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Gentille Annette de Boëldieu

La musique que vous entendez, jouée depuis 1821 sur les toits de Calais, est l'air de 'Gentille Annette' de Boëldieu, interprété par Michel Hippolyte.

blason calais rappelARMOIRIES DE LA VILLE DE CALAIS De gueules à l’écusson d'azur chargé d’une fleur de lis d’or soutenue d’un croissant d’argent, l’écusson sommé d’une couronne fermée de France d’or, accosté de deux croix de Lorraine d’argent et accompagné en pointe d’un besant d’argent chargé de la croix de Jérusalem d’or. Le blason de Calais fut accordé par le roi Henri II en 1558. La croix de Jérusalem et le croissant évoquent le passage, dans cette ville, des croisés français et anglais. La fleur de lys et la couronne marquent la satisfaction du roi de France de recouvrer Calais après plus de deux siècles d'occupation anglaise. Les croix de Lorraine font référence au libérateur de la ville, le duc de Lorraine, François de Guise. Elles furent confirmées par lettres patentes de Louis XVIII, le 19 avril 1817. Sur les armoiries, figurent de gauche à droite : la croix de guerre 1914-1918 (25 août 1919), la Légion d'honneur (12 juillet 1947) et la croix de guerre 1939-1945 (08 mai 1949).drapeau calais rappel2LE DRAPEAU DE CALAIS Calais est l'une des seules cinq villes de France à être autorisée à avoir son propre drapeau, sur ordonnance royale, avec Dunkerque, Boulogne sur Mer, Le Havre et Saint Malo. Le drapeau calaisien, constitué d’une croix scandinave blanche sur fond bleu d’azur, est celui qui flotta sur l'ancien beffroi, à la tête des milices bourgeoises et aux mats des vaisseaux corsaires de la Ville. Après une longue période d’absence, en 2017 le drapeau de Calais flotte de nouveau sur les toits de la ville, au sommet de la tour du Guet.

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Radio d'un Potez 631

Depuis la déclaration de guerre, en septembre 1939, le terrain d'aviation de Calais­-Marck, pratiquement à la limite du Fort-Vert, sert de base à deux unités aériennes dis­tinctes. L'une est le groupe de chasse G.C. 2/8 l’autre la pre­mière flottille de chasse F.1 C. de l'Aéronavale. Leurs comman­dements, leurs appareils, leurs équipages, leurs missions sont totalement différents. La pre­mière relève de l'armée de l'Air, la seconde de la Marine natio­nale. La F.1 C. est une pépinière d'officiers généraux. Au moins cinq de ceux qui se trouvaient à Marck en 1940, finiront leur carrière avec les étoiles de contre-amiral, vice-amiral ou amiral ! Le chef est le capitaine de corvette Edouard Jozan, fu­tur amiral à cinq étoiles.

Témoignages

Radio d'un Potez 631

Depuis la déclaration de guerre, en septembre 1939, le terrain d'aviation de Calais­-Marck, pratiquement à la limite du Fort-Vert, sert de base à deux unités aériennes dis­tinctes. L'une est le groupe de chasse G.C. 2/8 l’autre la pre­mière flottille de chasse F.1 C. de l'Aéronavale. Leurs comman­dements, leurs appareils, leurs équipages, leurs missions sont totalement différents. La pre­mière relève de l'armée de l'Air, la seconde de la Marine natio­nale. La F.1 C. est une pépinière d'officiers généraux. Au moins cinq de ceux qui se trouvaient à Marck en 1940, finiront leur carrière avec les étoiles de contre-amiral, vice-amiral ou amiral ! Le chef est le capitaine de corvette Edouard Jozan, fu­tur amiral à cinq étoiles.

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Felix Grimonprez

Le 28 octobre 1975, une rencontre internationale de football, opposant le L.O.S.C. au club néerlandais de Feyenoord, marquait l’inauguration à Lille, du stade Grimonprez-Jooris, remplaçant le stade Jooris, promis aux démolisseurs. Pourquoi avoir accolé un deuxième nom à celui qui baptisait déjà le stade ? Qui aurait pu le dire parmi les 22.000 spectateurs que peut recevoir ce stade ? Il faut savoir pourtant que si Henri Jooris fut un ancien président et l'âme de l'O.L. (Olympi­que lillois), Félix Grimonprez fut un hockeyeur internatio­nal sous les couleurs du même club, jusqu'à sa mort au champ d'honneur à Calais, en mai 1940. IIl était au nom­bre de ceux qui opposèrent à un ennemi supérieurement doté dans tous les domaines, un courage exemplaire qui vaut de ne pas sombrer dans l'oubli.

Témoignages

Félix Grimonprez disparait

Calais trouve son origine dans le comblement du golfe de l’Aa et la configuration actuelle du littoral après l’an 1000. La mer s'éloignanLe 28 octobre 1975, une rencontre internationale de football, opposant le L.O.S.C. au club néerlandais de Feyenoord, marquait l’inauguration à Lille, du stade Grimonprez-Jooris, remplaçant le stade Jooris, promis aux démolisseurs. Pourquoi avoir accolé un deuxième nom à celui qui baptisait déjà le stade ? Qui aurait pu le dire parmi les 22.000 spectateurs que peut recevoir ce stade ? Il faut savoir pourtant que si Henri Jooris fut un ancien président et l'âme de l'O.L. (Olympi­que lillois), Félix Grimonprez fut un hockeyeur internatio­nal sous les couleurs du même club, jusqu'à sa mort au champ d'honneur à Calais, en mai 1940. IIl était au nom­bre de ceux qui opposèrent à un ennemi supérieurement doté dans tous les domaines, un courage exemplaire qui vaut de ne pas sombrer dans l'oubli.

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Un militaire allemand raconte

En général, les témoignages recueillis sur les événements dramatiques de l'invasion de mai 1940, proviennent soit d'archives militaires, soit de témoins oculaires, soit encore de civils placés à des postes de responsabilité, leur permettant d'avoir une bonne vue de la situation. C'est dire qu'une narration rédigée par un soldat des troupes allemandes, envahissant notre pays, est plutôt rare ! Celle que l’on va lire aujourd'hui- émane de feldwebel (adjudant) Hermann Schulze, de la 7° compagnie du 69 ème régiment de grenadiers-artil­leurs. Il la rédigea à l'intention d'une revue mili­taire allemande, le « Militar Woelsenblatt », qui la publia dans ses numéros 36 et 37, des 7 et 14 mars 1941, sous le titre : « Notre compagnie prend d'assaut Calais ». Un lecteur ayant lu ce texte, a eu l'aimable intention de m'en faire parvenir une traduction, ce dont je lui suis reconnaissant. « Depuis minuit, la compa­gnie est installée définitivement à Guînes, localité située près de Calais . Le désor­dre, de la cave jusqu'au gre­nier, permet d'admettre que les fermes ont été pillées...

Témoignages

Un militaire Allemand raconte ...

En général, les témoignages recueillis sur les événements dramatiques de l'invasion de mai 1940, proviennent soit d'archives militaires, soit de témoins oculaires, soit encore de civils placés à des postes de responsabilité, leur permettant d'avoir une bonne vue de la situation. C'est dire qu'une narration rédigée par un soldat des troupes allemandes, envahissant notre pays, est plutôt rare ! Celle que l’on va lire aujourd'hui- émane de feldwebel (adjudant) Hermann Schulze, de la 7° compagnie du 69 ème régiment de grenadiers-artil­leurs. Il la rédigea à l'intention d'une revue mili­taire allemande, le « Militar Woelsenblatt », qui la publia dans ses numéros 36 et 37, des 7 et 14 mars 1941, sous le titre : « Notre compagnie prend d'assaut Calais ». Un lecteur ayant lu ce texte, a eu l'aimable intention de m'en faire parvenir une traduction, ce dont je lui suis reconnaissant. « Depuis minuit, la compa­gnie est installée définitivement à Guînes, localité située près de Calais . Le désor­dre, de la cave jusqu'au gre­nier, permet d'admettre que les fermes ont été pillées...

Reproduction interdite sans l'autorisation formellement écrite des 'Amis du Vieux Calais'.
Témoignage

Les témoignages directs sont assurément les premiers supports du travail des historiens, il nous a donc paru essentiel d’ouvrir ici une rubrique destinée à les faire connaître.  

Nous sollicitons vivement tous ceux qui ont vécu à Calais et aux environs de nous apporter leurs témoignages.

Témoignage - 2018-11 - BATAILLES AERIENNES DANS LE CIEL DE CALAIS
En prévision du "Jour de l'Aigle" décidé par Goering, radars et aérodromes sont assaillis par la Luftwaffe

Par Robert Chaussois (numérisation par Gilles Peltier) - Reproduction interdite sans l'autorisation des Amis du Vieux Calais

En prévision de l'attaque de grande envergure, dite l’« Adlertag » (jour de l'Aigle), prévue pour le lendemain par Goering, ordre est donné, le 12 août 1940, d'attaquer les stations de radar anglaises connues, ce qui aurait déjà dû être fait depuis longtemps, si les Allemands n'avaient sous-estimé l'efficacité de ce système de repérage.

À la longue, ils se sont quand même rendu compte qu'ils étaient un peu trop souvent attendus au bon endroit et à la bonne altitude. II est à noter que le mot radar, sigle désignant l'installation de « RA­dio Detection and Ranging », n'entra dans le langage courant qu'en 1942. Diverses ap­pellations existaient, tant du côté anglais qu'allemand, pour désigner ces appareils de détection.

Le temps est beau, quoique brumeux par endroits. Les as­sauts contre les aérodromes de la chasse anglaise et les radars pour provoquer leur neutralisation en vue de l'Adlertag commencent à 7 h 30, surtout vers Douvres.

Puis les Stukas attaq­uent deux convois « Arens » et « Agent » dans l'estuaire de la Tamise. Vers 13 h, les Dornier bombardent durement l'aéro­drome de Manston, en dépit d'une forte réaction. D'autres bombardiers de Saint-0mer et Cambrai attaquent aussi des aérodromes de la R.A.F.

Les radars de Douvres

Parmi les escadrilles allant sur l'Angleterre, décolle de l'aérodrome de Calais-Marck, à 10 h 30, la troisième escadrille de Messerschmitt Me 109 de l’Obertleutnant Otto Hinze, ayant Douvres pour objectif.

Fait nouveau : chacun des chasseurs transporte une bombe de 250 kilos. Ainsi transformé en chasseur-bom­bardier, le Me 109 arrive en position de piqué, à une inclinaison régulière de 45 degrés, dans le vent. II lui faut viser le pied des mâts d'antenne-radar, hauts de cent mètres, visibles de Calais par temps clair.

Les bombes encadrent les caissons des pylônes, les endommagent légèrement et détruisent quelques baraques. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir pris des risques, les pylônes constituant ex-mêmes un obstacle, ainsi que l'expliquera après la guerre, Otto Hinze à l'écrivain aviateur Peter Townsend, avec lequel il eut plusieurs entretiens, dont le plus long dura sept heures.

D'autres stations de radar furent touchées, à Rye notamment, mais elles purent rapidem­ent reprendre du service.

Au-dessus des convois

Une formation de Hurricane du squadron 85, précisément commandé par Peter Townse­nd, vole à 1.500 m environ, au dessus des deux convois « Agent » et « Arena ». Elle croise sans les voir un groupe de 22 Stukas, conduits par le capitaine von Brauchitsch, fils du général en chef de l'armée alle­mande, qui attaquent, sans grand résultat, les deux convois, réunissant environ 80 navires de toutes tailles.

En re­vanche, les Hurricane faillirent s'empoigner avec une forma­tion de six Spitfire, dégringo­lant sur eux. Les uns et les au­tres s'aperçurent à temps... qu'ils étaient amis.

Parmi les bateaux touchés, il y a le chalutier armé d'escorte « Tamarisk », de la Royal Navy Patrol Service, coulé dans le détroit. Le corps d'un membre de son équipage dériva avant d'être rejeté à Oye-Plage, où il repose de nos jours au cime­tière communal. C'est celui de W.G. Green, 29 ans, de Cais­ter-on-Sea (Norfolk).

Les pertes sont lourdes. Cinq Hurricane touchés par les Me 109 dégringolent en mer et autour de Douvres. Des cha­loupes de sauvetage repêchent trois pilotes, dont l'un mourra le lendemain. Deux pilotes sont tués. Trois autres Hurricane font des atterrissages forcés ou rentrent endommagés. Trois Spitfire sont détruits mais leurs pilotes, parfois blessés ou brûlés, ont pu faire fonctionner leur parachute. Quatre Spitfire font des atterrissages forcés, fort dommageables pour les appareils, et deux autres ren­trent avec du plomb dans l'aile.

Parmi les Hurricane du squa­dron 213 abattus, il y a celui du sergent Sidney-George Stuc­key, qui avait combattu en France avant l'occupation de notre pays. II retourna en An­gleterre le 18 juin. Son avion P.2802 fut porté disparu, vers 12 h 45, au-dessus du détroit et rien ne fut jamais retrouvé.

Trois pilotes de chasse anglais avant le décollage. Au centre, le sergent S.G. Stuckey, abattu au-dessus du détroit, le 12 août 1940, dont le corps, ni l’appareil, ne furent jamais retrouvés.

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La casse allemande

Les bimoteurs Me 110 de Calais-Marck ne perdent qu'un appareil et encore, presque à domicile !

Touché par des chas­seurs anglais, un chasseur­ bombardier est contraint de se poser au Beau-Marais, dans la pâture de M. Reisenthel, culti­vateur, rue Vincent, où il tue deux chevaux appartenant à M. Lecocq-Billain. Les occupants de l'avion sont blessés dans le crash et emmenés par des am­bulances. L'avion est détruit. débris et pièces récupérables sont enlevés par les soins des autorités d'occupation.

L'escadrille 26 de Caffiers perd deux chasseurs. L'un est abattu en mer devant Folkes­tone. Le lieutenant Regenauer est fait prisonnier. L'autre ex­plose au-dessus d'une ferme, à Elham (Kent). Le lieutenant Butterweck est tué. Dans le même temps, cette escadrille inscrit plusieurs victoires à son actif, Adolf Galland abattant lui-même un Hurricane, entre Margate et Broadstairs.

Le Messerschmitt Me 109 « Emil », du sergent Zaunbrecher n’a pas regagné sa base de Coquelles. Il a dû se poser sur le ventre dans un champ récemment moissonné du Sussex, à Selmeston Village, après un combat aérien au-dessus de Hastings, le 12 août. L’avion portait le n°14 et son badge était un petit diable tirant à l’arc.

L'escadrille 52 de Coquelles­-Peuplingues perd trois chas­seurs. Deux Me 109 tombent à la mer. Les pilotes, lieutenant Gehlhaar et sergent Kern, sont portés disparus. Le troisième, touché par la chasse adverse, fait un atterrissage forcé près du croisement ferroviaire de Berwidc. Le sergent ZaunbrEr­cher est capturé. Son appareil, baptisé « Red-14 », est récupéré endommagé par les Anglais.

 

L'escadrille 54 de Campagne-­les-Guînes, perd deux Me 109. Celui du caporal Stabner dispa­raît dans le détroit avec son pi­lote, au cours d'une empoi­gnade avec la R.A.F.- L'autre doit effectuer un atterrissage forcé près de Margate. Le lieu­tenant Drehs est fait prisonnier. Trois appareils de la même es­cadrille, lancée au cœur de la bataille, rentrent endommagés : l'un se pose sur le ventre à Campagne-les-Guînes, le se­cond rate son atterrissage à Guînes-Sud (le lieutenant Schon est blessé), le troisième, troué comme une passoire, est ramené par le lieutenant Eberlé, blessé.

Les attaques de cette jour­née ont été chaudes. Elles don­nent un avant-goût de ce que seront celles du lendemain. Chez les Anglais, les radars restent en état, sauf celui de Ventnor. Si plusieurs aéro­dromes ont été labourés et leurs installations détruites (Manston, Lympne, Hawkinge), il en reste suffisamment d'au­tres pour faire face à la situa­tion, plutôt préoccupante.

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