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Gentille Annette de Boëldieu

La musique que vous entendez, jouée depuis 1821 sur les toits de Calais, est l'air de 'Gentille Annette' de Boëldieu, interprété par Michel Hippolyte.

blason calais rappelARMOIRIES DE LA VILLE DE CALAIS De gueules à l’écusson d'azur chargé d’une fleur de lis d’or soutenue d’un croissant d’argent, l’écusson sommé d’une couronne fermée de France d’or, accosté de deux croix de Lorraine d’argent et accompagné en pointe d’un besant d’argent chargé de la croix de Jérusalem d’or. Le blason de Calais fut accordé par le roi Henri II en 1558. La croix de Jérusalem et le croissant évoquent le passage, dans cette ville, des croisés français et anglais. La fleur de lys et la couronne marquent la satisfaction du roi de France de recouvrer Calais après plus de deux siècles d'occupation anglaise. Les croix de Lorraine font référence au libérateur de la ville, le duc de Lorraine, François de Guise. Elles furent confirmées par lettres patentes de Louis XVIII, le 19 avril 1817. Sur les armoiries, figurent de gauche à droite : la croix de guerre 1914-1918 (25 août 1919), la Légion d'honneur (12 juillet 1947) et la croix de guerre 1939-1945 (08 mai 1949).drapeau calais rappel2LE DRAPEAU DE CALAIS Calais est l'une des seules cinq villes de France à être autorisée à avoir son propre drapeau, sur ordonnance royale, avec Dunkerque, Boulogne sur Mer, Le Havre et Saint Malo. Le drapeau calaisien, constitué d’une croix scandinave blanche sur fond bleu d’azur, est celui qui flotta sur l'ancien beffroi, à la tête des milices bourgeoises et aux mats des vaisseaux corsaires de la Ville. Après une longue période d’absence, en 2017 le drapeau de Calais flotte de nouveau sur les toits de la ville, au sommet de la tour du Guet.

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L'Hôtel de Ville

Cet élégant bâtiment est aujourd’hui emblématique de la ville de Calais. Il est pourtant récent, la première pierre ayant été posée juste avant la première Guerre mondiale et l’inauguration faite en 1925. Son emplacement est symbolique, à égale distance des anciens hôtels de ville de Calais et de Saint-Pierre, et il constitue le trait d’union entre les deux anciennes cités voisines qui venaient de fusionner. L’architecte Debrouwer, qui fera ensuite l’hôtel de ville du Touquet, l’a conçu en style Renaissance flamande. Il présente une décoration soignée, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Le beffroi est classé. C’est ici que le capitaine de Gaulle a épousé la Calaisienne Yvonne Vendroux. Dressé sur une place dégagée qui le rend bien visible sous tous les angles, donnant sur un ensemble de jardins fleuris et sur le parc St-Pierre, précédé de la statue des Six Bourgeois de Rodin, il est l’un des monuments les plus photographiés de Calais.
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Ephémérides Mensuelles

Pas de Calais - France

Calais trouve son origine dans le comblement du golfe de l’Aa et la configuration actuelle du littoral après l’an 1000. La mer s'éloignant de plus en plus des anciens ports – Bourbourg, Bergues, Furnes –il fallut en ouvrir de nouveaux au XIIème Siècle. Dans l’Histoire de Calais, on distingue trois périodes : avant et après les Anglais, et la période anglaise (1347-1558). Les hasards de l’Histoire firent que Calais était aux rois d’Angleterre quand Boulogne et Ardres étaient aux rois de France, et Saint-Omer et Dunkerque aux comtes de Flandre et ducs de Bourgogne. Si Calais a, depuis l’origine, constitué une voie d’échanges privilégiée avec l’Angleterre et reste, depuis les années 1850, le premier port de voyageurs de France, sa fortune industrielle résulte de l’installation de tullistes anglais juste après Waterloo qui lui permirent de devenir, pour un siècle, le premier centre dentellier du monde. Il reste de ces époques divers témoignages, dont les plus emblématiques sont évoqués ci-contre.

Reproduction interdite sans l'autorisation formellement écrite des 'Amis du Vieux Calais'.
MISE A JOUR 2019 DES EPHEMERIDES CALAISIENNES

Les nouvelles dates sont en 'Fond Rougeâtre'.

L'orthographe ancienne est toujours respectée et reproduite fidèlement.

Reproduction interdite sans l'autorisation des 'Amis du Vieux Calais'.

Compilation et transcription par Gilles Peltier.

1er mai 1757

Le corsaire de Calais La Philippine rentre avec 18 000 livres de rançon. Il y avait en ce moment-là vingt navires armés à Calais pour la course, et beaucoup de grosses fortunes de cette ville proviennent de ce genre d’entreprises. On était quelquefois pris, mais on faisait aussi parfois des coups magnifiques. Le corsaire La Sorcière rentra au port le 15 janvier avec une prise qui valait 150 000 livres.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

1er mai 1810

Le mois de mai voit com­mencer le pavage des rues de la ville de Calais. Les pavés de la rue de la Comédie (aujourd’hui rue Leveux) datent bien sûr de là, car il y a dans cette rue des fondrières et des cryptes très curieuses à visiter, mais désastreuses pour les souliers et les cors aux pieds.

( Ephémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

1er mai 1836

Vers 22 h 30, le brick russe « Evangelista », capitaine Caroso, jaugeant 226 tx avec un équipage de dix hommes et un passager belge, parti la veille de Flessingue, s’échoue à la côte du Waldan à l’Est de Calais. Le navire était destiné à Smyrne et Constantinople. Il était chargé de drap et d’armes pour le grand Turc. L’équipage et son passager sont sains et saufs tandis que l’on se préoccupe de sauver la cargaison.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

1er mai 1878

Ouverture de l’Exposition universelle à Paris. On illumine patriotiquement à St-Pierre.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

1er mai 1879

Le steamer allemand « Kronprinz », du port de Hambourg, capitaine Zumfeld, jaugeant 846.84 tx, armé par dix-sept hommes d’équipage, arrivant de Riga avec un chargement d’avoine, s’échoue de l’avant sur un mur de maçonnerie formant dos de baleine à l’entrée du bassin à flot de Calais. La ligne de flottaison est deux pieds au-dessus du niveau de l’eau. Pour le renflouer, deux amarres sont portées sur l’arrière et l’assistance d’un remorqueur est requise mais l’opération est vaine avec la marée descendante. Les deux câbles sont complètement ragués, la tête du treuil à vapeur est brisée. Alors des ouvriers sont employés à décharger la cale avant et la cale du milieu afin d’alléger au maximum la partie reposant sur la maçonnerie. Durant la nuit à la faveur de la marée haute, le remorqueur parvient à le renflouer et à le rentrer au bassin à flot.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

1er mai 1894

Installation des horloges-kiosques-réclames au coin des rues Lafayette et d’Orléans, de la rue Lafayette et du boulevard Jacquard et devant la porte d’entrée de l’hôtel des postes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier

1er mai 1900

Envol depuis la plaine Brochot, qui abritait auparavant le cimetière de Calais, du ballon « Météore » avec à son bord l’aéronaute Tiberghen accompagné de plusieurs passagers. À cette époque, ce genre de manifestation était fort prisé avant d être remplacé par les meeting aériens pourla maîtrise de l’air.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier

1er mai 1904

Réélection de M. Basset au poste de maire de Calais, sur une liste de modérés. Mrs Pierre Noyon, Duquenoy-Martel, et Lateux sont nommés adjoints.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er mai 1947

Le recensement de la population calaisienne donne le chiffre de 53 608 habitants.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er mai 1966

Depuis le ler mai 1890, les Calaisiens célébraient la fête du travail sans qu’aucun monument ne soit dédié aux travailleurs et aux médaillés du travail. Ce manque fut rectifié lors de l’inauguration par le ministre des Affaires sociales, Marcel Jeanneney, du monument situé prés du théâtre, à l’angle Pasteur-Darnel, que l’on doit au sculpteur Yves de Coëtlogon.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er mai 1970

Un acrobate utilise les échafaudages mis en place pour des réparations et plante un drapeau noir au beffroi de l’hôtel de ville. Le lendemain, les six bourgeois sont retrouvés peinturlurés de jaune. Au monument du souvenir, le glaive de la déesse de la Guerre a été jeté à terre.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

02 mai 1598

Les plénipotentiaires français et espagnols signent le traité de paix à Vervins, par lequel furent rendues à la France diverses places dont Calais, Ardres, Doullens, La Capelle, et Le Monthulin. « D'un coup de plume, écrivait Henri IV, je viens de faire plus d'exploits que je n'en eusse pu faire pendant une longue guerre, avec les meil­leures épées de mon royaume. »

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

02 mai 1810

Le conseil municipal de Calais, prévenu par une lettre du ministre de l’intérieur que sa Majesté Impériale se propose de visiter cette ville, voulant donner de nouvelles preuves de dévouement, vote une somme de douze mille francs pour les frais de fêtes et arrête que, parmi les décorations d’embellissement, il serait élevé un arc de triomphe placé en avant de l’écluse du Crucifix  et que l’hôtel de ville serait illuminé avec le plus grand soin ainsi que le palais impérial, l’hôtel Dessin.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

02 mai 1814

Le conseil municipal de la ville de Calais décide que 7 notables ( Benard, Leveux, Blanquart de Sept-Fontaines, Matis, Monsbleseau, Vendroux, Pigault de Beaupré fils) sont chargés au sein d’une commission d’organiser l’érection d’un monument commémorant le retour en France, par Calais, de Louis XVIII. Chaque Calaisien pouvait, dans la limite d’une souscription de 100 francs, participer au financement. 564 Calaisiens se rendirent à la souscription dont le produit total s’éleva à 6 557 francs.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

02 mai 1831

C'était hier la St-Philippe ; il y avait fête ( à cette époque-là, le roi était Louis-Philippe ) par toute la ville ; le lundi 2, il y eut ascension d'un ballon qui manqua renverser le campanile du beffroi.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

03 mai 1793

En assemblée générale de conseil de la commune de St-Pierre, il est fait lecture d’une lettre des administrations du district de Calais par laquelle le comité d’instruction publique est chargé, en vertu d’un décret de la Convention, de la confection d’un dictionnaire des communes dont le nom est susceptible de réforme, comme pouvant rappeler la royauté, la féodalité, et le fanatisme. En conséquence, l’assemblée déclare que la commune de St-Pierre s’appellera désormais commune d’Escailloux. C’est le nom qui figure sur les registres et pièces officielles jusqu’au 17 novembre 1793.

( Ephémérides du Calaisis. Le Patriote )

03 mai 1815

C'est pendant les Cent-Jours qu'un bateau à vapeur anglais, le Northumberland, arriva pour la première fois à Calais. Il est curieux que ce service se fit tout d'abord de Londres. Ce n'est qu'en 1821 que s'établit entre Calais et Douvres le transport régulier de voyageurs par bateau à vapeur

Après la chute du Premier Empire, les communications se réta­blirent au moyen de petits navires à voile, gréés en sloops et commandés, du côté de la France, par d'anciens capitaines de corsaires.

Tant que l'on fit usage de navires à voiles, le passage du détroit fut soumis à toutes les éven­tualités résultant des alternatives des marées, des variations des vents et de l'état si mobile de la mer. Les voyageurs attendaient parfois plusieurs jours dans les hôtels, soit de Calais, soit de Douvres, la fin d'une tempête et le retour d'un vent favorable. Parfois aussi, surpris par le calme à mi-route, ils voyaient la durée de leur voyage se prolonger indé­finiment et des traversées de seize heures se ren­contraient fréquemment alors. L'adoption des paquebots à vapeur fit disparaître en partie ces inconvénients, les services se firent plus réguliè­rement, en un temps relativement beaucoup moindre.

( Ephémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

03 mai 1842

Le conseil municipal de Calais décide que le puit artésien sera foré sur le marché aux herbes.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

03 mai 1872

Grâce à une embrasure percée dans le bastion du Courgain, voisin du phare, les premiers coups de canon furent tirés. Les officiers surveillaient le tir au départ puis, en voiture attelée de 4 ou 6 chevaux, ils allaient constater sur la plage les effets de l'éclatement. La base compta rapidement 150 hommes et 40 chevaux. À la fin de 1872 arrivèrent des canons de 7 du dernier cri (type de Reffye) fabriqués à Tarbes. Tout en bronze. Commencèrent aussitôt les expériences en comparaison avec d'autres pièces, les études sur la forme des projectiles, le choix de la meilleure poudre, d’un modèle de fusée percutante, d'une gargousse enveloppée de serge, etc...

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

04 mai 1717

L’empereur de Russie, Pierre le Grand quitte Calais où il était depuis le 25 avril, visitant le port et les fortifications. Il partit pour Boulogne et Paris à sept heures du matin, au bruit d’artillerie dont la ville, le rempart et les forts étaient susceptibles.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

04 mai 1794

En séance publique du Con­seil Général de la commune de Calais, assemblé en surveillance permanente, on fait lecture d'un mémoire proposant « l'établissement d'un port à Sangatte, comme le seul point du détroit où un port capable de contenir les plus gros vaisseaux  puisse être construit avec utilité. Tous les autres ports depuis Ostende jusque St-Valéry-sur-Somme sont plus ou moins comblés par les sables, seul Sangatte a toujours eu à souffrir des flots de la marée, au point qu'on a dû construire une digue à grands frais comme en Hollande. Cela prouve la grande quantité d'eau que recevrait un port à Sangatte, sans craindre l'encombrement des sables, et circonstance très-propice, au moyen d'un canal intérieur, on pourrait communiquer avec le port de Calais. » (1). L’ingénieur chargé des travaux nautiques dans le cadre de ce projet s’appelait …….de Gaulle ! ! !

(1) Vauban   avait déjà remarqué  cette position avantageuse et avait formé un projet dans le même sens. La construction d'un bassin,  entre le fort Nieulay et la Citadelle, devait donner un port dont les deux embouchures, différant de quelques aires de vent, auraient permis de sortir en tous temps, excepté dans une tempête de vent de Nord. Mais l'épuisement des finances et d'autres circonstances ne permirent pas d'exécuter ce projet.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

04 mai 1795

Démission le 15 Floréal an III de M. Éloy Dutel, maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

04 mai 1830

Création d’un corps de sapeurs pompiers à St-Pierre. On acheta une pompe qui coûta, avec ses agrès, 2 480 francs. Parmi les officiers qui dirigèrent cette institution, nous comptons au début, M. Laberguery, puis Napoléon Blancheville, Cordier qui y fut vingt ans capitaine, ainsi que le digne M. Hembert. M. Boin-Malbaux qui est aujourd’hui ( 1885 ) le capitaine effectif et réel, est entré dans la compagnie en 1863. La musique municipale de St-Pierre, a pendant de nombreuses années, porté le titre de musique des sapeurs pompiers.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

04 mai 1833

Le prince Ferdinand, duc d’Orléans, se présente à 05 h du matin à l’hôtel Dessin où tous les honneurs civils et militaires lui sont rendus. Quelques heures plus tard, il traverse Calais-Nord, où la grande foule s’est assemblée pour le voir, et embarque pour l’Angleterre. Le prince était déjà passé plusieurs fois par Calais alors qu’il n’était pas encore l’héritier de la couronne.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

04 mai 1860

La pose  des  tuyaux de distribution des eaux de Guînes avance vers sa fin. Les principales rues sont prêtes. Il y a huit jours, l'eau a jailli sur la place, dans une  tran­chée, à la hauteur d'un second étage.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

04 mai 1888

À Londres, au siège de la Compagnie du chemin de fer South Eastern, se tient une assemblée générale extraordinaire. L’assemblée avait à statuer sur la question de savoir s’il y avait lieu de continuer les travaux préparatoires du tunnel à établir sous la Manche. Au vote, 10 voix seulement se sont prononcées contre, la proposition  a été adoptée.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

04 mai 1962

Mr Agis, premier sous-préfet de Calais nouvellement installé dans ses fonctions, pose la première pierre de la clinique de la Tamise. Le bâtiment long de 63 mètres, d’une capacité de 70 lits, dont 45 en chirurgie, 15 en médecine et 10 en maternité, dispose également de trois salles d’opération, d’une salle d’accouchement ainsi que d’un laboratoire. À la suite d’une restructuration des cliniques de Calais, l’établissement fermera dans les années 2000.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

04 mai 1964

Vol inaugural de la ligne aérienne Calais-Coventry reliant en une heure 5 minutes le continent au cœur du Royaume-Uni. À raison de cinq rotations par semaine, la compagnie B.U.A.F., à bord des avions « Carvair », permet de transporter 22 passagers avec 5 voitures. Le tarif aller et retour du passager est proposé au tarif de 180 francs et 205 francs pour la voiture.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

05 mai 1897

Décès de Paul Van Grutten. Né à Calais le 24 avril 1831, il fut le dernier maire de St Pierre-les-Calais et le premier maire du nouveau grand Calais à la suite de la réunification des communes de St-Pierre et de Calais. Les élections ayant donné une large majorité aux élus de la deuxième section, correspondant à l’ancienne commune de St-Pierre, Paul Van Grutten est élu par 31 voix contre une à Charles Ravisse à qui l’on avait confié, après la réunification des deux communes, la gestion temporaire de Calais. Contre toute attente, aucun poste d’adjoint n’est réservé aux élus de la première section (Calais-Nord), ce qui ne facilita pas la symbiose du conseil. Anti-clérical et Franc-maçon, il fit interdire le 12 juin 1885, au grand dam des Calais Nordais, toute procession religieuse à l’exception de la bénédiction de la mer. Réélu en 1888, le conseil municipal du 20 mai le désigna deux fois consécutivement pour le fauteuil majoral alors qu’il ne s’était pas présenté ; à chaque fois il refusa pour des raisons personnelles. Il reçut la légion d’honneur le 18 juillet 1880.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

05 mai 1939

Un an avant que la ville ne soit envahie par les Allemands, une forte déflagration réveille les Calaisiens vers 23 h. L’extrémité de la jetée Ouest vient d’être heurtée par une mine dérivante. Le musoir est isolé du reste de la jetée et plusieurs poutres de béton constituant le trottoir sont tombées à la mer, coté chenal. Durant la guerre, des tirs d’entrainement des avions allemands sur le tablier, et d’autres torpilles détruiront des parties de la jetée. Il faudra attendre 1953 pour retrouver la jetée Ouest sous son aspect habituel.

( Jean-Pierre Pruvot ) 

06 mai 1562

Mort de Paul de Termes, maréchal de France. Il fut le premier gouverneur de Calais après la reprise en 1558 et le roi, en récompense de sa belle conduite lui donna le village de Coulogne, qu’on appelait alors l’île de Coine. Il y avait autrefois à Calais un bastion qui portait son nom, et la rue qui va de la Place au Cours Berthois s’appelle rue de Thermes. Ayant voulu tenter une entreprise sur Gravelines et Dunkerque, qui était alors aux Espagnols, le maréchal de Termes fut fait prisonnier et interné à St-Omer

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

06 mai 1794

Lettre de l’administration de St-Pierre au comité révolutionnaire « Ce n’est point assez d’avoir retiré des ci-devant églises les cuivreries pour augmenter le nombre de nos canons, il faut aussi en retirer les objets nécessaires à l’activité foudroyante des armes victorieuses de nos bataillons. Et c’est le motif qui nous a engagé à vérifier la qualité d’un christ estropié ; l’ayant trouvé de plomb et du poids de 14 livres un quart, nous l’avons retiré de son séjour jadis lugubre. Nous vous l’envoyons en vous priant de le faire convertir en balles pour servir à terminer la destruction des despotes et leurs satellites. Nous regrettons qu’il ait perdu son bras gauche, car sans cet incident, il aurait pesé 15 livres.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

06 mai 1818

On pose en face de l’hôtel de ville de Calais, sur deux colonnes de marbre, les bustes de Richelieu et du duc de Guise. Le premier fut retrouvé dans les magasins où il avait été relégué en 1792 comme métal à fondre ; le second fut offert à la ville par le Gouvernement. On sait, d’ailleurs que ce dernier, par suite d’une confusion, n’est pas le buste de François de Guise, le libérateur de Calais, mais celui d’Henri, son fils. Ils sont actuellement dans l’entrée de l’hôtel de ville.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier ) 

06 mai 1883

Le conseil municipal de Saint-Pierre délibère sur l’affectation du terrain de l’ancien cimetière, qu’on appelle place de l’Égalité ou plaine Brochot, qui deviendra place du Théâtre. Les élus acceptent le principe d’élever en cet endroit une statue à la gloire de Jacquard, le bienfaiteur de la dentelle. Le projet sera abandonné faute d’argent et la statue ne verra le jour que 27 ans après, le 15 août 1910.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

06 mai 1945

M Jacques Vendroux, beau-frère du général de Gaulle fut élu maire de Calais par 35 voix contre une au docteur Drujon. M Hars, sous préfet, promit à la nouvelle municipalité tout son appui, notamment pour que Calais soit choisie comme sous-préfecture. Les adjoints de M Vendroux furent MM le docteur Drujon (35 voix) ; Defachelles (33 voix) ; Cariot (34 voix) ; le docteur Vinay ( 35 voix) ; Delhaye (34 voix) ; Vasseur (34 voix).

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

07 mai 1462

Édouard IV rendit au comte de Warwick le gouvernement de Calais, qu’on lui avait ôté sous le règne précédent, pour le donner au duc de Somerset. C’était un des plus beaux du monde, suivant l’expression de Philippe de Commynes ; il valait 15 000 écus de revenu.

( Annales de Calais par C. Demotier )

07 mai 1646

Une maladie contagieuse s’étant déclarée à Boulogne, il fut enjoint aux bourgeois de Calais de se trouver aux portes de la ville et d’empêcher d’entrer  toute personne, munie de certificat ou non, à peine de prison et de 100 sols d’amende devant servir aux réparations de l’hôtel de ville.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

07 mai 1726

Le manque d’eau potable s’est toujours fait cruellement sentir à Calais. En 1691, M de Lebanie construisit dans le voisinage de l’église une vaste citerne qui existe encore. Son usage était affecté aux besoins de la garnison. Mais elle ne suffisait pas. Aussi le 7 mai 1726, on fit une convention pour y subvenir. Chaque voiture journalière amenait 7 grosses barriques de la contenance de 50 à 55 veltes pour rendre 13 à 14 000 pots par jour. Le nommé Jean Duquenoy, batelier au faubourg de Calais (St-Pierre), fut déclaré adjudicataire. Il s’engageait à faire une voiture chaque jour, moyennant 35 sols. Cette eau devait être prise au Moulin du bourg de Guînes.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

07 mai 1785

M. Dessaux, maire de Guînes, en présence d'une nombreuse assistance, inaugure un monument en  mémoire du passage en ballon que Blanchard et le docteur anglais Jeffreys firent au-dessus du détroit le 7 janvier précédent. En 1843, on restaura le monument et l'on entoura la colonne d'une grille en fer. Elle existe toujours aujourd’hui.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

07 mai 1843

Réouverture de la salle de spectacle de Calais que l’on venait de restaurer. Ce théâtre avait été construit en 1772 et, s’il a pu suffire à sa destination jusqu’aujourd’hui (1885), il faut bien reconnaître qu’il ne répond plus aux besoins d’une grande population. Il offre d’ailleurs, par l’incroyable exiguïté des couloirs et des dégagements, le danger de catastrophes terribles en cas d’incendie ou de panique. Les aménagements faits dernièrement ont encore augmenté la gravité de cet état de choses. On reconnaît volontiers qu’il satisfait convenablement aux exigences de la sonorité, mais il laisse terriblement à désirer au point de vue du confortable pour les artistes et pour les spectateurs.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

07 mai 1880

On commence à établir les trottoirs des rues Lafayette, de Boulogne et Grande Rue en carreaux de ciment. On avait longtemps hésité pour le choix des matériaux entre l’asphalte et les dalles de stinkal.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

07 mai 1945

La population apprit en fin d’après midi, la fin de la guerre, qui durait depuis le 3 septembre 1939. Les Calaisiens descendirent dans la rue  en grand nombre et il régnait un grand enthousiasme surtout dans les cafés. Les drapeaux avaient surgi de toutes parts.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

07 mai 1967

Décès de Léon Avron, patron honoraire du canot de sauvetage « Maréchal Foch » à l’âge de 64 ans. Léon Avron était officier de la marine marchande, ancien commandant de drague, titulaire de la Croix de la Légion d’honneur, de la Croix d’officier du Mérite Maritime mais surtout le sauveteur le plus décoré de France. Entré en 1920 à la station de sauvetage, il paricipa à de nombreux sauvetages qui permirent de sauver des flots une centaine de personnes. Le 22 mai 1940, Léon Avron parvenait à sauver des forces ennemies le canot de sauvetage et à le conduire à Douvres, puis à Saint-Nazaire où malheureusement l’embarcation devait tomber aux mains de la Kriegsmarine qui le transformait en vedette rapide.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

07 mai 1974

Les deux clubs de football, « le  Racing Club de Calais » et « l’Union Sportive de Calais » se prononcent chacun de son côté lors d’une assemblée générale extraordinaire sur la fusion des deux associations. La création du nouveau club est entériné au Racing par 37 voix pour, 5 contre et 2 abstentions, et l’Union Sportive approuve de son côté le projet par 22 voix pour et 13 contre. Le nouveau club prend le nom de Calais Racing Union Football Club ( C.R.U.F.C. ) en sauvegardant de ce fait les noms du Racing et de l'Union. Pour les couleurs, le jaune commun aux deux anciens clubs est gardé en associant le rouge de l’U.S et le noir du Racing.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

07 mai 1994

Au terminal anglais de Cheriton, les voitures de collection du rallye Londres-Paris sont les premiers véhicules privés à embarquer à bord d’une navette de tourisme.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

08 mai 1498

Henri VII et sa famille, fuyant l'épidémie qui désole l'Angleterre, arrivent à Calais et y séjournent jusqu'à la fin du mois de juin.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

08 mai 1870

Adoption du plébiscite sur la nouvelle Constitution libérale de l'empire dans le Calaisis à une grande majorité. Il  recueille dans le canton de Calais 6 132 oui contre 1 317 non et 100 bulletins nuls.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

08 mai 1881

Le trois-mâts norvégien « Ornen », poussé par la tempête, touche un banc de sable à l’entrée du port de Calais, avant d’aller s’échouer à 100 m à l’Est des jetées. Jaugeant 311 tx, chargé de bois du Nord, il peut être renfloué à la marée suivante et entré au port en remorque. Ses avaries sont cependant irréparables. Il est alors destiné à la destruction. Sa perte s’élève à 15 000 F.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

08 mai 1918

Calais et ses environs subissent un terrible bombardement qui dura de 1 h à 3 h 15 du matin. 150 bombes sont lancées et comme la D.C.A., très bruyante et peu efficace, ne cesse de tonner pendant tout le temps du raid, les Calaisiens vivent dans un vacarme assourdissant. Malgré le nombre de projectiles, il n’y a qu’un tué et six blessés.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

08 mai 1945

Les établissements publics, les écoles et les entreprises fermèrent leurs portes pour permettre à la population de prendre part aux réjouissances de la fin des hostilités de la seconde Guerre mondiale. Dans l’après midi, un cortège civil et militaire franco-britannique partit de la Nation pour se rendre à l’hôtel de ville où il fut accueilli par le nouveau maire, Jacques Vendroux, et Jean Baratte, président du comité de la libération. Le soir une retraite aux flambeaux rassembla une grande partie de la population et un bal place Crèvecœur clôtura les festivités.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

08 mai 1949

Le général Dumas, commandant la division militaire de Lille, remit à la ville de Calais, la croix de guerre 1939-1945 avec palme. C’est le premier magistrat de la ville, M. Gaston Berthe, qui la reçut accompagnée de la citation suivante, signée du ministre de la Défense nationale, M. Ramadier. « Placée dès les premiers jours à la pointe extrême du combat et exposée durant toute la guerre 39-45 aux effets destructeurs et meurtriers d’innombrables bombardements, la ville de Calais, fidèle à ses traditions d’héroïsme et de sacrifice, a fait preuve des plus hautes vertus de courage et d’abnégation, donnant ainsi le plus bel exemple de confiance dans les destinées du pays ». Les trois décorations sont agrafées sur un coussin de velours bleu, exposées dans une châsse encastrée dans le mur du hall d’entrée de l’hôtel de ville. Elles figurent également en ornement sous les armoiries de Calais.

08 mai 1967

Premier voyage commercial de la ligne Calais-Marck-Orly à bord d’un modèle « Heron » de la compagnie d’aviation « Air Paris ». À 7 heures se présentaient à l’embarquement, Mrs Jacques Vendroux, député maire, Xavier Dognin  président de la chambre de commerce et Pierre Gheerbrant secrétaire général de la C.C.I., un spécialiste des photos aériennes, et trois représentants de la presse écrite, ainsi qu’un premier voyageur à titre commercial, en la personne d’un ingénieur de la société Courtaulds se rendant à Nîmes. Le vol dura 1 h 05 minutes. La liaison commerciale prévoyait un retour le soir au départ d’Orly à 21 h 30. Le billet aller coûtait 95 francs.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

09 mai 1575

Les héritiers du duc de Guise étaient à la veille de vendre l’hôtel de ce nom ( la cour de Guise ) à un nommé Bongens qui voulait le démolir. Les échevins de Calais, voulant conserver ce monument pour la décoration de la ville, mettent opposition à la vente. Deux ans plus tard, la Ville l’achète. Le contrat de cette vente est dans ses archives. On ne sait pas exactement comment certaines parties de cet hôtel et le jardin ont été aliénés. En 1793, on tenait un franc-marché dans la cour.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

09 mai 1843

L’école de St-Pierre, tenue jusqu’à présent par des instituteurs laïcs, est confiée à des congréganistes. Au petit Courgain, l’école est restée laïque. Dans sa séance du 13 août 1878, le conseil municipal de St-Pierre décide que toutes les écoles communales seront gratuites et, le 13 février 1880, il décide qu’elles seront toutes laïques.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

09 mai 1875

Troisième voyage à Calais du Beesmer, capitaine Piltock, troisième accident aux jetées ; cette fois, il y eut pour 70 000 fr. de dégâts. Il tomba sur la jetée ouest qu'il creva sur une longueur de 60 mètres, en face la plaque Louis-Philippe, rappelant le même accident arrivé à la jetée Est, en 1840. Dans  l'abordage, son  mât de misaine cassa à ras du pont. Le Beesmerrallia ensuite le quai de marée où il souleva encore le chapeau du bord en accostant.

Son salon suspendu était magnifique, mais il ne put jamais fonctionner. Ce triste steamer, qui mesurait 318 pieds, fut démoli en Angleterre peu après.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

09 mai 1878

Premier marché du jeudi, sur la place Crèvecœur. — Le  même jour, pre­mier voyage du Calais-Douvresen 1 heure 20. Pour  repartir au soir, il n'avait plus assez de charbon ; il fallut en acheter 25 tonnes.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

09 mai 1894

Le comité de la commémoration du dévouement des six Bourgeois de Calais se réunit en présence d’Auguste Rodin. Le sculpteur déclare qu’il est matériellement impossible au fondeur de livrer pour l’année en cours le monument comme il était prévu. M Rodin s’engage alors à livrer le monument pour le mois de mars de l’année 1895. Le comité se prononce sur l’emplacement qui sera le terre-plein en face du jardin Richelieu, à l’endroit même où se firent les pourparlers entre le gouverneur Jean de Vienne et l’envoyé du roi d’Angleterre. On profite de cette réunion pour désigner une commission pour terminer la question du piédestal et en faire la commande.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

09 mai 1920

À l’appel de la C.G.T, une grève de dockers mettait les ports français en léthargie. À Calais des cargos anglais, arrivés avec du charbon, levèrent l’ancre pour d’autres ports, où l’ordre de grève n’était que partiellement suivi. Quelques jours plus tard, 115 travailleurs chinois, qui logèrent à Calais, à la citadelle, arrivèrent en notre ville, pour décharger les marchandises périssables et celles destinées aux régions dévastées. Ils étaient protégés par des gendarmes et des soldats. Ils restèrent plusieurs semaines à travailler sur le port, remplaçant les dockers, et il n’y eut aucun incident.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

09 mai 1940

« Premier bombardement à 4 heures du matin, Calais qui a reçu ses dernières bombes le 15 septembre 1918 étrenne celles de la seconde Guerre mondiale. La soixantaine de bombes de 50 à 250 kilos lâchées visaient essentiellement les installations portuaires et plus spécialement la machinerie et les écluses du pont Vetillart pour empêcher l’utilisation du bassin Carnot où chaque jour les ferry-boats amenaient du matériel de guerre britannique ».

( Robert Chaussois – Calais 1939-1940 )

10 mai 1595

Prise d'Audruicq par les Français sur les Espagnols. L'origine de cette ville remonte à un château qui aurait été bâti au IXe siècle à cet endroit et a été restauré en 1174, par le comte de Guînes,   Baudouin II. En 1180, l'Artois fut démembré de la Flandre et donné en dot, avec les hommages de Guînes, Ardres, etc., par Philippe d'Alsace, 16e comte de Flandre, à sa nièce Isabelle de Hainaut, en faveur de son mariage avec Philippe-Auguste. C'est là l'origine du comté d'Artois. Toute cette province fut réunie définitivement à la France par suite du traité de Nimègue, le 17 septembre 1678.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

10 mai 1821

Récital de Paganini à Calais. Le célèbre violoniste, alors au sommet de sa gloire, reste quelques jours dans nos murs. Après s’être produit à Dunkerque, il accepte de donner un concert à la salle de spectacle de la rue de la Comédie (plus tard rue Leveux) qui provoque, comme à l’accoutumée, le déchaînement des auditeurs. On peut lire le compte-rendu de ce récital, qui restera unique, dans L’Indicateur de Calais du 15 mai. Le virtuose embarquera pour l’Angleterre trois jours plus tard.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

10 mai 1829

Un incendie consume une maison autrefois à usage de café et qui avait pour enseigne le Cosmorama. Elle était située à St-Pierre dans la rue qui porte aujourd’hui (1884) ce nom, au voisinage de l’Abîme. La rue du Cosmorama a aussi porté le nom de rue Gros Dos, et il n’y a pas longtemps qu’elle a été prolongée depuis l’Abîme jusqu’à la rue de l’Hospice.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

10 mai 1896

Élection de M. Émile Salembier comme maire de Calais.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 mai 1905

Le paquebot « Pas-de-Calais », heurte la jetée Ouest du port de Calais au cours d’une fausse manœuvre, vers minuit, au milieu du brouillard. Le navire s’engage jusqu’aux aubes et coupe la jetée en deux.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

10 mai 1906

En présence du maire M. Edmond Basset, la mise en adjudication de l’agrandissement de la  station d’électricité du théâtre est lancée. N’ayant pas prévu de terrain pour abriter la centrale électrique, les autorités municipales décident d’accoler le baraquement au théâtre. Outre le désagrément esthétique, les deux  moteurs de 60 ch de l’usine électrique procurent au voisinage un désagrément phonique et olfactif jusqu’à une heure tardive de la nuit lors des répétitions et représentations. La fin de la guerre 14-18 verra la suppression de cette « verrue » au profit d’un raccordement au réseau général électrique.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 mai 1908

Le second tour des élections municipales voit la victoire de la gauche emmenée par Émile Salembier avec 22 élus contre 14 pour la droite du maire sortant, Edmond Basset.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 mai 1913

Le célèbre aviateur breton Marcel Brindejonc des Moulinais, compagnon de Roland Garros, atterrit au Beau-Marais lors d’un périple Brême-Bruxelles-Londres. Il remportera, quelques mois plus tard, la coupe Pommery, remise à l’aviateur ayant parcouru la plus grande distance en deux jours, puis il recevra la Légion d’Honneur à vingt et un ans, ce qui fera de lui le plus jeune médaillé de France à l’avoir reçue. Brindejonc des Moulinais disparaîtra pendant la bataille de Verdun, abattu par erreur par des tirs… français.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

10 mai 1940

Première bombe, du deuxième conflit mondial, sur Calais. Durant près de deux heures, les avions allemands, des bimoteurs Heinkel et Dormier, se succèdent sur Calais-Nord. La cinquantaine de bombes, de calibre encore modeste, dégringolent sur la zone portuaire, visant probablement les écluses Carnot. Plusieurs immeubles sont endommagés et une bombe éclate au milieu de la cour de l’hôtel consulaire. Les premières victimes de cette guerre sont 5 marins français du chalutier armé, le « Majo ». Le remorqueur « Calaisien », amarré devant la capitainerie, est traversé par une bombe et coule sur place. Son épave sera par la suite découpée par les Allemands et récupérée.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 mai 1792

Le Conseil Général de la commune de Calais réuni extraordinairement, donne le nom de Cours Berthois à la promenade qui avait transformé le rempart  Est de la ville. Il décide également la gravure sur pierre d'une inscription rappelant, le souvenir de M. Berthois, directeur du génie à Lille, sans l'influence duquel l'État avait cédé gracieusement ce terrain à  la ville de Calais.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

11 mai 1862

Le Conseil municipal de Calais vient de décider la construction de la passerelle de la rue de la Poissonnerie   (évaluée 11 000 francs). Avant, il n'y avait pas d'ouverture à cet endroit des anciens murs (1). Cette passerelle démolie à la suite  du  rasement des fortifications en 1884-85, n'a donc vécu que 22 ans.

Il autorise aussi l'enlèvement du cadran solaire établi depuis 62 ans sur la maison Tellier, achetée à cette date par M. Lamarre, coiffeur-mercier (2).

( 1 ) La porte du Havre ( autrefois « Lantern-Gate » le seul vestige des anciennes fortifications de Calais, date de 1533.)

(2) Ce cadran solaire avait été établi par M. Blanquart de Sept-Fontaines, homme fort instruit dans les sciences physiques et mathématiques ; il datait du 3 thermidor, an VIII (22 juillet 1800.)

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

11 mai 1873

Mise en service du marché couvert aux poissons, le Minck, situé directement face au port, sur le quai Louis XVIII. Le bâtiment détruit pendant la seconde Guerre mondiale sera reconstruit en 1956 dans un style complètement différent.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 mai 1913

Décès de M. Henri Hénon, président de la Chambre de Commerce. Plus tard, son nom sera donné aux deux ponts permettant de rejoindre la plage.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 mai 1953

À la suite des résultats des élections municipales, les élus se réunissent pour choisir le nouveau maire. M. Parmentier, sortant, est réélu au premier tour par 21 voix sur les 32 bulletins exprimés.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

12 mai 1706

La crainte de voir attaquer Dunkerque détermina Vauban à envoyer à la Cour un projet d’inondation pour empêcher l’ennemi d’envahir les pays reconquis. Le projet était : par les écluses de Calais et du Fort-Nieulay, inonder toute la partie basse du pays, jusqu’à la rivière de l’Aa. Ce projet ne fut pas mis en exécution, Vauban ayant jugé, ensuite, que cela aurait été désastreux  pour le pays pendant six ans au moins.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

12 mai 1790

Les cent citoyens actifs des communes du district de Calais composé de neuf cantons, divisé en quarante-neuf communes, s’étendant sur le Pays Reconquis, l’Ardrésis, la Bredenarde et le Pays de L’Angle, sont convoqués pour procéder à l’élection, au moyen d’un scrutin à deux degrés, de six électeurs qui, eux mêmes, désigneraient les administrateurs du district. Ces électeurs se réunirent à Aire le 30 juin 1790 et y choisirent les administrateurs du département. Berthois, ingénieur en chef ; Baude de St-Omer-Capelle ; Declémy, de Marck ; Piers, ancien maire d’Audruicq et Saint-Amour, procureur du roi à Ardres, furent élus pour le district de Calais. La première séance du Conseil du district eut lieu le 31 juillet 1790, sous la présidence de Monsieur de Saint-Just.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier - Calais pendant la Révolution par Albert. Vion )

12 mai 1842

Par 245 voix contre 83, la Chambre des Députés vote un crédit de 43 mil­lions pour la création de la ligne du  chemin de fer du Nord, de Paris à Lille et Valenciennes, par Amiens, Arras et Douai. Mais un simple crédit de 400,000 francs  est ouvert au ministère des travaux publics sur l'exercice 1842.  —  Indé­pendamment de la ligne du Nord, il est convenu d'en établir une sur l'Angleterre par un ou plu­sieurs points du littoral, qui seront ultérieure­ment déterminés, (1)

(1) La voie ferrée d’Hazebrouck arriva à Calais en 1848 ; le chemin du fer de Boulogne se termina en 1867 et celui de Calais à Dunkerque en 1874.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

12 mai 1940

« L’exode des refugiés belges et hollandais commence à traverser la ville. C’est d’abord un petit ruisseau, puis une rivière et enfin un fleuve qui déborde des boulevards pour se répandre dans les rues voisines et par toute la cité, à la recherche d’essence, de nourriture ou d’un gîte ».

( Robert Chaussois – Calais 1939-1940 )

13 mai 1829

Le duc Louis-Philippe d’Orléans et son fils aîné descendent à l’hôtel Dessin. Le duc de Chartres assiste au spectacle du soir à la salle de la comédie voisine. Leurs Altesses embarquent le lendemain pour Douvres sur le bateau de Tom Souville.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

13 mai 1830

« L'administration de Saint-Pierre s'occupe avec zèle et succès  de l'organisa­tion d'une compagnie de pompiers ; déjà un grand nombre d'habitants de cette vaste et populeuse commune se sont présentés pour faire  partie de cette utile institution qui pourra rendre d'impor­tants services à tout le pays environnant, surtout si l'on peut  mettre à  exécution l'heureuse idée, conçue par quelques membres du conseil muni­cipal, d'établir une trentaine de pompiers à cheval.  » — C'est un chroniqueur de l'époque  qui écrivit ces lignes, il était le reflet du sentiment général qui a toujours applaudi le sang-froid et la valeur déployés par nos admirables sapeurs-pompiers.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

13 mai 1875

Le maire de Calais fit enlever du jardin Richelieu, une statue représentant Amalthée, la nourrice de Jupiter. Cela provoqua un grand tapage dans les journaux locaux.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

14 mai 1739

Un incendie éclata la nuit au Fort de l’Estran. Les flammes, les coups de canon tirés par les soldats demandant du secours, la mer étant haute, tout donna lieu à des craintes, surtout en raison de la guerre déclarée  par les Anglais aux Espagnols qui étaient nos alliés. En moins d’un quart d’heure, toute la garnison fut sur pied et s’installa sur les remparts pour défendre la ville. Mais les gardes envoyés en reconnaissance dissipèrent l’alerte et firent connaître les raisons du branle-bas.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

14 mai 1757

Des vagabonds s'attroupent et exigent forcément des fermiers du grain et de l'argent.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

14 mai 1848

Plantation de l'arbre de la liberté sur la Place d'Armes, au même endroit que celui du 25 avril 1792, car on retrouva des racines en terre. L'arbre avait 40 pieds de haut ; avec la terre et la caisse qui l'enveloppait, c'était un poids de 7 000 kilogrammes. Après le retour à constitution impériale, l’arbre dédié à la liberté fut scié le 21 janvier 1852, et débité car on le considérait comme « représentant les idées subversives et symbolisant le règne de l’arbitraire » (sic)

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

14 mai 1880

Le maire de la ville de St-Pierre, M Van Grutten, considérant que par suite de la construction des trottoirs des rues de Boulogne (boulevard Gambetta ), Lafayette, et Grande Rue ( boulevard Jacquard ), il est nécessaire de prendre dès aujourd’hui toutes les mesures pour la bonne exécution des travaux.

Article 1 : Les marches d’entrée des maisons ou autres bâtiments et les entrées des caves ne pourront avoir plus de 30 centimètres de saillies sur la voie publique. Cette saillie est comptée à partir du mur au dessous de la retraite du soubassement ou gréserie.

Article 2 : Les bornes des portes cochères ou charretières en pierre ou en bois ne pourront avoir plus de 0,25 m de saillie

Article 3 : Les marches, les entrées de caves et les bornes qui excèdent les saillies indiquées ci-dessus devront être démontées et ramenées à ces dimensions au fur et à mesure des travaux de constructions des trottoirs.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

14 mai 1902

Le bateau-phare placé à l’entrée Est de Calais, coule, suite à l’abordage par un vapeur inconnu, dans le brouillard.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

14 mai 1966

Lancement à Schiedam (Hollande) du car-ferry « Free Entreprise III ». Le 29 juillet 1966 verra son voyage inaugural sur la ligne Calais-Douvres. Il cessera son activité pour la compagnie transmanche « Townsend » en 1984.

( Lionel Herbaut )

15 mai 1496

Il y eut, dans l’église Notre-Dame de Calais, une assemblée entre les députés d’Henry d’Angleterre et ceux de l’archiduc Philippe le Beau. On y régla ce qui pouvait concerner le commerce entre les sujets des deux puissances. Un des articles de ce traité fait remarquer que le négoce de cette ville roulait sur les laines, les cuirs, les vivres, les armes, les chevaux et toutes sortes de joaillerie. On convint que les marchands réciproques observeraient une certaine police pour pouvoir transporter leurs marchandises, sans qu’on eût à craindre qu’ils n’en prissent occasion de faire quelque entreprise sur les lieux où on les admettrait ; que les Flamands ne pourraient pas venir à Calais en nombre qui excédât celui de quarante ; que les Calaisiens, en quelque nombre qu’ils vinssent en Flandre, déposeraient, en arrivant dans les villes, leurs épées, leurs lances et autres armes dans les auberges, et ne les reprendraient qu’à leur départ. Qu’enfin, pour obvier à tous les cas qui pourraient occasionner  quelques contestations, les Flamands et les marchands de l’étape de Calais enverraient chacun de leur côté des députés en Angleterre pour convenir ensemble des règlements qu’on leur proposerait. ( Lefebvre, histoire de Calais )

( Annales de Calais par C. Dumotier )

15 mai 1855

Décès de M. Alexandre-Louis-Erard-Henry Pigault de Beaupré, cousin germain de Pigault-Lebrun et Pigault-Maubaillarcq. Baptisé le 12 février 1782, à Calais (Notre-Dame), il était également le neveu de Pigault de Lépinoy. De bonne heure, il fut appelé à remplir des emplois honorifiques mais absorbants. Officier dans la Garde Nationale, il s’occupa des travaux de dessèchement utiles à la région comme administrateur des wateringues. Commissaire-voyer général du canton de Calais (1811), il fut aussi Président du syndicat des Digues et Dunes de la mer (1816) et membre de la commission des chemins vicinaux. Membre du Conseil municipal à plusieurs reprises, il fut élu au Conseil général de 1830 à 1842. Il y intervint dans la construction des lignes de chemin de fer du Nord. Tour à tour, nous le trouvons administrateur de l’hospice, membre du Conseil de Fabrique, délégué cantonal, administrateur du Mont-de-Piété, suppléant du juge de paix. Cette énumération – incomplète ! – témoigne d’une inlassable activité au service du bien public, exigeant autant de compétences que de désintéressement. Surtout, Pigault de Beaupré fut l’incontestable cheville ouvrière de la vie culturelle calaisienne pendant un tiers de siècle. Il fut l’un des créateurs du musée. Féru de musique, chef d’orchestre et compositeur occasionnel, il fonda la Société Philharmonique qu’il présida de 1832 à 1838. C’est ainsi qu’il organisa le fameux concours de musique des 7 et 8 août 1836, à l’occasion duquel un grand banquet en plein air fut offert sur la Place d’Armes à… mille sept cents convives. Une aquarelle de Louis Francia a popularisé ce souvenir. Pigault de Beaupré taquinait aussi la Muse et écrivit plusieurs pièces en vers où transparaît un esprit malicieux. Toutefois, c’est dans ses études d’archéologie et d’Histoire (que l’on trouve éparses dans les journaux et bulletins de l’époque) qu’il faut chercher la preuve de son érudition, agrémentée d’un style clair et précis. L’un des premiers, il comprit la nécessité de transformer l’Histoire littéraire de jadis en une science fondée sur une exacte documentation. Quand le maire de Calais (Legros-Devot) institua une commission chargée de recueillir les chartes et les vieux textes intéressant l’histoire de Calais, il en fut l’un des membres les plus compétents et ses articles lui valurent le titre de correspondant du ministère de l’Instruction publique pour les travaux historiques. S’il n’a pas laissé d’œuvres d’envergure, il a du moins facilité la besogne de ceux qui, après lui, cherchent à faire revivre le Calais d’autrefois. Il reçut la croix de la Légion d’honneur en 1843. Sa mort fut déplorée par tous et la presse calaisienne se fit l’écho de ces unanimes regrets. Sa résidence de Saint-Tricat existe toujours face à l’église. En secondes noces, il épousa Marguerite Antoinette Félicité Libert de Wimarest, d’origine boulonnaise. Ils demeuraient rue Française, puis rue de la Harpe, avec leurs trois enfants. Il y reçut la Malibran à déjeuner. De l’époque de sa naissance et du milieu social dont il était issu, il conserva les traditions de courtoisie et d’élégante urbanité qui rendaient sa compagnie si agréable et firent dire qu’il « était la dernière personnification d’un autre temps ». Ses contemporains louèrent tant la grâce et l’amabilité de ses manières que l’excellence de son cœur et la finesse de son esprit : « Un des hommes les plus aimables, les plus spirituels, de notre province vient de descendre dans la tombe, emportant avec lui les anciennes traditions françaises dont il resta toujours le modèle ». Sa pierre tombale se dresse au cimetière nord, à gauche de l’entrée.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez ) 

15 mai 1921

On procéda à la bénédiction de la première pierre de l’église Notre-Dame des Armées, dans le quartier des Cailloux. Cette église fut endommagée, lors des bombardements de la guerre 1939-1945.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier ) 

15 mai 1925

Séjour à Calais à bord de son yacht-laboratoire  « Electra » du célèbre Marconi, venu faire des études en mer du Nord. Bien que né en Italie et y ayant effectué sa scolarité (mauvais élève !), il était d’ascendance irlandaise par sa mère. Catholique romain, il est simultanément membre de l’église anglicane ! Il partage sa vie entre l’Italie et l’Angleterre, où est construite la première usine de radiophonie au monde (à Chelmsford). Ses travaux lui ont valu le prix Nobel de physique (1909) puis les remerciements des rescapés du Titanic (1912). Trois ans avant sa venue à Calais, il venait de participer à la fondation de la B.B.C.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

15 mai 1933

Un brouillard énorme recouvre le Calaisis. Un aviateur qui traverse le détroit, se perd. Il pense être au dessus de l’Angleterre et confond le boulevard des Alliés avec la piste d’atterrissage de Folkestone. Il atterrit en passant sous les fils du tramway, heurte en roulant un bec de gaz et finit sa course au pied du monument du sauveteur plus connu sous le nom de « monument Gavet ».

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

15 mai 1965

La cour d’Appel de Londres crée la surprise en repoussant l’intégralité des arguments de l’Autorité de la Concurrence Britannique ( CMA) qu'elle avait mis en avant pour interdire aux trois bateaux de la compagnie « My Ferry Link » d’accoster à Douvres à compter du 09 juillet 2015. La CMA considère que le groupe Eurotunnel, propriétaire des navires, et la Scop « Sea France », qui les exploitent, provoquent une distorsion de concurrence sur la ligne Calais-Douvres.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

15 mai 2015

En réponse à la visite officielle du 09 septembre 1964 de la municipalité calaisienne qui était venue à Duisburg signer l’acte de jumelage entre les deux villes, le maire de Calais, Jacques Vendroux, reçoit à son tour l’Oberbürgermeister, August Seeling, et la délégation allemande. Une visite de la ville, de ses pôles d’intérêts touristiques et industriels et des chantiers en cours de réalisation sont présentés à la municipalité allemande.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

16 mai 1618

C’est à cette époque que datent les lettres patentes de Louis XIII pour l’établissement à Calais des Capucins. Le mayeur était alors Francois Bouchel. Les Révérends Pères prirent possession de leur immeuble en 1619 dont le premier gardien était le Révérend Père Michel de Rouen. Les bourgeois de Calais s’empressèrent de contribuer à l’achèvement du couvent des Capucins qui fut un des plus beaux et mieux bâtis qu’il y avait en France. L’église qui était fort belle, était placée sous l’invocation de St-Antoine de Padoue.

( Ephémérides Calaisiennes – L’avenir de Calais )

16 mai 1803

Déclaration de guerre de l'Angleterre à la France ; lord Whitworth, ambassadeur anglais s'embarque le même jour dans notre  port où  l'ambassadeur français Andréossi débarque le lendemain  venant de Douvres.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

16 mai 1814

La paix signée entre la France et l'Angleterre, on rend de part et d'autre les prisonniers. 150 prisonniers de guerre anglais arrivent à Calais pour se rendre à Douvres.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

16 mai 1948

Plus de 200 jeunes gens du Nord et du Pas-de-Calais, représentant une quarantaine de villes, assistèrent à Calais, en présence des autorités, à l’inauguration de l’auberge de la jeunesse « Relais du vent d’Ouest », installé dans un baraquement, rue de l’Océan au Fort-Nieulay.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

16 mai 1953

Inauguration de l’hôtel Victoria à Calais Nord. Il aura fallu attendre huit ans après la fin du second conflit mondial, qui avait anéanti totalement cette partie de la ville, pour voir l’ouverture du premier hôtel.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

16 mai 1987

Ouverture de la médiathèque de Calais, dans les locaux de l’ancienne usine à tulle « Tiurce-Lebas », rue du Pont Lottin. La première bibliothèque de Calais voit le jour en 1805 au premier étage de l’hôtel de ville de Calais, alors situé place d’Armes. Elle connaît un premier déménagement en 1886 dans le nouvel hôtel des Postes de la rue Edison, puis un second en 1935 vers la rue de Vic, au premier étage d’un bâtiment loué par la ville. Au début des années 1980 se pose la question de l’évolution de la culture avec l’arrivée de nouveaux supports. Le nouvel équipement s’installe dans les murs d’une ancienne usine construite, dans les années 1950. Les 1 500 m² ne suffisent pas pour accueillir toutes les collections et c’est l’architecte Soisic Cleret qui est chargée de construire, à côté de l’usine restaurée, avec les mêmes matériaux, les 2 200m² supplémentaires avec une verrière reliant l’ancien au nouveau bâtiment. Les Calaisiens se saisissent rapidement de ce nouveau pôle culturel, la fréquentation passe de quelques centaines de lecteurs à 10 000 en un. Dix ans plus tard, l’espace multimédia voit le jour et en 2007 l’équipement connaît une première grande rénovation en se dotant de la technologie RFID qui permet aux 150 000 visiteurs annuels d’emprunter ses documents en toute autonomie et de les rendre sept jours sur sept grâce à un automate.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 mai 1725

La municipalité de Calais confie aux Minimes la direction du collège.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

17 mai 1791

Démission de M. François Grigny, maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

17 mai 1794

Les administrateurs de Calais arrêtent que celui qui se fera remplacer à la garde paiera 3 livres à son remplaçant.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

17 mai 1892

Élection de M Dewavrin au poste de maire de Calais, après les scrutins du 1er et du 8 mai. Lors du conseil municipal qui devait désigner le premier magistrat, Mrs Lavoine réunit 30 voix, Dewavrin 1 voix, Goubelle 1 voix, 1 bulletin nul. M Lavoine remercia ses Collègues mais refusa le poste pour cause de son grand âge et des problèmes de santé. Au deuxième tour, les votes donnèrent à Mrs Bruyère 28 voix, Lavoine 1 voix, Goubelle 2 voix, Appeness 1 voix. De nouveau le maire déclare qu’il ne peut accepter les fonctions. Le troisième tour donna les résultats suivants : Mrs Dewavrin 24 voix, Lavoine 4 voix, Goubelle 2 voix, Bruyère 1 voix, Salembier 1 voix. Cette fois le maire accepta les fonctions !

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 mai 1915

Troisième raid des Zeppelins. À 0h 43, le « L39 » arrivant au dessus de Calais est vite repéré par la défense aérienne, il commence à lancer des bombes destinées à détruire la gare et les voies ferrées, qui n’atteignent pas leurs objectifs. Rue d’Alger, une bombe incendiaire traverse le toit d’une maison, répand le liquide enflammé qui instantanément met le feu à la bâtisse. Des soldats accourent et réussissent à dégager la mère et une fillette de 12 ans. Toutes les deux, affreusement brûlées mourront le lendemain. À l’aube, on retrouve dans les ruines fumantes, les corps des autres enfants, âgés de 4 et 10 ans, complètement calcinés. Une autre bombe incendiaire met le feu à une habitation dont les occupants ont le temps d’évacuer. Après avoir survolé la place d’Armes et lancé quelques bombes aux environs du fort Risban et de la batterie d’expérience, le dirigeable s’en va poursuivre son action destructrice sur Douvres.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 mai 1924

Transfert du monument des Six Bourgeois place d’Armes devant le musée. Au lendemain de la première Guerre mondiale, l’œuvre de Rodin, mise en lieu sûr en mars 1918 dans les caves de l’hôtel de ville, avait retrouvé son emplacement d’origine Place Richelieu.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 mai 1925

Élection de Léon Vincent au poste de maire de Calais, après le scrutin du 3 mai qui mettait trois listes en présence : la première de droite, celle du maire sortant Hans Hapeness, dite « d’Union républicaine nationale et sociale » ; la deuxième de gauche de Léon Vincent dite « Concentration républicaine laïque et d’intérêt local » ; enfin la dernière celle du Parti communiste. C’est sous la présidence du doyen d’âge, M. Sueur, et des deux benjamins du conseil, Mrs Jules Lefebvre et Lucien Vadez qui seront par la suite quelques années plus tard élus à leur tour  maire de Calais, que se déroule le premier scrutin qui porte au fauteuil majoral par 34 voix sur 35, Léon Vincent.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 mai 1947

L’hôtel de ville de Calais, ayant subi le sort commun de nombreuses constructions pendant le deuxième conflit mondial, est sinistré mais, en dépit de sa charpente de bois qui brûla et des pierres de taille qui craquèrent et se détachèrent sous les déflagrations, le beffroi a résisté grâce à sa carcasse en béton armé. Les travaux de rénovation engagés par la société Sainrapt et Brice commencent sous la direction de M. Debrouwer. Pour élever à 50 mètres de hauteur les blocs de pierre qui pèsent jusqu’à une tonne, il fallut installer un échafaudage  métallique au niveau des clochetons. Pour réaliser cet échafaudage qui fut accroché sur les quatre cotés du beffroi, 7 000 mètres de tubes furent nécessaires d’un poids de 30 tonnes. La mairie, commencée en 1908 et terminée en 1924, fut également sinistrée en 1914 et c’est grâce à son concepteur, M. Debrouwer, et à son intervention auprès des ministères que les travaux furent entrepris.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 mai 1965

Lors de sa deuxième visite à Calais, Louis Joxe, ministre d’état, pose la première pierre du futur Hôtel de police. En repartant prendre son avion à l’aéroport de Marck, le convoi officiel s’arrêta pour contempler l’immense chantier de construction de la ZUP dont les logements étaient estimés à 28 000 personnes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 mai 1555

Arrivée à Calais du cardinal Pole, médiateur au nom de la reine d’Angleterre, accompagné de William Paget et de Stephen Gardiner, évêque de Winchester, chancelier du royaume, pour prendre part aux conférences du congrès de Marck, qui devait amener la paix entre la France et l’Espagne. Ces conférences commenceront le 23 mai.  

(Annales de Calais par C. Demotier )

18 mai 1814

Depuis un an, Calais était privé de théâtre. Les autorités s’adressent au ministre de l’intérieur et lui rappellent que la position de Calais et les nombreux étrangers qui se rendaient dans cette ville lui donnaient droit à une troupe sédentaire. Le théâtre excitait alors la sollicitude du maire, qui insista vivement dans sa requête au ministre « d’un roi que la ville de Calais s’estimera toujours heureuse d’avoir reçu, et dont elle eut voulu embrasser les genoux à chaque pas qu’il fit en rentrant dans son royaume ».

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

18 mai 1825

Un accident jeta la consternation au Courgain maritime. Un pêcheur fit mettre à l’eau un bateau qui venait d’être construit pour lui. Après la cérémonie, il proposa à sa famille et à des amis de faire une promenade en mer, jusqu’à l’entrée du port, ce qui fut accepté. Arrivé à la jetée ouest, il hissa la voile et le bateau chavira subitement. Sur quatorze personnes, onze se cramponnèrent à la coque et trois se noyèrent ; un vieillard, un garçon de 14 ans et une jeune fille de 18 ans. Cette tragédie était due à l’imprudence, le navire n’étant pas lesté.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

18 mai 1852

En travaillant à la recons­truction des quais du Paradis, les ouvriers dé­couvrent des ossements et même un squelette presque entier. Anciennement il y avait tout près une église ; c'est qu'alors on enterrait les morts à côté.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

18 mai 1883

Le Conseil municipal de Calais se prononce pour la réunion en une seule ville des communes de Calais et de St-Pierre, sous certaines conditions parmi lesquelles : conservation du nom historique de Calais, construction d’un nouvel hôtel de ville et d’un théâtre, exonération pendant dix ans de tout surcroît d’impôts, conservation aux mêmes jours des emplacements des marchés, conservation à Calais du tribunal de commerce, de la chambre de commerce et de la caisse d’épargne, élection du nouveau conseil municipal par deux sections nommant chacune le même nombre de conseillers.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 mai 1884

Réélection de M. Paul Van Grutten au poste de maire de Saint-Pierre-les-Calais. M. Van Grutten a été élu au premier tour par 28 voix sur 29.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier ) 

18 mai 1884

Réélection de M. Dewavrin au poste de maire de Calais. M. Dewavrin a été élu au premier tour par 26 voix sur 27.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

19 mai 1837

Premier emploi du Gril de carénage établi récemment dans le port de Calais. Il a 40 mètres de longueur sur 8 de large. La construction d’une forme de radoub au sud du nouveau bassin à flot de l’Est, est comprise parmi les travaux dont l’exécution a été ordonnée par la loi du 3 août 1881. Les travaux de terrassement pour la construction de cette forme de radoub d’après le projet du 2 mai 1883 sont estimés à 2 500 000 francs. Ce projet comprend pour cette évaluation le radoub avec puisard et aqueduc d’évacuation des eaux. Il est situé tout contre la Grande Rue du Courgain, presque à l’endroit où l’on voyait naguère une espèce de retranchement carré gazonné.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

19 mai 1853

Décès à Calais de Louis Antoine Alexandre Vogue, âgé de 49 ans 10 mois, né à Guînes le 9 août 1803. La mort précoce de celui qui savait être en même temps administrateur de l’hospice et (depuis huit ans) Président de la Chambre de commerce, qui avait été membre du Conseil municipal et adjoint au maire (1848) - en deux mots l’une des figures marquantes de la vie calaisienne - a surpris tout le monde. « Un cortège tel que nous n’en avons vu à Calais en semblable occasion » accompagna son cercueil. « Alexandre Vogue fut un homme de bien, un citoyen utile et dévoué » (Léon Dessin). Sa pierre tombale se trouve toujours au cimetière nord (dans l’allée centrale).

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez ) 

19 mai 1894

Un projet de pont sur la Manche est publié dans « La Nouvelle Revue » qui en révèle les caractéristiques : « Le pont projeté suit un tracé rectiligne partant du cap Blanc-Nez, à 8 kilomètres environ à l’Ouest de Calais, tout près de la cheminée d’essai du tunnel, pour aboutir à la falaise de South-Foreland, à 5 kilomètres et demi au nord du port de Douvres. Sa longueur est de 33,45 kilomètres ; la profondeur moyenne est de 36 mètres sous basse-mer ; la profondeur maxima atteint 51 mètres. Les travées sont au nombre de 73 reposant sur 72 piles, espacées alternativement de 400 à 500 mètres. La travée de 400 mètres est franchie par une poutre double en acier à grandes mailles triangulaires, qui se prolonge en porte à faux de 187,50 m de longueur, sur les deux travées voisines de 500 m. Le vide laissé au milieu de la travée de 500 m par ces prolongements en porte à faux est comblé par une poutre indépendante de 125 m, appuyée sur les extrémités de porte à faux. Cette disposition, qui constitue un système de poutres équilibrées, permet de réduire sensiblement le poids du métal. Les poutres du pont sont arasées à leur partie inférieure, suivant une ligne sensiblement horizontale, à 54 m au-dessus des plus hautes mers, ce qui assure le passage des plus grands voiliers sous toute l’étendue des travées. La hauteur propre des poutres métalliques atteint 63 m au droit des piles ; elle est réduite à 38 m de la travée de 400 m et à 11 seulement à l’extrémité des porte-à-faux vers la partie médiane des travées de 500 mètres. La double voie ferrée est établie à l’intérieur de la charpente formée par les poutres maitresses et à 8 m environ au-dessus de la base de ces poutres. Les rails sont placés dans des ornières métalliques s’opposant à tout déraillement et les voies sont protégées par des écrans en treillis qui ont pour effet de tamiser le vent et de permettre le passage des trains par les plus fortes tempêtes. Les poutres métalliques reposent sur les piles en maçonnerie, par l’intermédiaire de colonnes en acier de 8 m de diamètre et de 40 m de hauteur. »

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

19 mai 1912

Les partis de gauche ayant remporté 26 des 36 sièges à pouvoir, lors de l’élection municipale du deuxième tour du 19 mai, Charles Morieux est élu au fauteuil majoral.  Mrs Berquet, Ravisse, Hembert et Apeness sont  nommés adjoints. Durant le premier conflit mondial, aucune élection ne fut tenue et de ce fait Charles Morieux conserva son écharpe de premier magistrat  pendant sept ans.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

19 mai 1935

L’élection municipale de 1935 voit la victoire de la liste socialiste-communiste sur celle de droite conduite par Léon Vincnet. Lucien Vadez est nommé maire par 29 voix sur les 36 votants. Son mandat sera interrompu lors de sa mobilisation, le 26 août 1939. Le conseil municipal se réunira le 03 septembre 1939 pour le remplacer et verra André Gerschel accéder au fauteuil majoral. Fait prisonnier, Lucien Vadez, sera libéré en janvier 1941 mais ne pourra revenir sur Calais. Lors de la libération de la ville, il souhaitera reprendre ses fonctions à la tête de la mairie, mais le maire en place, Jacques Vendroux, nommé par le Comité de libération, lui fera part d’un non-recevoir définitif.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

 

19 mai 1961

Voyage inaugural du nouveau car-ferry de la compagnie Townsend Ferries : le « Free Entreprise II ». C’est le premier car-ferry qui s’ouvrait par l’avant et l’arrière pour le chargement ou le déchargement de ses 200 véhicules. Cette mise en service du nouveau bâtiment marquait une fidélité de la Townsend de près de quarante ans au port de Calais. C’est en 1928 que furent créées les liaisons transmanche qui permirent à 2 224 autos de franchir le Channel avec leurs passagers. Dès 1931 le trafic comptabilisait à 9123 voitures et ne cessa de prospérer. Seuls les événements de 1935-1945 mirent en sommeil cet essor. Avec ce deuxième bâtiment, la compagnie maritime prévoyait six rotations France-Angleterre, offrant à 2 500 voitures et aux 15 000 passagers de traverser le Channel. C’est également le même jour que l’on inaugura la deuxième passerelle de transbordement baptisée « Calais II ».

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

19 mai 1965

Entrée du coté français, à Beussingue, de la première navette de poids lourds chargée de quatorze camions de sept pays européens.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

19 mai 1994

Mise en service d’une nouvelle ligne aérienne par la compagnie  française « Air Transport » associée à la Silver City. La liaison par un avion de type « Bristol »  entre Lydd (Angleterre) et Marck d’une durée de 20 minutes était prévue toutes les heures.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 mai 1390

L'armée française était cantonnée à Boulogne et, pour passer le temps, trois chevaliers français, Jean de Boucicaut, Regnault de Roye et le sire de Sempy, provoquè­rent toute la noblesse anglaise dans une joute à armes égales et courtoise qui durerait trente jours, et cela dans une plaine à St-Inglevert, à mi-chemin de Boulogne à Calais. Beaucoup de chevaliers anglais et écossais passèrent la mer à cet effet et vinrent débarquer à Calais, parmi lesquels, le comte Maréchal, le sire de Glifford, Pierre Courtenay, Pierre de Scorborne, Jean de Hollande, frère du roi d'Angleterre, etc., tous les jouteurs d'Angleterre. Les quatre premiers jours, la victoire demeura aux Français ; puis les Anglais s'en retournèrent tous chez eux. Mais les cheva­liers français, pour satisfaire à leurs engagements, restèrent encore sous leurs tentes, jusqu'à ce que les trente jours fussent écoulés; après quoi, per­sonne ne s'étant présenté, ils se retirèrent. (1) lefebvre (Histoire de Calais)

(1) On assure que c'est en mémoire de ces hauts faits qu'ont été placés au haut du beffroi, il y a déjà bien longtemps, ces deux  petits cavaliers en cuivre doré qui se heurtent à chaque coup de l'heure.

( Ephémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

20 mai 1839

On installe à Desvres une Caisse d'Épargne, succursale de celle de Boulogne. Celle de St-Pierre date du 19 octobre 1862. Celle de Calais, de 1834. Celle de Guînes, de 1842. Celle d'Oye, le 25 juillet 1875 (supprimée). Celle d'Ardres, le 14 mars 1869. La création des Caisses d'Épargne en France remonte à 1818.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

20 mai 1867

Décès à Paris de Liévin Delhaye à l’âge de 52 ans. Son père était gendarme. Ce pur Calaisien, boursier de la ville au temps de ses études, devient chargé de famille à la suite du suicide de son père. Très jeune, il s’associe à d’autres Calaisiens pour créer la première fabrique de tulle fondée par des Français. Le succès remporté l’amène à s’installer à Paris dès l’âge de 25 ans. Industriel dynamique, il y devient membre du conseil général des manufactures, et y reçoit la croix de la Légion-d’Honneur des mains de l’empereur lui-même en 1853. Éloigné de Calais, il y conserve néanmoins de solides attaches et ne cesse de s’entremettre pour servir à distance les intérêts de sa ville natale. Aussi est-ce sans surprise que Napoléon III le choisit comme maire pour succéder à Edouard Mayer en 1860. Son mandat d’un peu plus de six ans reste connu pour des résultats financiers particulièrement remarquables. Il achève de payer l’hôtel Dessin, restaure Notre-Dame et le beffroi, crée une école pour filles et l’école de musique, acquiert les terrains du Courgain. C’est l’époque pendant laquelle est établi le jardin Richelieu. Les électeurs du canton le désignent également pour les représenter au Conseil général. Sa mauvaise santé le contraint à la démission au début de 1867, alors qu’il a, en réalité, déjà quitté Calais depuis un an pour se faire soigner à Paris. Franc-maçon. Une rue donnant sur le boulevard Einstein porte aujourd’hui son nom.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

20 mai 1888

Le vaste salon de l’hôtel de ville était trop petit pour contenir la foule qui désirait assister à la nomination de la  municipalité. Aussi la place Crèvecœur présentait-elle un curieux coup d’œil ; on discutait le pour et le contre, quoique étant unanimes sur un point : la réélection de M. Van Grutten pour le venger des critiques méchantes et de parti-pris dont il a été l’objet et lui prouver à quel point ses administrés le tenaient en haute estime. Le nouveau conseil municipal devait lui rendre cette justice, et il n’y a pas failli. A midi et quart, les nouveaux élus entrent en séance, à part toutefois M. Lengaigne, ayant été élu quoique n’étant ni éligible ni électeur. M. Van Grutten prie le doyen d’âge, M. Cuisinier, de prendre la présidence, puis il est procédé à l’élection d’un secrétaire. M. Forest est élu par 23 voix contre 8 à divers. M. Cuisinier prononce alors un petit discours qui fut très bien accueilli de toute l’assistance. Après avoir prêché la concorde, le président d’âge rappelle aux conseillers qu’ils ne devront pas poser pour la galerie, mais travailler au bien et au développement de la cité ; puis il termine en faisant l’éloge de l’ancienne municipalité. On procède ensuite à l’élection du maire, et M. Van Grutten est élu par 30 voix sur 31 votants. Toute l’assistance applaudit à outrance, mais M. Van Grutten se lève, remercie le conseil du grand honneur qu’on lui fait et déclare qu’il ne peut, pour des raisons très sérieuses, accepter les importantes fonctions de premier magistrat de la cité. Ce désistement est accueilli par les plus chaleureux applaudissements. Il est procédé à un second tour de scrutin et M. Van Grutten est de nouveau élu par 29 voix contre 2 à M. Wintrebert. Le public fait à l’ancien maire une nouvelle manifestation, mais M. Van Grutten refuse d’accepter le mandat qu’on lui confie pour les raisons qu’il a déjà signalées. Au troisième tour de scrutin M. Pierre Lavoine est nommé maire. Ainsi que M. Van Grutten, il refuse d’accepter ces importantes fonctions et déclare être trop vieux pour tenir convenablement ce poste. On procède enfin au quatrième tour de scrutin et M. Wintrebert est nommé maire par 28 voix contre 1 à M. Paclot et 1 à M. Lavoine. M. Wintrebert déclare accepter le poste que le conseil lui fait l’honneur de lui confier ; il apportera toute son énergie et son intelligence à l’administration de la ville, il ne se dissimule pas que la tâche sera lourde, mais il compte sur l’aide du conseil et des adjoints qui seront choisis. Il a d’ailleurs, devant lui l’exemple de M. Van Grutten, il fera tous ses efforts pour l’imiter et obtenir l’approbation du Conseil et des électeurs. Cette déclaration est soulignée des applaudissements de toute l’assistance, qui redoublent encore lorsque M. Wintrebert remplace M. Cuisinier au fauteuil présidentiel. Il est ensuite procédé à l’élection des trois adjoints. M. Paclot est nommé premier adjoint par 28 voix contre 1, donné à M. Cuvelier. Le poste de deuxième adjoint échoit à M. Delsart par 30 voix contre 1 à M. Appeness. Et enfin, M. Bruyère est nommé troisième adjoint par 30 voix contre 1 à M. Seys.  Après leur nomination, les adjoints adressent quelques paroles de remerciement au conseil et déclarent qu’ils se montreront dignes de l’honneur qu’on leur avait fait. M. Wintrebert remercie enfin le conseil de lui avoir choisi pour partager sa lourde tâche MM. Paclot, Delsart et Bruyère, dont il se plait à reconnaître le dévouement, puis déclare la séance levée. La foule s’écoule en silence, commentant le choix du conseil, tandis que la musique municipale joue la Marseillaise reprise par la fanfare de l’Etoile ; quant M. Wintrebert et ses adjoints descendent sur la place, les vivats redoublent, et l’on cherche parmi les élus M. Van Grutten pour lui faire une ovation, mais celui-ci, très ému, s’y est dérobé en sortant par une porte donnant sur la rue voisine, et où l’attendait une voiture. La musique municipale a donné aussitôt une aubade devant la porte de M. Wintrebert, ensuite devant celles de MM. Paclot et Bruyère, puis le soir, après le concert, elle a rendu les mêmes honneurs à M. Delsart.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 mai 1900

M. Pierre Noyon, fut élu maire de Calais par 24 voix contre une à M. Alfred Delcluze, une à M. Laporte et un bulletin blanc. M. Edmond Basset fut élu premier adjoint, au troisième tour, les candidats désignés par les deux premiers tours de scrutin s’étant récusés, sous prétexte de manque de temps ou pour raison de santé. Les autres adjoints élus furent MM. Grettet et Gallet. Malade,Pierre Noyon démissionne au bout de 18 mois et laissera sa place à Edmond Basset

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

20 mai 1940

« Vers 10 heures, le remorqueur « Hercule » de la Chambre de Commerce de Calais et le « Mammouth » de Cherbourg reçoivent l’ordre d’aller chercher un cargo anglais touché par les bombes de la nuit. À 600 mètres des jetées, l’Hercule saute sur une des mines magnétiques déposée le matin même par des hydravions. En quelques secondes, tout est fini, le remorqueur s’en va par le fond, ne laissant à la surface que de menues épaves, des cadavres et de rares survivants. Le patrouilleur « Reine-Astrid », amarré au quai de la Colonne, part sur les lieux du naufrage. Il ne trouve que trois rescapés, plus ou moins blessés, accrochés à des morceaux de bois. Trente hommes ont péri dans l’engloutissement de l’Hercule : deux marins  de l’État, vingt-et-un hommes d’équipage du cargo anglais et sept membres d’équipage du remorqueur. Le capitaine du bateau anglais et un chauffeur du remorqueur, sérieusement blessés, furent évacués après avoir été soignés à l’hôpital militaire de la rue Leveux. La destruction des ponts à Abbeville obligea l’ambulance à faire demi-tour. Longtemps après la guerre, les marins remarquèrent un tourbillon dans l’eau, à l’endroit où gisait l’Hercule éventré. Puis les remous s’atténuèrent et disparurent ».

( Robert Chaussois – Calais 1939-1940 )

20 mai 1945

Pour la première fois depuis la libération, la population eut accès au parc Saint-Pierre, dans la partie Est, l’autre partie séparée par des barbelés, restant réquisitionnée par les autorités britanniques.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

21 mai 1664

On brûle un livre huguenot sur la place de Calais. Ce genre de livre paraissait tellement dangereux que souvent, après avoir brûlé l’œuvre, on pendait l’auteur.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

21 mai 1814

La paix étant faite le 4 avril par l'abdication de Napoléon Ier, 1 600 prisonniers  de  guerre français reviennent d’An­gleterre et débarquent à Calais. Et c'était tous les jours la même chose ; les pontons anglais dégorgeaient tous les malheureux que 25 années de guerre détenaient sur le sol humide d'Albion. Ils étaient recueillis en grande partie chez les habitants, mais ils firent un tel tapage dans les cabarets qu'on dut les confiner militairement au quartier de cavalerie. (1)

(1) Ces prisonniers, la plupart sans la moindre ressource, étaient un nouveau surcroît de sollicitude et de dépense pour la mairie et pour l'Adminis­tration de  la marine. Leur séjour à Calais était signalé par de nombreux désordres ; quel­ques-uns d'entre eux  parcouraient les rues en poussant des cris injurieux pour le gouvernement du Roi. On arrêta les plus mutins contre lesquels il fallut sévir.(De Rheims, Almanach de Calais, 1852)

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

21 mai 1831

II est décidé qu'au lieu d'un bataillon de garde nationale Calais en aura deux !.....D'honorables citoyens qui étouffaient dans les rangs, dit l'Indicateur,  vont passer à l'état-major : là, on respire à l'aise.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

21 mai 1910

Après l’exploit de Louis Blériot d’avoir franchi la Manche, restait un prix en compétition offert par une marque de champagne à celui qui traverserait le détroit un samedi ou un dimanche. Un jeune aviateur, Jacques de Lesseps fils du créateur du canal de Suez, relève le défi et s’envole au début de l’après-midi. Il atterrit 42 minutes après son départ des Baraques à Sainte Margaret Bay. À son retour, un banquet lui est offert dans la liesse générale. Le capitaine de frégate, Prat, commandant la station des sous-marins de Calais, qui allait trouver la mort, quatre jours plus tard, dans les flancs du « Pluviôse », prit la parole au dessert.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 mai 1940

Sous un déluge de bombes, le dernier bateau anglais emmène les ressortissants britanniques de Calais, fuyant devant l’avancée allemande.

( Amis du Vieux Calais –Gilles Peltier –  Fonds Robert Chaussois )

21 mai 1940

Vers 10 h, le général Billote arrive à Calais. Une heure plus tard, à l’hôtel de ville, il fait devant les officiers le point de la situation. Pour lui, les avant-gardes allemandes sont très aventurées et on a beaucoup grossi leurs effectifs. Il pense qu’il pourra les bloquer dans la région de Boulogne. Les heures passent et en l’absence du général Weygand, Billotte décide de se rendre à Ypres

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 mai 1940

Le général Weygand, promu depuis la veille commandant en chef des armées françaises, décide de rendre visite aux Armées du Nord et  prend l’avion à Paris. Durant le trajet l’avion est attaqué et contraint d’atterrir à Calais. Il se rend par la route à Ypres où l’attendent Léopold III, roi des Belges, et le général Billotte pour une conférence.  À 19 h, il repart pour Calais où il s’embarque à bord d’un sous-marin pour Dieppe et de là regagne Paris.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 mai 1942

« M. Betrand, délégué des Monuments historiques, obtient des autorités allemandes, la permission de retirer de l’église Notre-Dame un lot assez considérable d’objets qu’il dépose provisoirement dans une cave de l’hôtel de ville : trois peintures, des statues, le grand Christ en bois du XVIIIème siècle, un autre de la fin du XVIème etc. »

( Robert Chaussois – les années sombres)

22 mai 1632

Ce qu’on appelait le complot de 1632, était d’après Richelieu que Gaston d’Orléans retiré dans les Pays-Bas, se concerte avec la Reine-mère pour allumer la guerre civile. Parmi ses partisans, se trouvait le duc de Valençay, gouverneur de Calais depuis 1627. Au moment où, d’intelligence avec lui, il allait passer la frontière pour s’emparer de Calais, Richelieu lui fit savoir qu’il était au courant du complot. Louis XIII arriva inopinément avec des troupes et s’empara de la citadelle. Le duc de Valençay fut remplacé et dut se retirer dans ses terres avec une pension de 50 000 livres de dédommagement.

( Ephémérides Calaisiennes – L’avenir de Calais )

22 mai 1767

Jean-Jacques Rousseau débarque à Calais.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

22 mai 1861

On pave la rue Lafayette à St-Pierre ( devenue boulevard Lafayette le 14 mars 1896 ). Cette rue lorsqu’elle reçut ce nom s’appelait le grand chemin et était bordée de larges fossés. En 1880, on construisit  les trottoirs réclamés depuis si longtemps.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

 

22 mai 1885

En séance du Conseil Municipal,  M. Jean Mulard et les neuf autres conseillers de la section Nord protestent, au nom de la liberté, contre l'arrêté du maire qui vient d'interdire désormais la procession de la Fête-Dieu sur le territoire de  l'ancien Calais. Et l'on a pu entendre le Maire dire cette phrase mémorable qui passera à la postérité comme un monument : « Si nous devions vous soumettre tous les arrêtés municipaux, si les conseillers pouvaient s'immiscer dans toutes les questions, il n'y aurait plus d'ad­ministration possible. Dans la limite de ses attri­butions, le Maire n'a pas à encourir le blâme de son Conseil. »

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

22 mai 1940

« Un contingent de troupes britanniques d’environ 3 000 hommes, commandé par le général Nicholson, est envoyé à Calais pour veiller en coopération avec l’armée française et les unités navales du secteur, à ce que le port reste utilisable et établir de nouvelles lignes de communication avec le C.E.B. ( corps expéditionnaire britannique ) en retraite du général Gort, isolé de ses principales sources de ravitaillement. »

( Robert Chaussois – Calais 1939-1940 )

22 mai 1946

Réunion en mairie pour faire le point sur la reconstruction. Depuis la fin de la guerre, 1 656 logements ont été réparés sur Calais, 803 chantiers sont en cours. 8 500 logements ont été mis hors d’eau, 665 baraquements provisoires en bois et 301 en dur ont été installés. Près de 700 baraquements sont en cours d’installation. Au niveau de l’attribution des matériaux, Calais, malgré son pourcentage de destruction de 73 %, n’a jamais reçu les plus fortes attributions. En ce qui concerne les dommages de guerre, Calais, présente 8 044 immeubles détruits totalement et 7 213 partiellement touchés sur les 15 900 recensés en 1936.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 mai 1960

Jacques Vendroux, député-maire de Calais, pose la première pierre du stade à la citadelle. Le parchemin commémorant cette cérémonie fut scellé dans la muraille de gauche à l’entrée de la porte de Neptune.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 mai 1962

Voyage inaugural du nouveau car-ferry « Free-Entreprise » de la compagnie Townsend Ferries Limited. Le nouveau bâtiment, qui remplace le Halladale, effectua son départ pour Douvres à 13 h 30 avec les personnalités françaises qui à leur arrivée visitèrent les installations portuaires anglaises. Le Free Entreprise reprit la mer à 16 h 30 avec de nombreuses personnalités britanniques qui furent reçues, à leur tour, par la Chambre de Commerce de Calais.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 mai 1973

Conduit par le député-maire, Jean-Jacques Barthe, la délégation calaisienne arrive à Douvres pour la signature du jumelage entre les deux villes. Mme Gooddfellow, maire de Douvres et son homologue calaisien officialisèrent l’acte dans la grande salle de l’hôtel de ville appelé Maison-Dieu. Pour le premier magistrat anglais, cela devait être le dernier acte officiel de sa magistrature.  En effet le même jour l’élection du maire de Douvres devait se dérouler en présence des personnalités calaisiennes. Contre toute attente, Mme Gooddfellow ne fut pas reconduite dans ses fonctions et c’est le nouveau maire, Mr Bean, qui prit congé des Calaisiens au terme de cette journée historique.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 mai 1991

C’est au point kilométrique 20.02 que le tunnelier français « Europa » opéra son rattachement avec la galerie ferroviaire Nord anglaise. Contrairement à la première jonction historique du 1er décembre 1990, les derniers mètres de craie bleue ne furent pas abattus à la main mais par le tunnelier français. Ne pouvant pas faire demi-tour, la perforatrice anglaise est déviée sous le tunnel français.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

23 mai 1510

Traité de paix avec l’Angleterre, portant que les garnisons de Calais et Boulogne ne s’inquiéteraient point respectivement.

( Annales de Calais par C. Demotier )

23 mai 1555

II se  tient un congrès à Marck, dans le but de réconcilier Charles-Quint et le roi de France Henri II. On y traita de la paix, mais on ne conclut rien. (1)

(1) C'est la plus ancienne partie habitée du Calaisis ; dans les fouilles on a trouvé des quantités d'objets provenant évidemment des Romains. Au moyen-âge, la terre de Marcq formait un doyenné impor­tant, comprenant Calais, St-Pierre etc. en tout seize paroisses. À cette époque, il y avait un château à Marck et des seigneurs très bien appa­rentés. On ne sait plus guère où se trouvait le château, car il fut brûlé en 1229, par le comte Ferrand de Flandre. Il fut reconstruit en 1347 et pris par les Anglais, qui y établirent garnison. Les Français essayèrent d’y rentrer sous le règne de Charles VI ; mais ils ne réussirent pas et perdirent beaucoup de monde. Philippe le Bon, duc de Bourgogne fut plus heureux en 1436 : iI reprit le château et livra le bourg au pillage. Mais Marck retourna tôt après aux Anglais pour ne redevenir Français qu'en 1558 avec Calais.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

23 mai 1563

Règlement entre les mains des habitants de Calais et ceux de la banlieue pour la jouissance des terres communes que François II leur avait données par son ordonnance de mai 1559.

(Éphémérides Calaisiennes – L’avenir de Calais )

23 mai 1658

Le roi Louis XIV vient à Calais avec le cardinal de Mazarin. Bientôt après il se rendit à Dunkerque, dont son armée faisait le siège, et qui se rendit le 25 juin aux Français pour être selon les conventions, immédiatement livrée aux Anglais. En revenant à Calais, le roi prit froid en passant par Gravelines et fut saisi d’une fièvre violente qui dura quatorze jours. Comme aucun traitement ne réussissait, on fit venir d’Abbeville un médecin qui s’était acquis une réputation par la hardiesse avec laquelle il administrait l’émétique. Quand le roi en eut une dose, il fut tellement secoué qu’on le crut mort ; la consternation était extrême à Calais. On administra une seconde dose et le roi fut sauvé et retourna à Paris après un séjour de deux mois et vingt jours à Calais.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

23 mai 1897

Inauguration du vélodrome de Calais, par le maire M. Émile Salembier, situé sur la plaine dite « du Sahara », en face du parc St Pierre. Les travaux de la piste cyclable, selon les plans de l’architecte M. Mage, débutèrent en février 1897 ; elle mesurait 333,33 mètres de long pour 6 de large avec des virages inclinés à 45 degrés. Plusieurs milliers de spectateurs pouvaient prendre part aux festivités dont six à sept cent dans les tribunes. Le bail de 10 ans arrivant à expiration, le Conseil municipal du 27 août 1907 décida de consacrer le terrain à la construction d’un établissement scolaire derrière la future mairie.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

23 mai 1935

Une décision ministérielle autorise la création d’un aérodrome à Calais-Marck.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

24 mai 1686

Pour faire suite à la révocation de l’Édit de Nantes (1685), le roi ordonne par un décret de ce jour que les cadavres des nouveaux catholiques, c'est-à-dire ceux qui avaient adjuré le huguenotisme, morts après le refus des Sacrements, fussent traînés sur la claie et jetés à la voirie. À Calais, le cadavre de Samuel d’Oye, Jean Delamarre, Michel Poiré, subissent ce traitement. Le bourreau se refusant à cette ignoble besogne, prend la fuite. On le fit revenir par crainte du supplice. En 1699, le roi fait connaître que ce supplice a fait très mauvais effet. De leur côté, les évêques demandent qu’on abolisse cette hideuse peine.

( Ephémérides Calaisiennes – L’avenir de Calais )

24 mai 1810

Napoléon 1er est en voyage avec sa nouvelle épouse, Marie-Louise d’Autriche. Le couple impérial fait son entrée dans Calais, à bord d’une calèche tirée par six chevaux et escorté par une garde de 25 hommes. À sa suite, suivent dans d’autres calèches, Jérôme Bonaparte, les ministres de la marine et de l’intérieur ainsi que différents généraux. Arrivé à l’hôtel Dessin où il laisse l’impératrice se reposer, il repart avec ses généraux visiter le port. Le bal organisé pour la soirée, en son honneur par la municipalité, sera annulé pour cause d’indisposition de l’impératrice dûe à la fatigue du trajet de Lille à Calais.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

24 mai 1846

Décès du docteur Pierre Souville à Hazebrouck. Il était né à Calais en 1772 d’un père chirurgien, il embrassa la même carrière et, dès l’âge de seize ans, on le trouvait élève-chirurgien au camp de St-Omer. Participant aux guerres de la Révolution, il opéra dans  l’armée de Dumouriez, puis dans les hôpitaux militaires de Lille et du Val-de-Grâce, avant de revenir à Calais, d’où il ne bougea plus. Servant à l’hôpital militaire, à l’hospice civil, au Bureau de bienfaisance, membre correspondant de l’Académie de médecine, il fut, comme son frère Tom, l’ancien corsaire, membre du Conseil municipal et fondateur de l’établissement des Bains de mer. Il cessa d’exercer en 1837 à la suite d’une grave maladie, et quitta alors Calais. De son épouse, Sophie Grandsire, il avait eu sept enfants. Son fils Gaston sera, comme son père et son grand-père avant lui, médecin du Bureau de bienfaisance de Calais.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez ) 

24 mai 1860

Décès de Philippe François Devot dans sa soixante-dixième année, négociant et administrateur de l’hospice civil, naguère conseiller municipal, Président du Tribunal de commerce, Président de la Chambre de Commerce et administrateur du Mont-de-piété. Il était veuf d’Adèle Sophie Mouron. L’enterrement de M. Devot fut « suivi par une foule comme nous n’en avons jamais vue encore à Calais ». Les coins du char funèbre étaient tenus par le maire de la ville (E. Mayer) et le Président de la Chambre de Commerce (Léon Dessin).

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez ) 

24 mai 1933

Arrivée pour la première fois au port de Calais du paquebot de croisière Stella Polaris véritable palace flottant. Long de 120 mètres, il possédait des cabines de luxe avec salle de bain, deux salons de lecture, un auditorium, un fumoir, une vaste salle à manger, un gymnase, des salons de coiffure, cabinet de médecin et laboratoire photographique. L’équipage de 130 personnes s’occupait des 200 riches passagers allemands, français, anglais, norvégiens et finlandais qui effectuaient des voyages d’agrément en Mer Baltique. Ce magnifique bâtiment reviendra en juin-juillet et août chaque année pour aller vers le Grand Nord jusqu’en 1939.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

24 mai 1940

Le champion de boxe Louis Jampton, premier adversaire en France de Marcel Cerdan, champion d’Europe des moyens, est tué à la citadelle de Calais, qu’il défendait avec une poignée d’hommes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

24 mai 1940

« Le vieux fort Nieulay, occupé par un petit contingent français, écrasé sous une avalanche de bombes et d’obus est évacué. À la tombée de la nuit, les troupes anglaises se replient sur Calais-Nord ».

( Robert Chaussois – Calais 1939-1940 )

24 mai 1944

« Une soixantaine d’élèves du Collège moderne, conduits par M. Boucher et plusieurs professeurs, évacuent par la route sur la Creuse où ils demeureront jusqu’au début de 1945, étant libérés sans s’en rendre compte. Leur départ du 24 mai et leur séjour, loin d’un monde tourmenté par l’occupation ennemie et les bombardements, constituent quand même une aventure. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

24 mai 1966

Le cinéaste, Daniel Costelle, tourne au Blanc-Nez les scènes aériennes de la Bataille d’Angleterre. À ce titre, les trois « As » qui se sont défiés dans les airs, le général allemand Galland, (104 avions abattus) qui commandait l’escadrille stationnée à Saint-Omer et le colonel allemand Matoni (34 avions abattus) retrouvent le group captain anglais Staford- Tuck (32 victoires) responsable de la base spécialement créée, pour les pilotes de chasse de la R.A.F. et dénommé « Biggin-hill).

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

25 mai 1774

Le roi Louis XV était mort depuis quinze jours de la petite vérole, âgé de 64 ans. Un service solennel est chanté à cette occasion dans l’église de Calais avec un faste inouï. Le clocher, le balcon et la terrasse de l’hôtel de ville  étaient tendus de drap noir. Les officiers municipaux en gros deuil, le petit capuchon à la robe, pleureuse à l’habit, rabat blanc, gants noirs et sans pourpre, firent les honneurs du service à tous les corps constitués civils et militaires. La foule était énorme.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

25 mai 1795

Le directoire du district de Calais nomme d’office le citoyen Pierre Barbe, maire de la commune de St-Pierre. Le représentant du peuple, Lamare, en mission, approuve le même jour cette nomination qui est notifiée à l’intéressé, et on l’invite à venir à l’assemblée du corps municipal à 5 heures de l’après-midi où sa présence sera nécessaire. C’était en remplacement de Dutel. Pierre Barbe refuse carrément. On nomme alors le citoyen Lefebvre qui refuse de suite. Le citoyen Dupuis, premier inscrit au tableau des conseillers refuse de remplir l’intérim. Le citoyen Lengaigne refuse aussi. Un peu plus tard, il se dévoue et accepte les fonctions de maire. Il meurt quelques mois après.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

25 mai 1836

Mort à St-Pierre de Jean-Bapiste Delalande, né à Versailles, âgé de 61 ans. C’était un naturaliste éclairé et un collectionneur infatigable. Il avait établi à Calais à l’endroit où est le jardin du Front Sud ( 1884 ), le parc Richelieu, une espèce de musée. C’était, dans ce lieu quasi désert, un petit ermitage rempli d’objets d’art, de curiosités, de tableaux. On y trouvait une complète collection d’yeux d’émail pour toutes espèces d’oiseaux empaillés. Cela coûtait dix sous l’entrée. M Delalande a cédé toutes ses collections aux musées de St-Omer et de Boulogne.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

25 mai 1842

On  commence à retirer les pavés sur le  Marché-aux-Herbes où  doit se faire le puits artésien. Le premier coup de tarière est donné le 2 juin par le Maire M. Legros-Devot, assisté de  MM. Lemaire et Quillacq adjoints, Courvoisier, Gravis,   Mauricheau,  Hauchecorne père, Amédée Stensmaght, etc.(1)

(1) Les tentatives pour le forage eurent un résultat négatif, et la somme qu'elles ont coûtée s'élève à peu près à 60 000 francs. Un premier marché pour le percement de 300 mètres eut lieu, que l'on peut classer ainsi : jusqu'à 72 mètres, des graviers, des sables, des argiles et du silex ; depuis lors, la sonde n'a cessé de percer une craie blanche qui à 277 mètres. devint grisâtre. Cette couche de 300 mètres fut atteint le 10 jan­vier 1844 — Le 2 septembre 1844, la sonde se brisa à 314 mètres 89 centimètres, en entrant dans une couche de grès ; on fut 2 heures 1/2 à la remonter.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

25 mai 1848

Hier, Calais a eu son émeute. Un  rassemblement nombreux s'opposait à l'embarquement  de  quelques bestiaux sur le bateau de Londres. Les cris : « À l'eau les veaux », persistant,  les conducteurs durent, pour les mettre en sûreté, faire entrer le troupeau dans la cour de M. Wood, aubergiste. De 5 à 7 heures du soir,  la municipalité  dut  parlementer  avec   les perturbateurs ; il fallut rassembler la garde natio­nale à laquelle se joignit une compagnie de la ligne, on mit baïonnette au canon et ce n'est qu'au pas de charge qu'on put débarrasser la rue de la Mer, jusqu'au quai. M. Lengaigne, adjoint et le Juge-de-Paix furent blessés par des jets de pierre. Ce n’est qu'à 3 heures du matin que la troupe put regagner la citadelle.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

25 mai 1869

Le Conseil municipal de Calais approuve à l’unanimité le devis s’élevant à 42 000 francs pour la création au Courgain d’un  bâtiment devant servir de salle d’asile et de crèche.

( Éphémérides Calaisiennes – L’avenir de Calais )

25 mai 1887

C’est dans la nuit du 25 au 26 mai que se déclara l’incendie de l’Opéra-Comique de la rue Leveux. On dénombra 83 victimes ( 70 personnes furent retirées des décombres, 9 victimes se tuèrent en sautant par les fenêtres, et 4 qui succombèrent  à leurs blessures. ). Le 2 juin le Président de la république versa au comité de répartition une somme de 1 000 frs pour les victimes. C’est en 1772 que M. Dessin-Quillac fit commencer les travaux et l’inauguration eut lieu le 6 janvier 1774. Mr Dessin loua pendant plusieurs années cette salle à un directeur qui lui payait 20 frs par soirée. La ville accordait à son tour à ce directeur une subvention mais souvent peu élevée. Au début de l’année 1820, des pourparlers eurent lieu entre la ville et M. Dessin pour l’achat du théâtre. Le propriétaire demandait 85 600 frs et quelques aménagements de mitoyenneté : le Conseil municipal offrit 55 000 frs et rien ne fut conclu. En février 1825 les discussions furent reprises, des experts furent nommés de part et d’autre et les deux parties donnèrent leur accord sur la somme de 70 000 frs. La ville choisit alors un directeur qui débuta au mois de mai et auquel elle accorda une subvention de 2 500 frs. En 1842, le Conseil municipal  fit exécuter d’importants aménagements : on abaissa le parterre, la salle fut remise à neuf, et le mobilier en partie renouvelé ; le tout pour la somme de 30 499 frs 87. En 1843, c’est au tour de la scène à bénéficier de travaux s’élevant à 4 050 frs. La restauration du foyer coûta 1 000 frs en 1856. Cependant l’édifice commençait à vieillir et, en 1879, une somme de 12 997 frs 30 fut dépensée pour consolider les 2e galeries ; ces travaux furent reconnus urgents et de toute nécessité. Enfin, en 1883, on dépensait dans la salle de la rue Leveux une somme de 31 230 frs pour des escaliers de dégagement et différents agrandissements de la salle de spectacle.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

25 mai 1887

Le tribunal de Boulogne rend son jugement sur le prix d’achat pour l’expropriation des terrains nécessaires à l’établissement de la gare centrale. La ville de Calais touchera 97 369 frs, à peu près la moitié de celle réclamée par l’administration municipale. Mrs Pope et Pearson se virent attribuer 73 718 frs et Mr Crèvecœur 54 912 frs.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

25 mai 1940

« À 5 h du matin, l’infanterie allemande se répand dans Calais-Nord. Les fantassins atteignirent l’hôtel de ville sans être trop inquiétés, un soldat acrobate monta accrocher le drapeau nazi  au sommet du beffroi ».

( Robert Chaussois – Calais 1939-1940 )

25 mai 1940

L’artillerie lourde de l’ennemi s’abat sur la citadelle : les écuries brûlent avec tous leurs chevaux, les casernes s’écroulent en grande partie, les postes de secours sont débordés. Un dépôt de mazout en feu, côté ouest, voile le ciel de Calais durant toute la journée.  Vers 11 h M Gerschel, maire-adjoint, se présente à la citadelle. Il a été désigné à 7 h 20 pour se rendre auprès des autorités alliées pour exiger une offre de reddition. Il soumet au général Nicholson la proposition allemande qui précise qu’en cas de refus, la population et les défenseurs seront anéantis. En dépit de toutes ces destructions, les combattants rejettent l’ultimatum et retiennent M Gerschel. Les Allemands, ne voyant pas revenir l’émissaire, renvoient un nouveau parlementaire. Le général Nicholson refuse catégoriquement par ces mots « The answer is no ; as it is the British army’s duty to fight as well as it is the German’s. ( La réponse est non; car le devoir de l’armée Anglaise, comme celui de l’armée allemande, est de se battre)

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

25 mai 1948

La cloche de la Tour du Guet, sauvée pendant la Guerre et remisée dans les ateliers municipaux, est déposée au pied de la Tour. Sur cette cloche on peut lire «  Cette cloche destinée à la répétition de l’heure et à sonner l’alarme, a été faite en 1770 sous le règne de Louis XV, du gouvernement du Duc de Charost »

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

25 mai 1962

Une Commission de la Reconstruction comprenant MM. Chochoy, président de la commission de reconstruction au Conseil de la République ; Kerysel, directeur des travaux du M.R.U. ; et Fontana, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, s’intéressa à la reconstruction de Calais. Ces personnalités furent reçues à l’Hôtel de Ville, cent cinquante millions de francs  furent accordés à Boulogne et cinquante millions à Calais.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

26 mai 1817

L’illustre tragédien Talma embarque, flanqué de Pigault-Maubaillarcq qui l’accompagnera jusqu’à Londres, après avoir passé plusieurs jours à Calais, où il a joué Iphigénie à la salle de spectacle de la rue de la Comédie (plus tard rue Leveux). Talma, le comédien préféré de Napoléon, est un ami de longue date du Calaisien d’origine Pigault-Lebrun avec lequel il a travaillé plusieurs années à Paris. À Calais, il est vraisemblable qu’il ait logé chez l’un des Pigault.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

26 mai 1839

On inaugure la « Villa Mirmand » à Saint-Pierre. Il y eut illumination au gaz, ce qui était une nouveauté pour l’époque. Cette guinguette où l’on jouait la comédie, était située rue Nationale. On y arrivait par une allée qui fut baptisée pour cette raison « rue de la Villa ». Dans ce même local, fut établi le pensionnat  Saint-Pierre. Par la suite cette institution déménagea rue du Four à Chaux.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

26 mai 1847

Chez M. Lefebvre-Buttez, à St-Tricat, où l'on extrayait du moellon, les ouvriers trouvent à un mètre de profondeur un pot en terre, contenant un rouleau de trente-cinq pièces d'argent, dont dix en parfait état de con­servation. Sur ce nombre, neuf sont d'Édouard III, roi d'Angleterre, et la dixième est de Charles V, roi de France. Ces pièces ont été achetées par une personne de Calais, qui arrivait en ce moment. À côté de ce pot se trouvait un boulet de quatre. Huit jours après, à Fréthun, un ouvrier trouva en creusant un fossé, une hache celtique en silex, de 15 centimètres de long sur 8 de large, et deux médailles romaines en argent, de l'empereur gaulois Posthume, qui régnait vers l'an 260. Elles sont donc restées là depuis seize siècles.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

26 mai 1882

Après plusieurs tentatives infructueuses, on bouche aujourd’hui au moyen d’une levée de sacs de sable la brèche faite par la mer à la nouvelle digue, entre la jetée de l’Est et l’établissement de l’artillerie, arrivée le 19 février. Tous les travaux exécutés pour l’écluse du bassin des chasses sont recouverts de sable.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

26 mai 1900

Quatre paquebots spéciaux, le « Nord », le « Calais-Douvres », le « Dover » et le « Victoria », amenèrent dans la nuit 1 628 touristes anglais, se rendant à l’Exposition Universelle de Paris. Ces voyageurs étaient les ouvriers et ouvrières d’une importante fabrique de savon de Manchester.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

26 mai 1901

Première sortie du premier géant baptisé sous le nom de « Jehan de Calais ». C’est un corsaire haut de 7 mètres, coiffé d’un casque et portant une cuirasse bombée. À la main droite, il tient un glaive haut de 2 mètres et sa main gauche s’appuie sur un bouclier aux armes de Calais. Il est monté sur un chariot à trois roues que 4 personnes dissimulées sous sa jupe font avancer. Le 29 juin 1902, Jehan épousera sa promise, Constance du Portugal, devant la mairie place Crèvecœur, avec pour témoin un autre géant, Jean-Louis, venu du Courgain-Maritime. La première guerre mondiale fut funeste aux figurines qui partirent en fumée. Sous l’égide du Comité des fêtes La Fayette, ils renaîtront de leurs cendres en 1933, en ne  mesurant plus que 5 mètres.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

26 mai 1905

Le cirque Wild West arrive à Calais pour une seule journée avec deux représentations. Il s’installe sur la plaine dite du « Sahara ». Trois trains spéciaux ont été affrétés pour transporter les 500 chevaux et les 800 artistes. À la tête de l’attraction se trouve un certain colonel William Cody, plus connu sous le nom de « Buffalo Bill ». Le cirque pouvant contenir 7 à 8 000 spectateurs racontait en différents tableaux la conquête de l’Ouest américain.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

26 mai 1910

Par une mer houleuse, à 13 h 45, le sous-marin « Pluviose » entra en collision avec le vapeur « Le Pas-de-Calais ». Construit en 1905, il mesurait 51 mètres et était doté de sept tubes lance torpilles. Son équipage, au nombre de 27 sous mariniers, ne réchappa pas au naufrage. Dans la nuit, le ministre de la Marine, M. Boue de Lapèyre, et son sous-secrétaire d’État, M. Cheron, arrivent à Calais où se trouvent déjà les autorités régionales. Un remorqueur transporte le ministre sur les lieux du naufrage.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

26 mai 1928

Calais accueille pour trois jours, la 50ème Fête de la gymnastique. Depuis un an et demi, la municipalité aidée des sociétés de gymnastique locale ont préparé la logistique pour que le séjour des 332 sociétés sportives venant de toute la France mais aussi de Belgique, Italie, Angleterre, Danemark et d’Islande soit une réussite. En tout ce sont plus de 6 000 athlètes qui vont évoluer devant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs.   

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

26 mai 1940

Lors de l’assaut des troupes allemandes contre la ville de Calais, le port est sujet à un bombardement permanent, ce qui va occasionner la disparition des bateaux de pêche suivant : « Saint-Charles », n° 136, patron Ravenne ; « Saint-Jacques », n° 99, patron Gambelle ; « Notre Dame de la Salette », n° 104, patron Doen ; « Denise Jacqueline », patron Christians qui sera renfloué ensuite ; « Sainte Thérèse du Carmel », n° 191, patron Magniez.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

26 mai 1940

« Vers 7 h, les Allemands investissent la citadelle et font prisonniers le général Nicholson et son état-major. La bataille continua au Fort Risban et dans les fortins isolés. Dans le courant de la nuit, des vedettes rapides vinrent encore embarquer, tous feux éteints, des soldats cachés dans les superstructures des jetées. Cinquante hommes furent ainsi sauvés. La bataille de Calais était terminée. Côte à côte, Français et Anglais se battirent avec acharnement sous un déluge de bombes et d’obus, qui allaient anéantir la partie historique de Calais. Plus de 200 officiers, sous-officiers et soldats anglais trouvèrent la mort ainsi que de nombreux soldats français ».

( Robert Chaussois – Calais 1939-1940 )

26 mai 1946

Une cérémonie franco-britannique, en l’honneur des 19 officiers et 185 sous-officiers et soldats, tués lors de la défense de Calais en 1940, eut lieu à la citadelle et une plaque commémorative fut inaugurée.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

27 mai 1795

Calais possédait depuis sa rentrée sous la domination française, en 1558, un siège royal de justice. Sa juridiction s’étendait sur 24 paroisses, qui composaient le Calaisis, et dont  une partie se trouve par la suite comprise dans l’arrondissement de St-Omer, et le reste a été ajouté à celui de Boulogne. Calais conserva cette juridiction jusqu’à la Révolution ; elle fut même  augmentée en 1790 ( loi du 26 février ) ; et elle obtint pour territoire tout le canton d’Ardres, où sa juridiction ne s’étendait point auparavant, et les cantons entiers de Guînes et d’Audruick, où elle ne s’étendait qu’en partie. Calais possédait en outre une juridiction consulaire, depuis l’année 1565, et un subdélégué de l’intendance ; de sorte qu’avant la Révolution, cette ville ne relevait que du Parlement de Paris pour la justice civile et criminelle, et de l’intendance d’Amiens pour l’administration ; elle avait encore un siège d’amirauté.

( Tablettes Historiques du Calaisis par C. Landrin )

27 mai 1910

Début de l’opération de sauvetage du sous-marin « Pluviôse » consistant à l’amarrage de 8 filins sur l’épave. Malgré le dévouement des scaphandriers, le mauvais temps contrarie la progression des sauveteurs, à tel point qu’il faut attendre une semaine pour finir l’ancrage.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

28 mai 1593

Lettre du seigneur de Gourdan, gouverneur de Calais aux mayeurs et échevins de St-Omer, par laquelle « il espère que la bonne voisinance et son amitié continuera toujours ce dont il serait fort aise et comme les gens du comte Charles de Mansfeit sont venus deux fois à Calais et qu’ils y ont fait de grands ravages et bruslé menu, il compte sur eux pour faire en sorte ce que l’on a pris soit rendu, son devoir étant de prostester contre ce qui a été fait »

( Ephémérides Calaisiennes – L’avenir de Calais )

28 mai 1803

Malgré l’état de guerre, les paquebots de malle anglais et français continuaient à faire le service de la poste aux lettres entre les deux pays ; mais il était sévèrement défendu à ces navires de transporter des voyageurs autres que ceux munis d’un passeport visé et signé par le premier consul en personne. Chaque jour, on faisait à bord des visites minutieuses et tous ceux qui tentaient de s’y cacher étaient immédiatement débarqués et transférés dans la maison d’arrêt.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

28 mai 1842

Décès à Paris de Henry-Charles Emmery,  âgé de 53 ans 3 mois, né à Calais le 16 février 1789. Inspecteur des Ponts & Chaussées, ce Calaisien fit toute sa carrière dans la région parisienne : amélioration de la navigation sur la Marne, construction du canal de Saint-Maur, du pont d’Ivry-sur-Seine et de la gare de Charenton, distribution des eaux et nouveau système d’égouts de la capitale. Il avait également publié un ouvrage pour améliorer le sort des ouvriers sur les chantiers publics. Resté attaché à sa ville natale, il ne manquait pas d’y faire parvenir un exemplaire de ses mémoires, conservés dans la bibliothèque municipale. Un service funèbre organisé en son honneur à Notre-Dame de Calais y rassembla la grande foule.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez ) 

28 mai 1846

Un bateau de pêche de Calais prend dans ses filets un esturgeon ayant 5 mètres 80 de longueur et pesant 300 kilos. Il a vendu sa trouvaille à un de nos mareyeurs qui l'a expédiée à Arras.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

28 mai 1880

Une décision du Conseil municipal de St.-Pierre crée l'emploi d'archiviste, et nomme à ce poste M. Reboul à partir du 15 juin 1880.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

28 mai 1880

Le conseil municipal de Saint-Pierre décide l’établissement d’une école de garçons, dans la partie de la rue Thiers, devenue en 1900 la rue Van-Grutten. Cette école fut inaugurée en 1882 et porta le nom de Franklin.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

28 mai 1910

Un bateau spécialement conçu pour le relevage des épaves, « La Girafe » arrive à Calais et s’ajoute à la flottille en place qui s’affaire, vainement,  à remonter le Pluviôse.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

28 mai 1930

Le canot de sauvetage de Calais « Edmée et Renée », capitaine Levasseur, se porte à la remorque du remorqueur « Champion » au secours d’une barge anglaise échouée sur la plage de l’Est, au cours d’un gros temps de Nord-Ouest. La barge étant échouée très haut sur la plage, le remorqueur ne peut intervenir par faute d’eau. Le canot recueille sains et sauf les 4 membres d’équipage, réfugiés dans la mâture.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

28 mai 1949

Le Conseil municipal de Calais décide de donner à la nouvelle avenue allant du pont de Vic vers Marck, le nom de « Avenue Louis Blériot ». Cette artère moderne faisait place au canal qui reliait Marck au port de Calais. Au fil du temps, son utilisation était devenue obsolète et nombre de riverains s’en servaient comme poubelle. Ce fut un soulagement lorsque la décision fut prise de le combler en 1947

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

29 mai 1725

Les confréries de la paroisse de St-Pierre, basse ville de Calais, se rendent en procession au pèlerinage de Notre-Dame de Boulogne. C’était une manifestation relative à la grande querelle de l’époque : le Jansénisme et le Molinisme. Il s’agissait de savoir si le pape avait le droit d’intervenir dans les affaires politiques de la France. Les curés du Calaisis prirent une part active à ce mouvement sous l’impulsion de l’évêque de Langle. Quelques- uns furent exilés ou enfermés à la Bastille.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

29 mai 1766

Le recensement de la population du vieux Calais donna 4 723 habitants.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

29 mai 1810

Par un décret à cette date, Napoléon 1er, étant au Havre, ordonne la reconstruction, du bassin d'échouage du port de Calais, de manière qu'il pût contenir un plus grand nombre de vaisseaux et de façon à donner plus de place pour l'embarquement et le débarquement.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

29 mai 1908

Le président de la République, Armand Fallières, au retour d’un voyage à Londres, fait escale à Calais. Arrivé sur le paquebot « Nord », il est accueilli,  à 13 heures, au bassin Carnot par le nouveau maire de Calais, Émile Salembier. Une salve de 101 coups de canon est tirée en son honneur. Le cortège officiel se dirige vers la mairie, place Crèvecœur, où les discours d’usage, du maire et de M. Henri Hénon, président de la Chambre de commerce, sont prononcés. Après son discours de remerciement, Armand Fallières, prend le chemin du retour vers Paris à 14 h 30, à bord du train présidentiel. Pour la circonstance, la municipalité offrit aux Calaisiens, un concert suivit d’un lâcher de ballon et, en clôture des réjouissances, un feu d’artifice. Deux ans plus tard, le président de la République reviendra à Calais accompagné de nombreux ministres et de personnalités pour les funérailles des sous-mariniers du Pluviôse.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

30 mai 1836

Ordonnance royale qui autorise le maire de St-Pierre à accepter, au nom de la commune un terrain contenant 85 ares et 70 centiares estimé à 7 105 francs pour y ouvrir une place publique et des rues, offerts en donation par M Crèvecœur, à la condition d’y maintenir à perpétuité le marché qu’on devait y  établir, et de lui conserver, pour l’éternité, le nom de Place Crèvecœur

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

30 mai 1851

Départ du lieutenant-colonel Gagcot, chef du génie à Calais. C'est à lui que sont dus les plans pour  l'agrandissement du Courgain (1).

(1) Le Courgain de Calais était jadis un hameau, l'un des plus anciens du pays. Un acte d'Édouard III, daté du 21 octobre 1364, en donne la description. — Le terrier anglais de 1556 mentionne toutes les maisons du Courgain, qui fut longtemps connu sous le nom de « Cap de Grup. » II y avait à cette époque un hôpital dans le Courgain, probablement sur le front nord du nouveau quartier; c'est le seigneur de Gourdan qui le fit démolir, les ennemis pouvant s'y cacher et surprendre la Ville. — Après avoir été le siège de bien des combats qui ne laissaient que des ruines, le Courgain fut transformé en 1623, sous le gouvernement de Claude de Harville, marquis de Palaiseau, gouverneur de Calais (a). C'est lui qui ordonna la reconstruction des bastions et de presque toutes les maisons sur un alignement nouveau et avec les rues étroites. Depuis lors, le Courgain ne changea plus guère d'aspect, jusque ces derniers temps (1885) où l'on nivela différentes buttes qui se trouvaient dans l'enceinte : on y construisit l'église et tout le nouveau quartier. Puis, en 1882-84, on jeta à terre les murailles qui faisaient face à Waldam et qui empêchaient notre faubourg maritime de prendre plus d'extension.

(a) Anciennement, il y avait un gouverneur militaire au Courgain, Ainsi, nous voyons en 1689 citer le sieur Gervais, capitaine d'infan­terie, commandant les bastions du Courgain, aux appointements de 900 livres, plus huit mesures de pré qui valaient cent livres de rente, et 80 livres de logement que la ville lui payait.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

30 mai 1867

Une délibération du Conseil municipal de Calais autorise l'Administration à acheter 3 hectares 19 ares 21 centiares d'un terrain faisant partie du Polder Bodart au prix de 60 000 fr. l'hectare, soit 20.352 fr.50 c, pour y transférer le cimetière, à cette époque au coin de la Grand'Rue des Fontinettes.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

30 mai 1889

Explosion d’une drague dans le nouveau port. La drague n°2, appartenant à M. Rebuisson de Dunkerque et adjudicataire des travaux du port, éclate à 6 heures du soir, tuant 3 ouvriers et en blessant plusieurs autres.

((Éphémérides Calaisiennes – L’avenir de Calais )

30 mai 1942

Décès de Félix Cadras, fusillé au mont Valérien. Né à Calais en 1906, esquisseur en dentelles, il mène en parallèle une carrière politique qui le fait siéger en 1935 au conseil municipal et au Comité Central du parti communiste. Après la défaite de l’armée française en 1940, il entre dans le réseau de résistance du PCF. En février 1942, il est arrêté et torturé par la Gestapo à laquelle il ne livrera pas la liste de ses informations. Pour commémorer son action, une rue de Calais-Nord porte son nom. En juin 1949, l’administration municipale lui rendra hommage en dévoilant une plaque commémorative dans le hall de la mairie.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

31 mai 1685

Par suite des persécutions exercées par Louis XIV, les réformistes quittent la France pour l’étranger. Ce nombre est si grand que le roi décide que tous ceux  qui s’exileraient seraient condamnés à mort. Les ports de Calais, de St-Valery et le Crotoy sont cités comme étant les plus fréquentés par ceux qui s’exilaient en raison de leur proximité de l’Angleterre.

(Éphémérides Calaisiennes – L’avenir de Calais )

31 mai 1790

M. le Maire de Calais communique au Conseil municipal un billet adressé par le Président de l'Assemblée Nationale à MM. les officiers municipaux de cette ville, en date du 3 août 1789, dont la teneur suit :

L'Assemblée Nationale reçoit les témoignages du respectueux dévouement de la ville de Calais,  et elle me charge de luy en témoigner sa satisfaction.

Signé: Chapelier, président de l'Assemblée Nationale.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

31 mai 1838

Arrêté du ministre du commerce, pour l’établissement à St-Pierre d’un marché qui se tiendra le jeudi de chaque semaine. Ce marché ne fut réellement installé que le jeudi 25 Avril 1878, rien que quarante ans plus tard.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

31 mai 1952

La nouvelle maternité rue Verte entre en service. Jusque là, les naissances se faisaient à l’hôpital de Saint-Pierre.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

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