm des Me 109, lors d'une attaque-sur­prise sur Douvres.

Collision sur Boulogne

Vendredi 23 août, le ciel de­meure nuageux, avec des averses et des éclaircies, rédui­sant l'activité à des vols de re­connaissance et de simples es­carmouches isolées. Plusieurs formations s'en prennent aux aérodromes et poussent jus­qu'aux faubourgs de Londres.

La JG 26 de Marquise perd un appareil qui s'écrase au sol après une collision au-dessus de Boulogne. L'adjudant Hafer­korn est tué dans le crash.

Un autre Me 109 se pose sur le ventre, à Marquise, au retour d'une sortie opérationnelle. Le pilote est indemne, mais l'ap­pareil est endommagé à 30 %.

Le bimoteur de St-Tricat

Dans l'après-midi, un Blen­heim du squadron 218, décollé de la base d'Oakington pour une mission de bombardement près de Fruges, est harcelé au-­dessus du bois de Guînes, par des Me 109. Le bimoteur prend feu et perd de l'altitude. L'équi­page semble pouvoir maîtriser l'incendie mais l'avion est tou­ché à mort. Un, puis deux hommes réussissent à sauter en parachute, le troisième, le sergent Percy Lefevre, observa­teur, périt carbonisé dans le bimoteur qui s'écrase à Saint-­Tricat, au Fond de la Pierre, près d'un berck. Le sergent Le­fevre repose aujourd'hui au ci­metière de Saint-Tricat.

Quelques tombes d'aviateurs allemands, au début de l'occupation, au cimetière de Pihen-les-Guînes. Une hélice a été plantée dans le sol, avec l'inscription « Deutschland wird leben » (L'Allemagne vivra).

L'un des aviateurs ayant sauté en parachute est conduit chez un colonel allemand, can­tonné à la ferme de M. Calais, maire de Saint-Tricat, où il est félicité pour sa bravoure... avant de prendre la direction d'un stalag. Le troisième avia­teur a moins de chance. C'est le chef de l'escadrille 218, le squadron-leader Charles House, 29 ans, qui pilotait le bombar­dier. II tombe dans un arbre, au milieu d'une pâture à Hâmes­Boucres et se blesse griève­ment au cou. Une ambulance le transporte au lazaret de Guînes où il succombe le lendemain. Il repose aujourd'hui avec d'au­tres aviateurs britanniques, dans un carré spécial du cime­tière de Guînes.

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