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Gentille Annette de Boëldieu

La musique que vous entendez, jouée depuis 1821 sur les toits de Calais, est l'air de 'Gentille Annette' de Boëldieu, interprété par Michel Hippolyte.

blason calais rappelARMOIRIES DE LA VILLE DE CALAIS De gueules à l’écusson d'azur chargé d’une fleur de lis d’or soutenue d’un croissant d’argent, l’écusson sommé d’une couronne fermée de France d’or, accosté de deux croix de Lorraine d’argent et accompagné en pointe d’un besant d’argent chargé de la croix de Jérusalem d’or. Le blason de Calais fut accordé par le roi Henri II en 1558. La croix de Jérusalem et le croissant évoquent le passage, dans cette ville, des croisés français et anglais. La fleur de lys et la couronne marquent la satisfaction du roi de France de recouvrer Calais après plus de deux siècles d'occupation anglaise. Les croix de Lorraine font référence au libérateur de la ville, le duc de Lorraine, François de Guise. Elles furent confirmées par lettres patentes de Louis XVIII, le 19 avril 1817. Sur les armoiries, figurent de gauche à droite : la croix de guerre 1914-1918 (25 août 1919), la Légion d'honneur (12 juillet 1947) et la croix de guerre 1939-1945 (08 mai 1949).drapeau calais rappel2LE DRAPEAU DE CALAIS Calais est l'une des seules cinq villes de France à être autorisée à avoir son propre drapeau, sur ordonnance royale, avec Dunkerque, Boulogne sur Mer, Le Havre et Saint Malo. Le drapeau calaisien, constitué d’une croix scandinave blanche sur fond bleu d’azur, est celui qui flotta sur l'ancien beffroi, à la tête des milices bourgeoises et aux mats des vaisseaux corsaires de la Ville. Après une longue période d’absence, en 2017 le drapeau de Calais flotte de nouveau sur les toits de la ville, au sommet de la tour du Guet.

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L'Hôtel de Ville

Cet élégant bâtiment est aujourd’hui emblématique de la ville de Calais. Il est pourtant récent, la première pierre ayant été posée juste avant la première Guerre mondiale et l’inauguration faite en 1925. Son emplacement est symbolique, à égale distance des anciens hôtels de ville de Calais et de Saint-Pierre, et il constitue le trait d’union entre les deux anciennes cités voisines qui venaient de fusionner. L’architecte Debrouwer, qui fera ensuite l’hôtel de ville du Touquet, l’a conçu en style Renaissance flamande. Il présente une décoration soignée, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Le beffroi est classé. C’est ici que le capitaine de Gaulle a épousé la Calaisienne Yvonne Vendroux. Dressé sur une place dégagée qui le rend bien visible sous tous les angles, donnant sur un ensemble de jardins fleuris et sur le parc St-Pierre, précédé de la statue des Six Bourgeois de Rodin, il est l’un des monuments les plus photographiés de Calais.
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Ephémérides Mensuelles

Pas de Calais - France

Calais trouve son origine dans le comblement du golfe de l’Aa et la configuration actuelle du littoral après l’an 1000. La mer s'éloignant de plus en plus des anciens ports – Bourbourg, Bergues, Furnes –il fallut en ouvrir de nouveaux au XIIème Siècle. Dans l’Histoire de Calais, on distingue trois périodes : avant et après les Anglais, et la période anglaise (1347-1558). Les hasards de l’Histoire firent que Calais était aux rois d’Angleterre quand Boulogne et Ardres étaient aux rois de France, et Saint-Omer et Dunkerque aux comtes de Flandre et ducs de Bourgogne. Si Calais a, depuis l’origine, constitué une voie d’échanges privilégiée avec l’Angleterre et reste, depuis les années 1850, le premier port de voyageurs de France, sa fortune industrielle résulte de l’installation de tullistes anglais juste après Waterloo qui lui permirent de devenir, pour un siècle, le premier centre dentellier du monde. Il reste de ces époques divers témoignages, dont les plus emblématiques sont évoqués ci-contre.

Reproduction interdite sans l'autorisation formellement écrite des 'Amis du Vieux Calais'.
MISE A JOUR 2019 DES EPHEMERIDES CALAISIENNES

Les nouvelles dates sont en 'Fond Rougeâtre'.

L'orthographe ancienne est toujours respectée et reproduite fidèlement.

Reproduction interdite sans l'autorisation des 'Amis du Vieux Calais'.

Compilation et transcription par Gilles Peltier.

1er juin 1709

Louis Gense, bourgeois de Calais fait donation à la ville du fond et propriété d’une maison sise rue St-Michel pour y établir une école de filles. Cette institution pour l’instruction gratuite et l’éducation des pauvres filles, tant de Calais que des  environs, sera tenue par deux sœurs maîtresses des plus capables de la communauté des Minimes. Antérieurement, un prêtre nommé Desprez avait légué pour le même effet une somme de 350 livres de rente. Parmi les clauses de l’acte de délibération de la municipalité, il est spécifié que lesdites sœurs ne pourront jamais, sous aucun prétexte s’ériger en couvent, ni faire aucune acquisition en cette ville, recevoir ni accepter aucune donation immobilière, ni ne pourront demander aucune chose à cette ville sous quelque prétexte que ce soit, même par défaut de pouvoir subsister ou autrement et n’auront les dites écoles que les pauvres filles pour y être enseignées gratis et sans aucune rétribution, car telle est la volonté des donateurs.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

1er juin 1828

Ce jour ordonnance royale qui crée à Calais une Chambre de Com­merce. Les premiers membres furent : A.  Bénard, maire, président d'honneur ; Q. Reisenthel, président titulaire ; E. Mancel, secrétaire-membre ; Ph. Devot, trésorier. J. Leveux, membre ; A. Porquet-Woillez ; J. Renard père ; H .Dupont père ; C. Matis ; F. Guillebert ; Tétut, secrétaire-rédacteur.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

1er juin 1893

Ouverture officielle du nouveau casino sur la plage de Calais, établissement crée par M Achille Bresson. Ce casino faisait suite à celui ouvert le 18 Juillet 1837 appelé  pompeusement « Casino de Sable-ville-les-bains ».

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er juin 1910

Le Ministre de la Marine promulgue, à titre posthume, la nomination au grade supérieur à l’équipage du sous-marin  « Pluviôse » qui a coulé le 26 mai 1910.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er juin 1957

Le paquebot « Royal Daffodil » amène pour la première fois, depuis la fin de la seconde Guerre, le premier groupe d’excursionnistes anglais « no passeport ». Par la suite, ces lignes directes de visiteurs d’un jour, prirent un aspect des plus folkloriques et permettaient aux Calaisiens de faire marcher le commerce. Les enfants du Courgain, chaque soir, après les trois coups de sirène, allaient dire « au revoir » à leurs amis anglais et recevaient, en contrepartie, bonbons et menue monnaie. Les « no passeport » avaient pour habitude, lorsque le bateau s’éloignait du quai de la Colonne, de se débarrasser en les jetant aux enfants, des pièces qu’ils n’avaient pas écoulées au cours de la journée. Si certains promeneurs allaient faire des emplettes en ville, d’autres ne se donnaient pas la peine d’aller si loin, ils traversaient le quai et passaient leur après-midi dans l’un des trois ou quatre bistrots du Minck. Le résultat ne se faisait pas attendre, ce qui provoquait au moment du réembarquement des scènes burlesques, véritables spectacles de joie pour les curieux venus assister au départ de nos sympathiques et bruyants visiteurs d’un jour.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er juin 1961

Inauguration à l’aéroport de Calais-Marck par la compagnie « Silver City » de la ligne Manston ( situé à la pointe de la rive sud de l’estuaire de la Tamise, à proximité de la station balnéaire de Margate) et Calais-Marck. Les horaires journaliers, sauf les samedi et dimanche, prévoient un aller au départ de Calais à 17 h 15 pour un vol de seize minutes et un re-décollage de Manston à 17 h 55. L’avion de la marque Bristol peut emporter 14 passagers et 3 voitures.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er juin 1985

Le premier train de fret de la S.N.C.F. et de British Rail, parti de Logbrige avec 200 voitures Rover, franchit le tunnel à destination de l’Italie

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er juin 1994

Au cours de son unique escale de l’année à Calais, le paquebot de croisière le « Mermoz » aborde, en pénétrant dans le port, le chaland hollandais « Popeye » travaillant à destruction de la jetée Est. Les dégâts sont importants à bord des 2 navires. Le Mermoz doit donc entrer en réparation à Dunkerque et annule sa croisière. D’autre part en raison des avaries à la barge, les travaux de démolition de la jetée Est sont suspendus.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

02 juin 1842

On commence à forer sur le marché aux herbes, à Calais, le puits artésien qui devrait donner de l’eau potable en abondance à la ville.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

02 juin 1877

Vol, sur la ligne du Nord, de valeurs contenues dans un panier venant de Douvres-Calais et formant un chiffre de 1 850.000 francs. M. Jacob vint lui-même commencer l'enquête avec M. Prieur : on suivit tout d'abord plusieurs pistes, puis on finit par acquérir la certitude que les voleurs sont un Anglais et un Français. Ils furent arrêtés.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

02 juin 1910

Un puissant garde-côte cuirassé, le « Bouvines », de  6 798 tonneaux, manœuvré par un équipage de 260 hommes, arrive à Calais avec un abondant matériel de sauvetage et  mouille à proximité du Pluviôse.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

02 juin 1940

« Une décision de l’occupant prive les Calaisiens du dernier contact avec ce qui reste du monde extérieur. Tous les appareils de T.S.F. doivent être apportés à la mairie dans les plus brefs délais. À l’hôtel de ville, les postes s’entassent en files serrées, les uns sur les autres, dans le grand salon. En quelques jours, il y en aura plus de 8 000. Plus difficile à connaître est le nombre de postes que des irréductibles conservent chez eux, soigneusement cachés, pour écouter les stations françaises encore libres, puisque l’heure de la B.B.C. n’est pas encore venue. Le 25 juillet, les Allemands décidèrent de restituer les appareils confisqués mais, en mars 1941, punis collectivement parce que les murs se sont couverts de « V » suivant une incitation de la radio anglaise, les Calaisiens devront reporter leurs postes de T.S.F. à la mairie ; ils ne les reverront pas de sitôt ou… pas du tout ! ».

( Robert Chaussois – Calais 1939-1940 )

02 juin 1944

« Dans la nuit du 2 au 3 juin, vers minuit et demi, de lourdes formations aériennes, paraissant voler à basse altitude, arrivent au-dessus de Calais. Presque simultanément, la D.C.A. se met à tonner, le sol à trembler sous les impacts des bombes. Le raid dure près d’une heure, entrecoupé de brèves accalmies. Une centaine de Lancaster et Halifax larguent plus de cinq cents bombes d’une demi-tonne et d’une tonne. Les quartiers des Cailloux et du Fort Nieulay sont les plus touchés. Ce bombardement fait qurante-quatre morts et une soixantaine de blessés. Une centaine de maisons ont été détruites et plus de deux cents autres rendues inhabitables. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

02 juin 1951

Inauguration par le Duc de Gloucester, frère du Roi  George VI, du mémorial dédié au souvenir des Green Jackets pour leur participation héroïque à la défense de Calais en mai 1940. La cérémonie se déroula en présence de M. Gaston Berthe, maire, du Préfet du Pas-de-Calais, et de nombreuses personnalités françaises. Parmi les officiels britanniques, le Field Marshall Montgomery, le Field Marshall Wilson of Lybia et le consul général avaient fait le déplacement. Le monument initialement installé près de la gare maritime fut par la suite démonté pierre par pierre pour être reconstruit au bout du musoir à l’entrée du port.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

02 juin 1991

Mise en service du premier Seacat. Par la suite, le SuperSeacat le remplacera en 1997. La liaison se termina le 7 novembre 2005. Ce catamaran à grande vitesse pouvait transporter 450 passagers et 50 véhicules. Il était cependant moins rapide que l’hovercraft avec une traversée Calais-Douvres en 45 minutes. Le poste d’accostage se trouvait tout au fond du bassin du Président-Ravisse. Le SeaCat générait d’énormes vagues et son passage était attendu par les enfants qui se précipitaient dans les flots à chacune de ses rotations.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

 

03 juin 1765

La ville de Calais délivre des Lettres de Citoyen à M de Belloy, l’auteur de la tragédie célèbre sur Eustache de St-Pierre.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

03 juin 1779

Le corsaire le Vulcain sort pour la course ; pris le 7 (1).

(1) Celui-là n'avait certainement pas eu de chance car il est de l'histoire que les corsaires de Calais firent un mal immense au commerce anglais. Quelques temps avant, un autre corsaire calaisien la Sorcièreétait entré au port avec 450 000 livres de prise.

Le Vulcain, commandé par le capitaine Lamy, portait huit canons, dix pierriers et avait 55 hommes d'équipage. Il était sorti le 18 avril et fut presqu'aussitôt pris par une frégate anglaise à laquelle il ne put échapper. Lamy put s'en tirer en payant 800 livres sterlings de rançon et  revint à Calais, le 23 mai, avec son navire et la plupart de ses hommes. Lépinoy.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

03 juin 1833

À 11 h, une salve d’artillerie annonça le retour du duc d’Orléans, d’Angleterre à bord du « Courrier ». Il fut conduit à l’hôtel Dessin, entre deux haies de gardes nationaux et des soldats de la garnison du 5e de ligne. Sur son passage, il reçut des preuves d’attachement et de satisfaction des habitants. Le lieutenant-colonel Pigault de Beaupré fit au prince, au nom de tous ses camarades, un discours spirituel et de convenance. Le prince passa les troupes en revue et visita plusieurs fabriques locales. Durant son séjour, il accueillit avec bienveillance le peintre de marines calaisien, Francia, lequel le pria de faire, dans ses cartons, un choix de ses ouvrages. Avant de partir, le duc d’Orléans versa une somme d’argent pour améliorer l’ordinaire des soldats et donna ordre qu’on distribue à chaque homme un demi-litre de vin.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

03 juin 1889

À 9 heures 30, le train dans lequel le Président de la République, Sadi Carnot, a pris place entre en gare à Calais pour l’inauguration du nouveau port. Le maire de Calais, M. Wintrebert, accueille et souhaite la bienvenue à M. Carnot. Le cortège officiel se dirige vers l’hôtel de ville où le Président de la République remet diverses décorations dont les palmes d’officier d’académie à M. Wintrebert. Les réceptions officielles terminées, tout le monde se rend pour le déjeuner offert par M. Carnot. À 13 heures l’inauguration du port a lieu. M. le Président de la République et sa suite prennent place à bord de la « Mouette » ; le Conseil municipal, la Chambre de Commerce et la presse sur le « Petrel » ; les autres invités sur « l’Invicta ». M. Carnot visite les écluses, la forme de radoub, le bassin de la batellerie, les docks, les ponts, la machinerie, la gare maritime et le « Calais-Douvres » où sont  présentés les députés anglais et les délégués américains. Le programme officiel prévoyant la visite de deux fabriques de tulle, le cortège se rend chez M. Hénon qui présente ses ateliers ; une petite pièce de tulle, portant l’inscription « R.F. 1889 – Vive Carnot », est tirée devant le Président et lui est offert. M. Carnot remet, en quittant l’usine, 2 000 frs pour les ouvriers et ouvrières nécessiteux et se dirige  chez M. Davenière. Le Président visite l’hôpital St-Pierre. De là M. Carnot et les personnalités se rendent au banquet qui est offert par la Ville et la Chambre de Commerce. Après les discours de M. Wintrebert, maire, de M. Fournier, Président de la Chambre de Commerce, et du Président de la République, les représentants de la Chambre des Lords et de la Chambre des Communes poussent par trois fois l’acclamation  « Hip ! Hip ! Hip ! Hourrah ! ». Après le repas, tout le monde assiste à la fête vénitienne et au feu d’artifice suivi d’un bal. À 23 heures, le Président de la République prend congé.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

03 juin 1895

Inauguration à 14 h 30 du bronze des Six Bourgeois du sculpteur Auguste Rodin, entre le nouvel hôtel des postes et le jardin Richelieu sur un piédestal de 2 mètres de haut. Rodin préconisait que son œuvre soit posée, à même le sol, place d’Armes, à l’endroit où l’on avait fait appel au dévouement des Six Bourgeois, afin que les hommes de bronze « se mêlent à l’existence quotidienne de la ville ». La cérémonie est précédée de deux jours de fêtes à Calais. Le gouvernement est représenté par le ministre des Colonies, Chautemps. Lorsqu’on découvre le monument, les applaudissements sont couverts par la Marseillaise suivie du bruissement d’ailes d’un lâcher de pigeons. Une cantate à la gloire du dévouement des six héros est chantée et l’on procède à l’envol d’un aérostat. Après le banquet traditionnel, un feu d’artifice clôtura cette journée.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

03 juin 1899

Adjudication à l’hôtel de ville du marché pour la réalisation d’une École Primaire Supérieure ( EPS) place de la République. C’est l’entreprise, Le Capitaine de Roubaix, qui remporte le lot. Selon le dossier technique de l’architecte Bertrand du 25 février 1898 et approuvé le 16 mai 1899 par le maire Alfred Delcluze, le nouvel établissement d’enseignement comprend : un sous sol avec caves et fosses, un rez-de-chaussée composé pour le bâtiment principal de 4 classes, vestiaires, 3 escaliers, vestibules, logement de concierge et cabinet du directeur, une grande cour avec galerie couverte, urinoirs et WC, mais aussi de la transformation des anciennes halles en atelier, dépendance, gymnase, salle de dessin et de modelage, d’un premier étage composé d’une salle de physique, couloir d’escalier, classe de sciences et de chimie, 3 chambres pour concierge, escalier et logement du directeur. Les procédés de construction sont modernes pour l’époque, puisque c’est le béton armé qui est utilisé pour la réalisation du plancher. Cette méthode de construction sera utilisée aussi par la suite pour le nouvel hôtel de ville. Les travaux ne tardent pas, ils commencent dès la deuxième quinzaine du même mois de juin pour s’achever au début de l’année 1900.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

03 juin 1902

Le Maharaja de Jaipur Madho Sing II, venant des Indes, s’embarque à Calais pour se rendre aux fêtes du couronnement d’Édouard VII. Il était accompagné de 110 Indiens, ainsi que de vases renfermant de l’eau sacrée du Gange, et d’une statue d’un Bouddha en or massif.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

03 juin 1910

L’aviateur anglais Rolls (l’associé pour les voitures de M. Royce) fit, sur un biplan Wright, à deux hélices, la traversée du détroit du Pas de Calais, aller et retour, en 1 h 28 minutes, sans aucune escorte. Parti de Douvres, il survola les dunes des Baraques à 300 mètres de hauteur, avant de repartir vers Sangatte et la mer. Il lança trois enveloppes, enrubannées aux couleurs françaises, avec des messages historiques, pour être remis à M. Henri Hénon, président de l’Aéro-club de France.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

03 juin 1929

Ouverture, à l’angle de la rue de la Pomme d’Or et du boulevard Jacquard à Calais, d’un établissement bancaire sous forme de société anonyme qui prend le nom de « Banque Chenut et Cie ». Un peu plus d’un an après sa fondation, l’établissement s’avérait incapable de faire face aux remboursements de fonds réclamés par ses clients. Une enquête fut ouverte et l’on découvrit que Mr Chenut s’était servi des titres au porteur et des disponibilités  pour spéculer et pour son usage personnel. Le passif s’élevait à quatre millions de francs. Le 4 décembre 1931 le tribunal de commerce déclarait en faillite la banque Chenut.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

03 juin 1940

« Les Allemands écartent du fauteuil majoral M. André Gerschel dont les origines israélites ne sont pas pour leur plaire. Ils prennent comme prétexte son communiqué au sujet des bonbons empoisonnés susceptibles d’avoir été lancés par la Luftwaffe. Rentré dans le rang, M. Gerschel retourne à son commerce de vêtements pour hommes. Agé  de soixante ans, il est tailleur au 30 boulevard Jacquard. Arrêté en juillet comme otage, l’élu socialiste restera enfermé plus de trois mois au Croisé Laroche près de Lille. Libéré, puis prévenu de la menace d’une nouvelle arrestation plus définitive, il passera clandestinement la ligne de démarcation pour se réfugier en zone encore libre. C’est là qu’il sera arrêté en février 1944 avec sa fille et sa petite-fille. Tous trois seront déportés en Pologne où ils disparaîtront dans le sinistre camp de concentration d’Auschwitz ».

( Robert Chaussois – Calais 1939-1940 )

04 juin 1834

Mort de Martin Lemoine à l’âge de 58 ans et 3 mois, chevalier de la Légion d’honneur, époux de Louise Thérèse Belliaut. Né à Calais en 1776, il fut de toutes les guerres de la Révolution et de l’Empire – il fit 22 campagnes ! Entré comme simple grenadier dans la garde impériale, il y finit capitaine. Partout où la garde suivit l’Empereur, Lemoine fut en service, en Allemagne, en Espagne ou en Russie. Grièvement blessé en Belgique en 1814, il revint finir ses jours dans sa ville natale. Quinze ans plus tard, il fut tiré de sa retraite par la révolution de juillet 1830. Il devint alors chef de la garde nationale de Calais. Tout Calais a suivi son convoi funèbre.

( Amis du vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

04 juin 1844

Installation à St-Pierre d’une brigade de gendarmerie. Pendant longtemps les gendarmes ont eu pour caserne une ancienne brasserie située sur le canal de St-Omer au bout de la rue de la Vendée. La caserne actuelle ( 1884 ), si malencontreusement  placée sur la plaine Brochot, a été construite en 1877 : elle a coûté 52 000 francs.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

04 juin 1856

Mort de Antoine Magré, pilote à Calais, à l'âge de 66 ans. Il reçut une médaille pour le  sauvetage des  hommes qui se noyaient lors de l'échouement du Véloceen 1840. Il fut nommé chevalier de  la Légion  d'honneur en 1843.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

04 juin 1885

Décret du président de la République promulguant l’admission de M. Hans Appeness à bénéficier des droits de citoyen français. M. Apeness sera maire de Calais du 16 septembre 1923 au 3 mai 1925.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier ) 

04 juin 1898

La société Brampton inaugure la première fabrique de chaines de bicyclettes en France. À l’origine, l’usine comprenait un effectif de quarante personnes dont deux employés. Brampton étendit sa fabrication aux chaines d’entrainement pour l’automobile, la moto. Puis ce furent les selles, freins, pédales, axes de pédaliers, moyeux et roues libres pour patins à roulettes. Pendant la guerre de 1914-1918, la société Brampton sortit des millions de gaines d’obus en acier et en laiton. Dans l’après-guerre, il fallut étendre les locaux industriels et les nouveaux locaux absorbèrent la vieille bâtisse Destombes. Puis, après la dissolution de la Renold Chains Ltd de Levallois Perret, l’affaire étant reprise par la Société Anonyme des Ets Brampton de Calais, prit une nouvelle extension et une partie de l’usine Davenière fut acquise et transformée. De septembre 1939 à mai 1940, Brampton sortit des millions de coiffes d’obus et des milliers de mètres de chaines pour l’aviation, les motos et les transmissions des engins militaires. L’usine ferma ses portes le 21 mai 1940.  Après la bataille de Calais, le 13 août 1940, l’entreprise se remit en marche et durant toute l’occupation, elle fut le centre de ralliement des équipes d’urgence de la Croix Rouge composées en majeure partie des membres de son personnel. Ces équipes reçurent la médaille d’Or de la Croix Rouge française. À partir du 5 septembre 1944, tout travail devint impossible. Le 8 du même mois, l’usine demeurée intacte pendant toute l’occupation, fut meurtrie mais par chance les machines souffrirent relativement peu.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )      

05 juin 1791

Élection par les citoyens actifs de M. François-Joseph Dutel au poste de maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

05 juin 1791

Grand'messe à laquelle assistent les autorités. Installation de M. Faudier, curé constitutionnel (1).

(1) Il avait prêté serment le 30 janvier, en même temps que son vicaire, M. Javet, M. Modenick, curé du Fort-Nieulay, et M.  Goyer,   ancien  vicaire de St-Bertin, aumônier de la garde nationale.

La loi de novembre 1789 avait mis tous les biens ecclésiastiques à la disposition de la nation ; l'abrogation du Culte date du 3 novembre 1793.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

05 juin 1797

Mort de Nicolas Morieux curé de St-Pierre depuis 1770. Il traversa en cette qualité toute la période difficile de la Révolution, prêta serment à la Constitution, remplit les fonctions de greffier de la mairie, d’officier municipal et de maire. Morieux était né à Calais ; il avait 74 ans quant il mourut à l’hospice.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

05 juin 1820

Après la mort  de George III,  l'épouse du prince de Galles, Caroline de Brunswick, se met en mesure de réclamer le titre de reine d'Angleterre et partager le trône. Le 4 juin, à Saint-Omer, lord Hutchinson alla à sa rencontre et lui offrit une rente annuelle de 50 000 livres sterling à condition qu'elle renoncerait à son titre ; mais elle refusa et se mit en route pour Calais. Elle y arriva à 9 heures du soir et s'em­barqua de suite à bord du paquebot Le Prince Léopold. Le navire ne prit la mer que le lendemain alors que, selon les directives officielles, aucune personnalité calaisienne n’était venue la saluer. À Douvres, le colonel Monroë lui fit rendre les honneurs militaires.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

05 juin 1825

Le sacre de Charles X fut fêté solennellement à Calais. Le 5 juin au soir, le carillon de l'hôtel de ville et toutes les cloches de Notre-Dame se firent entendre. Le drapeau royal fut arboré à l'hôtel de ville, et la musique des pompiers exécuta plusieurs morceaux. Le 6, au matin et au soir, les cloches sonnèrent de nouveau. Les habitants ornèrent leurs maisons du drapeau blanc et les bâtiments du port furent pavoisés. Des attractions furent en outre organisées dans la ville.

La célébration du sacre fut remise, à St-Pierre, aux jours de la ducasse, et eut lieu en même temps que celle-ci, les 2, 3, 4 et 5 juillet.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier ) 

05 juin 1858

Raz-de-marée à Calais. Il y eut trois montées, séparées par un intervalle de vingt minutes. La mer a monté dans le port d’un mètre soixante dix, la première fois et d’un mètre les autres fois. Elle montait avec une vitesse extraordinaire  et qu’on peut évaluer à cinq nœuds. Les embarcations détachées de leurs amarres s’en allaient à la dérive. Heureusement que les pêcheuses de sauterelles n’étaient pas encore descendues à la côte. Les raz-de-marée fréquents dans la Méditerranée sont rares dans la Manche. 

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

05 juin 1910

Dans la nuit, un des chalands supportant le « Pluviôse » coule en provoquant la rupture d’une des chaînes de suspension. En raison des mauvaises conditions météorologiques, il faut attendre presque une semaine pour pouvoir remettre en route les chalands de secours.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

05 juin 1940

La circulation sur la voie publique est libre de 6 heures à 21 heures. Il n’est plus possible de se déplacer, sans autorisation, au-delà d’un rayon de vingt kilomètres. Seule la Kommandantur est habilitée à délivrer des laissez-passer « Ausweiss »

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )  

05 juin 1948

Des Œuvres d’art de l’église Notre-Dame, mises en sécurité durant la guerre à Bouvelinghem, revinrent à Calais, où elles furent provisoirement déposées au pensionnat saint-Pierre.

( Amis du Vieux Calais –  Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

05 juin 1949

Le premier magistrat de Calais, Gaston Berthe, dévoile en mémoire de Félix Cadras, une plaque commémorative placée sur une des colonnes dans le hall de la mairie en présence de Mrs Vendroux, député, Défaschelles, et autres élus. Mesdames Cadras, mère et épouse, assistaient également à la cérémonie. L’administration municipale, à la demande des dirigeants du P.C., tenant compte que ce résistant avait fait partie de la municipalité, avait pris la décision de cette manifestation de reconnaissance pour son attitude dans la Résistance. Dénoncé en février 1942, il fut fusillé par les Allemands le 30 mai 1942. Mrs Défachelles et Michaux, membres du Bureau politique du Parti Communiste, députés,  prononcèrent chacun une allocution exaltant la vie de Félix Cadras, suivi du discours majoral.   

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

05 juin 1966

Voyage inaugural du « Chantilly », nouveau navire de la compagnie franco-anglaise S.A.G.A., destiné à la liaison maritime entre Calais et Douvres. Lancé le 9 décembre 1965 au chantier naval  Durigeon-Normandie à Nantes, il mesure 109 mètres de long, 18 mètres de large pour 4 mètres de tirant d’eau, actionné par des moteurs de 4 750 cv qui lui assurent une vitesse de 20 nœuds et demi. Il est également équipé d’un propulseur transversal de 500 cv lui permettant de manœuvrer sur place dans les ports. Durant les 10 premières années, son exploitation n’appela pas de commentaire, mais après le Chantilly eut une vie plus mouvementée. En 1976, après des transformations et l’adjonction d’une porte d’étrave, le navire heurte un quai, ce qui l’oblige à cesser provisoirement ses traversées. À peine remis en état, gêné par un yacht, il défonce la jetée Ouest. Trois ans plus tard, le car-ferry entre en collision avec un cargo norvégien, bilan huit passagers blessés. Remis en état, le Chantilly s’échoue devant le fort Risban. Le 5 août 1982, vers 4 heures du matin, alors que la mer est calme, il entre en collision frontale avec le « Côte d’Azur », peu avant le commandant de ce dernier lui avait demandé, non sans humour, « de quel côté comptez vous m’aborder ? ».

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

06 juin 1560 (1)

Une lettre du duc de Guise discute le cas où l'on transférerait à Calais le siège épiscopal de Thérouanne (2).

(1) C'est à cette époque que l'on démolit l'église St-Nicolas pour en employer tout le terrain, avec celui de tout un quartier de la ville, à l'établisse­ment de la Citadelle.

(2) Il y avait loin de cette brillante et menteuse destinée au sort que les bandes espagnoles réser­vaient à l'église Notre-Dame ( en 1584 l’église Notre-Dame eut le titre de Collégiale ; en 1814, elle fut autorisée à prendre celui d’église Royale ). En 1596, à la prise de la ville par les Espagnols, le sanctuaire fut saccagé et le presbytère mis au pillage. (De Rheims).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

 

06 juin 1834

Le maire de Calais, Jacques Leveux, prend un arrêté à la suite d'une délibéra­tion du Conseil municipal, décidant que l'éclairage de la ville se ferait désormais par le gaz.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

06 juin 1889

La nouvelle gare donnant accès du coté Saint-Pierre est ouverte à l’exploitation ferroviaire. La partie  identique du côté de Calais-Nord ne s’ouvrira que le 3 novembre 1890. En attendant, la gare de Calais-Nord conservait un  bureau ouvert jusqu’à l’heure du départ des trains pour l’expédition de la marée.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

06 juin 1909

Départ à 4 heures du matin à Maisons-Alfort de la première course cycliste Paris-Calais. Le règlement prévoyait que les 73 coureurs ne pouvaient bénéficier d’aucune assistance lors du trajet. Ainsi ils partaient avec une ou deux chambres à air de secours enfilées en huit autour de leurs épaules. Le premier concurrent arrive Boulevard Victor Hugo à 15 h 11. Seuls 42 coureurs finirent le parcours. La course se poursuivra chaque année jusqu’en 1913.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

06 juin 1920

Reprenant une tradition, interrompue depuis 38 ans, le clergé calaisien célébra la Fête Dieu, en rétablissant dans les rues avoisinant les églises, la procession du Saint-Sacrement.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

06 juin 1930

M. Walter Edge, ambassadeur des États-Unis à Paris, vint visiter les fabriques de tulle calaisiennes. Il présida un banquet au Grand-Hôtel, avant d’être officiellement reçu à l’Hôtel de Ville.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

07 juin 1561

Ordre du roi à Gourdan, gouverneur de Calais, d’envoyer à Boulogne le jubé de l’église Saint-Nicolas qu’on est en train de démolir pour faire la citadelle actuelle. Ce jubé remarquable travail de sculpture fut détruit par les calvinistes en 1567.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

07 juin 1598

La paix est proclamée à Calais. Les Espagnols qui s'y  trouvaient depuis deux ans s'engageaient à rendre cette place à la France par suite du traité de Vervins (1).

(1) Les Français y rentrèrent le 2 juillet. La ville se repeupla très vite non seulement au moyen des anciens habitants qui y revinrent pour prendre possession de leurs héritages, mais encore avec l'aide de plusieurs familles protestantes d'ori­gine française, qui y cherchèrent un refuge contre les rigueurs que  le  gouvernement des Pays-Bas exerçait contre elles. Pour fêter leur retour à Calais et en rendre le souvenir durable, on s'occupa de suite de divers travaux qui améliorèrent les quais et l'ouverture de l'esplanade.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

07 juin 1853

Le conseil municipal de Calais autorise le traité pour les eaux de Guînes.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

07 juin 1879

Décret nommant M. Darnel, docteur en médecine, comme maire de Calais. Ce fut sous son administration que fut construit à Calais, entre la rue Royale et la rue Leveux, sur l’emplacement de l’ancien hôtel Dessin, le collège des garçons. Mais cette construction, effectuée trop précipitamment et mal conçue, menaça de s’écrouler dès son achèvement. Après avoir longtemps hésité, le Conseil municipal, dans sa séance du 18 juin 1881 finit par voter la démolition de la partie donnant sur la rue Royale. On en profita pour élargir la rue à cet endroit. C’est sous son majorat qu’eut lieu la laïcisation des écoles publiques. La gestion de M. Darnel ne fut pas des plus heureuses et à la suite d’élection municipale complémentaire en 1882, il donna sa démission. Sept ans après son décès, le Conseil municipal, loin de toute unanimité, décida de donner son nom à une rue qui passe derrière le théâtre.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

07 juin 1888

On annonce l’arrivée à Calais d’un grand hippodrome américain, venant d’Angleterre, où il a visité les principaux centres. Ce cirque comprend une installation gigantesque et pourra contenir 9 000 personnes. Il aura deux pistes. Les écuries seront assez vastes pour loger 200 chevaux, éléphants, et taureaux dressés. Cet établissement sera installé plaine de l’Égalité, où il donnera une séance le samedi et deux le dimanche. Le prix des places est fixé à 3 fr, 2 fr, et 1 franc ; les enfants paieront demi-place, excepté aux places à 1 franc.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

07 juin 1904

Le voilier anglais « Mahalach », du port d’Ipswich, se rendant de Dunkerque à Londres, avec une pleine cargaison de tourteaux, s’échoue à la côte de Calais, trompé par le brouillard. L’équipage est sauvé, mais le navire est perdu.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

07 juin 1940

Une ordonnance du 15 mai 1940 a introduit le droit pénal allemand dans les territoires occupés. L’écoute de la radio anglaise est formellement interdite. Les infractions à cet ordre sont punies des travaux forcés.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

07 juin 1940

La liste définitive des 25 otages, établie par les autorités allemandes, devant répondre de leur vie en cas d’attentat contre l’occupant, est publiée. Il s’agit de Mrs. Verschoore, faisant fonction de maire, de Bedele, Benoît, Carbonnier, Émile Caron, Jules Caron, Drouard, François, Leclercq, Prevost, Rembert, Turcq et Vieillard, tous conseillers municipaux ; Duporge, ancien adjoint au maire ; Denut, Loez et Muchery, anciens conseillers municipaux :  Vanhelle, juge au tribunal de commerce, Daudier, directeur de la Banque de France, Blanc, directeur du Crédit Lyonnais, Hugon, directeur de la biscuiterie Vendroux, Namur, commissaire central de police, Pinet, liquidateur judiciaire, Vergriette, avocat, Debray, industriel. Chaque jour, ces notables devaient se rendre à la mairie et prendre les ordres des Allemands. Une première liste provisoire avait été établie le 27 mai 1940.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

07 juin 1948

On commença l’installation de la signalisation lumineuse au carrefour des quatre boulevards.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

08 juin 1794

Calais, en même temps que la plupart des villes de France, organise une fête en l’honneur de l’Être Suprême. Dès 9 h du matin, les participants étaient sur place. La population défila dans les rues pendant une bonne partie de la journée. On organisait 21 groupes porteurs de banderoles aux slogans civiques, qui rassemblaient plus de 300 figurants, sans compter les troupes de la garnison et de la garde nationale, les enfants des écoles, les autorités civiles et judiciaires et les membres de la Société Populaire, ces derniers portant leur carte sur leur poitrine. En certains points de la ville, des stations dédiées à la mémoire des grands hommes du régime ou des héros morts pour le défendre avaient été prévus. Des hymnes furent chantés, des discours prononcés tandis que les jeunes filles jetaient des fleurs ou brûlaient de l’encens.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier - Calais pendant la Révolution par Albert. Vion )

08 juin 1855

Ce jour, meurt M. Robert Webster. Il fut l'importateur en France de l'in­dustrie du tulle qui fit la fortune de Nottingham et de l'ancien St-Pierre (1).

(1) Cette version a été fort accréditée à Calais ; mais d’après le plumitif de la Mairie en date du janvier 1817 dont on nous donne copie, tout le mé­rite de cette importation revient à cinq Anglais : Clarck, Dawson, Polhill, Thomas Pain et Edmund Pain. Cette décentralisation ne fut pas sans péril pour leurs auteurs, écrivait un de nos concitoyens, M. F. C. dans le n° du 30 juin 1886 du « Journal de Calais », car la loi anglaise édictait la peine de mort contre tout exportateur de métier à tulle, tellement l'Angleterre était jalouse de son industrie. La ma­chine à tulle transportée à Calais avait dû être dé­montée et expédiée de divers points de l'Angleterre pour être remontée en France. Les cinq Anglais susdits ne furent amnistiés qu'à l'avènement de Georges IV, en 1820.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

08 juin 1883

Le Conseil municipal de Calais adopte les termes définitifs de la conven­tion entre l'État et la Ville pour la construction de l'Hôtel des Postes et Télégraphes, place Richelieu. Il vote, à cet effet, un crédit de 200 000 francs, que le maire,  M. Dewavrin, est autorisé à emprunter à la Caisse des Dépôts et Consigna­tions (1).

(1) Construit sous la direction de M. Mage, le service des postes et télégraphes en a pris posses­sion le 01 mars 1886.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

08 juin 1929

Le lougre de pêche « Jeanne-Marie », B.1054, armateur Azeau, patron Alfred Papegay et Jacques Marié, matelot, est surpris au large de Wimereux par un très gros orage, accompagné de violentes bourrasques de vent de Sud-Ouest. Le bateau de pêche s’étant rapproché de la côte heurte une roche et s’occasionne une voie d’eau. Le patron jugeant le danger minime, veut gagner le port de Calais pour y vendre sa pêche, le vent lui étant favorable. Le lendemain, le beau temps revenant, le patron veut appareiller mais l’inscription maritime refuse. Toutefois le patron passe outre et appareille. Le matelot quant à lui refuse et court prévenir les autorités compétentes. C’est alors qu’à un mille et demi de la côte, le 1054 chavire. L’alerte est donnée par des personnes se trouvant au casino de la plage, les remorqueurs « Champion » et « Calaisien » appareillent mais ne peuvent sauver le patron qui d’ailleurs ne se trouvait pas seul à bord car d’après les dires de Marié, il avait embarqué un autre matelot.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

09 juin 1500

Entrevue dans l'église de St-Pierre, du roi  Henri VII d'Angleterre et de la reine Elisabeth, sa femme, avec l'archiduc Philippe le Beau, gouverneur des   Pays-Bas,  père de Charles Quint (1).

(1) Cette église, non loin du quai du commerce. n'existait plus à la reprise en 1558, car, dans un acte officiel du 19 décembre de cette année, le nou­veau curé nommé par les Français, doit accomplir les formalités ordinaires «à l'endroit où estoit et  avoit coustumed'estre, en apparence, le principal autel. » On la répara tant bien que mal ( Haigneré ). Elle fut reconstruite en 1608 ( De Rheims ) pour, ces derniers temps, être remplacée par l'hospice St- Pierre.

L'église, qui était très vaste et avait trois nefs, avait été divisée en plusieurs appartements au moyen de tentures; jusqu'à la reine qui avait son logis séparé dans le bas de l'église ; la sacristie servait de salle du Conseil,  et le beffroi avait été approprié au service de la panneterie et des vins.

Cette transformation d'une église en hôtellerie et en salle de banquet semblera fort singulière, surtout lorsque nous aurons ajouté que les choses se firent avec assez peu de sobriété. On y servit un bœuf gras, venu d'Angleterre, et des charges de chevreaux, de venaisons cuites dans de la pâtis­serie, de gâteaux, de crèmes, de pommes, de cerises, de fraises, de pains épicés et de sucreries. On ne put tout consommer et le roi dut faire distribuer les restes aux paysans.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

09 juin 1697

Le dénombrement de la population de Calais fait par ordre de la Cour, constate 1 190 maisons et 5 495 habitants.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

09 juin 1729

La première pierre de la tribune du buffet d’orgues de l’église Notre-Dame est posée. Les orgues furent construites par le facteur Jean Jacques, les sculptures sont dues à Jacques-Joseph Baliguant, les menuiseries furent faites par Jean-Henri Piette, tous trois de St-Omer. En 1731, Baliguant et Piette ne s’exécutant pas assez vite, le curé de Calais plaida contre eux et les obligea à remplir leurs engagements avec moins de lenteur. Les 23 et 24 octobre 1733, la visite du travail du facteur d’orgue fut faite, en présence des magistrats et des notables, et par C. Cacheux, facteur d’orgue à Arras, qui fit un rapport défavorable. L’instrument ne fut complètement terminé qu’en 1735 pour un prix total de 10.456 livres 12 sols et 5 deniers.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

09 juin 1792

Le colonel du génie Berthois soupçonné de trahison, est mis à mort à Lille le 28 avril par des soldats affolés. L’assemblée nationale le réhabilite, rend des honneurs à sa mémoire et accorde à sa veuve une pension de 1500 francs. Berthois avait séjourné sept ans à Calais ; on lui devait la belle promenade qui portait son nom.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

09 juin 1859

M. Mayer, maire de Calais, lança un appel à la population l’invitant à fournir d’urgence de la charpie et du linge à pansement pour les blessés français de la guerre que Napoléon III menait contre l’Autriche, aux côtés des armées italiennes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

09 juin 1878

La musique municipale de Calais, sous la direction de M Le Jeune, remporte au concours de Puteaux, deux prix  ascendants et une palme de vermeil en 1re division.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

09 juin 1883

Il est 2 h du matin. Au large des jetées du port de Calais, la malle anglaise « Wave », avec cent passagers, aborde la barge française « Fanny » de Nantes, jaugeant 313 tx, capitaine Ertand. Elle remonte d’Aruba vers Stettin avec une cargaison de phosphate. L’abordage provoque la mort d’un passager à bord de la malle. La barge est rentrée au port de Calais à la remorque du paquebot « France », elle a subi de graves avaries et fait eau.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

10 juin 1749

Adjudication   pour  la construction du Pont-sans-Pareil, passée avec  l'entrepreneur L'Aisne, d'Hesdin, pour 123 312 francs dont la moitié fut payée par le Roi et le surplus par les communes de Calais, d'Ardres et le pays de Bredenarde. Les travaux durèrent 3 ans. Les canaux d'Ardres à Marck et de Calais à l'Aa se coupent sous ce pont. C'est pour obvier aux inon­dations que ce pont a été construit et il n'est qu'incomplètement adapté au service de la  navi­gation, pour les bateaux de fort  tonnage, car le vent qui s'engouffre sous les arches rend assez dif­ficile la communication rectangulaire des deux canaux.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

10 juin 1811

La fête du baptême du Roi de Rome fut célébrée à Calais avec magnificence. Tous les corps de métiers avaient travaillé à la confection d’un char allégorique, par corporation. Boulangers, pâtissiers, forgerons etc, chacun avait son char bien décoré. La municipalité, le soir, prit part à un banquet. De nombreux secours furent distribués aux indigents. Les illuminations furent générales. Beaucoup de réunions particulières eurent lieu, malgré le bal et le feu d’artifice.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

10 juin 1827

On fait à Calais, rue des Prêtres, l’inauguration d’une chapelle protestante. Fondée par le consul anglais et le secours d’autres personnes de sa nation, le ministre qui la desservait prenait le titre de chapelain de S. M. Britannique. Elle recevait des secours du gouvernement. En 1839, on établit à St-Pierre le culte Wesleyn, rue du Temple, dans le hangar d’un jardinier, et le temple protestant actuel ( 1885 ) fut bâti en 1869. Le terrain qui appartenait à un nommé La Franchise avait été acheté dès 1858 par une congrégation dont faisait partie M. William Maxton, lequel était un apôtre zélé des Salutistes.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

10 juin 1848

Le commerce va tellement mal à Calais et St-Pierre que beaucoup d'ouvriers anglais quittent le pays et s'expatrient en Australie, avec femmes et enfants.

  • Au 27 avril il était parti       77 individus.
  • Jusqu'au 2 mai.     .     .    221 individus
  • Jusqu'au 6 juin.     .   .      157 individus

Soit près de 500 en deux mois : si ce mouve­ment d'émigration avait continué pendant un an, il ne serait plus resté personne à Calais.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

10 juin 1867

Un bâtiment de la marine nationale amène en remorque, depuis le Havre, un nouveau canot de sauvetage à la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés de Calais. On lui attribua le nom de « Courteville ». Ce canot était monté sur un chariot auquel on attelait cinq chevaux. Trois montures de roulettes, faciles à poser sous la quille permettaient, en les relayant convenablement, de le faire glisser sur le sable.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 juin 1883

Le maire de St-Pierre-les-Calais, M. Van Grutten, avait pris la décision en 1881 de raser l’ancienne mairie de Saint-Pierre engloutissant avec elle, la tour millénaire et l’église de Petresse. Sur le terrain vacant, M. Ribot député, posa la première pierre du nouvel hôpital. Ce bâtiment restera en fonction jusqu’en 1971, date à la quelle il fut démoli à son tour et laissa place au C.H.U. Ce dernier  fermera à son tour en 2012 remplacé par un nouvel hôpital au Virval.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 juin 1926

Le Ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts classe monument historique le beffroi de l’hôtel de ville de Calais.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 juin 1940

« Le ravitaillement ne s’améliorant pas, il est décidé d’instaurer un rationnement. À compter de ce jour, il ne sera plus délivré à chaque acheteur de pain qu’une quantité de 250 grammes par jour et par personne vivant dans un même foyer. Tout habitant de Calais doit être inscrit chez son boulanger habituel avec l’indication du nombre de personnes vivant à son foyer. Il est interdit de se procurer du pain chez un autre boulanger que celui qui a reçu cette inscription. Pour atténuer l’effet de cette mesure, l’administration indique qu’elle espère bientôt, porter la ration à 300 grammes par jour. En fait, elle passera à 330 grammes, le 21 juin ».

( Robert Chaussois – Calais 1939-1940 )

10 juin 1945

Revêtus de leurs tuniques de prisonniers ou de déportés, les rapatriés défilent en ville, entraînés par la musique militaire du 43eme R.I de Lille. Ils sont officiellement reçus devant la mairie par l’administration municipale.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

11 juin 1837

Une société par actions fonde l’établissement des Bains de Mer. On y a fait tout ce qu'on a pu, mais resserré entre Boulogne, Ostende et  Dunkerque,  il n'offre pas  les plaisirs frivoles de ces derniers.— Le même jour, pose de la première pierre de l'usine à gaz.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

11 juin 1874

Le remorquage étant devenu une impérieuse nécessité pour le port, la Chambre de Commerce décide de constituer, sous son égide, une société par actions du remorquage au port de Calais, au capital de 150 000 francs souscrit par les pilotes, les courtiers maritimes, les armateurs, les négociants et la Chambre elle-même. Cette société, fondée pour une durée de quinze ans, et dont le siège était à la Chambre de Commerce, acheta un premier remorqueur en fer de 40 Cv, le « Providence », auquel on substitua deux ans plus tard, les remorqueurs « Champion » et « Monarch ». Malheureusement, la société de remorquage fut presque constamment en déficit et sa situation financière ne lui permettait plus de renouveler son matériel. En avril 1889, à quelques mois de l’ouverture officielle du bassin à flot de l’Est, le port ne possédait que deux remorqueurs assez usagés et ne répondant plus aux besoins de la navigation moderne. Aussi la commission du port proposa de demander à l’État d’ajouter à l’outillage portuaire l’exploitation d’un service de remorquage, ce qui lui fut accordé par décret le 19 mars 1891.

( Amis du Vieux Calais – Raymond Fontaine )

11 juin 1908

Inauguration des tramways électriques remplaçant leurs ainés à traction animale sur la ligne Nation-Saint-Pierre-Halte. Le lendemain, une deuxième section fut mise en fonctionnement entre la place de la Nation et le cimetière Sud, et le surlendemain, une troisième, entre la Nation et le Théâtre. Il fallut attendre le 30 juin pour la ligne Théâtre-place d’Armes. Cette dernière ligne fut prolongée le 27 juin 1909 pour rejoindre la plage en passant par les ponts Henri-Hénon inaugurés deux ans plus tôt. Pour fournir le courant au réseau, une usine électrique fut construite près du Pont-de-Fer, le long de la voie ferrée de Dunkerque.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 juin 1910

Après maintes mésaventures, à 2 h 45 les remorqueurs aidés des chalands supportant le « Pluviôse » passent les jetées sous les ordres du pilote calaisien, Eugéne Rivet. Le convoi dépose le sous marin en face de la colonne Louis XVIII. Au lever du jour, les sauveteurs s’activent à retirer du cercueil d’acier le premier corps situé dans le kiosque.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 juin 1919

Décès de Louis, dit Émile, Salembier, maire et député de Calais. Syndicaliste, il perdit rapidement son travail et s’établit cafetier, boulevard Victor Hugo, suite à une collecte de fonds organisée par ses amis. Il fonda avec Alfred Delcluze, le Parti ouvrier et se présenta aux élections municipales de 1896. Il est élu au fauteuil majoral alors que son colistier, Alfred Delcluze, a recueilli plus de voix lors du suffrage universel. La veille du scrutin du conseil municipal devant élire le maire, des pressions ont été exercées sur les autres membres de la liste afin qu’ils reportent leur choix sur Salembier au détriment de Delcluze qui ne compta que 9 bulletins ( 8 des élus de Calais-Nord d’opposition et la sienne) sur 34 exprimés. Dès la proclamation du résultat, c’est un tohu-bohu qui se fait entendre en réclamant la démission du maire au profit d’Alfred Delcluze ; après une suspension de séance, le vacarme reprit de plus belle à l’annonce des postes réservés aux adjoints confiés aux amis de Salembier. À partir de ce jour, les deux militants de la cause ouvrière devinrent «  frères ennemis ». Deux ans après, Salembier démissionna, ce qui permit à Delcluze d’être nommé maire le 14 novembre 1898. Émile Salembier retrouva le fauteuil majoral le 17 mai  1908 succédant à Édmond Basset. Durant son deuxième mandat, il accueillit lors des funérailles des victimes du « Pluviôse », le 9eme président de la Troisième République, Armand Fallières. Son nom est lié à d’importantes réalisations : la construction du nouvel Hôtel de ville, l’abattoir, l’ École Primaire Supérieure. Anticlérical, il laïcise la crèche du Courgain et le 30 octobre 1908, il prend un arrêté pour limiter l’utilisation des cloches des églises. Après les élections de 1912, il redevint simple conseiller municipal et en 1914 il remporta les élections législatives de la circonscription détenu par …..Alfred Delcluze. En 1939, une place dans le quartier « Nouvelle France » porte son nom sur laquelle a été édifié un buste en souvenir ; cependant les Calaisiens persistent à l’appeler « Place de la Nation ».

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 juin 1949

Devant un grand nombre de personnalités du département du Pas-de-Calais, le maire de Calais, Gaston Berthe, reçoit dans les salons de l’hôtel de ville la Croix de Chevalier de la Légion d’honneur.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 juin 1959

Inauguration de l’aéroport Louis Blériot de Calais-Marck. Outre les personnalités franco-britanniques, cette inauguration était sous le patronage des épouses Blériot et Sainsart. Cette dernière avait inauguré l’avenue, menant au terminal aérien, en mémoire de son mari, Henri Sainsart, Calaisien qui avait œuvré durant sa vie à faire briller le nom de Calais dans l’histoire de l’aviation

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 juin 2009

Inauguration par le Ministre de la Culture, Christine Albanel, et le Maire de Calais, Natacha Bouchart, de la Cité Internationale de la Dentelle et de la Mode de Calais. La réhabilitation de l’usine Boulart par les architectes Moatti et Rivière conjugue le passé et le présent. Afin de créer un lieu célébrant le savoir-faire des dentelliers, la ville de Calais avait racheté en 2000 une ancienne manufacture de dentelle et le chantier avait démarré en 2004.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

12 juin 1790

Le conseil municipal de Calais autorise la garde nationale à aller à la rencontre de la délégation, revenant de la grande fête donnée à Lille. Ce fut une grosse affaire ; on alla ainsi jusqu'au pont à Quatre-Branches, avec des députations du régiment de Royal-Auvergne et du détachement de Conty, en garnison à Calais.

Le 14, sur la Place d'Armes, on offrit des vins d'honneur à ces divers corps, ainsi qu'aux députations de Saint-Omer, Boulogne, Ardres et Audruicq, spécialement conviées pour la cir­constance (1).

(1) À 4 heures, le guetteur ayant averti de la ren­trée de ces divers corps, le corps municipal qui était rassemblé, se leva et alla à leur rencontre, hors des portes, où le maire, M. Carpentier, fit un discours. Puis le cortège entra on ville, au son des tambours, de la musique, et du canon, tant des remparts que de la citadelle.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

12 juin 1816

Bénédiction du nouveau cimetière établi au coin de la route de Boulogne, en vertu d'un décret impérial du 29 juillet 1811 ; avant, on avait le cimetière dit de la  Duchesse, entre les portes, et jusqu'en 1790 on  enterrait les morts près de l'église Notre-Dame (1). On cessa d'enterrer dans ledit nouveau cimetière le 30 juin 1871.

(1) L'ancien cimetière qui entourait l'église Notre-Dame fut tout d'abord diminué par l'installa­tion de la Grande Citerne militaire, qui date de 1681, et par les magasins de l'autre côté de l'église. Tout ce qui en reste est ce morceau de jardin du côté-nord qui était  bordé d'une grille en fer, et longeait la rue du Presbytère. Au commencement du siècle ou y voyait encore quelques vieilles tombes, et en 1820 on lisait encore près du parvis l'épitaphe de­ la pierre tombale de M. Pigault de Lèpinoy, ancien maire de Calais, qui a laissé des manuscrits très intéressants à la Bibliothèque.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

12 juin 1870

M. Legrand maire de Calais, donne sa démission à  la suite d'une élection au Conseil général où il est mis en minorité. Lors de la déclaration de la guerre à la Prusse, Calais se trouva ainsi privé de son premier magistrat.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

12 juin 1884

Anglicus tue sa fille rue du Four-à-Chaux à St-Pierre. Ce sinistre personnage était né en 1846 ; condamné à mort le 3 septembre, il fut guillotiné sur la place Crèvecœur le 9 décembre de la même année.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

12 juin 1885

La chambre de commerce de Calais offre de faire l’avance des fonds nécessaires à l’élargissement du canal dans la traversée de la ville. Cette avance lui serait remboursée par annuités. Le conseil municipal par 24 voix contre 2 accepte les propositions qui lui sont faites, mais seulement pour 170 000 frs précédemment votés par les anciennes villes de Calais et de St-Pierre, à titre de contingent dans les dépenses d’élargissement.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

12 juin 1885

Le conseil municipal entérine par 19 voix contre 8 l’arrêté du maire, M Van Grutten, d’interdire la procession de la Fête Dieu sur le territoire de l’ancien Calais.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

12 juin 1888

Compte rendu analytique du conseil municipal - Hôtel de ville à construire entre les deux villes : Ajournement de l’exécution pour deux ans. Cet ajournement est voté par 15 voix contre 6.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

12 juin 1979

60 ans après la première traversée aérienne de la Manche par Louis Blériot, un Californien de 36 ans traverse au départ de Douvres, le détroit sur une bicyclette ….volante dont le pédalier actionnait une hélice bipale d’un diamètre de 3.6 m à environ 120 tours/minute. Le pilote du « Gossamer albatross », Bryan Allen s’éleva dans les airs à la seule force de ses mollets à 7 heures du matin et arriva 2 h 49 minutes plus tard au cap Gris-nez. La traversée se fit à une vitesse de 13 km/h et à une altitude de 5 mètres. Cet engin conçu par Paul Mac Cready et Peter Lissaman pesait 31.75 kg pour une envergure de 29.3 m, sa longueur était de 10 m. Il est visible au Smithsonian National Air and Space Museum près de Washington et le jumeau de cet appareil est en exposition au Museum of Flight de Seattle. Le pilote se vit remettre le prix de 100 000 livres qui était promis au premier qui réussirait la traversée aérienne de la Manche par sa seule force musculaire.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

13 juin 1520

Épisode de l’entrevue du Camp au drap d’Or.

« le roy de France devoit festoyer le roy d’Angleterre près Ardres, où il avoit fait dresser un pavillon ayant soixante pieds en quarré, le dessus du drap d’or frizé et le dedans doublé de velours bleu, tout semé de fleurs de lys de broderie d’or de Chypre, et quatre autres pavillons aux quatre coings, de pareille despences ; et estoit le cordage de fil d’or de Chypre et de soie bleue turquine , chose fort riche. Mais le vent et la tourmente vint telle que tous les cables et cordage rompirent , et furent lesdites tentes et pavillons portés par terre ; de sorte que le roy fut contraint de changer d’opinion et feit faire en grande diligence un lieu pour faire le festin, où de présent il y a un bouleverd nommé le Boullevart du festin, les joutes  qui devait se faire iceluy jour furent aussy empêchées par la tempête ».

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

13 juin 1554

La reine Marie d’Angleterre présente au doyen et au chapitre de Cantorbéry, vu l’emprisonnement de l’archevêque Cranmer, Martin Morlonde pour remplir les fonctions de curé à Notre-Dame de Calais. On était alors au plus fort des persécutions contre les protestants. C’est sous son règne que Calais retomba au pouvoir des Français.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

13 juin 1603

Le marquis de Rosni, ambassadeur de France prés le roi Jacques d’Angleterre arrive à Calais. Plusieurs bâtiments anglais, hollandais et français viennent au devant de lui ; il s’embarque sur le vaisseau amiral anglais. Le gouverneur de Calais, de Vic, vice-amiral de Bretagne, monté sur un vaisseau français, accompagne l’ambassadeur, dont il transporte une partie de la suite. Arrivé le premier à la côte d’Angleterre, de Vic débarque les gens du marquis de Rosni ; il repart aussitôt à la rencontre de l’ambassadeur ; il arbore le pavillon et salue d’un coup de canon. L’amiral anglais furieux de voir le pavillon français paraître à coté de celui de sa nation, lâche sa bordée sur de Vic et l’oblige à baisser le sien. Arrivé à Londres, de Rosni demande au roi d’Angleterre raison d’un procédé aussi violent ; le roi proteste que c’est contre sa volonté que l’amiral en a usé de la sorte, et l’affaire en demeure là.

( Annales de Calais par C. Demotier )

13 juin 1795

Le conseil municipal se conformant aux décrets de la Convention, ouvrit l’église Notre-Dame à tous les cultes. Les citoyens devaient y entrer par les portes de devant, dites de Saint-Jacques et Saint-Pierre. Les ministres de chaque culte devaient se présenter à la municipalité, qui leur assignait les jours et heures, pour leurs exercices et éviter toutes confusions. Chaque contravention aux horaires était punie d’une amende de 25 livres. Toutes personnes avaient droit d’entrer dans l’église, à n’importe quel moment, et la police devait imposer silence à ceux qui troubleraient l’ordre et la tranquillité.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

13 juin 1864

On  vient d'enterrer  à St-Pierre M. Auguste Quillacq, âgé de 71 ans, ancien conseiller municipal de Calais, adjoint au maire, et commandant de la  garde nationale, il ne cessa ses fonctions  qu'après  les événements de 1848.

Homme probe, il était estimé des négociants avec qui il était en relations d'affaires ; homme conciliant et doux, il était aimé de ceux qui le connaissaient (1). Cousin des Dessin, il avait tenu pendant 30 ans l’hôtel du Lion d’Argent, familièrement appelé « hôtel Quillacq », rue Neuve.

(1) C'est sous sa direction, comme chargé des tra­vaux, qu'ont été construites pour les Frères,  les écoles longeant l'extrémité de la  rue Notre-Dame. Il avait dans sa jeunesse fait partie des gardes d'honneur créées pour faire escorte à l'Empereur et à l'Impératrice lors de leur séjour à Calais, et n'en fit pas moins les campagnes de 1813 et 1814.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

13 juin 1896

Jusqu’en 1896, la liaison postale entre Calais et Douvres était assurée par deux compagnies anglaises : la London Chatham and Dover Railway et la South Eastern Railway, effectuant deux trajets par jour, un de jour subventionné par la France, l’autre de nuit subventionné par l’Angleterre. En vertu de la loi du 13 juin 1896, ce fut la Compagnie du Nord France qui fut chargée du trafic. Elle chargea aussitôt la Sté des Ateliers et chantier de la Loire de construire deux bateaux. Long de 103 mètres, ils sont à roues pour éviter le tangage, la coque en acier comportant plusieurs ponts. Ces navires devaient traverser le détroit en moins d’une heure en transportant 390 voyageurs de première classe et 280 de deuxième classe. Le premier navire « Le Nord » sera lancé à St Nazaire le 27 septembre 1897 ; le second sera lancé en Novembre.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

13 juin 1897

À la suite de controverses opposant les membres de la loge maçonnique «  Le Réveil du Calaisis », une nouvelle loge voit le jour sous l’appellation « Indépendance et Progrès ». Sa devise est : Travail-Instruction-Progrès. Au fil des années, les rivalités iront en s’apaisant et le 25 janvier 1903, les deux loges calaisiennes se regroupent dans les mêmes locaux, au 155 Quai du Commerce.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

14 juin 1783

Le duc de Croÿ, chevalier des ordres du Roi, lieutenant général de ses armées, commandant dans la province, et résidant à Calais, depuis 1756, fut fait maréchal de France.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

14 juin 1839

Décès de Jean-François Guillebert, âgé de 70 ans. Les funérailles de Jean-François Guillebert ont été largement suivies : on voyait à la physionomie de la foule silencieuse et triste que c’était le cercueil d’un homme de bien qu’elle suivait. La musique de la garde nationale précédait le cortège, suivie de deux longues files de pompiers dont il avait commandé le corps si longtemps. Le défunt avait été aussi juge consulaire, conseiller municipal, membre de la Chambre de Commerce et chef militaire.

En 1792, époque où les officiers étaient élus par leurs camarades, Guillebert n’ayant encore que 22 ans, il était déjà capitaine de la compagnie des voltigeurs de la garde nationale. C’est lui qui fut nommé député de la ville de Calais à la grande fédération parisienne du 14 juillet, et plus tard à celle de Lille.

Pendant la Révolution, il se fit remarquer par des actes de civisme et de courage. En 1796, il sauvait de l’échafaud la tête des émigrés français jetés sur nos côtes par la tempête, en y exposant la sienne avec une admirable témérité. Lors de l’organisation des conseils municipaux en 1800, il fut appelé à faire partie de celui de Calais, et y siégea sans interruption jusque 1831, époque où il fut remplacé par son fils. Pendant la révolution de 1830, c’est à lui que l’on dut le maintien de l’ordre public à Calais.

Jean-François Guillebert rentra ensuite modestement dans la vie privée, où on sembla l’oublier.

En 1835 cependant, suite au décès du chef de la garde nationale, il en fut élu commandant à une immense majorité. Rien n’y fit : il refusa ce poste où tous l’appelaient, ayant conscience d’avoir fait assez pour la chose publique.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez ) 

14 juin 1847

La Compagnie du Nord procède à la consolidation de la voie ferrée, par l’adjonction d'une traverse de bois supplémentaire de distance en distance. On s'occupe aussi de la pose du télégraphe électrique au moyen des perches de quinze en quinze mètres.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

14 juin 1855

Nominations, à St-Pierre, de M. Leblond, maire, Fougère et Caillette adjoints ; à Calais, de M. Mayer, maire, Lemaire adjoint. M. Leblond est mort, âgé de 64 ans, le 6 avril 1870. M. Mayer est mort, âgé de 57 ans, le 8 avril 1866.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

14 juin 1856

On célèbre à Calais et à Saint-Pierre, par de grandes réjouissances populaires, le baptême du prince impérial.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

14 juin 1856

Le conseil municipal de St-Pierre vote un  privilège exclusif de 60 années en faveur de la Compagnie des Eaux. Il paraît que les rapports du public avec cette Compagnie étaient assez bons, car les journaux de l'époque sont pleins d'éloges hyperboliques envers l’Administration.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

14 juin 1883

Décès de M. Charles Demotier, auteur de nombreux ouvrages historiques sur Calais.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

14 juin 1896

Introduction à Calais par M. Bresson, fermier du Casino, du premier appareil cinématographique de type Kinétoscope d’Édison

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

14 juin 1930

Le grand cargo britannique « Mahatta », capitaine Smith, 4177tx, 90 hommes d’équipage, de Liverpool, arrivant de Calcutta avec une cargaison de jute, est déporté par le vent et le courant dans le chenal du port de Calais. Il est jeté sur la jetée Est. Les énormes ferrures et croisillons cèdent et la jetée s’effondre sous la partie n°58. Les dégâts sont évalués à 100 000 francs. Le cargo est également avarié.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

14 juin 1940

Des affiches informent les Calaisiens des nouvelles mesures prises par l’occupant : droit de circuler librement à vingt kilomètres autour de Calais ; couvre-feu porté à 22 heures au lieu de 21 h ; ordres aux propriétaires d’automobile de les présenter place de l’Hôtel de ville pour recensement.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

14 juin 1970

Cessation de l’usine des Pâtes à Papier qui se situait quai de la Loire, face au bassin Carnot, où venait s’amarrer les cargos en provenance des pays nordiques. Détruite pendant la guerre, elle avait été reconstruite. Elle employait à son apogée 400 salariés. Les rondins d’épicéas étaient hachés en copeaux, chauffés dans des autoclaves, lessivés, mélangés à de la pierre à chaux pour donner à la sortie de la pâte. Celle-ci était mise en feuille, massicotée, pour devenir les ballots chargés sur des wagons SNCF qui stationnaient dans l’usine. Ils étaient ensuite expédiés vers les fabricants de papier. En difficulté financière, l’usine est rachetée en 1974, et a été en grande partie détruite par la société Vieille Montagne, une entreprise de mines et de fonderies de zinc, intéressée par la surface ainsi libérée.

( Jean-Pierre Pruvot )

14 juin 1973

Cinquante-cinq prêtres concélèbrent la messe en l’église Saint-Pierre, pour marquer le centenaire de sa construction.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

14 juin 2004

Richard Branson, milliardaire Britannique, propriétaire du groupe Virgin, traverse la Manche avec une voiture amphibie en 1 h 40 minutes et 6 seconde. Il pulvérise de 4 heures le précédent record détenu par un Français. Sur la plage de Calais, il remit un chèque de 2 000 livres pour la SNSM.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

15 juin 1351

C'est dans le courant de juin que mourut Eustache-de-St-Pierre. Ses biens firent retour au roi d'Angleterre, les héritiers d'Eustache s'étant établis en France ou ne voulant pas se soumettre aux lois anglaises pour rentrer en possession de ces biens (1)

(1) Une trêve ayant été conclue en 1347, entre les deux rois d'Angleterre et de France, Eustache et bien d'autres étaient reparus à Calais, non pas qu'il reconnût Édouard pour son roi légitime, mais pour son vainqueur. Il  pouvait donc, sans manquer à l'honneur ni à son pays, s'engager à suivre les lois de police et de sûreté imposées par le roi Édouard III dans sa nouvelle conquête.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

15 juin 1595

Les garnisons françaises d'Ardres et Calais  ayant  fait  pillage  du côté de St-Nicolas  sur  l'Aa, les troupes de Gravelines et Bourbourg sortirent et rencontrèrent les pillards près du château d'Halnuitz. Elles firent un grand carnage des Français qui eurent en tués ou blessés plus de 300. Dict. hist. de l'abbé Haigneré.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

15 juin 1820

Premier voyage du bateau à vapeur « Rob Roy » sur la ligne transmanche Douvres-Calais. Construit en 1818 aux chantiers Denny à Dumbarton en Écosse, long de 25m et large de 4.88 m, il fut affecté jusqu’en 1820 à la traversée entre Belfast et Greenock, date à laquelle l’administration française le racheta et l’affecta au transport du courrier franco-britannique. En 1822, il fut renommé Henri IV jusqu’à sa cession en 1831.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

16 juin 1590

Étienne Le Rebours, an­cien juge royal à Calais, a la jambe emportée d'un coup de canon à Paris. Ce fut le  premier lieute­nant de justice, nommé à Calais après la reprise.II y eut bien un M. Périer qui exerça ces fonctions avant lui, mais à titre provisoire (1)

(1) Il eut pour successeur, le 15 octobre 1568, Antoine Jacomel.— La Justice Royale était  une charge héréditaire dont la juridiction comportait les 24 paroisses du gouvernement de Calais. Cette institution dura jusqu'à la Révolution.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

16 juin 1794

La société populaire de Dampière-les-Dunes ( St-Pierre ) demande que l’église soit transformée en magasin de vivres et abattoir. La municipalité lui écrit « Chargé de l’exécution des lois, nous avons pris des arrangements pour faire mettre au frontispice de l’édifice ci devant consacré au culte, l’inscription suivante : Le peuple Français reconnaît l’Être suprême et l’immortalité de l’âme. Cette inscription vous indique le destin de ce local, et si il restait quelques doutes sur cet objet, la lecture du décret du 18 floréal les dissiperait toutes. C’est assez vous en dire pour vous faire connaître que le local indiqué par votre lettre du 15 ne peut être employé et au culte de la divinité et à la distribution de la viande.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

16 juin 1856

Le Conseil municipal de Saint-Pierre vote un privilège exclusif de soixante ans en faveur de la Compagnie des Eaux de Guînes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

16 juin 1878

Consécration de l'église du Sacré-Cœur, par Mgr Lequette, évêque d'Arras.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

16 juin 2001

Quarante ans après la sortie d’un premier timbre sur Calais, la poste met en vente un nouveau timbre représentant la ville de Calais et son port. La nouvelle vignette, d’une valeur de trois francs, a été sélectionnée parmi les trois projets proposés et sera éditée à un million d’exemplaires.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 juin 1793

Le curé de Calais, Jacques Faudier, âgé de 39 ans se marie avec la fille du major du Fort-Nieulay. L’évêque du Pas-de-Calais assiste à la cérémonie avec le maire de Calais, Jacques Leveux. Quant au maire de St-Pierre (Écailloux) Pierre Noël, il est tellement impressionné par l’étrangeté de ces circonstances qu’il se trouve mal ; il se fait remplacer comme témoin par Bernard Lagrave, officier municipal de Calais.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

17 juin 1854

On décide d’établir des trottoirs dans la rue Lafayette à St-Pierre ( devenue par la suite Boulevard ). C'est-à-dire que la ville pose les caniveaux et les bordures, le dallage devant être fait par les propriétaires. Auparavant il existait bien quelques trottoirs, mais construits sans une direction unique, inégaux de hauteur et de dimensions. Ce n’est qu’en juin 1880 que des travaux de dallage uniforme et régulier furent entrepris.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

17 juin 1939

Suite à un grand programme d’amélioration et d’embellissement de la gare maritime, quai de la marée, on inaugure le bâtiment transformé. Le deuxième conflit mondial, verra les Anglais s’en servir de base de repli en mai 1940, puis ce fut au tour des Allemands d’en prendre possession. Tout comme les autres installations du port et de Calais-Nord, la gare maritime fut anéantie lors des opérations de bombardements.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 juin 1978

Inauguration de la nouvelle école de musique, rue du 11 novembre, qui remplaçait celle de la rue Gustave Cuvelier dont les bâtiments étaient délabrés. Ce bâtiment construit  en 1874, était alors une caserne de gendarmerie. Le nouvel établissement, dont la première pierre avait été posée le 1er mars 1977, dispose de vingt salles de classe, d’une salle de documentation mais surtout d’un studio électroacoustique où peuvent être effectués des enregistrements. En 2005 de nouveaux travaux de réfections seront entrepris et donneront lieu à une inauguration le 10 octobre 2006.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 juin 1815

Le sous-préfet de Boulogne se rend à Calais pour forcer la ville à s’acquitter de l’allocation annuelle de 18 000 francs qu’elle doit à la ville de Boulogne pour le service des enfants trouvés. Le préfet dut prendre un arrêté énergique à cet effet. L’année précédente Calais, ne voulant ou ne pouvant payer, le préfet avait fait dresser une contrainte et donné ordre de placer un garnisaire chez le receveur municipal. Calais avait épuisé toutes les ressources en contributions pour les guerres de l’Empire, en réparations de son pavé et de la tour du guet, ainsi que dans la décoration de la chapelle de la Vierge et des fêtes splendides  données à leurs Majestés royales et impériales.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

18 juin 1883

La Chambre Consultative de St-Pierre, présidée par M. Ch. Sergeant, donne son adhésion au projet de création de la Chambre Syndicale des fabricants de tulle qui par le fait, se trouve créée. 132 fabricants avaient donné leur signature. À la même séance, il fut procédé à la  nomination d'un Comité provisoire qui fut composé de MM. Davenière, Cadart, G. Fournier, Bruyère, Eug. Crassier, Herbelot, Pinet, A. Darquer, A.  Lebas, H. Tojiham, Carpentier, N. Legendre (1).

(1) M. Victor Crespin fut pendant trois ans son président, puis M. Eugène Crassier, qui donna sa démission le 1er décembre 1886 et fut remplacé par M. G. Fournier le 9 décembre 1886.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

18 juin 1911

La course cycliste Paris-Calais, organisée par le journal l’Auto et réservée aux indépendants,  est remportée par Wirtz en 10 h 32 devant Parisot à 2 minutes. Wirtz battait le record de  l’épreuve de 9 minutes détenu par le Calaisien Lannoy.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 juin 1928

Disparition du maître mécanicien Gilbert Brazy à l’âge de 26 ans, avec l’équipage de son hydravion, parti au secours du dirigeable « Italia » au pôle Nord. Aucun indice ne permit d’expliquer l’anéantissement du « Latham 47 » sorti récemment des ateliers de fabrication. Pour son acte de bravoure, le gouvernement le fit chevalier de la Légion d’Honneur et la municipalité calaisienne érigea une stèle dans le square portant son nom, le long du fort-Risban.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 juin 1953

Des terrassiers occupés à ouvrir une tranchée, entre le débouché de la rue du Pont-Lottin et le passage à niveau du chemin de fer devant le bureau de bienfaisance, mettent à jour d’énormes vertèbres et des cotes de 3 mètres. Le lendemain, le professeur Danzé de la faculté de Lille diagnostiqua les restes de l’animal comme ceux d’une baleine de 25 mètres de long qui serait décédé il y a environ 1 500 à 2 000 ans.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 juin 1977

Vol inaugural du quatrième hovercraft, baptisé « Prince of Wales », de la compagnie Hoverlloyd. Construit par la British Hovercraft Corporation dans son usine de Wight, il est du type SNR4, c’est-à-dire dans l’ensemble semblable aux aéroglisseurs depuis l’ouverture de la ligne en 1969. Avec ce dernier appareil, Hoverlloyd prévoyait de faire transiter chaque jour 15 120 passagers et plus de 2 000 voitures.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 juin 1995

Réélection de Jean-Jacques Barthe au fauteuil majoral pour la cinquième fois consécutive. La liste du maire sortant avait obtenu lors du scrutin du 18 juin, 55.12 % des votes contre 44.88 % des suffrages exprimés en faveur de M. Demassieux. Cependant il aura fallu un deuxième tour pour départager les deux listes briguant l’investiture municipale, ce qui n’était pas arrivé depuis 24 ans.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

19 juin 1794

Le Conseil de la commune de Calais ordonne de descendre la croix qui surmonte le clocher de l’église Notre-Dame et de n’y laisser que le coq. Les cloches, il n’en restait qu’une pour appeler les citoyens au temple de la Raison. Tous les décadis, en face de la chaire étaient placés sur une estrade les bustes des grands hommes. On faisait la lecture des lois reçues dans le courant de la semaine et l’on chantait des airs patriotiques avec musique, car l’organiste continuait à toucher son traitement qui était de 150 livres.

( Ephémérides Calaisiennes – L’avenir de Calais )

19 juin 1810

On fait le compte de ce qu’a coûté la réception de leurs Majestés Impériales le 24 mai dernier. La dépense s’élève à quinze mille trois cent quatre vingt un francs. La fête du baptême du roi de Rome fut aussi l’occasion d’une dépense très lourde pour une ville ruinée par la guerre ; on s’en ressentait encore en 1815.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

19 juin 1855

M. Édouard Mayer est nommé maire de Calais ; il en remplissait les fonctions depuis le 19 mars 1849, ayant succédé à M. Lebeau. Décoré par Napoléon III en 1853, il est mort le 8 août 1866.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

19 juin 1863

On voit commencer à sortir de terre les fondations de la nouvelle église de St-Pierre, Place Crèvecœur. Elle a 80  mètres de longueur sur 19 de largeur. Le clocher a trois étages et arrive avec la croix, à une hauteur de 65 mètres ;  le plan de   l'église avait, dès le début, été mis au concours, et de  nombreux concurrents s'étaient présentés, mais leurs projets n'ayant point paru remplir convenablement les conditions voulues, la Commission Centrale des Arts et Édifices religieux chargea M. Boeswillwald, élève de M. Viollet-le-Duc, de disposer un nou­veau plan qui fut adopté ( l'architecture est, dit-on, imitée du XIIIe siècle).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

19 juin 1875

M. Casabianca, sous-commissaire de marine à Calais, se suicide à dix heures du matin, dans son cabinet de toilette, en se tirant deux coups de revolver dans la bouche. Il était arrivé de Bastia trois mois avant et jouis­sait de l'estime générale ; il fut inhumé le mer­credi suivant à 3 heures de l’après-midi. Il avait 55 ans et 6 mois et était né à Casabianca (Corse).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

19 juin 1940

« Les autorités allemandes autorisent pour la première fois la population de Calais-Nord à venir récupérer les quelques objets ayant survécus à l’anéantissement de leurs habitations. Les opérations se déroulèrent quartier par quartier dont les noms des rues furent annoncés à l’avance avec le jour d’intervention. L’entrée ne fut possible que par le pont Faidherbe. Toute personne entrant dans une autre habitation que la sienne était suspecté de pillage et passible de la peine de mort. Les visites furent autorisées de 8 h du matin jusqu’à 19 heures, un clairon sonnant la retraite dès 18 heures. La mesure pris fin le 5 juillet ».

( Robert Chaussois – Zone Interdite )

19 juin 1950

Le nouveau remorqueur de la station de Calais, le « Courageux », est baptisé par l’épouse du président du Conseil, Suzanne Bidault. Le navire, béni par Mgr Perrin, vient en remplacement du « Calaisien » déchiré et coulé par une bombe à son poste d’équipage le 10 mai 1940. Le deuxième remorqueur, le Hercule, a connu lui aussi un sort tragique le 20 mai 1940 en explosant sur une mine avec son équipage à bord.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

19 juin 1950

Le ministre de l’intérieur, Christian Fouchet, vient à Calais inaugurer le nouveau commissariat de police, place de Lorraine. C’est la deuxième fois que le ministre vient à Calais, la première fois c’était en tant que ministre de l’éducation.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 juin 1351

Lettres patentes du roi d’Angleterre qui nomme Robert de Kerle gouverneur de Calais. On y spécifie la quantité de troupes dont il pourra disposer, et il y est inscrit qu’aucun militaire ne se retirera point du service de la ville sans sa permission, sous peine de prison. On trouve aussi dans ces Lettres patentes les noms des lieux sur lesquels devait s’étendre  son commandement : Marck, Oye, Sangatte, et Coulogne appelé Colne ou l’île de Coulogne parce qu’alors cet endroit était environné de marais. À cette époque, Guînes n’était pas au pouvoir des Anglais.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

20 juin 1771

On rétablit la coupole du beffroi de Calais, endommagé par les intempéries. Cet édifice datait de 1610 et fut détruit en 1940.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois

20 juin 1793

Le citoyen Souville, pensionné à Calais, officier en chef de l’hôpital de Calais, présente un mémoire au maire et aux officiers municipaux de la commune de Calais pour les engager, comme père du peuple, à mettre les tueries qui sont répandues dans divers quartiers de la ville, vers le canal de la Citadelle. Il expose à ces citoyens qu’il est urgent de faire cette translation aussi promptement que celle du cimetière. Cet objet de salubrité était déjà en usage dans beaucoup de ville de Flandre.

( Éphémérides Calaisiennes – L’avenir de Calais )

20 juin 1825

Liévin Delhaye, brigadier de gendarmerie à Calais, se brûle la cervelle dans un accès de folie, provoqué par les souffrances d'une longue maladie. Ses deux fils, Liévin et Adolphe ont brillamment relevé le  nom de cette respectable famille, soit comme fabricants de tulle, soit comme conseillers généraux. « Liévin fils » fut aussi maire de Calais et délégué de la fabrique de tulle aux expositions anglaises et françaises.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

20 juin 1876

Mort à St-Pierre d’Antoine Spiegel, à l’âge de 91 ans. Officier en retraite, il fut nommé maire de St-Pierre en 1831. Il fut décoré de la Légion d’honneur en 1855.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

20 juin 1897

D’après un télégramme du vice-amiral, préfet maritime du 1er arrondissement, le vapeur « Huldra », abandonné, s’est échoué à 1 mille dans l’Ouest du sémaphore de Calais.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

20 juin 1940

« Succédant au Bulletin Municipal, qui n’a eu que deux numéros, un nouveau journal est mis en vente sous le double titre « Le Phare de Calais — Le Petit Calaisien », se disant bulletin quotidien d’informations régionales. Le 27 juin après avoir publié six numéros en commun, « Le Phare de Calais » et « Le Petit Calaisien » reprendront leur parution individuelle qui sera continuée jusqu’au dernier mois de l’occupation en 1944, sur 4 pages, puis sur 2 enfin en petit format à cause de la pénurie de papier ».

( Robert Chaussois – Zone Interdite )

20 juin 1955

Démolition du temple anglican de la Sainte Trinité ( Holy Trinity Church ), rue du moulin Brûlé. Les pionniers anglais, qui étaient venus installer le tulle à Saint-Pierre, avaient besoin d’un lieu pour pratiquer leur religion, l’anglicanisme, fondé par le roi Henri VIII alors qu’il avait rompu avec le catholicisme parce que le Souverain Pontife n’avait pas voulu annuler son mariage avec sa première femme, Catherine d’Aragon. Il était tout naturel que le nouveau temple, édifié bien avant celui de la rue du Temple, également anglais, devenu depuis protestant français, prît le titre de temple anglican.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier

21 juin 689

Bain, évêque de Thérouanne, prêche le christianisme dans l’église de Pétresse. Ce document historique est le plus ancien qu’on possède  relativement à l’antiquité de St-Pierre-les-Calais. Il est bien certain que l’église où se passa cet évènement est le monument qui vient d’être démoli pour l’édification de l’hôpital ( 1883 ). C’était le point culminant du grand banc de galets  qui s’étend sans interruption, depuis Marck jusqu’au fort Nieulay. En ces temps reculés,  la mer entourait  complètement Pétresse. Calais n’existait pas alors. Par l’accumulation des dunes, il se forma une crique où s’abritaient  les pêcheurs de Pétresse. Des habitants s’y établirent et formèrent le noyau de la ville que Philippe Hurepel, comte de Boulogne, fit entourer de murailles en 1224.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

21 juin 1562

Ordonnance royale qui ordonna de conduire hors de Calais les habitants atteints d'épidémies, et de les soigner sur les communes de St-Pierre. Cette même année, M. De Gourdan, gouverneur de Calais, fait démolir un hôpital qui existait dans le Courgain. Il y avait à Calais l'hôpital St-Nicolas, entre les rues de ce nom et de la Citadelle ; il datait d'avant la conquête des Anglais en 1347 et fut réuni au domaine national par suite du décret du 18 août 1792. — Édouard III en fonda un autre, dans le voisinage du Fort Nieulay ; il fut détruit pendant les guerres nombreuses qui désolèrent le pays pendant 3 ou 400 ans. Un nouvel hospice civil de Calais fut édifié en 1660.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

21 juin 1598

Restitution de Calais à la France par le traité de Vervins, qui contenait 32 articles, dont le 14e portait que Calais, Ardres, Doullens, la Capelle, Le Catelet, etc, seraient remis aux rois, et qu’on commencerait par Calais. Ce traité a été signé le 2 mai, ne devait être publié qu’un mois après ; mais les ratifications traînèrent jusqu’au 21 juin, et ce n’est que le 2 juillet que les Espagnols sortirent de la ville de Calais. Aussitôt après l’évacuation des étrangers, Henri IV nomma Dominique de Vic gouverneur de cette place.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

21 juin 1611

L’Administration de Calais écrit au supérieur des Minimes pour lui demander la création d’un couvent à Calais. Cette demande reçoit un accueil très favorable et deux mois après deux religieux de cet ordre viennent s’installer à Calais «  à charge de prescher et d’annoncer la parolle de Dieu, catechiser le  peuple et les petits enfants, de confesser et visiter les malades et généralement faire toute œuvre pieux comme ils font dans les autres villes du royaume ». La ville leur payait une rente annuelle de 500 livres.

( Éphémérides Calaisiennes – L’avenir de Calais )

21 juin 1643

Cérémonie religieuse à Calais pour l’inauguration d’une croix de pierre sur la place vis-à-vis de la rue de la Mer. Cette croix avait été posée « en souvenir d’un naufrage d’où vingt marins de Calais étaient parvenus à s’échapper ». Elle fut détruite vers 1765.

( Journal de Calais )

21 juin 1726

Naissance à Calais de Guillaume Antoine Pigault de L’Epinoy. Il fut maire de Calais, juge voyer, conseiller du roi et président juge de ses droits et aides, seigneurs de la Petite Cappe du Bois-Rabé, membre de l’Académie des sciences d’Amiens et chevalier héréditaire de l’empire et de l’éperon d’or, portant d’azur à la croix ancrée et guivrée d’argent. C’est le père du romancier Pigault-Lebrun et le bisaïeul d’Émile Augier. Il a laissé cinq volumes manuscrits de recherches très précieuses et érudites sur l’histoire du Calaisis. Pigault de L’Epinoy mourut le 27 juillet 1797.

21 juin 1796

Reconduction de M. Michel-Lambert Colbrant dans les fonctions de maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

21 juin 1806

On pose l'aigle impérial sur l'hôtel-de-ville de Calais, alors que le Premier Consul avait été nommé empereur le 18 mai 1804. On n'était pas complet  courtisan à cette époque à Calais.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

21 juin 1831

On reçut à Calais, notification que le choléra-morbus venait d’envahir le littoral de la Baltique et surtout Riga. La commission d’hygiène se réunit pour choisir un endroit convenable pour l’établissement d’un lazaret et d’un mouillage pour les navires et s’entendre avec le commandant du génie pour combler le fossé du Courgain, qui répandait de mauvaises odeurs.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

21 juin 1908

Sarah Bernard, célèbre tragédienne que les Anglais ont surnommée Divine Sarah, arrive avec sa troupe à Calais, rentrant d’une tournée triomphale de trois mois en Belgique, en Écosse, en Irlande et en Angleterre. Le soir même elle donne une représentation au nouveau théâtre à guichets fermés alors que le prix habituel des places a été multiplié par deux ou par trois.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 juin 1910

Les huit derniers corps des sous mariniers du « Pluviôse » sont sortis,  presque un mois après le naufrage ! Dans la soirée, les 27 cercueils escortés par les gendarmes sont transférés du hangar au sucre, réquisitionné en chapelle ardente, vers le grand vestibule de la mairie, place Crèvecœur.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 juin 1953

Inauguration de la remise en état de l’aéroport de Calais-Marck. À cette occasion une grande fête aérienne fut organisée et donna lieu à diverses manifestations : baptême par l’épouse du maire de Calais, Mme Carpentier,  de l’avion « Ville de Calais » ; acrobaties aériennes par la « Patrouille d’Étampes » ; exercices de haute école aérienne par le chef-pilote belge, M. Vancotthen, as de la guerre 14-18 et doyen d’honneur de l’aviation belge.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 juin 1566

Lettres patentes du roi Charles IX mandant au Parlement de Paris de procéder à l'enregistrement de son édit de création à Calais d'une juridiction consulaire : elle comportait trente notables marchands parmi lesquels étaient choisis un juge et deux consuls (1) ; Louis XIV créa en 1666 un tribunal consulaire à Calais ; et l'année 1791 vit la création du tribunal de Commerce.

(1) II  était tout naturel que l'on cherchât à favoriser autant que possible la nouvelle coloni­sation du pays. Pour faire jouir les Calaisiens de tous les avantages dont les plus anciennes villes du royaume se trouvaient dotées, le  roi François II leur avait accordé en 1560 l'exemption des tailles et gabelles.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

22 juin 1880

Le trois-mâts anglais « Still Water », du port de St Jean New Brunswick, capitaine Delap, jaugeant 1 090 tx, armé par un équipage de dix-huit hommes, arrive à Calais de la Nouvelle Orléans avec un chargement de blé. Sa traversée s’est effectuée dans le mauvais temps mais sans événement remarquable. Entré au port avec l’aide des remorqueurs Hercule et Champion, pilote à bord. Il est cependant drossé par le courant contre la jetée Est avec une grande vitesse, car les remorqueurs ne se sont pas trouvés dans l’Ouest du chenal. Les tentatives immédiates de renflouement échouent. Tous les objets lourds se trouvant sur le pont sont portés sur le bâbord et l’allégement de la cargaison commence. Le départ de la malle, par la suite du remous causé, renvoie le navire sur tribord, ce qui contribue à avarier le navire. Les coutures du pont s’ouvrent et le grand mât se brise. Malgré l’allégement effectué, les remorqueurs ne parviennent pas à le renflouer et lui occasionnent de nouvelles avaries. Une grande quantité de blé s’échappe des sacs en cours de déchargement et tombe à la mer. Quantité d’aussières, d’amarres fixées sur la jetée Ouest et virées au cabestan, se rompent avant que l’on parvienne enfin à le renflouer.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

22 juin 1885

À la suite de la réunion des villes de Calais et de Saint-Pierre, les services municipaux de Calais sont installés à l’Hôtel de Ville de Saint-Pierre, place Crèvecœur, là où se trouve à présent le Palais de Justice.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

22 juin 1910

Funérailles imposantes, suivies par des milliers de personnes, des 27 victimes du « Pluviôse », en présence de M. Fallières, président de la République, de M. Briand, Président du Conseil, des ministres de la Marine et de la Guerre, ainsi que de nombreuses délégations étrangères. Le service religieux, à l’église Notre-Dame, fut présidé par l’évêque d’Arras, Mgr Williez, entouré du vicaire général Guillemant et de l’archiprêtre.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier ) 

22 juin 1913

Trois ans, jour pour jour, après les funérailles des victimes du « Pluviôse », un monument représentant un ange venant chercher les victimes du sous-marin est inauguré par le maire de Calais, Charles Morieux, du Préfet et d’un simple délégué du Ministère de la Marine. Sur le socle, en pierre de taille de Marquise, est indiquée la mention « Aux marins du Pluviôse morts, pour la France » avec les noms des vingt-sept victimes. Par la suite, la municipalité calaisienne fera ajouter « L’épave fut ramenée au port le 11 juin 1910 grâce à l’habilité professionnelle du chef pilote Eugène Rivet ».

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

23 juin 1462

Marie d’Anjou, reine d’Angleterre, engage la ville de Calais à Louis XI, moyennant 200 000 livres qu’il lui prête par contrat passé à Chinon.

( Annales de Calais par C. Dumotier )

23 juin 1752

Naissance à Calais de Pierre-Hippolyte  Duval, l'un des plus célèbres marins qu'eut vu naître le Courgain. Cette pléiade de matelots énergiques fut dignement continuée par les Fourmentin, les Souville et d'autres. À 23 ans, il commandait un navire par dispense spéciale.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

23 juin 1877

Le Tribunal de Commerce de la Seine prononce son jugement dans l'affaire intentée par la société du Remorquage de Calais à la maison Claparède, de  St-Denis, constructeur du remorqueur Providence qui ne  remplit  pas toutes  les conditions du cahier des charges. Le tribunal condamne MM. Claparède et Cie à re­prendre la Providence, et à rembourser dans les trois mois la somme de 92 000 francs versée par à-comptes ; plus les intérêts jusqu'au paiement ; 4 000  francs de dommages-intérêts, et à tous dépens.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

23 juin 1883

Mort de Jean François Mussel, âgé de 65 ans, qui fut maire de Calais en 1879.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

23 juin 1923

Décès d’Alfred Delcluze âgé de soixante six ans, à son domicile, 97 rue des Soupirants à Calais. Né à Les Attaques de parents cultivateurs, il s’établit rapidement à Calais et fonde avec Émile Salembier, le Parti ouvrier. En raison de ses opinions politiques et syndicales, il ne peut trouver du travail et ouvre un café rue du Four-à-Chaux. Ses activités et ses écrits dans son journal « Le réveil ouvrier » l’amèneront en 1888 à être condamné à sept mois de prison, peine qu’il purgea à la prison de Boulogne ; il est défendu par un jeune avocat,  Alexandre Millerand, qui deviendra par la suite le 24 septembre 1920, le 12eme Président de la Troisième République. Conseiller municipal dès 1888 et conseiller général en 1890, il n’a de cesse de défendre la classe ouvrière. Les élections du 3 mai 1896 remportées par les socialistes devaient lui donner le fauteuil majoral mais, par des manœuvres politiciennes, Émile Salembier sera élu à sa place. À partir de ce jour, l’union sacrée des deux socialistes vole en éclats. Deux ans plus tard, à l’occasion de la démission de son rival, Alfred Delcluze est élu maire de Calais, le 14 novembre 1888. C’est sous son majorat qu’est votée la subvention pour la création de la première bourse du travail installée dans un local annexe de l’Hippodrome, rue de la Pomme d’Or. Le suffrage du 13 mai 1900 sera fatal au renouvellement de son mandat, Delcluze et Salembier n’ayant pu trouver un terrain d’entente, malgré les interventions d’Aristide Briand et de Jean Jaurès. En 1909, Alfred Delcluze sera élu député, siège qu’il devra laisser en 1914 à….. Émile Salembier ! Pour éviter d’être inhumé dans la fosse commune réservée aux indigents, la municipalité, dans son conseil du 08 février 1924, prend en charge l’édification d’un caveau sur lequel le parti socialiste inaugura le 12 juillet 1925 un monument. Le 25 septembre 1923, le Conseil Municipal donna le nom de rue Alfred Delcluze à la petite rue Miraumont, mais deux mois plus tard, le 30 novembre 1923, il annulait sa décision et reportait le nom d’Alfred Delcluze sur la rue des Pierrettes, rue plus importante. C’était aussi le vœu d’une pétition signée par 51 habitants de la rue des Pierrettes, principalement des commerçants.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

23 juin 1971

Au départ du vol de onze heures de l’hovercraft de Calais vers Ramsgate, une Allemande, venue de Dortmund et se rendant à Dublin, eut la surprise de découvrir sa voiture couverte de fleurs. Elle était la millionième passagère de la compagnie Hoverlloyd. Cette compagnie s’était installée le 02 avril 1969. L’exploitation de la ligne Calais-Douvres cessa le 01 octobre 2000.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

24 juin 1744

24 juin 1744 — Louis XV vient à Calais et y couche une nuit.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

24 juin 1790

Des assemblées se tinrent aux Minimes et aux Capucins pour procéder à la nomination de 48 électeurs dans le corps de la Garde Nationale chargés de désigner ses représentants pour se rendre à Paris le 14 juillet.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

24 juin 1818

Établissement de l’Octroi à St-Pierre. Il a été remanié plusieurs fois, notamment en 1875 et en décembre 1880. En 1875, l’Octroi produisait une somme de 292 000 francs. Actuellement ( 1884 ), il dépasse un million. Les frais de perception sont d’environ 30 000 francs. Chose toujours incroyable et injuste, le vin ordinaire paie autant d’entrée que le Chambertin ou le Château Margaux.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

24 juin 1834

M. Jacques Leveux, maire, pose la première pierre du Quai dit Des Norvégiens(1)

(1) C'était le commencement de la mise à exécu­tion des projets de M. Néhou. Présentés dès 1829, ce ne fut qu'en 1834, que les ministres de l'intérieur et de la guerre l'approuvèrent en principe. Ces pro­jets consistaient en :

Une écluse à sas (celle qu’elle remplace datait de 1758) près de la citadelle (com­mencée en 1835, finie en 1836)

Un bassin à flot dit « d'Orléans » (commencé en 1838, fini en 1842.)

Une écluse de chasse (commencée en 1839, inau­gurée en 1843)

Un prolongement des jetées ( commencé en 1839, terminé en I842.)

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

24 juin 1840

Une portion du territoire de Sangatte est distraite de cette commune et attribuée à Calais ; c’est celle où sont établis les bains de mer. Le Risban, en effet, autrefois dépendait de Sangatte.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

24 juin 1894

Ouverture du nouveau casino de M. Bresson. La première annexe et le pavillon central terminés accueillirent le salon de lecture ainsi qu’une exposition de peinture. Le même jour commencèrent les services du tramway-voitures conduisant à la plage, le jeu des Petits-Chevaux et les divers services relatifs aux bains de mer. Au cours de l’année, le concessionnaire du casino inaugura les bains populaires pour la classe ouvrière au prix de quatre sous  la cabine pour deux personnes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

24 juin 1962

Inauguration au Courgain maritime du buste de Léon Vincent, le « Roi du Courgain », qui fut le premier député-maire de la ville de Calais. Personnage haut en couleur, il fut maire de Calais de 1925 à 1934. La stèle du sculpteur, L.G Buisseret,  installée sur la place du Petit Carré et rebaptisée par la suite place Léon Vincent, se situe à l’angle du boulevard des Alliés et du quai Auguste Delpierre.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

24 juin 1966

Passage du 53ème tour cycliste de France venant de Dunkerque en direction de Dieppe passant par les boulevards Lafayette et Gambetta. Ce fut Darrigade qui passa en tête d’un peloton qui comprenait Anquetil, Poulidor, Van Looy.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

24 juin 1966

Inauguration par M. Bord, Secrétaire d’État à l’Intérieur, de la « Maison du Tourisme » du syndicat d’initiative, boulevard Clemenceau.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

25 juin 1685

Le Conseil d'État rend un arrêt  déchargeant de tous droits les maisons élevées sur l'emplacement du jardin qui entourait jadis l'hôtel du duc de Guise. Cela dura jusqu'en 1751. En 1793, un arrêt du Conseil municipal en désigne la cour pour y établir un franc-marché le mercredi. — La première construction  de cet ancien hôtel date de 1389 (1).

(1) L'hôtel dit « de Guise » avait été construit par permission spéciale pour y faire un entrepôt de laine et de marchandises. À l'époque de l'occupa­tion anglaise, le commerce y était devenu très florissant, et il avait été accordé à la ville de Calais les franchises les plus larges pour y favoriser le commerce, à la condition qu'elle fût la seule ville où les laines du royaume fussent trans­portées. Il fut même enjoint à tous capitaines de navires anglais de ne pas débarquer dans un port de France et de toujours descendre uniquement au port de Calais. Dans ce palais, appelé Staple Hall, étaient établis un hôtel de monnaie, le siège de la justice et en général les principaux services dé­pendant de la couronne d'Angleterre. Il comportait des appartements très vastes et luxueux où logèrent souvent les rois d'Angleterre. Lors de la reprise de Calais en 1558, le roi de France Henri II donna le Staple Hall au duc de Guise en reconnaissance de ses hauts faits. C'est en 1577 que la ville de Calais en fit l'acquisition pour en 1583, en vendre quelques portions à des entrepreneurs ou des particuliers. ( Histoire de Calais, d'Ern. I.ejeune. )

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

25 juin 1791

Les trois clubs maçonniques calaisiens (la Chambre d’Or, le Cercle Social, le Club Patriotique) fusionnent pour former la Société des Amis de la Constitution et adoptent comme lieu de réunion l’église des Capucins, alors désaffectée. Monsieur de Tourville, lieutenant-colonel du 18ème Régiment Royal Auvergne, fut élu président. Cette nouvelle loge prendra par la suite le nom de Société des Amis de la Liberté et de l’Égalité, puis celui de  Société Populaire.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier - Calais pendant la Révolution par Albert. Vion )

25 juin 1795

À la suite de l’intérim assuré par M. Michel Colbrant, M. Antoine-François Lengaigne assure à son tour l’intérim du poste de maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

25 juin 1797

(7 Messidor An 5) L’Américain Robert Fulton débarque à Calais. Il a alors trente et un ans, et n’est pas encore connu. Vivant à Londres depuis plus de dix ans, il a décidé de tenter sa chance à Paris et d’y proposer son brevet de plan incliné pour canal (qui anticipe celui de l’ascenseur à bateau). Présentant un passeport sans visa, Fulton se trouve bloqué par les services de police et, en attendant le retour des instructions venues de Paris, il loge chez l’aubergiste François Grandsire (rue Neuve). Immobilisé à Calais pendant plusieurs semaines, il tue le temps en étudiant les besoins régionaux en matière de navigation. Il dresse un plan du marais de Guînes, et d’un canal reliant Calais à Ambleteuse, via Guînes. Ayant reçu son visa, il prendra la route de Paris. Robert Fulton mourra en 1815 à New York, devenu mondialement célèbre après y avoir fait naviguer le premier bateau à vapeur réellement opérationnel de l’Histoire.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

25 juin 1805

Le navire anglais « Atalante », chargé de troupes de débarquement et destiné à l’expédition du Hanovre, est accueilli par une violente tempête à son entrée en Manche. Il s’échoue dans les brisants à l’Est du fort de Calais. Il est forcé d’amener son pavillon à cause de la canonnade qu’il provoque. Son capitaine fait envoyer quatre hommes à terre mais leur chaloupe chavire. Les quatre hommes sont sauvés par Louis Marie Dufoy, limonadier à Calais qui, avec son cheval, s’avance dans les déferlantes.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

 

25 juin 1817

Le sieur Le Metheyer, directeur du spectacle de Calais, ayant renvoyé les musiciens habitués depuis nombre d’années à tenir l’orchestre, il en résulte un grand tumulte et tapage à la représentation ; il n’y avait que trois musiciens à l’orchestre. Ce directeur oublie trop que son spectacle est lyrique ! ! !. Il repousse sans égards les réclamations du public, et ne tient pas compte  des représentations du commissaire de police. Cela amènera quelque scène grave. Aussi le maire de Calais met-il le directeur en demeure de rétablir l’orchestre, faute de quoi, son spectacle sera fermé sur le champ.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

25 juin 1831

En ce jour embarque l’ex-empereur Pedro 1er, qui vient d’effectuer dans nos murs, où il était descendu à l’hôtel Rignolle, un séjour de quarante huit heures. Contraint de quitter le Portugal lors de l’invasion napoléonienne, la famille de Bragance s’était réfugiée à Rio de Janeiro. Au retour du roi à Lisbonne, son fils Pedro était demeuré sur place avec le titre de Régent. Cependant, en 1822, il avait proclamé l’indépendance du Brésil, lui-même ceignant la couronne impériale. Au début de cette année 1831, dom Pedro 1er avait été contraint d’abdiquer et de quitter le Brésil. Débarqué à Cherbourg, il passe par chez nous pour se rendre en Angleterre. À Calais, il reçoit la visite du consul britannique, M. Marshall, et du consul du Brésil, M. Grandsire.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

25 juin 1852

La ligne télégraphique électrique étant installée entre Boulogne et Calais, on démonte l’appareil aérien qui fonctionnait à la tour du guet, lequel avait été organisé en 1816 par le célèbre Chappe.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

25 juin 1856

Passage à Calais de S. A. le prince régent du grand-duché de Bade. Les autorités civiles et militaires avaient pris des mesures convenables pour le recevoir : le préfet, M. de Tanluy, le sous-préfet, M. Mendie de Loisne, le colonel de Ferques, commandant de place, le général de division Lauër, le baron de Lespinasse, aide-de-camp de l'Empereur, M. Mayer, maire, ses adjoints et une foule d'autorités grandes et petites, étaient à la gare pour le rece­voir à sa descente du Vivid. Le baron de Schweiser, ministre plénipotentiaire de Bade à Paris, se pressant trop près du bord du quai (il était une heure du matin) tomba à l'eau et fut sauvé par le douanier Tronchon. Appelé le len­demain par le Grand-Duc, il ne voulut recevoir aucune récompense pécuniaire, mais le prince lui remit la médaille Badoise du Mérite, et quinze jours après M. de Schweiser lui envoya une montre et chaîne en or.

À la suite du passage du prince de Bade, la plupart des personnages qui le reçurent à son arrivée à Calais furent bombardés qui officier, qui chevalier de ses ordres.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

25 juin 1916

Démolition de l’église St-Pierre et St-Paul, au Courgain maritime. L’église datait du 11 avril 1867. Lors du deuxième conflit mondial, l’édifice religieux fut durement touché et devant l’ampleur des travaux à entreprendre, il fut décidé d’en construire une nouvelle.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

25 juin 1953

Aristide Briand, Président du Conseil et ministre des Affaires Étrangères, en visite d’inspection des camps militaires se rendit, après celui d’Audruicq, à la base britannique de Calais et se fit présenter les infrastructures militaires.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

26 juin 1347

Profitant de l’éloignement de la flotte anglaise, dominant la chasse aux navires français, deux bâtiments sortent de la rade de Calais, mais sont  peu après pris en chasse par le capitaine anglais William Hoke. L’un d’eux parvient à revenir à Calais. Le second vient à la côte, où les dix sept hommes d’équipage et le commandant Génois sont faits prisonniers. Mais au moment d’être pris, le capitaine jette à la mer une lettre attachée à une hache. Cette lettre adressée au roi de France par Jean de Vienne est retrouvée le lendemain à marée basse et portée au roi Édouard III d’Angleterre qui se rend compte que la famine est à son comble dans la ville.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

26 juin 1756

Le capitaine Dubois, de Calais, commandant le corsaire Le Prince de Croÿ, ramène au port deux navires ennemis, chargés d’une grande quantité de marchandises, parmi lesquelles se trouvaient beaucoup d’objets en porcelaine commune et pour plus de 30 000 livres de bois d’acajou.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

26 juin 1816

Voici probablement trace de la première baraque en bois comme on en voyait tant sur nos quais, et qui servaient à nos commis courtiers :

« Les délégués du commerce de la ville de Calais annoncent au public qu'ils procéderont, samedi prochain. 29 juin, à midi précis dans la grande salle de l'hôtel-de-ville, à l'adjudication au rabais, pour la construction d'une baraque en bois de sapin, sur un train à quatre roues, qui sera placée sur les quais du port, près des navires en déchargement.

Les conditions de cette adjudication sont déposées au secrétariat de la mairie, où les ama­teurs peuvent en prendre connaissance.

Fait à Calais,  le 26 juin 1816.

Signé : Félix Mouron, Antoine Benard, Louis Michaud, Philippe Devot, Philippe Isaac l’aîné » ( 1).

(1) On ne se lançait pas, à cette époque, dans de grandes dépenses, car ce placard ne fut tiré qu'à 20 exemplaires par M. D. Le Roy.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

26 juin 1852

Louis Devot, avocat, fait un rapport très remarquable sur les Écoles de Calais. Il y avait alors l’école primaire supérieure tenue par M. Henocq, l’école des frères pour les garçons, l’école des dames Bénédictines pour les filles et une salle d’asile. En y comprenant l’école de dessin, le tout occasionnait à la Ville une dépense d’environ treize mille francs. L’Octroi de Calais rapportait alors 113 000 francs. Il y avait en outre, à l’hospice, deux classes pour enfants des deux sexes.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

26 juin 1858

M Champailler, dont une rue de la ville porte encore le nom, invite les amateurs à venir voir ses plantations de mûriers, au Beau-Marais. Il avait fait éclore cinq onces de graines de vers à soie. L’industrie séricicole pourrait s’implanter assurait-il, à Calais. L’initiative ne fut cependant jamais reprise.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

26 juin 1926

Inauguration du monument aux morts perpétuant le souvenir des Calaisiens morts ou disparus au cours de la première Guerre mondiale. Sur les 48 projets, c’est celui de l’architecte Parenty et du sculpteur Moreau-Vauthier qui fut retenu par 14 voix sur les 20 votants. Le monument qui se trouvait place Foch, à la place du monument des 6 bourgeois déménagé place d’Armes, n’eut jamais les faveurs des Calaisiens. L’immense sculpture toute blanche, haute de près de six mètres, symbolisait l’heure du jugement dernier. On y voyait les morts sortir de leur tombeau sous la protection de l’ange de la douleur.  Il ne souffrit que peu du conflit de la seconde guerre, ce qui n’empêcha pas les autorités de prendre la décision de le démolir en février 1950 et de le remplacer par une nouvelle stèle …. 12 ans plus tard.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

27 juin 1580

Arrêté  concernant les inhumations dans l'église Notre-Dame de Calais « II est ordonné  que dorénavant nul ne pourra estre inhumé et enterré en  la dite église, s'y ce n’est à la charge de paier  pour les grands  corps cinq escus, et pour les petits au-dessous de l'agede quatre ans, deux escus et demy, avec deffense au  marguillier de ne permettre faire fosses en ladiste église qu'il n'ait auparavant resçu l'argent (l) ( Plumitif, Archives de Calais ).

(1)  Depuis cette date  nous ne voyons plus citées comme inhumées dans l'église que  des notabilités, telles que les gouverneurs, les officiers du roi, etc.

Une déclaration royale de I776 eut plus d'effet et interdit complètement les inhumations dans les églises.

On voit encore aujourd'hui plusieurs pierres tombales dans l'église, elles ont servi au dallage ou à faire les marches des autels. Il y en a aussi d'autres insérées sur les murs, celles-là ont été moins maltraitées et on peut les déchiffrer avec un peu de patience.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

27 juin 1657

Arrivée à St-Omer de « deux envoyés du prince de Condé chargé de disposer les choses de guerre à fin d’essayer de surprendre la ville de Calais ……. ayant ouï et vue qu’il y avoit grande possibilité, ils écrivirent au prince, qui arriva quelques jours après, en compagnie de don Juan d’Autriche et du duc d’Yorck, lequel logea au château d’Arques. Leur suite était fort riche en beaux cavaliers et seigneurs. Leur coup de main n’eut point lieu, et ils partirent sans avoir rien tenté, car il leur avait été rapporté que la garnison et les bourgeois de Calais les tiendroient en pieds par force et avoient beaucoup de canons et engins sur les remparts ».

( Journal de Calais )

27 juin 1791

Messe solennelle chantée dans l’église Notre-Dame de Calais pour la réunion des trois clubs de Calais en un seul. À l’issue de cette cérémonie religieuse, les officiers du 18e régiment, ayant à leur tête M. de Tourville, lieutenant colonel, prêtent le serment civique au club des amis de la constitution assemblée dans l’église des capucins.

( Ephémérides du Calaisis. Le Patriote )

27 juin 1814

La paix est faite. Tous les jours, il passe des têtes couronnées par Calais : le roi de Prusse, l'Empereur de Russie, la Grande-Duchesse d'Oldenbourg.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

27 juin 1854

Le conseil municipal de Calais vote l’acquisition des terrains du Front-Sud. On avait pensé à y creuser un port ou bassin de batellerie. Le prix d’acquisition  est fixé à 112 000 francs.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

27 juin 1903

Mise en service sur la ligne Calais-Douvres du premier navire à turbine et à hélice, le  « Queen ». Long de 94 mètres 50, large de 12 mètres 20, il était capable de transporter 1 200 passagers à une vitesse de 21 nœuds ¾, soit une traversée en une heure seulement. La suppression des roues des navires à aubes et le gain de place permit l’installation des cuisines et des cabines de l’équipage à l’arrière du bateau, ce qui évitait aux passagers d’être incommodés par les fumées des machines et les odeurs de cuisine. Par la suite, d’autres bateaux du même type furent mis en service, l’« l’Invicta » et l’ « Onward » en 1905, l’ « Empress » et le « Victoira » en 1907 et le « Rivièra » en 1911. Les navires à roues à aubes disparurent presque complètement à l’exception du « Nord » et du « Pas-de-Calais » construit en 1898 et qui naviguèrent encore jusqu’en 1923.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

27 juin 1913

Le Président de la République, M. Poincaré, de retour d’Angleterre, passe par Calais. Il est reçu à la gare maritime par les autorités qui l’accompagnent au monument du Pluviôse, où il dépose une couronne.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

27 juin 1930

Le bateau de pêche « Jupiter », n°901, de Gravelines, monté par 5 hommes d’équipage, patron Charles Fournier, pêchant la taupe de mer au large de Calais, heurte une épave au Cap Blanc-Nez et s’occasionne une brèche importante. L’équipage lance des signaux de détresse qui sont aperçus par le bateau de pêche calaisien « Sainte-Thérèse », patron Charles Berthe. Alors que le bateau coule, l’équipage est recueilli et conduit à Calais sain et sauf.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

27 juin 1951

Inauguration de la première passerelle de débarquement des voitures au port de Calais. Cette passerelle pouvait être soulevée ou abaissée suivant le niveau de la marée et permettait de décharger directement les véhicules au lieu d’utiliser les grues. C’est au capitaine Townsend, qui avait deviné l’essor à venir du trafic transmanche, que l’on doit cette initiative qui allait permettre à Calais de devenir le premier port de voyageurs.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

27 juin 1954

Inauguration de la deuxième statue de Jacquard devant le théâtre sous le majorat d’Antoine Parmentier. La première réalisée avec l’aide d’une  souscription publique en 1901 et réalisée en 1910, fut détruite pendant la seconde Guerre mondiale.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

28 juin 1761

Deux navires sortis de Boulogne sont attaqués par les Anglais devant le port.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

28 juin 1764

Naissance à Calais de François Nicolas Benoît. Il commença tout jeune à naviguer, devint maître au cabotage et à la fin se rendit célèbre par son intrépidité dans le commandement des principaux corsaires de Calais ; le Flibustier, le Rusé, les Deux Frères. Benoît est mort à Calais le 23 février 1844.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

28 juin 1814

Le roi Frédéric Guillaume III de Prusse débarque d’Angleterre. 

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

28 juin 1849

Inauguration de la gare terminus, qui remplaça celle de 1848 située près du pont Jourdan sur les Pierrettes, en face du petit Paradis, sur le coté Est du bassin d’Orléans.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier ) 

28 juin 1861

Le brick français « Saint-Joseph » du port de Saint-Malo, jaugeant 134 tx, capitaine Riboulet avec huit hommes d’équipage, arrivant du grand Bassam (Afrique) avec un chargement d’huile de palme, rate l’entrée du port de Calais à cause du brouillard régnant et s’échoue sur la plage à l’Ouest. L’équipage est sain et sauf et le voilier peut être renfloué.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

28 juin 1873

Démission de M. Auguste Lecouffe, maire de Saint-Pierre-les-Calais. M. Victor Crespin assure l’intérim du poste de maire.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

28 juin 1930

Parti la veille du Havre, le nouveau canot de sauvetage « Maréchal Foch », sous les ordres du patron Maurice Delannoy, arriva au port de Calais en fin de matinée. Ses dimensions étaient de 13 mètres de long, 3.45 mètres de large ; le canot de type insubmersible, équipé pour la première fois d’un poste T.S.F, avait une autonomie de 18 heures. Ses deux moteurs de 30-35 cv lui permettaient d’atteindre la vitesse de 8 nœuds.  La station de Calais, à cette époque, était la mieux équipée de France.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

28 juin 1958

Entre Dunkerque et Eu, le Tour de France passe à 13 h par Calais devant plusieurs dizaines de  milliers de spectateurs. Les Ets. Brampton ont installé un contrôle volant face à l’entrée de l’usine, où une prime de 50 000 anciens francs est attribuée au premier passant la ligne et 25 000 anciens francs au second. À 11 h 20 le personnel de l’usine est autorisé à sortir et à prendre place sur le boulevard Lafayette, où l’on lui remet une circulaire donnant les noms de tous les coureurs qui utilisent les chaînes Brampton sur leur bicyclette ! !

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

28 juin 1960

Le Tour de France passe par Calais. Au cours de la troisième étape, reliant Dunkerque à Dieppe, les coureurs passent  par les boulevards à midi devant plus de 30 000 spectateurs. L’étape calaisienne est remportée par l’Anglais Simpson.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

29 juin 1794

Premier numéro du journal Le Courrier de Calais qui succéda aux Délassements de l’homme public. Ce journal cessa de paraître le 19 avril 1795, à son 295e numéro. Il fut remplacé par les affiches, annonces et avis divers du district de Calais.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

29 juin 1798

Le fort Risban (1) est détruit en partie par l'explosion d'une poudrière. Il était sept heures du matin, et l'on croit que cet accident est dû à l'imprudence du gardien. À cette époque, il  habitait seul en cet endroit, la garnison ayant été retirée (2), car la plupart des troupes valides étaient échelonnées sur la frontière, de Dunkerque, à Vintimille. Le gardien sauta avec les bâtiments.

(1) Le Fort Risban consistait d'abord en une seule tour dont on a parfois dit qu'elle remontait au temps de Caligula. C'est de la pure fantasmagorie car, d'après Lefebvre, elle ne doit avoir été construite que vers 1405. Elle était assez élevée et portait du canon à plusieurs étages. En 1586 le gouverneur fit abattre la partie supérieure du Risban, parce qu'elle dominait trop la Ville. Il est probable que cette tour avait la hauteur ou à peu près de l'ancien phare dit : la Tour du Guet.

(2) Il y avait pourtant une garde au Fort Risban car c'était là qu'on mettait les prisonniers.

( Ephémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

29 juin 1814

Aujourd’hui, de retour de Londres, débarquent le tzar Alexandre de Russie et Louis-Philippe, duc d’Orléans. Au même moment (au plus tard le 3 juillet), fuyant ses créanciers londoniens, lady Hamilton, quittant définitivement l’Angleterre, descend à l’hôtel Dessin, accompagnée d’Horatia (la fille de Nelson). Elle décèdera à Calais six mois plus tard.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

29 juin 1840

Adjudication à Oscar Dupont, entrepreneur  de  peinture  à Calais, du numérotage des maisons et écriteaux des rues (1)

(1) Nous n'avons pu  trouver quand on a com­mencé à numéroter les maisons à Calais :  mais nous lisons dans une livraison  récente du  Musée des Familles que le  numérotage des maisons à Paris fut fait pour la première fois vers 1580.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

29 juin 1911

Des centaines d’automobilistes et de fiacres, des tramways et même un train spécial gare-centrale-Beau-Marais drainent plus de dix mille personnes vers le terrain d’aviation pour accueillir l’arrivée calaisienne du Circuit Européen d’Aviation. Pour la circonstance, la ville a fait construire dix hangars pour permettre des réparations et les mises au point avant l’envol pour Londres. Parti de Roubaix à 13 h, le premier avion pose ses roues sur le sol à 14 h 16. C’est celui de Jules Védrines suivi de ceux de Vidart, Beaumont, Kimmeling, Gilbert, Roland Garros. Encore le premier à Londres, Védrines est aussi premier au retour à Calais. Au classement final, Beaumont prend la première place devant Rolland Garros. Le Circuit Européen ne sera pas sans lendemain, sous l’impulsion d’un passionné, Henry Sainsard, une souscription est lancée pour la création d’un aérodrome municipal près du moulin Clipet. Cette réalisation sera inaugurée le 06 juillet 1913. Durant la première Guerre mondiale, les Anglais allongèrent la piste.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

29 juin 1952

Mr Garet, ministre du travail, vient à Calais pour clôturer les travaux du  Congrès National des Médaillés du Travail. Accompagné du préfet du Pas-de-Calais, il est accueilli à 10 heures 20 par le sous-préfet et le maire de Calais, M. Parmentier, accompagné des membres du Comité Central des Médaillés du Travail. Après les discours officiels au Théâtre Municipal et la remise de décorations, M. Garet se rendit vers 11 heures 30, rue du Monseigneur Piedfort pour l’inauguration des nouveaux locaux des Caisses d’Allocations Familiales et de Sécurité Sociale. À 13 heures le cortège officiel se dirigeait vers l’hôtel de ville où l’administration municipale avait organisé une réception en son honneur. Souhaitant la bienvenue à M. Garet, le premier magistrat attira l’attention du Ministre sur les difficultés que rencontrait l’industrie du textile dans notre ville.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

29 juin 1972

Inauguration à Ramsgate du troisième hovercraft de la compagnie Hoverlloyd par l’épouse de Sir Christopher Cockerell, inventeur de l’hovercraft et fondateur de la « British Hovercraft Industry ». Ce troisième hovercraft, le « Sir Christopher », frère du « Swift » et du « Sure » de type SRN-4 possède les mêmes caractéristiques que les deux précédents. Il mesure 45 mètres de long, un peu plus de 25 mètres de large et pèse 185 tonnes. Sa capacité est de 254 passagers et de 20 voitures. Coté motorisation, il est propulsé par quatre moteurs Rolls Royce proteus d’une puissance de 3 400 chevaux.    

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

30 juin 1633

Mort de Claude Monet, qui fut quatre fois maire de Calais. Il fut receveur général des domaines et finances de Calais.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

30 juin 1660

Première indication religieuse dans les formules des actes d’état civil à St-Pierre. Il s’agit d’un grand garçon qui à la suite d’une mission se convertit au catholicisme. On le baptisa en grande cérémonie ; sa marraine était la femme du gouverneur de Calais.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

30 juin 1862

Le Conseil municipal de St-Pierre décide la création d'une bibliothèque publique et d'une bibliothèque scolaire (1). C'est cequi a donné lieu à l'organisation de la Biblio­thèque Populaire, autorisée par arrêté préfec­toral du 31 décembre, et ouverte pour la première fois le 5 janvier 1879. Grâce au dévouement, aux démarches et aux sacrifices des membres du Comité, les rayons de la Bibliothèque Populaire se garnissent tous les jours. Son président en 1886 était M. Van Grutten, son secrétaire, M. Merchier et son bibliothécaire, M. Reboul.— Son premier bibliothécaire fut M. Prévost. — Primitivement installée Place Crèvecœur, au-dessus de l'école primaire supérieure, elle était amé­nagée dans les locaux de l'ancien théâtre, rue Lafayette.

(1) Il vote un crédit de 2 639 fr 07 pour la cons­truction d'un corps de bibliothèque et il décide qu'un crédit pour achat d'ouvrages serait voté ulté­rieurement (Compte administratif pour l'exercice 1880).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

30 juin 1871

Transfert du cimetière de Calais, qui se trouvait paradoxalement  à Saint-Pierre-les Calais, dans un périmètre des voies actuelles : boulevard Gambetta, boulevard Pasteur, rue Caillette. Les derniers monuments funéraires furent retirés en 1880. L’enlèvement des corps ne fut pas fait consciencieusement et lorsqu’on entreprit en 1903, la construction du Théâtre, des ossements furent retrouvés.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

30 juin 1918

Le sous-secrétaire d’État à la Guerre, accompagné du Préfet du Pas-de-Calais, vient à Calais à 17 heures  pour constater personnellement les moyens de défense de la ville et les conditions de son approvisionnement en denrées.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — )  

30 juin 1979

À l’initiative des Amis du Vieux Calais, du Syndicat d’Initiative de Calais, de la Chambre de Commerce et de l’Association France-Grande Bretagne, une stèle commémorant la première traversée de la Manche par le capitaine Webb, le 25 août 1875, est inaugurée devant la plage.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

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