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Gentille Annette de Boëldieu

La musique que vous entendez, jouée depuis 1821 sur les toits de Calais, est l'air de 'Gentille Annette' de Boëldieu, interprété par Michel Hippolyte.

blason calais rappelARMOIRIES DE LA VILLE DE CALAIS De gueules à l’écusson d'azur chargé d’une fleur de lis d’or soutenue d’un croissant d’argent, l’écusson sommé d’une couronne fermée de France d’or, accosté de deux croix de Lorraine d’argent et accompagné en pointe d’un besant d’argent chargé de la croix de Jérusalem d’or. Le blason de Calais fut accordé par le roi Henri II en 1558. La croix de Jérusalem et le croissant évoquent le passage, dans cette ville, des croisés français et anglais. La fleur de lys et la couronne marquent la satisfaction du roi de France de recouvrer Calais après plus de deux siècles d'occupation anglaise. Les croix de Lorraine font référence au libérateur de la ville, le duc de Lorraine, François de Guise. Elles furent confirmées par lettres patentes de Louis XVIII, le 19 avril 1817. Sur les armoiries, figurent de gauche à droite : la croix de guerre 1914-1918 (25 août 1919), la Légion d'honneur (12 juillet 1947) et la croix de guerre 1939-1945 (08 mai 1949).drapeau calais rappel2LE DRAPEAU DE CALAIS Calais est l'une des seules cinq villes de France à être autorisée à avoir son propre drapeau, sur ordonnance royale, avec Dunkerque, Boulogne sur Mer, Le Havre et Saint Malo. Le drapeau calaisien, constitué d’une croix scandinave blanche sur fond bleu d’azur, est celui qui flotta sur l'ancien beffroi, à la tête des milices bourgeoises et aux mats des vaisseaux corsaires de la Ville. Après une longue période d’absence, en 2017 le drapeau de Calais flotte de nouveau sur les toits de la ville, au sommet de la tour du Guet.

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L'Hôtel de Ville

Cet élégant bâtiment est aujourd’hui emblématique de la ville de Calais. Il est pourtant récent, la première pierre ayant été posée juste avant la première Guerre mondiale et l’inauguration faite en 1925. Son emplacement est symbolique, à égale distance des anciens hôtels de ville de Calais et de Saint-Pierre, et il constitue le trait d’union entre les deux anciennes cités voisines qui venaient de fusionner. L’architecte Debrouwer, qui fera ensuite l’hôtel de ville du Touquet, l’a conçu en style Renaissance flamande. Il présente une décoration soignée, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Le beffroi est classé. C’est ici que le capitaine de Gaulle a épousé la Calaisienne Yvonne Vendroux. Dressé sur une place dégagée qui le rend bien visible sous tous les angles, donnant sur un ensemble de jardins fleuris et sur le parc St-Pierre, précédé de la statue des Six Bourgeois de Rodin, il est l’un des monuments les plus photographiés de Calais.
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Les Amis du Vieux Calais

Pas de Calais - France

Calais trouve son origine dans le comblement du golfe de l’Aa et la configuration actuelle du littoral après l’an 1000. La mer s'éloignant de plus en plus des anciens ports – Bourbourg, Bergues, Furnes –il fallut en ouvrir de nouveaux au XIIème Siècle. Dans l’Histoire de Calais, on distingue trois périodes : avant et après les Anglais, et la période anglaise (1347-1558). Les hasards de l’Histoire firent que Calais était aux rois d’Angleterre quand Boulogne et Ardres étaient aux rois de France, et Saint-Omer et Dunkerque aux comtes de Flandre et ducs de Bourgogne. Si Calais a, depuis l’origine, constitué une voie d’échanges privilégiée avec l’Angleterre et reste, depuis les années 1850, le premier port de voyageurs de France, sa fortune industrielle résulte de l’installation de tullistes anglais juste après Waterloo qui lui permirent de devenir, pour un siècle, le premier centre dentellier du monde. Il reste de ces époques divers témoignages, dont les plus emblématiques sont évoqués ci-contre.

Le Fort Nieulay

Quand les Anglais s’emparèrent de Calais, en 1347, seule la ville était entourée de murailles. Pour en renforcer les défenses, Édouard III fit bientôt construire deux ouvrages fortifiés, en avant de la cité : le fort Risban, pour contrôler toute entrée et sortie du port ; et le fort Nieulay, situé au milieu des marécages, sur la seule voie de communication entre Calais et Boulogne. Agrandi au cours des siècles, il présentait la particularité d’être le seul fort-écluse de France. En cas d’arrivée de l’ennemi, il aurait été possible d’inonder l’arrière-pays avec l’eau de mer à marée haute. Sa position et son intérêt stratégiques sautent aux yeux, mais son efficacité ne fut pas à la hauteur des espérances et des ... dépenses : attaqué quatre fois dans son Histoire (1558, 1596, 1940 et 1944), il fut pris les quatre fois en quelques heures seulement.

Le Théâtre de calais

Le Théâtre de calais

Avant la Révolution fut inauguré un théâtre dans une dépendance de l’hôtel Dessin, rue Leveux (alors rue de la Comédie). Cent ans plus tard, il était devenu trop petit et ne correspondait plus du tout aux normes. Une fois les deux villes de Calais et de St-Pierre fusionnées, il fut décidé d’en construire un nouveau sur l’emplacement d’un ancien cimetière, à la croisée des principaux axes de circulation de St-Pierre, familièrement appelé le coin des quatre boulevards. Théâtre « à l’italienne », de façade en style Louis XIV, il est inauguré en 1905 et est réputé pour son excellente acoustique. Il accueillait 1 400 spectateurs mais leur nombre fut réduit, pour raisons de sécurité, à 800 au début de ce siècle. Il a été l’un des hauts lieux de l’activité culturelle calaisienne pendant plus de cent ans, et le reste aujourd’hui.

Le Théâtre de Calais

Pas de Calais - France

Avant la Révolution fut inauguré un théâtre dans une dépendance de l’hôtel Dessin, rue Leveux (alors rue de la Comédie). Cent ans plus tard, il était devenu trop petit et ne correspondait plus du tout aux normes. Une fois les deux villes de Calais et de St-Pierre fusionnées, il fut décidé d’en construire un nouveau sur l’emplacement d’un ancien cimetière, à la croisée des principaux axes de circulation de St-Pierre, familièrement appelé le coin des quatre boulevards.

Le Théatre - Début du Siècle Le Théatre - Début du Siècle
Le Théatre de Calais Le Théatre de Calais
Le Théatre - Début du Siècle Le Théatre - Début du Siècle
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Le Fort Nieulay

et sa reconstruction

Avec la tour du Guet, l’église Notre-Dame constitue le seul vestige du passé médiéval de Calais. Sa construction s’est étalée sur plusieurs siècles. Commencée sous Philippe Auguste, largement remaniée et agrandie par les Anglais, elle est achevée sous Louis XIII, ce qui lui donne un style composite, aux influences diverses, d’autant plus que maçons et artistes flamands ont apporté leur touche à l’ouvrage. La ville comptait une autre paroisse, à l’ouest (St-Nicolas), mais son église fut détruite pour permettre la construction de la citadelle et Notre-Dame est restée depuis la seule église paroissiale en activité de Calais (Nord). Bien des têtes couronnées sont venues ici, et c’est là que le capitaine de Gaulle s’est marié. Gravement endommagée en 1944, elle aurait pu disparaître et sa restauration a pris des décennies.

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Le Bombardement de Calais

3 septembre 1939 : déclaration de guerre à l’Allemagne. Calais face à l’Angleterre peut s’attendre, comme en 14-18, à de vigoureuses offensives ennemies dans le but de paralyser le port en l’atteignant directement mais en détruisant aussi les moyens de communications : voies ferrées, canaux, routes qui le desservent. Les hostilités aériennes ne débutent pour nous que dans la nuit du 9 au 10 mai 1940. Elles se traduiront par des bombardements de plus en plus fréquents avec un maximum en fin de guerre. Nos concitoyens voient leurs maisons détruites, leur quotidien bouleversé. On vit à la cave, on déménage, on évacue forcé ou contraint ; les familles sont décimées, dispersées. A la Libération (1er octobre 1944) le bilan humain des bombardements est très lourd. (Il s’aggravera encore le 24 février 1945 suite à un bombardement par erreur avec une centaine de victimes). Plus de 500 Calaisiens ont péri durant les hostilités mais nous devons y joindre les combattants français et alliés en début de guerre, les réfugiés, les travailleurs forcés… dont le nombre ne pourra jamais être donné avec précision. A cette tragique incertitude numérique doit-on ajouter les ennemies victimes de leurs propres bombes ou de celles de nos Alliés ? Quant au bilan matériel, il est catastrophique : sur 18000 maisons 800 sont intactes, la partie nord de la ville est ravagée, les monuments sont disparus ou fortement endommagés. Notre-Dame en ruines émerge mutilée des décombres. Les usines sont pour la plupart détruites, les voies communications inutilisables, le port fortement atteint a été de plus saboté et pillé par l’ennemi… Calais est libre mais à quel prix !

Calais bombardé

Tour du guet - Eglise Notre-Dame - Habitat

3 septembre 1939 : déclaration de guerre à l’Allemagne. Calais face à l’Angleterre peut s’attendre, comme en 14-18, à de vigoureuses offensives ennemies dans le but de paralyser le port en l’atteignant directement mais en détruisant aussi les moyens de communications : voies ferrées, canaux, routes qui le desservent. Les hostilités aériennes ne débutent pour nous que dans la nuit du 9 au 10 mai 1940.

Les 'Plantagenêt'

Les 'Plantagenêt'

Si Édouard III d’Angleterre avait conquis Calais militairement, la possession de la ville et de son arrière-pays lui fut officiellement confirmée par les accords de 1360. La région avait été vidée de ses habitants et fut dès lors peuplée d’Anglais. On ne peut donc pas à proprement parler d’ « occupation ». Calais était bien « anglaise », comme Gibraltar l’est encore de nos jours. De même que les Français, avant et après eux, les Calaisiens anglais aimaient leur ville, y travaillaient et se battaient pour elle… Calais fut à cette époque un lieu de rencontres au sommet. Henry VIII y accueillit François 1er et Charles Quint. L’enclave, dénommée Pale, resta toutefois exposée aux convoitises et à l’esprit de revanche des Français, et les rois d’Angleterre furent contraints d’y entretenir une garnison permanente, la seule du royaume, qui leur coûtait les yeux de la tête, et qu’ils financèrent en partie avec les taxes sur le commerce des laines, dont ils avaient réservé l’exclusivité à Calais. Cette situation perdura plus de deux siècles, la ville n’étant reconquise par les Français que longtemps après la fin de la Guerre de Cent ans.

Les 'Plantagenêt'

Blasons et Armoiries de la Famille

Si Édouard III d’Angleterre avait conquis Calais militairement, la possession de la ville et de son arrière-pays lui fut officiellement confirmée par les accords de 1360. La région avait été vidée de ses habitants et fut dès lors peuplée d’Anglais. On ne peut donc pas à proprement parler d’ « occupation ». Calais était bien « anglaise », comme Gibraltar l’est encore de nos jours. De même que les Français, avant et après eux, les Calaisiens anglais aimaient leur ville, y travaillaient et se battaient pour elle … Calais fut à cette époque un lieu de rencontres au sommet. Henry VIII y accueillit François 1er et Charles Quint.

Les Bourgeois de Calais

Les Bourgeois de Calais

Histoire et Auguste Rodin

À la fin du XIXème siècle, la municipalité de Calais, désireuse d’honorer la mémoire des plus célèbres de ses fils, passa commande à Auguste Rodin, alors au sommet de sa réputation. Le caractère difficile de l’artiste et les réticences locales – piédestal ou pas ? – firent que dix ans s’écoulèrent avant que cette statue complexe soit dévoilée au public, devant le parc Richelieu. Elle trouva son emplacement définitif après la Seconde Guerre mondiale. Il en existe onze autres versions de par le monde, dont une à Westminster. Accueillie avec fraîcheur par les Calaisiens, qui attendaient des héros et découvraient des vaincus, l’œuvre est aujourd’hui célèbre dans le monde entier et est le monument le plus photographié de la ville

MISE A JOUR 2017 DES EPHEMERIDES CALAISIENNES

Les nouvelles dates sont en 'Fond Rougeâtre'.

L'orthographe ancienne est toujours respectée et reproduite fidèlement.

Reproduction interdite sans l'autorisation des 'Amis du Vieux Calais'.

Compilation et transcription par Gilles Peltier.

1er avril 1643

Est parti de Calais, pour aller à Paris, le seigneur de Vendosme, débarqué le 30 mars, venant de Douvres. Il avait toute sa suite montée sur des chevaux d’Angleterre ; on en a compté  jusqu’à cinquante.

( Annales de Calais par C. Demotier )

1er avril 1824

Une délibération du Conseil municipal de St-Pierre décide la création d'un poste de Commissaire de police. Le premier nommé fut M. Lambert-Colbrant (1)

(1) La  fusion des bureaux de  police de Calais et de St-Pierre date, d'une façon effective, du 24 mars 1885.

1er avril 1830

Une ordonnance du roi autorise la commune de St-Pierre-les-Calais à faire l’acquisition de cinq maisons faisant face à la rivière pour être abattues et servir à l’agrandissement du cimetière.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

1er avril 1861

On commence à paver la rue Lafayette à St-Pierre.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

1er avril 1941

« Sur les indications de la radio anglaise, les V synonymes de Victoire, fleurissent partout, hâtivement dessinés à la craie sur les murs et les trottoirs. Le chef de la Kommandantur de Calais, ordonne en guise de représailles la réquisition des récepteurs de T.S.F. Des Feldgendarmen, accompagnés de policiers français, vont de maison en maison, recenser les postes qu’il faudra livrer à l’hôtel de ville. En juin 1940 déjà, l’occupant avait fait porter les postes à la mairie et ne les avait restitués que deux mois plus tard. Cette fois, il s’agit de réquisition et les Calaisiens ne reverront pas leurs postes de si tôt. Ils en resteront privés jusqu’à la fin de l’occupation. À l’heure de la restitution, on s’apercevra que les Allemands se sont très largement servis. »

( Robert Chaussois – Zone Interdite)

1er avril 1944

« Reprise des évacuations. Départ à destination de Briare (Loiret) avec 574 enfants et accompagnants de Calais (502), Marck (44), Peuplingues (15) et Coquelles (12). La Croix-Rouge, les organisations d’entraide et les équipes de solidarité leur distribuent de la soupe, du lait et du pain d’épices. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

1er avril 1947

Une nouvelle étape est accomplie dans la renaissance du port de Calais. Après huit années d’interruption, le premier cargo porteur de voitures accoste au quai Paul Devot. Il s’agit du « Cromarty Firth » de 577 tonneaux, de la Townsend Bros Ferries Ltd. Ce bateau, qui amenait 16 voitures de tourisme ainsi que 2 motos, fut déchargé au moyen d’une grue. Le « Cromarty » n’étant pas aménagé pour le transport des voyageurs, ceux-ci ont effectué la traversée à bord de l’ « Invicta » ; dès l’arrivée à Calais-Maritime, ils ont été pris en charge dans un car spécial affrété et conduit au baraquement dressé à proximité des bureaux du port où eurent lieu les formalités de dédouanement des voitures, visa des passeports, délivrance des tickets de ravitaillement pour la durée du séjour en France. Toutes ces opérations furent simplifiées à partir du 6 avril par la mise en service du « Forde », bateau mixte, qui permit le transbordement de la Gare Maritime au Quai Paul Devot. Lors de ce voyage, M. Townsend confia son ambition de moderniser les méthodes de déchargement des véhicules par l’installation d’une passerelle de débarquement comme cela se pratiquait depuis longtemps dans les ports scandinaves.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er avril 1948

Une porte de la cabine ayant été arrachée dans la tempête, un avion militaire suédois fit un  atterrissage forcé près du cimetière de Blériot-Plage. Il put reprendre l’air, deux heures plus tard.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

1er avril 1958

Remise à 11 heures dans les salons de l’hôtel du Sauvage, rue Royale à Calais, de la première retraite complémentaire versé à un membre de la Caisse Interprofessionnelle  de Retraite Nord-Artois (C.I.R.N.A). Le réceptionnaire était M. Elie Cadet, ouvrier à la teinturerie Bellier et Compagnie. C’est le 18 décembre 1957 par une assemblée générale constitutive que fut crée la C.I.R.N.A. qui décidait la date d’entrée en vigueur au 1er janvier 1958.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er avril 1988

Décès de Jacques Vendroux, ancien maire de Calais, à l’âge de 90 ans en son domicile calaisien. Décoré de la croix de guerre en septembre 1919 pour sa conduite lors de la première Guerre mondiale, il est fait prisonnier lors de la reddition de la ville, le 25 mai 1940 et envoyé en déportation en Silésie. Libéré au printemps 1941, comme ancien combattant de la « grande Guerre », il revient à Calais où il retrouve ses activités de direction à la biscuiterie familiale. Sa participation à la Résistance et sa parenté avec le général de Gaulle l’obligent à quitter la ville pour se réfugier en zone non occupée. En septembre 1944, il participe avec l’armée canadienne à la libération de Calais. Le 31 octobre 1944, le préfet du Pas-de-Calais, mandate un conseil provisoire de 25 personnes, dont il prend la tête, pour administrer les affaires courantes. À ce titre le dernier maire élu au suffrage universel, Lucien Vadez qu’il a connu en captivité, prend ombrage d’être écarté de son poste qu’il considère lui revenir de droit après les hostilités. Le 7 mai 1945 Jacques Vendroux remporte les élections municipales à la tête d’une liste d’ouverture formée de personnalités de droite, de gauche, de la société civile et démissionne six mois plus tard suite à la pression du Parti communiste. Il restera toutefois conseiller municipal. Il sera élu plusieurs fois député de la 1ere et 7 eme circonscription du Pas-de-Calais. Jacques Vendroux retrouve le fauteuil majoral, le 22 mars 1959 qu’il gardera lors des élections du 14 mars 1965. Pour des raisons de santé, il laisse sa place en janvier 1969 à Charles Beaugrand. De nombreuses réalisations sont à porter à son actif, et c’est grâce à son action que Calais devint en 1962 sous-préfecture. Son nom fut donné à l’esplanade de Calais où se trouvent les services de l’Etat.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

02 avril 1599

Enregistrement et publication au Parlement des privilèges de la ville de Calais et du règlement de police générale dans Calais et le pays reconquis.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

02 avril 1767

Ce jour les prévôt et syndic des différents corps d’artisans de la ville de Calais sont mandés pour, en conformité de la déclaration du roy, être par nous arrêté qui sont les corps et communautés d’artisans qui doivent fournir seuls un député pour les représenter à l’élection des notables, et de ceux desdits corps et communautés qui doivent par leur nombre, au dessous de dix-huit, être réunis à d’autres, pour composer le nombre compétent à l’effet d’avoir un député. On constate qu’il y 316 maîtres, lesquels seront représentés par quatorze députés.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

02 avril 1816

M. Isaac aîné édite une brochure démontrant l'impossibilité où se trouvent les bélandres de communiquer du canal avec l'arrière-port. En 1829, la Chambre de Commerce de Calais appuie les plans présentés pour l'amélioration du port et, en 1834, l'écluse de la citadelle, qui n'était qu'une écluse simple de dessèchement, fut transformée en une grande et belle écluse à sas telle qu'on la voit aujourd'hui. Cet ouvrage a coûté près de 80 000 francs (1).

(1) Jusqu'en 1836, les bateaux qui  naviguaient sur les canaux de l'intérieur  ne pouvaient  avoir accès dans le port ;  ils étaient  forcés de s'arrêter contre la vanne de l'écluse simple, dite du Crucifix, située au midi et en dehors de la ville,  à douze cents mètres  environ   des quais ;  ils y  étaient arrêtés par  une chute d'eau qu'ils ne pouvaient franchir, ou du moins qu'on n'effaçait que dans des cas exceptionnels, au risque d'inonder une des sections des wattringues. Quand cet obstacle était vaincu, les bateaux se présentaient à l'ancienne écluse de dessèchement, dite de la Citadelle, qui débouchait à la mer. Là s'offrait une autre difficulté ; il fallait saisir le moment, excessive­ment court, où les eaux du canal se trouvaient de niveau avec celles de la mer, quelques minutes de retard livraient les bélandres à la vitesse des courants et les exposaient à des avaries.

Dans cet état de choses, le transbordement des marchandises du navire dans les bélandres, ou réciproquement, ne pouvait se faire qu'à beaucoup de frais; on devait d'abord décharger le navire sur les quais, charger les marchandises en voiture, les transporter jusqu'au-delà de l'écluse du Crucifix et les mettre en bateau ; des opérations inverses  avaient lieu quand il s'agissait de conduire au port le contenu des bélandres. NÉHOU :  Almanach de  Calais, 1843.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

02 avril 1841

Naissance d’Ernest Lejeune. Il a publié un ouvrage intéressant pour l’histoire de Calais, dans lequel il a classé et introduit méthodiquement des notes manuscrites précieuses laissées par Henri de Rheims. Sous le titre d’Annales de Calais, il a livré une publication périodique interrompue au bout d’une année. M Lejeune a fait des conférences très intéressantes sur l’archéologie préhistorique.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

02 avril 1842

Sur la Place d'Armes, jour de marché, exposition publique pendant une heure, des sieurs F. Crendal et F. Gillot, con­damnés, à Saint-Omer, à 20 ans de travaux forcés pour vol avec escalade et effraction dans la de­meure de la veuve  Boulanger, au Beau-Marais. Il y eut foule pour les voir et l'on se pressait littéralement pour approcher plus près. Il y avait deux complices qui portaient  aussi le prénom de François.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

02 avril 1969

Premier voyage commercial par hovercraft de la ligne Calais-Ramsgate. Une quarantaine de personnalités, dont les maires de Ramsgate et de Margate, participaient à cette traversée inaugurale et furent reçues par le nouveau maire de Calais, M. Beaugrand. Les deux services aller et retour de cette première journée enregistraient le transport de 800 passagers avec 90 voitures.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

03 avril 1567

Les ambassadeurs anglais débarqués à Calais demandent la restitution de la ville.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

03 avril 1784

Le comte de Rochambeau, lieutenant-général, obtint le commandement en chef de Picardie, Calaisis et   Boulonnais. Il suc­céda au duc de Croÿ, et fut remplacé par le comte de Puységur, en 1789, quand il passa au commande­ment de l'Alsace. — Le comte de Rochambeau s'était particulièrement illustré en Amérique ; c'est à son habileté que fut due la fameuse capitula­tion de Yorktown, où l'armée anglaise, com­mandée par Cornwallis, mit bas les armes, livra 22 drapeaux et 180 pièces de canon, journée qui décida l'indépendance des États-Unis.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

03 avril 1832

La présence du choléra est officiellement reconnue à Calais. Commencement de la grande chamaillerie entre tous les médecins du pays à ce sujet. Les journaux de l’époque sont remplis de lettres et d’affirmations contradictoires. Le marché aux cochons est transféré, par raison d’hygiène, de la Cour de Guise à l’ancien cimetière de l’église Notre-Dame.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

03 avril 1836

Par acte notarié, M. Louis Crèvecœur devenu propriétaire d’un grand terrain alors vague et improductif, ayant appartenu longtemps à l’hospice de Calais, le donna à la ville de Calais à condition qu’il servit à perpétuité de place publique portant son nom, que les foires et marchés existant ou pouvant être établis aient lieu sur ce terrain.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

04 avril 1793

Le Conseil général de défense établi à Calais réclame pour commander dans cette place et sur les côtes le général Bouchel de Mérenvue, alors commandant de l'École des élèves de l'artillerie à Châlons-sur-Marne. Jean-François Bouchel de Mérenvue naquit à Calais le 3 octobre 1734. M. Jacques Leveux est nommé président, M. Lefebvre de la Meilleraye remplit les fonctions de secrétaire.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

04 avril 1845

Mort à St-Pierre de Séraphine Clément, veuve de Jacques-Nicolas Morel, âgée de 76  ans. C’est cette femme qui armée d’un tambour, avait battu la générale en décembre 1791 dans les rues de St-Pierre, et excité une émeute populaire pour s’opposer à l’exportation des grains à l’étranger. Emprisonnée pour ce fait un peu excentrique, elle obtint sa mise en liberté à la suite d’une décision de la Convention nationale, en date du 8 septembre 1792 et considérée comme une ardente patriote, elle fut portée en triomphe par le peuple. Séraphine Clément avait alors 25 ans.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

04 avril 1858

On faisait à Calais des navires plus forts que les simples barques de pêche que l'on voit trop rarement aujourd'hui ( 1885 ) sur chan­tiers. Ce  jour, on a lancé un loutre, de 80 ton­neaux chez M. Wacogne, pour  M. Laidez, qui  le destine à la pêche d'Islande.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

04 avril 1920

Inauguration du monument élevé par le Racing Club de Calais, à ses morts de la guerre 1914-1918. Ce club comptait 48 de ses membres disparus, dont Julien Denis, qui a donné son nom au stade de la route de Dunkerque. Ce monument, œuvre de M. Hede, architecte, est d’un style très sobre.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

04 avril 1925

Conférence à « L’Alhambra » de Calais, organisée avec le concours de « L’alliance française », par le Dr J.B. Charcot, le grand explorateur disparu un peu plus tard dans les glaces du pôle à bord du navire le  « Pourquoi-Pas ? »

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

04 avril 1944

« Au départ du train de Paris de 11 h 10, une voiture est réservée à l’évacuation des enfants d’âge scolaire. Ils sont 74 à y prendre place avec pour but de leur voyage, la région de Belfort. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

04 avril 1993

Décès de Hubert Défachelles, ancien maire de Calais, à l’âge de 79 à Sens (Yonne). Jacques Vendroux, devenu député, démissionna de son mandat majoral en octobre 1945, et laissa sa place le 30 octobre à Hubert Défachelles, adjoint à l’instruction publique et aux beaux arts dans la précédente équipe municipale. C’est donc dans la continuité du travail de reconstruction accomplie que le nouveau maire s’attache et notamment c’est pendant son mandat que le canal de Marck, véritable égout à ciel ouvert, entre le pont de Vic et les Quatre-Ponts fut comblé et transformé en large avenue sous le nom de Louis Blériot. Calais s’était vu décerné la croix de guerre 14-18, Hubert Défachelles fait les démarches pour faire reconnaître les sacrifices que la ville de Calais et sa population avaient subi lors du deuxième conflit mondial. Le 12 juillet 1947, le président de la république, Vincent Auriol, remet à la ville la Légion d’honneur.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

05 avril 1540

Les autorités de Calais signalent au roi d’Angleterre que le peuple ne s’empresse pas d’assister aux offices de la nouvelle religion imposée par Henri VIII. Il y eut à ce propos des persécutions sanglantes à Calais. Georges Bowker, connu sous le nom d’Adam Damplip, fomentait surtout la résistance. Arrêté pour n’avoir pas voulu renier sa religion, pour avoir fait le voyage de Rome et pour avoir été l’une des créatures du cardinal Pole, il fut jugé et pendu à Calais, puis traîné et écartelé. Ses quatre quartiers furent exposés aux tours principales de la ville et sa tête sur la « Lantern gate », aujourd’hui (1884) porte du Havre. Deux autres prêtres catholiques, William Peterson et William Richardson, subirent le même sort cinq jours plus tard sur la Place du Marché (Place d’Armes).

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

05 avril 1669

Cinq pauvres femmes du Courgain de Calais, verotières, surprises par la neige le long de la mer, meurent de froid.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

05 avril 1830

Le  prince  Léopold, élu souverain de la Grèce par les Puissances réunies, débarque à Calais avec un secrétaire et six domes­tiques. Il loge à l’hôtel Dessin et part le lendemain pour Paris (il n'ac­cepta pas les offres qu'on lui faisait de régenter la Grèce ; et quelques mois après, il  était  élu souverain  et premier roi de  la Belgique que la Révolution séparait des  Pays-Bas).  Il  est  mort en 1865.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

05 avril 1839

La Société d'Agriculture de Calais décide qu'elle fera l'acquisition à perpé­tuité d'un terrain dans le cimetière  pour   y faire déposer le corps de Francia, le célèbre peintre de marines calaisien, mort le 6 février précédent. Elle répondait ainsi à ce vote regrettable par lequel le Conseil municipal repoussait, le 22 février, par 10 voix contre 7, la demande de concession gratuite de quelques pieds de terre en échange du lustre jeté sur le nom de la ville par le nom de Francia. Une souscription fut ouverte et le sieur Létendard, marbrier, fit le monument funéraire, d'après les plans de M. Vilain père. Le transfert du corps et l'inauguration de la nouvelle  tombe se firent le 13 novembre 1839.  (1). Notice d'Ern. le beau.

(1) Placée à l'entrée de l'ancien cimetière de la Grande-Rue, elle dut, comme toutes les autres, déménager après la décision préfectorale qui ordonnait le transfert. Aujourd'hui, elle se trouve au cimetière Nord, avec celle de Debacq, bien nues, sans la moindre couronne, dans la première grande allée à gauche, avec les vieilles tombes calaisiennes, un peu plus loin que la colonne commémorative des artilleurs.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

05 avril 1853

Les ponts et chaussées procèdent à la reconstruction du pont Thierry, appelé autrefois pont à vaches. Le manque de hauteur de la voûte, trop basse pour laisser un passage facile aux bélandres, a fait décider l’administration à exécuter ce travail. On démolit cette voûte, mais les culées était en bon état, sont conservées. L’ingénieur M. Leblanc, les fait élever, et sur ces deux appuis il place un tablier en charpente. Pour donner plus de largeur à la voie, les deux montées en pierres seront remplacées par deux gardes-corps en fer et en bois, solides, mais d’un dessin plus agréable. Les accotements sont aussi améliorés par des rajustements en pierre.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

05 avril 1873

0n démolit le moulin Tourneur à St-Pierre.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

06 avril 1256

Arnould III,  comte de Guînes, vient de décider la construction d'un canal dans  le Pays de  Langle (St-Folquin, St-Nicolas, St-Mariekerque, St-Omer-Cappel). — Différents auteurs citent le comte Arnould parmi les compagnons de St-Louis,  roi de France, dans sa seconde Croisade (1).

(1) Louis IX prit l'oriflamme à St Denis le 14 mars 1270 et alla à Tunis où il mourut. Son fils aîné, Philippe III eut la charge de ramener les corps du roi son père, de sa femme morte en accouchant, de son jeune fils et de son frère Tristan, né à Damiette pen­dant la première croisade en 1250).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

06 avril 1580

Vers 6 heures du soir, le ciel étant calme et serein, on éprouva à Calais plusieurs secousses de tremblement de  terre quidurèrent un quart d'heure et occasionnèrent un débordement de la mer. La ville et la campagne furent inondées ; 25 à 30 navires français, anglais ou flamands périrent dans le détroit ; la chute des maisons, celle des murailles de la ville et de la tour du Guet tuèrent un grand nombre de per­sonnes, d'autres moururent noyées, avec une quantité considérable de bestiaux. La tour placée au centre de la ville, fut déchirée en deux dans toute sa hauteur ; une moitié s'écroula, l'autre resta debout, conservant sain et sauf l'heureux guetteur qui en fut quitte pour la peur.

Le tremblement de terre étendit au loin sa fatale influence ; mais Calais souffrit beaucoup plus que les villes voisines. Un écrivain contemporain rapporte qu'il ne périt personne dans le Boulon­nais, et cite comme un fait merveilleux que les pierres qui tombèrent dans l'église cathédrale de Boulogne, soit des voûtes, soit de la tour, n'occa­sionnèrent aucun fâcheux accident (1).

Le 13 décembre 1367, la tour de cette même église Notre-Dame fut renversée sur l'édifice par une tempête désastreuse de vent de nord.

(1) de rosny: « À Boulogne les secousses se répétèrent durant un demi-quart d'heure et tout craqua, oscilla dans les maisons, sans graves dom­mages cependant. »

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

06 avril 1857

On travaille au déblaiement de ce qui doit être un jour le parc de St-Pierre. C’était le terrain des Petites-Communes.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

06 avril 1860

La congrégation des Franciscaines forma le projet d’acquérir, rue Eustache de Saint-Pierre, la maison connue sous le nom d’Hôtel Bourbon. Elles s’y installèrent et le couvent existait encore en 1940, quand il fut anéanti par les bombardements.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

06 avril 1870

Décès de M. Henri Leblond, maire de Saint-Pierre-les-Calais, M. Auguste Lecouffe est chargé de l’intérim. Lors de sa première élection, en 1848, au fauteuil majoral, la commune de Saint-Pierre est bourg endetté. Sous l’impulsion de M. Leblond, de grands changements vont s’opérer : les rues principales sont pavées et les grandes voies de communications sont transformées en Boulevards ; il obtient que la famille Crèvecœur fasse don à la commune d’un vaste terrain où seront construits l’hôtel de ville, le lavoir et l’église Saint-Pierre. Pour financer ces édifices, le maire demande l’autorisation de lancer une loterie à Napoléon III, lequel adresse comme lot, un service en argent d’une valeur de 30 000 francs. Le parc Saint-Pierre est créé, l’abattoir est construit et le cimetière est transféré de l’ancienne église Petresse à celui que nous connaissons, route de Dunkerque. L’aménagement de la commune voit arriver  l’eau potable et l’électricité. Au soir de sa vie, la petite commune de 5 000 personnes est passée à une population de 14 000 administrés et pourra absorber quinze ans plus tard, sa voisine, Calais. Les obsèques de M. Leblond seront les premières à se faire dans la nouvelle église, place Crèvecœur, juste retour des choses pour celui qui avait tant œuvré au développement de sa commune.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )  

06 avril 1895

Le conseil municipal accepte de louer pour dix ans une partie d’un terrain vague, qui sépare encore Saint-Pierre et Calais que l’on nomme familièrement plaine du Sahara et qui s’appelait en réalité les Petites Communes,  à  une société privée pour édifier un vélodrome.                                                                                                                     

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

06 avril 1921

Le capitaine Charles de Gaulle épouse Yvonne Vendroux, à l’hôtel de ville et en l’église Notre-Dame. Le maire à cette occasion lui prédit « le plus brillant avenir ».

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

06 avril 1950

Voyage inaugural du ferry « Halladale » de la compagnie Townsend Bros Ferries. Ce bateau était une ancienne frégate de la Marine Royale transformée pour les besoins du transbordement des passagers et de leurs véhicules en remplacement du « Forde » vendu à une autre compagnie qui l’exploita sur la ligne Gilbratar-Tanger. Le « Halladale » dont le nom rappelle une petite rivière anglaise, était un bâtiment de 1 500 tonneaux de jauge nette, qui mesurait 300 pieds de la poupe à la proue et qui pouvait emmener une soixantaine de voitures avec leurs 300 passagers à la vitesse de croisière de 20 nœuds, soit une traversée d’une heure et demie. C’était le balbutiement du développement transmanche qui allait par la suite prendre une expansion et transformer à plusieurs reprises le port de Calais. 

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

07 avril 1782

Délibération du corps municipal de St-Pierre. « Ce jour, nous nous sommes assemblés immédiatement après vêpres, au son de la cloche pour délibérer si l’horloge était  utile, et la faire rebâtir ; après avoir recueilli les voix, avons trouvé que la plus grande partie des habitants ont répondu qu’elle n’était pas nécessaire ; en conséquence, avons autorisé par ces présentes le sieur Jean-Marie Willaume marguillier en charge de vendre ladite horloge et tous les matériaux au profit de la communauté et de faire poser la cloche à la tour de l’église pour une troisième, et à faire faire sur l’ancienne tour une chambre pour qu’elle serve de prison comme de coutume » – Cela se trouvait dans la grand’rue, à l’endroit encore nommé aujourd’hui ( 1881 ) Pont de l’horloge.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

07 avril 1824

Ordonnance royale qui permet la création d'un abattoir public à Calais.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

07 avril 1854

On commence les trottoirs autour de la Place d'Armes. Il fallut un an pour terminer cet ouvrage.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

07 avril 1867

Mgr Lequette, évêque d’Arras, posa la première pierre de l’église du Sacré-Cœur, rue du Onze-Novembre. Cette église était due à l’initiative de M. l’abbé Gheerbrant, aumônier du Sacré-Cœur.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

07 avril 1940

Sur requête du préfet, le maire André Gerschel donne lecture de l’acte de déchéance des conseillers municipaux communistes. 

( Robert Chaussois – Calais 1939-1940 )

07 avril 1944

« Départ au soir pour Montargis (Loiret). Il est prévu pour 250 Calaisiens, 200 Boulonnais et 150 Audomarois. L’effectif calaisien est en fait de 88 adultes, 25 enfants de moins de 4 ans et 81 enfants de 4 à 18 ans. Un médecin et des infirmières-secouristes ont pris place dans le convoi. En raison du danger de stationnement dans les gares, objectif de prédilection des bombardiers, le ravitaillement des évacués, envisagé à Villeneuve-Saint-Georges est supprimé. On se rabat sur les casse-croûte. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

08 avril 1658

Georges Mareschal naquit à Calais. Ce fut le célèbre chirurgien de Louis XIV. Il mourut le 13 décembre 1736 dans son château de Bièvre, dont il était seigneur. C’est à son zèle qu’on doit la fondation de l’Académie royale de chirurgie.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

08 avril 1691

M. de Laubanie fit construire, près de l’église Notre-Dame, une citerne de 25 toises de longueur, 6 toises de largeur et de 3 de profondeur, pouvant contenir pour la garnison 17 366 hectolitres d’eau. Cette citerne existe toujours.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

08 avril 1752

Naissance à Calais de Pigault-Lebrun, romancier distingué. Parmi ses œuvres, on cite principalement L’Enfant du carnaval, Le citateur, M. Botte, Le Garçon sans souci, L’Homme à projets, Mon Oncle Thomas, La Famille Luceval, Une Macédoine, La Mouche, Jérôme, L’Egoïsme, Contes à mes petits-fils, etc., etc., etc.

(Annales de Calais par C. Dumotier )

08 avril 1884

Le conseil municipal de Calais donne son accord à la cession par l’État à la ville de Calais

1° du sol nécessaire à l’établissement des rues à ouvrir à travers les fortifications déclassées

2° de l’ancien bastion 6, dit du Front Sud.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )  

08 avril 1892

Le vapeur « Louise Dagmar » en quittant le port de Calais, fut abordé dans le Sud-Ouest du Gris-nez, par le vapeur français « Albert » appartenant à la compagnie générale des vapeurs à hélice du Nord dont le siège était à Dunkerque. Ce vapeur sombra en quelques minutes, coupé en deux par l’étrave de la « Louise Dagmar » qui sauva les 18 hommes d’équipage et dut rentrer à Calais, son étrave étant fortement endommagée.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

08 avril 1937

Sacre à Notre-Dame de l’archiprêtre de Calais, Joseph Évrard à 48 ans. Le cortège partit vers 8 h 30 du couvent des Franciscaines, rue Eustache de St-Pierre, pour se rendre à l’église par la rue de Thermes et la place d’Armes, sous le regard d’une foule estimée à 20 000 personnes. C’est Mgr Dutoit, évêque d’Arras, qui consacra le nouvel évêque qui devait partir pour Meaux, quatre jours plus tard. Seules 2 700 personnes purent assister à la célébration officielle à l’intérieur de l’église, les autres devant se contenter de suivre la cérémonie à l’extérieur grâce à des hauts parleurs.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

08 avril 1948

Réparé, le premier héraut d’armes fut remonté en haut du beffroi de l’Hôtel de Ville. Haut de trois mètres et pesant 100 kilos, il avait reçu 46 éclats de bombes et d’obus, pendant la guerre de 1939-1945.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

08 avril 1969

En cours de rénovation l’église Notre-Dame est l’objet d’un incendie volontaire. Le feu dévasta la toiture de la « Chapelle du Gouverneur ».

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

09 avril 1596

Les troupes espagnoles se présentent aux portes de Calais, après avoir neutralisé les forts Nieulay et Risban. Les soldats de l’archiduc Albert s’établissent à Saint-Pierre et commencent le siège de la citadelle. Entre temps le Courgain, opposant une vive résistance, fut livré aux flammes. Les Calaisiens reçoivent le renfort de 250 hommes qui passèrent par les dunes pour déjouer la surveillance ennemie ; ce qui n’empêcha pas la prise de la ville, le 25 avril. Plus de sept cent hommes sont passés par le fil de l’épée. Par la suite Ardres et Guînes tombèrent aux mains des Espagnols. L’occupation ne dura que deux ans et c’est Dominique de Vic qui fut nommé gouverneur de Calais lors du retour de la ville à la France.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

09 avril 1684

M. Gaspard Mollien, âgé de 77 ans, mourut à Calais. Il a donné son nom à la rue principale du quartier du Petit-Courgain. Il défendit courageusement la ville contre une invasion des Espagnols en 1657.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

09 avril 1766

Les deux cousins, MM Mollien et Leveux, dont les noms ont laissé une trace à Calais, meurent à la même heure et de la même maladie.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

09 avril 1875

Le capitaine Boyton partit de Douvres, revêtu d’un appareil insubmersible. Après être resté quinze heures en mer, le temps étant devenu mauvais, il renonça à aller jusqu’à Boulogne et monta sur le navire qui l’escortait.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

09 avril 1924

Acquisition par la ville de Calais à la société des automobiles Delahaye à Paris d’un véhicule d’incendie pour la somme de 80 000 anciens francs de l’époque. Huit hommes étaient nécessaires pour déployer les 23 mètres de son échelle. La « Rosalie »  était un des premiers véhicules équipé d’échelle mobile et participa à combattre de nombreux incendies d’usines de dentelles jusqu’au 26 mai 1971.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 avril 1635

Le patriarche de Jérusalem, grand aumônier de l’Empereur, fut reçu à Calais, où il se rendait pour passer en Angleterre. Il logea chez les RR. PP. Minimes.

( Annales de Calais par C. Demotier )

10 avril 1820

Le peintre Théodore Géricault, 28 ans, déçu par l’accueil que les Parisiens ont réservé au célèbre et controversé Le radeau de la Méduse, embarque pour un séjour en Angleterre, qui va se prolonger un an et demi.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

10 avril 1839

Vers 1 h du matin, le trois-mâts « Der Adler », du port de Brême, capitaine Dierk, treize homme d’équipage, fait côte à 3 lieues dans l’Est du port de Calais à cause de la brume. Ce voilier transporte 136 passagers émigrants allemands vers les États-Unis. Dès la nouvelle connue, les secours s’organisent. Avec l’aide du syndic de marine Crèvecœur et du commissaire de marine Raby, tous les hommes sont sauvés grâce à un va-et-vient incessant de plusieurs voyages du bateau de pêche du Waldan, patron Noël Agneray. Le bâtiment a peu souffert et peut être renfloué. Il reprend alors sa traversée vers Baltimore.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

10 avril 1843

Décès de Raffeneau de Lile. Il n’était pas de Calais, mais il avait rendu d’éminents services à la ville. Né le 22 octobre 1773 à Versailles, admis à l’École Polytechnique dès sa fondation, cet ancien de l’expédition d’Égypte, devenu ingénieur en chef des Ponts & Chaussées, fut chargé par Napoléon des travaux du port d’Ostende. Arrivé en 1819 à Arras, il résida pendant treize ans dans le département, ce qui lui valut la responsabilité des travaux du port de Calais (le bassin ouest), que dirigeait M. Néhou. Il travailla également à la digue de Sangatte et à la jetée de Boulogne. Il venait d’être élu conseiller général du canton de Calais, quand la mort le surprit à Paris, dans sa soixante-dixième année, quelques jours avant l’inauguration de l’écluse à laquelle la municipalité donna, évidemment, son nom.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez ) 

10 avril 1864

Pose de la première pierre de l’église du Courgain maritime sous le vocable de St-Pierre (le pécheur) et de St-Paul (le navigateur). Pour éviter d’être « regardé » à l’église Notre-Dame par les bourgeois de Calais, les Courguinois avaient auparavant créé sous la bénédiction de l’évêque d’Arras, Mgr Parisis, une chapelle provisoire desservie par un vicaire de la paroisse de Notre-Dame. Encouragé par les autorités ecclésiastiques à ériger une église, une souscription fut lancée, à laquelle Napoléon III de passage à Calais contribua. En 1861, un décret impérial transforma la chapelle en paroisse à part entière et un prêtre, l’abbé Grébert, œuvra de toutes ses forces pour faire aboutir le projet. L’église fut livrée au culte le 11 avril 1867, mais subit de graves dégâts lors de la seconde Guerre mondiale. Sa restauration ne fut pas retenue et l’on posa la première pierre de la nouvelle église, le 11 novembre 1960.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 avril 1875

Premier voyage à Calais du Bessemer.Il avait 372 pieds de long et 60 de large, deux cheminées et quatre roues. —  Huit jours après, à un second voyage, il fit 400 francs d'avaries à la jetée. — La  semaine suivante, il revint,  mais  drossé par le  courant, il aborda la jetée ouest qu'il démolit sur 60 mètres de longueur, coût 70 000 francs (1).

(1) C'était un bouillon pour les constructeurs, mais ils durent en avaler un bien plus grand quel­ques mois après quand, ayant  reconnu que ce navire  n'était bon à rien, ils se  résolurent à  le démolir.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

10 avril 1946

L’hôpital de Saint-Pierre fut agréé comme « centre de pénicillothérapie », par décision du ministre de la Santé Publique. L’institut Pasteur assura l’approvisionnement, dirigé par les docteurs Deladrière et Drujon.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

11 avril 1774

Une délibération du maire (M. Bénard) et des échevins de Calais prescrit de commencer le spectacle à 5 heures et de ter­miner à 8 heures 1/4  au  plus tard. — Aujour­d'hui, on commence bien parfois à 5 heures 1/2, mais on finit à minuit et demie ou une heure du matin.  —  En ce temps-là (1), il y avait aussi un lustre au milieu, seulement c'était de la chandelle, et gare dessous quand ça coulait. ( Depuis 1725 jusqu'en 1774, le théâtre fut rue de la Mer, ensuite dans une dépendance de l’hôtel Dessin jusqu’en 1904. )

(1) Dans l'ancien théâtre, la rampe de la scène était formée de chandelles plantées dans des écuelles remplies de sable ; le garçon les mouchait pendant les entr'actes. La salle consistait en une grande place garnie de deux bancs avec leur marche-pied ; un grand cadre formant le ciel ; trois toiles teintes servant à la décoration, trois lustres, quatre pla­tines, deux loges l'une sur l'autre, garnies de bancs, et deux cabinets servant aux acteurs et actrices.

Les premières, assises, se payaient 24 sous ;  les secondes, 12 sous.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

11 avril 1792

Sur la pétition des comé­diens associés établis à Calais, le corps  municipal arrête que les jours de spectacle il sera placé une sentinelle à l'entrée du théâtre,  près de l'escalier, pour ne  laisser passer que les personnes de service, et les  musiciens qui pourraient être demandés par le Directeur. En 1830 un appariteur remplacera la sentinelle, aujourd’hui l’entrée du théâtre est libre pour tout le monde.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )  

11 avril 1814

Le maire de la ville de Calais, M. Michaud, réunit les autorités à la mairie et en présence du comte de Castéja, sous préfet de Boulogne. On fit solennellement adhésion au gouvernement de Louis XVIII.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

11 avril 1825

Nomination par arrêté préfectoral de M. Pierre-Charles-Henri Grigny comme maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

11 avril 1825

Naissance de Charles Demotier. Il a publié en 1856 un volume sur les Annales de Calais. Dévoué aux institutions philanthropiques, il fut l’objet d’une haute récompense, et il mourut subitement en la recevant le 14 juin 1883.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

11 avril 1826

Deux voitures publiques partirent de Calais vers Lille via Dunkerque, inaugurant un service quotidien. Il y avait deux départs par jour, à 14 h et à 23 h.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

11 avril 1843

Le maire de Calais, Nicolas Legros-Devot, prend un arrêté municipal relatif à la tranquillité et au repos publics. L’article 2 déterminant d’une manière absolue les heures d’ouverture  et de cessation des travaux bruyants fut appliqué aux fabriques de tulle. Vers le mois de mars 1852 un autre maire de Calais, Édouard Mayer, constate que cette disposition a eu pour conséquence d’éloigner de la ville de Calais un nombre considérable de fabriques de tulle ; il abroge l’article 2 de l’arrêté municipal en question, et déclare que si le bruit occasionné par la fabrication du tulle cause un dommage réel aux habitants, ceux-ci en recouvrant aux tribunaux, obtiendront conformément à la loi, réparations auxquelles ils ont droit ; qu’ils se trouvent donc ainsi suffisamment protégés.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

11 avril 1853

Ouverture de l’abattoir de Saint-Pierre.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )  

11 avril 1867

L’église du Courgain Maritime est livrée au culte. Elle avait été construite l’année précédente en briques pâles et possédait une façade surmontée d’une tour carrée, percée de hautes fenêtres ogivales. À l’intérieur, on remarquait de jolis vitraux modernes. Cette église fut très gravement endommagée durant la guerre 39-45 Restée abandonnée au milieu du champ de ruines, elle  n’a  pas été retenue par la commission des monuments historiques pour le classement qui aurait permis sa restauration.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

11 avril 1870

Inauguration de la nouvelle église de St-Pierre. Sur un terrain donné par la famille Crèvecœur, le Conseil municipal avait décidé sa construction en 1860 et les travaux commencèrent en 1862 sous la direction de l’architecte Eugène Boeswillwald, élève de Labrouste, disciple de Viollet-le Duc. Elle a coûté environ un million de francs.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )  

11 avril 1933

La colonne commémorant le retour en France, par Calais,  de Louis XVIII en 1814 est classé Monument Historique.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 avril 1944

« Par le train de 7 h 45, 90 enfants sont évacués de Calais »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

11 avril 1952

Suite au décès du maire de Calais, Gaston Berthe, le conseil municipal se réunit pour élire son remplaçant. Quatre candidats briguent le fauteuil majoral, Mme Langlet, Mrs Pinet, Chatillon, et Parmentier. Il fallut passer par trois tours de scrutin pour désigner M. Parmentier comme premier magistrat avec 17 voix sur 37 votants.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

12 avril 1817

Le duc  d'Orléans et sa famille débarquent à Calais. Ils partent le lende­main pour Paris. ( Il devint roi à son tour en 1830 ).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

12 avril 1829

Sous l’administration de M. Bénard, et sous la présidence de M Reisenthel, la chambre de commerce publia un mémoire sur la nécessité et la possibilité d’améliorer le port ; M Néhou présenta un projet, pour l’ensemble des grands travaux du port et sur le rapport de M. Raffeneau. Le conseil général des Ponts et Chaussées adopta le projet.  M Jacques Leveux posa la première pierre en  1834.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

12 avril 1829

Arrivée à Calais de quatre Chinois qui viennent faire leurs études en France. Vive curiosité.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

12 avril 1841

Ordonnance royale portant que la nouvelle jetée-est du port de Calais prendra le nom de jetée Louis Philippe. Le 17 août de l’année précédente, le roi était venu y aborder avec le Véloce dans la tempête.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

12 avril 1842

Dans sa dernière séance, la Société d'Agriculture de Calais a décidé la publication  d'un annuaire calaisien où  seraient traitées les matières agricoles, commerciales, scientifiques et littéraires les plus pratiques et les plus intéressantes (1).

(1)  Ces annuaires, petits in-8° de 200 à 250 pages, contiennent de très curieux articles signés des Calaisiens les plus érudits. Il n'en parut que quinze volumes, à des dates qui ne se suivaient pas tou­jours : 1843, 1844, 1845, 1846, 1847, 1848, 1849, 1851, 1852, 1854, 1858, 1861, 1863, 1865, 1866.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

12 avril 1925

Inauguration officielle du nouvel Hôtel de Ville de Calais, dont la construction avait été décidée par le Conseil municipal de Calais le 4 mars 1910, en présence du général Alvin, représentant le ministre de la Guerre, du lieutenant général Clooten, ancien commandant de la base belge de Calais pendant la guerre de 1914-1918, de Mrs Peytral, préfet du Pas-de-Calais ; Moreau, sous-préfet de Boulogne ; Hans Apeness, maire de Calais ; Louis Debrouwer, architecte. Des allocutions furent prononcées par le général Alvin, le lieutenant général Clooten et M. Hans Apeness. La musique du 2 ème grenadier belge prit part à cette cérémonie. Le carillon du beffroi fut inauguré et se fit entendre pour la première fois, avec ses 24 cloches, en mai 1925. Il a été remplacé en 1958 par un carillon électrique.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

13 avril 1553

Afin que la France ne pût jamais songer à occuper de nou­veau Thérouanne, Charles-Quint la fit détruire defond en comble. Les habitants se dispersèrent; le plus grand nombre se réfugia à Calais et dans quelques autres villes. Aujourd'hui un village très ordinaire remplace la capitale de la Morinie.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

13 avril 1598

Henri IV publia l’Édit de Nantes. Les protestants s’empressèrent de prendre possession des temples qu’on leur permit d’ouvrir. Les églises du Calaisis étaient celles d’Hâmes-Boucres et de Guînes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

13 avril 1790

Le sieur Landot, dit Lacroix, carillonneur et  guetteur de la ville de Calais, voit, sur sa demande et vu son âge avancé, ses appointements, fixés à 24 livres par an depuis 40 ans, élevés d'autant, ce qui fait 48 livres par an. — Le guetteur d'aujourd'hui a 600 francs.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

13 avril 1814

Le maire fit rassembler à la mairie de Saint-Pierre le Conseil municipal. L’assemblée ainsi composée, accompagnée de la garde nationale et au son d’une musique bruyante et des tambours, fit connaître à tous les habitants le rétablissement de la dynastie des Bourbons. À chaque pause, des cris longuement répétés de « Vive Louis XVIII » se firent entendre.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

13 avril 1819

Cinq Anglais, James Clarke, Richard Polhill, Thomas Pain, Edmond Pain, Thomas Dowton déclarent au maire de Calais qu’ils forment en cette ville, un établissement pour la fabrication du tulle nommé Warp et Twist.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

13 avril 1860

Le conseil municipal de Calais vote l’acquisition par la ville de l’hôtel Dessin, rue Royale au prix de 210 000 francs. L’emplacement comprend environ 42 ares. On doit y installer tous les services communaux, les tribunaux, les écoles, le musée, la bibliothèque, etc, etc. Sur ce terrain, on a construit une grande prison aux cours sombres, sans air ni lumière qui sert pour le moment de collège. Sur la rue Royale, un grand édifice hybride et incohérent s’éleva naguère à grands frais. On finira  de le démolir en 1885.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

13 avril 1918

Débarquement des premières troupes américaines à Calais. L’état major commandé par le colonel Lang s’installe rue Thiers.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — )  

13 avril 1944

« Au train de Lille du matin, deux voitures sont réservées à 90 enfants d’âge scolaire évacuant à Laval (Mayenne). Depuis le début de l’évacuation, 18 088 personnes (9 309 adultes et 8 779 enfants) ont quitté Calais, soit exactement 38.5 % de la population. Il ne reste plus, en gros, que 26 000 habitants.

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

14 avril 1712

Délibération de la municipalité de Calais pour les sœurs maîtresses des Écoles Chrétiennes. Un prêtre avait constitué une rente assez considérable pour leur entretien,  ainsi que le sieur Louis Gense de Guînes, et une maison leur était attribuée rue St-Michel. Elles ne pouvaient, sous aucun prétexte s’ériger en couvent, ni cloître ; il leur était défendu de faire aucune acquisition d’immeubles en cette ville. Enfin elles ne pouvaient recevoir dans leur école que les pauvres filles, pour y être enseigné sans rétribution.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

14 avril 1780

Combat en rade de Calais entre trois frégates et deux cutters anglais, et deux frégates et trois cutters français, sortis la veille du port de Dunkerque sous le  commandement du brave Royer. Bien que l'une de ses frégates ait été séparée de lui par un coup de vent, Royer et les siens se battirent avec tant de valeur que les An­glais se retirèrent très maltraités. Royer  regagna le port de Dunkerque.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

Combat en rade de Calais entre trois frégates et deux cutters anglais, et deux frégates et trois cutters français, sortis la veille du port de Dunkerque sous le  commandement du brave Royer. Bien que l'une de ses frégates ait été séparée de lui par un coup de vent, Royer et les siens se battirent avec tant de valeur que les An­glais se retirèrent très maltraités. Royer  regagna le port de Dunkerque.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

14 avril 1795

Le nom de St-Pierre-les-Calais fut repris le 25 Germinal an III. Cette commune fut appelée, pendant la Révolution, Écailloux, puis Dampierre-les-Dunes.

( Tablettes Historiques du Calaisis par C. Landrin )

14 avril 1814

Napoléon 1er vient d’abdiquer ; la ville de Calais témoigne hautement de son amour pour les Bourbons. Le conseil municipal nomme une députation qui doit se réunir à celle de la ville de Paris pour se rendre à Londres et y présenter à Louis XVIII l’hommage de l’amour et du respect des Calaisiens, en lui demandant de débarquer à Calais. La présidence de la députation est décernée à M. le baron Blanquart-Bailleul, membre du corps législatif à Paris.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

14 avril 1826

Le maire de Calais, M. Bénard, informé par divers rapports, qu’à l’arrivée ou au départ des paquebots, on voyait des scènes de désordre et des rixes, causées par les commissionnaires d’hôtels et d’auberges, prit un arrêté prescrivant des mesures de polices strictes, à l’embarquement et au débarquement des voyageurs.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

14 avril 1873

Décret du président de la République relatif au nouveau cimetière de Calais, qui se trouve dans la première zone des servitudes militaires de la place. La hauteur des monuments funéraires y est déterminée très scrupuleusement, ainsi que leur épaisseur et les dimensions du socle. Il avait paru, en effet, très important de ne pas laisser élever en cet endroit des tombeaux ou des cénotaphes de dimensions exagérées et pouvant gêner le tir de l’artillerie de la place en cas de siège.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

14 avril 1896

Le bateau de pêche calaisien, « Notre Dame de Grâce », n°132, surpris par une bourrasque au moment où il rentre au port, sombre sous voiles. Les trois hommes et un mousse périssent noyés. Il s’agit d’Adolphe Hagneré, 25 ans, célibataire ; Eugène Dupray, 52 ans, marié, 5 enfants ; Pierre Lavie, 50 ans, marié, 9 enfants et le mousse Charles Delpierre, 13 ans.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

14 avril 1902

Le bateau de pêche calaisien, « Corsaire », parti en mer depuis le 2, n’a plus donné de ses nouvelles. Des avirons lui ayant appartenu ont été retrouvés en mer. Il était monté par 7 hommes, patron Mulard, armateur Armand. Le 18 avril, le canot du Corsaire, marqué CAL.175 est retrouvé à 2 milles dans le S.E. de South-Foreland. Aucun doute ne subsiste sur sa perte corps et biens.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

14 avril 1915

Une conférence franco-anglo-belge composée du général Cappel, de l’armée britannique ; du major Silingeneyer, de la base belge et du colonel Payot, des Services de la Direction Arrière de l’armée française  procède au partage du port et du camp retranché calaisien. Très rapidement, la base britannique va se développer et l’armée anglaise commence à construire de vastes baraquements sur les terre-pleins du port. En août 1917, lorsque les bases des alliés atteignirent leur plus grand développement,  on comptera 49 700 Belges et 64 900 Britanniques.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — )  

14 avril 1918

À la suite des bombardements qui rendent l’Hôtel de ville de la place Crèvecœur intenable, le conseil municipal vient siéger au nouvel Hôtel de ville.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — )  

14 avril 1960

Le monument « Gavet » quitte le quai du Paradis pour le square Margollé, quai de la Colonne. Le monument des Sauveteurs, élevé à la gloire de Mareschal et Gavet, est du au ciseau du sculpteur Lormier qui avait choisi, pour immortaliser, un vieux Courguinois du nom de Lachaiere qui avait bourlingué sur toutes les mers du globe.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

14 avril 1966

Parti le 22 mars, le célèbre groupe de Rodin, le monument des Six Bourgeois retrouve devant la mairie, son socle rehaussé de quarante centimètres après être passé dans les ateliers municipaux pour subir un traitement spécial qui devait le guérir de la « lèpre du bronze ».

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

14 avril 1969

À bord d’un ballon sphérique, trois Anglais traversent la mer du Nord. La destination initiale était prévue pour le Touquet mais un violent vent d’Est les contraint à se poser au Courgain d’Offerkerque. Dirigé par la seule Anglaise à posséder une licence de pilote pour ballon sphérique, le ballon effectuait son trente-deuxième vol.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

15 avril 1763

Naissance de Louis Quillacq, qui mourut à Paris en 1831 et fut enterré à Saint-Pierre. C’est le neveu de M. Dessin, fondateur de l’hôtel célèbre, et il dirigea cet établissement à la mort de son oncle.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

15 avril 1855

Réception de Napoléon III et de l’Impératrice. Arrivé par le train de Paris vers 21 heures, le couple impérial passa la nuit à l’Hôtel Dessin. Le lendemain, il s'embarqua sur le Pélicanet prit la route de Douvres. Il y avait en rade de Calais plusieurs vaisseaux, dont l'Austerlitz, de 90 canons et la corvette d'Assas, de 16 canons.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )   

15 avril 1869

M Boursot fait donation à la ville de St-Pierre d’une somme de 50 000 francs pour l’établissement d’un orphelinat. Cette somme devait être employée : pour moitié à l’érection des bâtiments ; pour moitié à l’achat de rentes sur l’État afin de pourvoir à l’entretien du personnel devant desservir cette institution charitable. Le conseil municipal dans sa séance du 28 avril 1869 a accepté cette donation. La dépense pour la construction des bâtiments s’est élevée à 23 606 francs. Les 1 394 reliquat des 25 000 francs à affecter aux constructions suivant la volonté du donateur ont été employés à l’achat du mobilier et à l’installation d’appareils à gaz. Les autres 25 000 francs ont été employés à l’achat d’un titre de rentes sur l’État de 1047 francs. Ce titre à coûté 24 977 francs.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

15 avril 1880

De retour de son voyage d’étude en vue du percement du canal de Panama, M Ferdinand de Lesseps, concepteur du canal de Suez, est accueilli à son arrivée quai de la marée, par M Darnel maire de Calais accompagné de nombreux conseillers municipaux de Calais et St-Pierre ainsi que des membres du Tribunal de Commerce, de la Chambre de Commerce, et des corps constitués. Apres les discours d’usage de bienvenue et de remerciement, un repas offert au buffet de la gare, M. de Lesseps accompagné de son épouse et de trois de leurs huit enfants reprirent leur chemin en direction de Boulogne.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier ) 

15 avril 1906

Mise en service des deux ponts de la plage, nommés quelques années plus tard, Henri Hénon, en souvenir du président de la Chambre de commerce. C’est lors de la modernisation du port que le ministre des Travaux publics autorise en 1901, la construction du premier pont, mobile avec écluse, donnant sur le bassin Ouest, et du deuxième, fixe, sur le bassin des chasses. Avant la construction de ces ouvrages d’art, les Calaisiens, qui désiraient se rendre à la plage ou au casino de M. Bresson, devaient contourner l’avant port et franchir le bassin des chasses sur un ouvrage en bois appelé « le long pont ». Celui-ci était si étroit que deux voitures hippomobiles ne pouvaient se croiser.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

15 avril 1915

Le territoire de la ville de Calais est partagé en deux zones : la zone Ouest étant attribuée à l’armée belge, et la zone Est avec toutes ses ressources disponibles à l’armée anglaise. Le bassin Carnot est réservé aux Anglais et au commerce français ; le bassin Ouest et toutes ses places à quai aux Belges, sous réserve que les bateaux pétroliers puissent se décharger dans l’arrière bassin Ouest.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

15 avril 1945

M Raoul Dautry, ministre de la Reconstruction, visite Calais et tient une rapide conférence à l’hôtel de ville, au cours de la quelle M Millien, réclame des détecteurs de mines pour déceler les milliers d’engins destructeurs allemands infestant les terrains du littoral. Le matin, la population avait assisté au premier défilé des anciens prisonniers de guerre calaisiens, dont une centaine seulement étaient rentrés sur plus de 2 000.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

15 avril 1946

Reprise de la liaison internationale Londres-Paris par la voie maritime Calais-Douvres. Le premier voyage se fit en présence d’un haut fonctionnaire et de personnalités du ministère des Travaux Publics et des Transports qui se rendirent à Londres afin d’accomplir la première traversée sur le « Canterbury » avec plusieurs notabilités britanniques. Le paquebot quitta le port anglais à 12 h 30 et arriva à Calais à 13 h 50. Aussitôt après l’arrivée du bateau, une réception fut organisée par la S.N.C.F. et la Southern-Railway. Les personnalités prirent place dans le train  « La Flèche d’Or » qui inaugurait également sa liaison en direction de Paris. Le convoi ferroviaire comprenait 11 voitures pulmann dont plusieurs directes vers l’Italie (Vintimille, Milan, Rome).

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

16 avril 1583

Barnabé Brisson, conseiller du roi en son conseil d’État et président de la cour du parlement de Paris, et Antoine Jacomel, président et juge général de la justice de Calais, se réunissent à Calais pour procéder à la rédaction des coutumes de ladite ville et pays reconquis, en présence des trois États, suivant lettres patentes d’Henri III, du 22 mars de la même année.

( Annales de Calais par C. Demotier )

16 avril 1784

Le conseil municipal de Calais considérant que la grande place est assez spacieuse pour l’établissement des marchés, décide que l’endroit connu sous le nom de Marché aux Herbes sera dépavé, enclos de barrières, garni de bancs et planté d’arbres pour servir de promenade publique.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

16 avril 1792

Un peintre de Calais, Paul Peterinck, est chargé de faire l’évaluation des tableaux et objets d’art qui se trouvent au couvent des capucins de Calais. Il évalue le tout à la somme de 628 livres 10 sous. Il y a une copie de Van Ostade, et surtout un saint François avec les stigmates fait par un maître italien, d’un très beau dessin, ayant six pieds de hauteur ; le pendant est aussi un individu décoré de l’habit de capucin et tenant l’enfant Jésus ; chacun estimé à 200 livres. Il y avait en tout vingt-quatre tableaux.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

16 avril 1795

Le corps municipal de Calais délibère sur le désarmement  et la punition des individus  qui ont participé aux excès  de la Révolution, sous la tyrannie qui a précédé le 9 Thermidor. La réaction est brutale. On établit une liste des coupables, l’un avait proposé d’établir une guillotine permanente au moyen de souscription ; un autre pour avoir consenti à faire partie du tribunal révolutionnaire à Arras, à côté de Lebon.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

16 avril 1833

M. Leveux, maire de Calais, fit savoir aux habitants par le tambour municipal que l’épidémie de choléra qui régnait dans le quartier du Courgain était en régression, la maladie étant circonscrite. Elle n’avait atteint ni les habitants de la ville, ni la garnison, mais seulement de pauvres gens vivant dans des souterrains malsains.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

16 avril 1838

Le bateau norvégien « Frithyoff » de Porsgroud, allant à Nantes avec un chargement de bois du Nord s’échoua près de Calais, aux Grandes-Hemmes, à la suite d’une voie d’eau et d’une violente tempête. Sur les onze hommes d’équipage, neuf se noyèrent. Les deux survivants furent recueillis par un cultivateur des environs nommé Butez, qui monté sur un cheval parvint à eux au milieu des brisants.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

16 avril 1848

Sur l'initiative de M. Isi­dore Trouille, maire de Sangatte, on plante un arbre de la liberté devant la mairie en présence de la garde nationale et de la population réunie. M. Ernest Lebeau, maire de Calais, assistait à cette cérémonie. M. le lieutenant de Douanes Delannoy a chanté en cette circonstance des couplets  dont  il est l'auteur.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

16 avril 1876

Enterrement de M. Cras­sier, un Calaisien des plus  recommandables, qui tint pendant plus de 40 ans une maison d'éduca­tion de grand renom où sont passés la plupart des jeunes gens de cette époque. « Doué d'un esprit méthodique, fortifié par d'excellentes études, disait  un chroniqueur  du Journal  de Calais,M. Crassier était pour ses élèves autant  un  père qu'un professeur.   »

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

16 avril 1912

Première traversée du détroit en avion, de type monoplan Blériot de 50 cv, par une femme seule à bord. C’était une Américaine, Miss Harriet Alfiéri Quimbay, journaliste et critique dramatique de New-York, qui réussit cet exploit. Malheureusement pour elle, la presse occulta l’événement préférant le naufrage du Titanic dont le retentissement fut grand. L’aviatrice, âgée de 25 ans, était partie le matin à 5 heures de Douvres et avait atterri sur le sol de France à 6 h 15. Elle avait été convoyée par le remorqueur « Lady Crundall » de Douvres.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

16 avril 1972

Le car-ferry « Côte d’Azur » talonne, à 11 h 15, les hauts fonds situés  le long de la jetée Ouest, ce qui provoque une brèche dans la coque et, de l’eau de mer  se mélange au mazout des cuves, provoquant des incidents sur la machinerie. Après une réparation sommaire, le bateau repart à  14 h 20 pour  Folkestone  à petite vitesse. À son retour au port de Calais à 19 h 25, les dégâts occasionnés sont tels qu’il faut immobiliser le navire. La cale de radoub étant occupé, le Côte-d’Azur est dirigé vers le port de Dieppe pour y être réparé.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 avril 1728

Arrêt du parlement de Paris qui confirme la donation faite à l’hospice de Calais de 200 mesures de terres à Marck. Ce fut en 1660, qu’on releva les bâtiments du nouvel hospice au faubourg de St-Pierre : on les augmenta en 1666 moyennant l’acquisition de plusieurs maisons. Deux ans après on fut en état de faire l’achat d’un terrain à la suite des premiers et l’on construisit des chambres pour les orphelins. L’on bâtit ensuite une chapelle dédiée à l’Ange Gardien. Ce ne fut néanmoins qu’en 1673 que l’on put recevoir les pauvres malades.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

17 avril 1888

Le jury pour le concours du nouvel hôtel de ville se réunit au parloir du collège communal sous la présidence de M. Van Grutten, maire de Calais. 94 projets sont présentés. 13 projets ne remplissent pas les conditions exigés pour concourir. Lors du premier tour 32  projets sont éliminés ainsi que 31 autres dossiers au deuxième tour. À sept heures et demie du soir, les opérations du jury sont suspendues et remise au lendemain. Le 18 avril la commission reprend ses travaux à 9 heures du matin et ajourne 9 dossiers de présentation, enfin un cinquième et dernier tour élimine un dernier projet. Restent donc en liste 8 candidatures qui sont examinées. Procédant à l’ouverture des plis cachetés, le jury attribue le premier prix au projet n° 76 « Honneurs passent, honneur reste » M. Paul Wallon, architecte du gouvernement ; le deuxième prix est attribué au dossier n° 55 « Grand bien que petit » M. Paul Henneux architecte à Paris ; le troisième prix revient à la candidature n° 50 « Eustache de Saint Pierre » M. Breasson architecte à Paris ; le quatrième et dernier prix est décerné à la soumission n°65 « France » MM. Decroix architecte à Calais et Douillet architecte à Amiens. Les trois premiers prix sont attribués à des architectes qui ont été élèves de M. Pascal, lequel avait été un des élus pour faire partie du jury par les artistes concourants  !

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 avril 1938

Pose de la première pierre par M. Auguste Boulanger de la Bourse du Travail, place Crèvecœur, à l’occasion du cinquantenaire de l’union française des ouvriers tullistes. Un coffret symbolique contenant dans un étui de zinc, un parchemin aux armes de la ville, sur lequel les personnalités officielles apposèrent leur signature fut scellé. Bâti sur un terrain de 872 m² à la suite de la destruction du « Lavoir » en 1918, l’œuvre de l’architecte Poyé commença le 20 août 1937 fut terminée en 1939. Le budget de la construction était estimé à 7 196 295 francs. Le Conseil municipal du 25 août 1939 avait prévu son inauguration mais la déclaration de la seconde Guerre mondiale la fit reporter ….  et elle ne fut jamais effectuée !

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 avril 1814

L’administration municipale de Calais fait enlever les armoiries impériales placées sur la façade des monuments publics. Elle les replacera au retour de l’île d’Elbe pour les faire disparaître après Waterloo. De même les écussons napoléoniens remis avec enthousiasme en 1852 seront renversés après Sedan.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

18 avril 1825

La famille Dessin vend pour 25 000 fr à la ville de Calais, une vaste propriété située entre les rues du Port et des Cinq Boulets, avec façade sur la rue du Rempart, qui deviendra plus tard le boulevard de la Résistance. Cette maison comporte des bâtiments importants et un jardin couvrant près de 13 ares ; les aménagements nécessaires, pour transformer cette propriété, en prison communale, s’élèvent à 17 899 fr. Leur adjudication a lieu le 12 février 1827. Les travaux sont menés rondement et, le 10 octobre, le transfert des détenus est effectif. Par un curieux hasard, l’emplacement est très proche de celui de la prison du moyen âge.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 avril 1852

Inauguration de la salle d’asile de St-Pierre par M. Leblond, maire, en présence du corps municipal, du clergé, des dames inspectrices, des religieuses attachées à cet établissement et de beaucoup de notables.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier ) 

18 avril 1878

M. Auguste  Lecouffe, ancien maire de St-Pierre, meurt dans sa  72eme année. Médecin distingué, sa vie toute entière fut consacrée à apporter à ses semblables les soulage­ments que l'art auquel il s'était voué lui avait appris à appliquer. Charitable autant que bon, il n'hésitait jamais à se rendre dans les quartiers éloignés ou peu fortunés dont les habitants ve­naient le chercher. Et lorsque, à deux reprises différentes, en 1832 et en 1860, une  épidémie meurtrière jeta la consternation dans la population St-Pierroise, on le trouva le premier au chevet des malheureuses victimes. Dès  1831, il fut con­seiller municipal, en août 1865, adjoint, et maire de St-Pierre au lendemain de nos désastres de 1870. À ses obsèques, qui furent célébrées aux frais de la ville, toute la population montra en quelle profonde estime l'on tenait le regretté défunt. Sur sa tombe, deux discours furent pro­noncés par M. Victor Crespin, alors maire, et par le Dr Warenghem, qui rappelèrent les longs services publics qu'il avait rendus. Le Docteur Lecouffe était  né à   La  Bassée.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

18 avril 1944

Rommel est de retour. Au Gris-Nez, il jette un coup d’œil au travail de la 47e D.I. qui pose des tétraèdres, le sable étant trop dur pour qu’y soient enfoncés des pieux. Les obstacles en béton sont fabriqués sur place grâce à un chantier qui occupe une quarantaine d’ouvriers. Les inondations derrière Calais paraissent efficaces au maréchal allemand. Il se rend ensuite dans le secteur de la 18e division de marche de la Luftwaffe.

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

18 avril 1980

Mise en service de la nouvelle gare maritime. C’est le service « fret » qui inaugure les installations portuaires, celui du « tourisme » ne fut mis en service que le 24 du mois.  

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

19 avril 1693

Le marquis de Courtebourne est nommé lieutenant des Flandres. Les Calonne de Courtebourne ont rempli beaucoup d’emplois considérables dans notre région. En 1529, l’un d’eux était major de St-Omer, et un de ses descendants était lieutenant au gouvernement de Calais en 1637. Leur château était situé à l’entrée de Licques. En 1671, le roi érigea la baronnie de Courtebourne en marquisat en faveur de Charles de Calonne, chevalier, seigneur et baron de Courtebourne et de Bouvelinghen, maréchal des camps et armées du roi, et son lieutenant en la ville et gouvernement de Calais et pays reconquis.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

19 avril 1696

Jacques II, roi d'Angle­terre, arrive à Calais avec le comte d'Harcourt et nombre de seigneurs français, anglais et écossais. Quatre cents vaisseaux de transport étaient dans le port, prêts à y embarquer 14 000 hommes de troupes, logés dans la ville et les alentours. — Le roi Jacques dut attendre trois semaines le vent favorable.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

19 avril 1802

Profitant de la signature de la paix d’Amiens, la très belle et célèbre Mme de Récamier embarque aujourd’hui pour se rendre à Londres. Son salon parisien attire de nombreuses personnalités et autant d’admirateurs ! Les peintres nous en ont laissé quelques fameux portraits.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

19 avril 1817

Par lettres-patentes, le roi Louis XVIII  « voulant donner à  nos fidèles sujets un témoignage de notre affection et perpétuer le souvenir que nous gardons des services que  leurs ancêtres ont rendus aux rois nos prédécesseurs » autorise la ville de Calais à reprendre les armoiries qu'elle avait avant la Révolution (1).

(1) Par une délibération spéciale, le Conseil muni­cipal de Calais avait autorisé le maire, M. Bénard, à déposer au Conseil d'État le vœu d'obtenir des lettres patentes portant confirmation des anciennes armoiries de la ville. Au temps des Anglais (de 1347 à 1558), elles consistaient en une grande croix rouge traversant tout l'écu dans sa partie supérieure et un poignard dans celle inférieure. Avant l'occupation anglaise, c'était une simple étoile d’or sur champ d'argent, en haut, et au bas 3/4 émeraude.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

19 avril 1825

Le maire, M. Bénard, voulant faire cesser les plaintes portées journellement sur l’usage établi par les bouchers d’étaler à l’extérieur de leurs boutiques, d’énormes quartiers de viande, et même des bêtes entières, pendues à des crochets en fer, porta interdiction de ce mode d’étalage, qui devait causer des accidents.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

19 avril 1860

Le sloop belge « le Comte de Flandre », parti d’Ostende pour la pêche d’Islande, eut son gouvernail démonté par une tempête dans le détroit. Le capitaine prit le parti d’abandonner le navire et de se transporter, avec son équipage, sur un bateau de pêche calaisien  « La sainte Barbe ». Celui-ci était à peine entré au port que le « Comte de Flandre » se présenta à l’entrée du chenal, évita un échouement, puis une embardée sur la jetée ouest et gouverna comme s’il avait eu son équipage et son capitaine à bord ! On n’eut que la peine de le mettre à quai !

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois ) 

19 avril 1884

Les travaux de construction des quais du nouvel avant-port de Calais sont adjugés, par le conseil de la préfecture d’Arras, à MM Varinot, Caville, et Bernard, moyennant un rabais de 3 pour cent sur le montant du devis pour  1 849 624 francs.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )  

20 avril 1794

Gaspard Pigault, agent national de la commune de Calais, fut déclaré suspect et dénoncé comme aristocrate, parce que  son père, dans son contrat de mariage, s’était fait appeler « Messire ». Il dut se rendre à Paris et il ne rentra dans ses fonctions qu’en rapportant un arrêté du Comité du Salut Public, l’y autorisant.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

20 avril 1814

Émeute à Calais provoquée par les bonapartistes

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

20 avril 1857

La plantation du parc Saint-Pierre remplaça les Petites Communes. On marchait à grands pas. Elle déplaça  plus à l’Ouest des magasins de bois. La population Saint-Pierroise donna à ce parc le nom de « Champs Élysées ».

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

20 avril 1877

Le Conseil municipal vote le remplacement du jardinet entourant l'estrade du Front-Sud par un trottoir en  stinckal. Le rapport s'appuyait sur l'infiltration des eaux pluviales dans la  cave, dont la création de ce jardin est la cause. Le même jour, le Conseil vote au commissaire de police une allocation supplémentaire de 600 francs, motivée par la cherté du logement et des subsistances, et il augmente de 240 francs par an le traitement des agents de police.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

21 avril 1559

Lord Wentworth, dernier gouverneur anglais de Calais, est jugé et acquitté. Tout le monde lui en voulait d’avoir laissé reprendre cette ville le 7 Janvier. La reine Marie ne voulait pas qu’on prononçât son nom devant elle. On en parlait comme d’un traitre et d’un lâche ; les Anglais ne le lui pardonneront jamais.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

21 avril 1739

À cette date, l'intendant Chauvelin écrit au maïeur de Calais portant d'après « l'arrêt rendu en  conseil d'état du   roy, le 31 mars dernier, pour fixer le nombre des imprimeurs dans le royaume, que l'imprimerie de Calais est supprimée, avec d'autant plus de justice que l'arrêt du 21 juillet 1704 ne donnait point d'imprimerie à votre ville, et que  le nommé Maury n'a point   obtenu d'arrêt du conseil. Vous l'obligerez donc de s'abstenir absolument de toutes fonctions d'imprimeur, en luy notifiant au plus tôt cet arrêt, que vous ferez registrer sur les registres de l'hôtel-de-ville. Vous tiendrez exactement  la main à son  exécution, et vous aurez soin de vous conformer aux dispositions portées en l'article trois.  »

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

21 avril 1794

Une partie de l’église Notre-Dame est consacrée au culte de la Raison. Chaque Décadi, on y lit les lois, on y déclame des discours patriotiques et on y entonne des chants républicains. On transporte le cimetière sur le terrain dit « le Jardin de la Duchesse » (de Kingston) situé entre le pont du portier consigné et l’écluse du crucifix. On cesse d’enterrer dans l’enclos de Notre-Dame.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

21 avril 1794

À la Révolution, Saint Pierre-les-Calais, qui s’appelait Écailloux, changea de nom en celui de Dampierre-les-Dunes. Au sujet du cimetière, Joseph Lebon, proconsul, voulut qu’on vendît toutes les pierres tombales, qu’on brûlât les confessionnaux etc. Le conseil municipal prit cette délibération : «  Considérant qu’à la mort il n’y a pas de distinction et qu’on ne doit pas choisir sa place, arrête que le cimetière sera journellement fermé et mis en état de défense. Il n’y aura plus de distinction de famille, les Français n’en faisant qu’une…. Le fossoyeur commencera par un bout du cimetière et finira par l’autre, à faire des tombeaux pour les personnes qui viendraient à mourir ».

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

21 avril 1831

Un  arrêté du maire de Calais fixe le prix de la viande de boucherie (l re qualité), à 1 franc 5 centimes le kilo. (Dimi­nué de  10 cents.). Aujourd'hui, en 1886, nous payons le kilo 2 fr.40 et 2 fr. 50 en moyenne.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

21 avril 1870

Ouverture au culte de la nouvelle église Saint-Pierre. Elle remplaçait l’église qui fut démolie en 1883 pour faite place à l’hôpital, quai du Commerce.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

21 avril 1914

Arrivés sur le yacht « Alexandra », le roi d’Angleterre George V et la reine Mary sont reçus par le maire de Calais, Charles Morieux. Après le discours de bienvenue du maire, le passage en revue des troupes et la distribution de médailles, le couple royal prend place à bord du train spécial le conduisant à Paris, suite à l’invitation du Président de la République. Les deux pays sont très attachés à l’Entente cordiale en cette période tendue qui sent la poudre. Pendant la première Guerre mondiale, le 3 juillet 1917, Calais recevra de nouveau le couple royal en visite d’inspection de la base militaire britannique comprenant près de 64 000 soldats.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 avril 1917

La cinquième demi-flottille allemande partie la veille à 8 h 40 de Zeebrugge, composée de deux groupes de trois destroyers, arrive dans le détroit au début de la nuit. Chaque groupe avait une mission de bombardement, l’un devant pilonner Douvres et l’autre Calais. À 0 h 30 à 7 500 mètres des jetées,  les destroyers N 71, 73 et 81 ouvrent le feu sur Calais et lancent sur la ville et le port, en moins de quatre minutes, cent cinquante obus de 88 m/m et 105 m/m. La canonnade est si violente qu’elle est nettement entendue à Dunkerque et à Boulogne. On déplora de nombreux morts et blessés. La municipalité décida de prendre en charge les funérailles des victimes. Le service funèbre se déroula en présence de M. Morieux, maire, des généraux Ditte et  Clooten ainsi qu’un grand nombre de personnalités calaisiennes. L’insertion ennemie dans les eaux calaisiennes ne resta pas impunie ; le groupe des destroyers  qui venait de bombarder Calais avait rejoint à 1 h 50 les autres navires qui revenaient de Douvres et  furent interceptés par  le « Broke » et le « Swift ». Les bâtiments de la « Dover Patrol » entamèrent un véritable combat naval de corps à corps allant jusqu’à éperonner un destroyer pour éviter qu’il ne puisse s’échapper. À l’aube les deux navires anglais qui avaient coulé deux navires ennemis et mis plusieurs dans l’impossibilité de nuire, débarquèrent à Douvres 10 officiers et 108 marins allemands.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — )  

22 avril 1347

Malgré le blocus qu'avait établi le roi d'Angleterre autour de Calais, trente barques de  commerce chargées de vivres et de munitions entrèrent dans le port (1). Cet heureux événement ne put que retarder la chute de la ville qui était inévitable. Édouard III dépensa au siège de Calais une somme de plus de 10 millions.

(1) Ce même fait de ravitaillement par mer s'étant reproduit, le roi d'Angleterre commanda à son amiral de faire stationner plus près du port plusieurs navires et de les faire rejoindre avec des chaînes pour empêcher de passer. De ce jour les Calaisiens ne pouvaient plus espérer de secours par la voie maritime.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

22 avril 1797

Naufrage de la barque de Guînes auprès du Pont Gilles. En ce temps là, le moyen de communication le plus facile et le moins cher, entre Calais et Guînes, c’était un service de barques traînées par des chevaux. Dans la belle saison, ce voyage avait bien son charme. Le 3 Floréal an V, la barque de Guînes fut violemment accostée par celle de Dunkerque et sombra immédiatement . Il y eut neuf victimes.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )  

22 avril 1857

On entreprit les travaux de la crique d’échouage, au nord du nouveau quartier du Courgain-Maritime. Malgré l’augmentation des salaires, il y eut pénurie d’ouvriers terrassiers.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

22 avril 1906

Le bateau de pêche ostendais,  « Elvire Mathilde », coule à cause d’une voie d’eau causée par une épave au large de Calais. Le chalutier boulonnais « Marsouin » a bien tenté, vainement, la remorque. Les quatre membres de l’équipage sont recueillis par le vapeur anglais « Ruby ».

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

22 avril 1915

L’autorité militaire supérieure fait afficher l’arrêté qui stipule que la photographie et le port d’appareils photographiques sont interdits dans toute la zone occupée par l’armée britannique. Les photographes professionnels doivent déclarer obligatoirement leur activité en mairie, sous peine d’amende ou de se voir qualifié d’espions. La municipalité de Calais nomme un photographe officiel qui est chargé de prendre en photo toute la vie du camp retranché durant les années de guerre. C’est Émile Camys, déjà directeur de l’Académie de musique, qui est retenu pour cette mission de mémoire.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 avril 1941

En sa qualité de ministre secrétaire d’État à l’intérieur, l’amiral Darlan déclare démissionnaires d’office neuf élus calaisiens qui n’avaient pas accepté que le conseil municipal, sur ordre de Vichy, débaptise la place Henri-Barbuse pour reprendre l’ancienne appellation de place de la Russie. Le conseil municipal étant ramené à un effectif qui ne lui permet pas d’assurer la gestion des affaires communales, une délégation spéciale est instituée à prendre les mêmes décisions. Elle réunit autour de M. Georges François, à qui en est confiée la présidence, les six notables dont il a communiqué les noms : MM Edmond Benoit, Léon Loez, René Vieillard, Albert Herreman, Gédéon Vanhelle et André Lemettre. Cette délégation spéciale sera installée le 19 mai suivant  par le sous-préfet.

( Robert Chaussois – Zone Interdite )

23 avril 1383

Arrivée à Calais de l’évêque de Norwich pour tenir conseil avec d’autres personnages relativement au schisme qui divisait alors le monde catholique. L’Angleterre tenait pour le pape Urbain et la France, pour le pape Clément. C’était en ce temps-là une affaire du diable, la querelle des Urbanistes et des Clémentins. La trêve entre les deux royaumes fut rompue à cette occasion. Le gouverneur de Calais, pour ne pas se compromettre, n’assista pas à la conférence ; il s’en fut à Guînes chez un de ses cousins, Jean Draiton, qui y commandait.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

23 avril 1431

Henri VI, roi d’Angleterre, débarqua à Calais à dix heures du matin. En descendant du vaisseau, il se rendit à l’église St-Nicolas, pour y entendre la messe. Plusieurs seigneurs et Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, accompagnaient sa Majesté. Immédiatement après, le roi et sa suite partirent pour Paris. Ce même Pierre Cauchon a laissé une mémoire à jamais odieuse aux Français, par les tortures qu’il a fait exercer contre Jeanne d’Arc, malgré les preuves incontestables de son innocence.

( Annales de Calais par C. Demotier )

23 avril 1677

Louis XIV arrive à Calais. Il en repart le lendemain  pour aller visiter les fortifications de Dunkerque. Le 29, Sa Majesté revient coucher à Calais, et le 30, elle se rendit à St-Omer.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

23 avril 1830

On voit dans le Journal de Calaisune annonce ainsi conçue :

Crèvecœur-Denis, entrepreneur de l'enlèvement des immondices et de la vidange des latrines de la ville de Calais, a l'honneur de prévenir les habi­tants de ladite ville qu'il fera le service de la vidange des fosses d'aisance gratuitement.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

23 avril 1888

À la sortie du port de Calais, le vapeur « Invicta », long de 95 mètres et large de 10, talonne sur un banc de sable. Ne pouvant plus gouverner, le navire dériva et s‘échoua sur la plage en face du casino. La mer très agitée commença à causer des dégâts et les tentatives des paquebots « Prince » et « Wave » de tirer le bateau de son inconfortable posture restèrent vaines. Les canots furent mis à la mer et l’un d’eux, avec cinq marins, chavira. Un des membres de l’équipage fut recueilli par la malle, trois autres regagnèrent la plage à la nage, mais le cinquième fut englouti dans les flots. Devant cette catastrophe, il fut décidé que les passagers seraient évacués à pied sec lors de la marée basse. Il fallut attendre plusieurs jours avant que cinq remorqueurs puissent enfin renflouer « l’Invicta ». Douze ans plus tard, il s’échoua de nouveau au même endroit ! En 1899 il fut désarmé et vendu pour être démoli. 

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

23 avril 1994

Inauguration au parc Richelieu de la stèle à la mémoire d’Emma Hamilton, par Mme Kislak qui a pris en charge la fabrication de ce monument dont le sommet de grès rouge provient de la région natale de Lady Hamilton. Le site retenu est proche de l’endroit où se trouvait sa tombe au cimetière de la Duchesse, devenu depuis lors jardin Richelieu. La donatrice était accompagnée d’une descendante d’Horatia, la fille qu’Emma avait eue de l’amiral Nelson.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

24 avril 1596

Le siège commencé le 5 avril par les Espagnols contraint Calais à se rendre le 24 avril. Le brave Patras de Campagno avait soutenu l’attaque avec beaucoup d’ardeur. Une partie de la garnison fut passée au fil de l’épée. Les historiens calaisiens élèvent aux nues le courage et le dévouement des habitants pour repousser l’ennemi. D’autres prétendent que les bourgeois mutinés forcèrent le gouverneur à capituler. Les Espagnols firent un grand butin dans la citadelle et y trouvèrent des provisions en abondance, plus quarante trois pièces de canon. L’archiduc Albert d’Autriche, après avoir laissé dans Calais une forte garnison sous les ordres de Jean de Ribas, se mit en marche le 6 mai pour aller prendre la ville d’Ardres. Calais rentra au pouvoir de la France à la  suite du traité de Vervins le 2 juillet 1598.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

24 avril 1794

Pigault de l’Épinoy, historien et ancien maire de Calais, s’était fixé provisoirement à Paris. Le comité révolutionnaire, d’après le décret  qui ordonne aux nobles de quitter Paris, les places fortes et maritimes, lui intime l’ordre de se rendre à Abbeville ; là on l’envoie  habiter le village de Bellencourt ; puis d’après un autre ordre de passe, il prend résidence à Guînes. Enfin, le représentant du peuple Berlier par son arrêté du 16 septembre, daté de Calais, lui rend la liberté. Pigault de l’Épinoy, père de Pigault-Lebrun et bisaïeul d’Émile Augier, né à Calais en 1726, mourut le 27 juillet 1797.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

24 avril 1814

Débarquement à Calais de Louis XVIII, venant  de  Douvres à  bord du yacht le Royal Sovereign, piloté par le  capitaine Mascot, de Calais, escorté de huit  vaisseaux de ligne. Il débarqua à 3 heures, au quai appelé de ce jour Quai de la Colonne. Après les salutations d'usage, et après être passé à l'église où l'on  chanta   le Te Deum, Louis XVIII et la famille  royale furent conduits chez M. Quillacq, à  l'Hôtel Dessin, le plus célèbre de  l'Europe, dit une bro­chure du temps. S. M. ne  repartit de  Calais que le 26, à midi. —  Le roi exprima aussi sa sensibilité pour le témoignage d’affection de sa ville de Calais qui propose d’élever une colonne commémorative en marbre blanc. La première pierre fut posée avec grande solennité ; mats de cocagne, musique, discours, drapeaux, salve d’artillerie, banquet et bal le 25 août. À différentes reprises la plaque commémorative qui orne la colonne  élevée en ce lieu a été retirée ; elle y a été rétablie en 1879.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

24 avril 1816

Une fleur de Lys est ajoutée en haut du monument de la colonne, commémorant le retour de Louis XVIII en France,  par Calais. Durant la Révolution de 1830, on retira cette fleur qui ne fut jamais replacée.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

24 avril 1831

Décès à Paris de Louis Quillacq, dans sa 69ème année. Né près de Mont-de-Marsan, le 15 avril 1763, il fut appelé fort jeune à Calais par son oncle Pierre, fondateur du célèbre hôtel Dessin. Il passa une partie de sa jeunesse en Angleterre, puis à Nantes, où il apprit le commerce. Revenu à Calais au début de la Révolution, il prit la tête de l’hôtel après la mort de son oncle, une succession difficile en raison des perpétuelles guerres contre l’Angleterre. Mais Louis Quillacq fut le véritable acteur du redressement spectaculaire de l’hôtel Dessin après la chute de Napoléon. Obligeant à l’excès, il est peu de Calaisiens à qui il n’ait rendu des services, surtout depuis que sa fortune lui eut permis de satisfaire sur ce point aux besoins de son cœur, et il se préoccupa de questions sociales : extirper la mendicité en ville, ouvrir une école au Courgain. Soucieux de l’intérêt public, il fut fondateur et chef du corps des sapeurs-pompiers, et Président de la Société d’agriculture. Il finit par se retirer à Paris où il passa ses dix dernières années, mais il avait tellement adopté notre ville que ses derniers vœux furent d’y être enterré. C’est une très grande foule qui accompagna au cimetière de Calais le cercueil de ce citoyen exemplaire.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez ) 

24 avril 1831

Naissance à Calais de Paul Victor Gustave Van Grutten, qui sera maire de St-Pierre puis de Calais unifié.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

24 avril 1854

La Société Communale de secours mutuels de St-Pierre est approuvée. La ville fournit gratuitement à cette société un local pour ses réunions et une allocation de 400 francs pour frais de bureau et de secours. Il y a un grand nombre d’autres sociétés de secours mutuels à St-Pierre, mais il n’y a plus de loges de francs maçons (1884).  Napoléon III en 1856 les a fort malmenées. L’Ordre moral, en 1877, frappa la société des Travailleurs pour complaire aux Trouvères.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )  

24 avril 1885

Distribution de récompenses honorifiques par le vice-amiral du Petit-Thouars - ayant à ses côtes MM Van Grutten, maire, Hembert, président du tribunal de commerce, Fournier, président de la chambre de commerce, le comte de Bizemont, représentant de la Société centrale de Sauvetage des Naufragés, Chanson, président de la Société humaine – aux marins qui ont opéré au sauvetage de l’équipage du navire norvégien l’Orion.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )  

24 avril 1903

La reine Alexandra d’Angleterre arrive en gare maritime de Calais à bord du train royal qui la ramène de Copenhague pour embarquer sur un paquebot à destination de Douvres.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

24 avril 1952

Début des travaux de construction de la digue de la plage, à qui l’on donnera le nom de Gaston Berthe, en hommage au maire de Calais récemment décédé. L’inauguration officielle de la digue-promenade se déroula le dimanche 17 août 1952.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

24 avril 1961

Cérémonie, dans le grand salon de l’hôtel de ville, du jumelage entre la ville anglaise de Southend-on-Sea et Calais. La charte anglaise avait été signée quelques jours auparavant, le 12 avril. Après les discours d’usage, le député-maire de Calais, Mr Jacques Vendroux, remet symboliquement la clef de la ville.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

25 avril 1560

Ordonnance datée d'Amboise, par laquelle François  II  nomme quatre commissaires spéciaux (1), chargés d'opérer au compte du Roi les travaux propres au dessèche­ment du Pays-Reconquis. Ils durèrent 5 ans, après quoi, le Maire et les échevins de Calais continuèrent cette œuvre sous la surveillance de l'Intendance de Picardie, au moyen d'un impôt direct (dit des 24 sols) perçu sur les boissons consommées dans le pays. C'est sous ce régime que fut créé tout le système actuel, dit un rapport de M. G. Hubert en 1859. Jusqu'en 1790, il fonctionna avec un progrès constant, rapportant de 22 à 23 000 livres pour les 24 paroisses du Calaisis. En 1790, tout fut abandonné et l'Administration tomba ; les travaux d'ensemble disparurent, les canaux et les watergangs s'envasèrent, les écluses tombèrent et se dé­gradèrent pour le tout être renouvelé en 1809 sous la vigoureuse impulsion de M. Charles Francoville, député du Pas-de-Calais (2).

(1) À des époques très reculées, l'histoire  nous  montre toute la contrée, sise au bas  des  monts,  depuis  le  Blanc-Nez  jusqu'à  St-Omer, comme un vaste marais délaissé par les eaux de la mer. Pendant les deux siècles de leur occupation, les Anglais créèrent les dérivatifs qui  forment encore aujourd'hui les bases essentielles de notre système de dessèchement.

(2)  De 1790  à  1809, toutes les administrations étant malades et les wateringues subissant le contre coup des chocs politiques, tout le bas-pays fut couvert d'eau pendant plusieurs semaines, des mois même. En 1848, l'écluse Vauban, à Gravelines, s'étant écroulée, les terrains d'alentour furent de nouveau inondés. C'est dire qu'il faut des travaux d'entretien continuels pour garantir tout ce pays de l'inondation, dont nos pères ont tant souffert.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

25 avril 1717

Le tsar Pierre le Grand arrive à Calais en provenance de Dunkerque dans l’après-midi. Il est vêtu d’un bouracan gris, sans dentelle, mais garni de boutons de diamants.

Pendant son séjour à Calais, le tsar est logé chez le président de la Justice royale, M. de Thosse, âgé de cinquante-huit ans, rue des Minimes (plus tard rue de la Comédie, puis rue Leveux, à peu près là où se mariera le général de Gaulle). Le tsar trouve Mme de Thosse (Françoise Mollien) fort à son goût et, au grand dam de M. de Libois, prolonge son séjour à Calais. Il visite le port et les fortifications, fait manœuvrer les soldats.

Le 2 mai arrive le marquis de Mailly-Nesle venu pour organiser le voyage vers Paris. On cherche partout le tsar que l’on finit par découvrir en train de « boire le coup » dans une taverne avec des matelots et des musiciens ambulants à l’occasion de la Pâque russe. Sa suite est ivre-morte, et quand le raffiné marquis se présente cérémonieusement à Sa Majesté Czarine, elle lui répond : « Point de manières, asseyez-vous et trinquez avec nous », une invitation redoutable que le marquis parvient habilement à décliner. Le rapport au Régent est encore plus négatif que celui de de Libois :

« Quand son Altesse Royale aura vu le Tsar, et qu’il y aura resté quelques jours, je suis persuadé qu’elle ne sera pas fâchée d’en être débarrassée. »

Le mardi 4 mai, à 7 heures du matin, et au son du canon, on se met finalement en route pour Paris, un voyage qui tournera au cauchemar pour Mailly-Nesle qui, prétendant voyager en compagnie du souverain russe, commence par se faire « virer » d’une bourrade de son véhicule. La suite, à l’avenant ! Heureusement pour la ville de Calais, les frais de ce séjour seront aux dépens du Roy.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )  

25 avril 1756

Emmanuel de Croÿ qui fut maréchal de France fait son entrée publique et solennelle à Calais en qualité de commandant de la ville et des côtes depuis Calais jusqu’à St-Valéry. Il montre beaucoup d’activité et de patriotisme dans cette fonction. Le Calaisis lui doit beaucoup d’amélioration. Son hôtel était rue St-Denis ; il en faisait bâtir un dans l’ancienne rue de la Corne lorsqu’il mourut le 30 mars 1784. Le musée de Calais possédait en 1879 un portrait du maréchal qui ornait jadis l’hôtel de ville.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

25 avril 1792

Le Club de la Constitution à l’imitation des villes voisines, fait planter un arbre de la Liberté sur la place d’Armes, devant le corps de garde.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

25 avril 1945

Le Conseil municipal décide de donner à la rue d’Orléans, le nom du Commandant Mengin, libérateur de Calais.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

25 avril 1948

Un long cortège, en tête, duquel venait la musique municipale, et comprenant la plupart des sociétés de la ville, traversa la cité, de la mairie à la place Émile  Salembier. En présence du sous-préfet, des députés, sénateur, conseillers généraux, etc. M. Gaston Berthe, maire, planta l’Arbre de la Liberté, à deux mètres du monument d’Émile Salembier, encore dépouillé de son buste. L’arbre était un petit peuplier d’Italie, pesant sept kilos et haut de 4 mètres environ. Les enfants reprirent des chants en chœur et,  après un discours du maire, on lâcha des pigeons. Dans la nuit, des inconnus brisèrent l’Arbre de la Liberté à un mètre du sol. Le lendemain de la cérémonie, il ne restait plus qu’un morceau de bois, sortant du sol.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

25 avril 1966

Le chef de l’État, le général de Gaulle, s’arrêta à Calais à la fin de son déplacement dans le nord du pays. Il est reçu par son beau-frère, le député-maire de Calais, Jacques Vendroux, à sa descente de l’hélicoptère sur le terre-plein du bassin Ouest. Le cortège se rendit successivement au stade du Souvenirs, à la piscine Émile Ranson, dans les rues de Calais-Nord pour se rendre compte de la reconstruction. Le couple présidentiel se dirigea vers l’église Notre-Dame en cours de reconstruction, là où ils s’unirent le 07 avril 1921. Le président de la République visita le nouveau collège d’enseignement technique de l’avenue Louis Blériot suivi d’une présentation d’un nouveau moyen de franchissement du détroit, l’Aéroglisseur. À la suite d’une petite sortie en mer de 10 minutes sur « le Sure », le chef de l’état n’étant pas très enthousiasme de ce mode de propulsion déclara seulement « C’est intéressant, merci, bonne chance ». Mme de Gaulle pour sa part préféra faire une visite à la crèche municipale de Calais, rue Chantilly.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

26 avril 1826

Dans la citadelle, sur l'emplacement de l'ancien  château de Calais, qui servait de palais aux rois d'Angleterre, on trouve un bas-relief en brique rouge, portant à rebours le millésime de 1554 (comme ceci 4551) : sans  doute que le potier qui a monté le sujet a négligé de tracer ces chiffres en sens inverse sur son moule (1).

(1) Ce bas-relief dont la forme indique qu'il a dû servir de clef de voûte à une porte, représente un guerrier vêtu à la romaine, courant à cheval, la lance en arrêt, et son coursier ne porte ni selle, ni bride. Il fut offert par Mme Pigault de Beaupré au Musée de Calais.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

26 avril 1853

Le Conseil municipal de Calais adopta le projet de pa­vage à neuf de la place d'Armes. Cet embellissement de la ville fut complété, en avril 1854, par la pose de trottoirs autour de la place.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

26 avril 1976

L’hovercraft « Sir Christopher », de la compagnie Hoverlloyd, avait quitté Ramsgate vers 9 heures sous le soleil et une forte houle avec 73 passagers à son bord, 22 voitures et un camion. Au milieu du détroit le commandant s’aperçoit qu’une déchirure s’est produite à bâbord sur la jupe qui retient l’air pulsé par d’énormes ventilateurs, essentielle dans la sustentation de l’appareil et donc sa maniabilité. La mer et le vent se liguent contre cette jupe de caoutchouc qui se déchire de plus en plus, mais l’aéroglisseur continue à se diriger vers la côte française en dérivant légèrement et finit par s’échouer sur la plage, à environ un kilomètre de l’hoverport en direction de la jetée Est. Posé sur le sable à force de reptations, l’hovercraft est mis à l’abri des vagues et l’on peut procéder au débarquement des passagers, lesquels rejoignent l’hoverport à pied ou en camion. Plus tard, en début d’après-midi, lorsque l’eau fut redescendue, un autre hovercraft de la compagnie, le « Swift » s’approcha de son homologue échoué pour opérer le transbordement des véhicules restés à l’intérieur.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

27 avril 1758

Naissance à Calais de M. le baron Blanquart de Bailleul. 25 ans plus tard, en 1783, il  succéda à son père  dans  les fonctions de procureur du roi de la Justice Civile et Criminelle au Bailliage de Calais. En 1800, il fut maire de Calais, député de 1804 à 1814, ques­teur et vice-président. Louis XVIII l'éleva aux fonctions de procureur-général à la Cour de Douai. Il est mort le 4 janvier 1841 chez son fils, évêque de Versailles.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

27 avril 1795

Nomination par arrêté du directoire du district de Calais de M. Pierre Barbe comme maire de Saint-Pierre-les-Calais. Il démissionne une semaine plus tard.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

27 avril 1818

Le maire de Calais, M. Bénard, annonce à M. Michaud, président du tribunal de commerce, qu’il met à sa disposition pour y installer la Bourse de commerce, les arcades de l’hôtel de ville et la salle du conseil du tribunal au rez-de-chaussée. Cette concession a lieu à titre gratuit et sans qu’elle puisse dans un temps entraîner un droit immuable de propriété. Elle n’est d’ailleurs que provisoire et jusqu’à ce qu’il soit possible de se procurer un local convenable à l’établissement de la Bourse.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

27 avril 1824

Pose de la première pierre de l'hôtel-de-ville de St-Pierre, quai du Commerce, près de l'église. L'un et l'autre ont fait place à de nouveaux bâtiments mieux appropriés à la situation actuelle. L'ancienne mairie, transformée en 1861 en hospice, a été démolie en 1881-1882, pour faire place au nouvel hôpital dont la première pierre a été posée le 10 juin 1883 et qui a procuré tant de cheveux gris à l'Administration de ce jour.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

27 avril 1860

Décès de Charles Guillaume de Rheims, à l’âge de 81 ans, qui aura été le modèle de l’homme bon dans toute la force du terme. Né au sein d’une famille de courtiers maritimes et interprètes, il avait participé comme pharmacien dans les hôpitaux militaires à la campagne d’Espagne et y avait épousé, en 1811, une jeune fille de Saragosse. Revenu à Calais à la chute de Napoléon, il s’installa comme pharmacien et courtier maritime. Numismate et archéologue, il fut membre des sociétés archéologiques et savantes de la région et, grâce à sa culture et sa connaissance des langues (anglais, hollandais, espagnol et portugais), il collecta des documents jusqu’alors inédits sur l’histoire locale. Il se rendit en particulier à Londres et en rapporta des copies de plans sur le Calaisis. C’était le spécialiste de la généalogie des familles calaisiennes. Il connaissait aussi la mécanique et, en 1836, c’est lui qui répara le carillon de la place d’Armes, ce que des horlogers professionnels n’avaient pas su faire. Il fut membre du Conseil municipal jusqu’à sa démission en 1837. Il intervint activement et publiquement en faveur des réfugiés espagnols de Calais en 1840. Les années 1843-1848 lui portèrent de rudes coups puisque décédèrent successivement ses trois filles et son épouse. À sa mort, il laissait une grande quantité de notes, reprises par son fils Henry-Joseph, bibliothécaire de la ville et l’un des plus importants écrivains sur l’histoire de Calais.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

27 avril 1861

Le musée de Calais vient s’installer dans les bâtiments de l’ancien Hôtel Dessin que la ville venait d’acheter. M le capitaine Ledoux nommé récemment à l’unanimité président de la Commission en remplacement de Mr Pigault de Beaupré, décédé, procède au déménagement et à l’installation du musée dans le nouveau local.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

27 avril 1910

Le roi Édouard VII d’Angleterre passa à Calais vers 14 h, revenant de Biarritz, où il avait séjourné sept semaines. Il arriva à bord d’un train spécial, en gare maritime. Il s’embarqua aussitôt sur le yacht royal « Alexandra » qui fut pris en escorte jusqu’à Douvres par deux destroyers anglais. Il fut salué par les représentants de la compagnie du Nord et le Consul d’Angleterre, qui lui remit un volumineux courrier. Sur le pont du yacht royal, la traditionnelle sonnerie de bugles retentit, tandis que les soldats d’infanterie coloniale en jaquette rouge, pantalon noir et casque blanc, rendaient les honneurs. Six jours plus tard, on apprenait que le roi était tombé gravement malade. Le 6 mai, la reine Alexandra rentrait précipitamment en Angleterre. Elle arriva aussi à Calais et embarqua sur le même yacht royal. Le 7 mai, la nouvelle se répandait dans le monde qu’Édouard VII était mort. Dix neuf jours plus tard, se produisait en rade de Calais, l’épouvantable catastrophe du sous-marin « Pluviôse », faisant 27 victimes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

27 avril 1946

M. Robert Prigent, ministre de la Santé Publique, visite à Calais, la Goûte de lait rue Chantilly, l’hôpital Saint-Pierre, les taudis de la rue Alfred Delcluze et fut reçu à l’hôtel de ville où il remit la médaille de l’Ordre nationale de la Santé Publique au docteur Crèvecœur.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

28 avril 1846

Le Gouvernement vient d'allouer une somme  de 400 000 francs pour la restauration des jetées à claires-voies  du  port  de Calais.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

28 avril 1945

Retour de déportation de Gaston Berthe à la gare centrale de Calais, accueilli par sa famille et M. Jacques Vendroux, beau-frère du Général de Gaulle, qui venait plusieurs fois par semaine l'attendre, pour lui témoigner son amitié et remerciement de ce qu'il avait fait pour lui et les siens avec le Réseau Gaston Berthe - Pat O'Leary.

( Amis du Vieux Calais – Antoinette Boulanger )

28 avril 1948

Le second chevalier de la tour de l’Hôtel de ville est remonté sur le beffroi, après avoir été réparé.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

28 avril 1957

Le Président du Conseil, Guy Mollet, lors de sa visite à Calais inaugure les travaux d’élargissement du pont George V et en profite pour se rendre compte de l’avancement de la  reconstruction des logements du fort Nieulay.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

29 avril 1713

La communauté de notaires de Calais, moyennant une somme de 2 600 livres achève de rembourser un emprunt contracté par elle le 26 avril 1697. Il s’agissait alors de verser au trésor une somme considérable pour payer la charge de contrôleur de la taxe, et les huit offices de notaires royaux apostoliques créés et rendus héréditaires par édit du mois de décembre 1691. Cet argent avait été prêté à la communauté des notaires par Marie Lhoste, sœur du curé de St-Pierre. Les actes concernant cette affaire furent passés par devant un notaire de Guînes.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

29 avril 1876

On met en loterie à St-Pierre le métier à tulle ayant figuré à l'Exposition de Paris. Ce métier, construit par M. Lavoine, avait été acquis au moyen d'une souscription locale : il avait coûté 30 000 francs. Il fut gagné par M. Butler, de Nottingham le 19 octobre suivant.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

29 avril 1882

Un ouragan fit des dégâts considérables. Les toits s’envolèrent comme des fétus de pailles et c’est ainsi que diverses grandes usines à tulles furent mises à mal. On nota entre autres, 200 pannes envolées à l’usine Lecomte, 300 à l’usine Brochot, 400 à l’usine Arnett. La tempête ne toucha pas que Calais, et toute la région souffrit également.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

29 avril 1894

Pose de la première pierre d’une chapelle et d’une école au Fort-Nieulay, sous la présidence de M. de Lancquesaing, archiprêtre.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

29 avril 1945

La liste d’union, conduite par Jacques Vendroux, rassemblant des gens d’opinions politique de droite, de gauche, et apolitiques remporte les élections municipales avec 70.08 % des suffrages. Cependant la concorde va se fissurer rapidement, et contraindre le maire à démissionner dès le début d’octobre. Lors du nouveau scrutin du 30 octobre, Jacques Vendroux ne retrouve pas son fauteuil majoral, battu par son ancien adjoint à l’instruction publique et aux Beaux-Arts, Hubert Défaschelles.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

29 avril 1948

À l’invitation du club de boxe calaisien, « l’Athlétic Boxing Club », Marcel Cerdan, qui deviendra champion du monde le 2 septembre de la même année, vient à Calais dans le cadre d’un match exhibition combattre le parisien Caboche au Théâtre des Arts. Les organisateurs ayant des difficultés pour équilibrer le budget du gala, Marcel Cerdan proposa de jouer son cachet au 421. Le sportif au grand cœur fit exprès de perdre pour aider personnellement le comité d’organisation.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

30 avril 1777

Le sculpteur Caffiéri, parent par alliance de la famille des Leveux de Calais, pria les officiers municipaux d’accepter son œuvre, le buste de Du Belloy, auteur de la pièce célèbre des « Bourgeois de Calais », que l’on avait nommé citoyen d’honneur de la cité. Un buste de Du Belloy figure encore de nos jours, au  dessus d’une des statues, ornant la façade du Théâtre municipal.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

30 avril 1788

La municipalité de Guînes dispose un jardin situé à l’entrée du Parcage pour en faire le cimetière des « non catholiques » ; la maison voisine servait alors d’hôtel de ville, et plus tard on y établit la gendarmerie. Cette désignation  de non catholiques ne regardait point spécialement les protestants : c’était le refuge funèbre des Voltairiens, des libres penseurs, des suppliciés et de tous ceux que l’église rejetait comme indignes de reposer en terre consacrée. Il y en eut un à St-Pierre, établi le long de la rivière.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

30 avril 1800

Mort d’un Calaisien dont une rue du quartier du centre ville porte encore le nom de nos jours. Jean-Baptiste Sambor, sergent  grenadier, était né à Saint-Pierre-lez-Calais, le 18 mars 1775. Ce militaire avait un grand courage et une force prodigieuse. Il était d’ailleurs surnommé « Le Petit Hercule ». Il ne s’est jamais servi de sa force que pour empêcher les forts d’abuser des faibles. Souvent, on l’entendit dire au milieu de la mêlée, en parlant des Prussiens : « Ils ne sont pas dignes que je salisse ma baïonnette ! ». Puis il saisit son arme par le canon et frappant à coups de crosse, il jeta dans les rangs de l’ennemi, la terreur et la mort. Le 30 avril 1800, son audace le porta au milieu d’un corps allemand, où comme à son ordinaire, il fit un affreux carnage. Entouré de tous les côtés, il opposa partout une résistance vengeresse. Prêt à succomber sous le nombre, il voulut vendre chère sa vie et lorsqu’un coup de feu l’eut couché sur le champ de bataille, les ennemis comptèrent avec effroi les nombreux corps qui gisaient autour de lui.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

30 avril 1831

Arrivée au port de Calais de trois barques de rivière chargées de bois de construction pour les sieurs Sire et Duboc, chacune d’elles est montée par deux hommes. Elles forment un convoi remorqué par un bateau à vapeur. Déjà devant le cap Gris-Nez, elles ont décliné l’offre du pilote Delpierre Colin pour les faire entrer au port. Sur rade, elles déclinent à nouveau l’offre du pilote Delpierre Cator.  Vers 10 h, bien avant qu’il y ait suffisamment d’eau dans le chenal de Calais, les trois patrons tentent l’entrée mais sont déportés par vent et courant contre les fondations de la nouvelle jetée où deux hommes périssent. Le pilote Delpierre Cator intervient et parvient à faire rentrer une barque tandis que les deux autres reprises par la marée vont s’échouer sur la plage sans équipage. Elles seront déchargées et renflouées.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

30 avril 1882

Suite à des élections complémentaires qui mirent en minorité le maire, M. Darnel, M. Debette est élu au fauteuil majoral de Calais. Il n’occupa cette fonction que quelques mois, et en décembre de la même année, il laissa sa place à M. Dewavrin, dernier maire avant l’unification de Calais avec la commune voisine de St-Pierre en 1885.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

30 avril 1910

La Compagnie des tramways inaugura la ligne reliant Calais à Guînes. À cette occasion, elle organisa un service renforcé ; un convoi de trois voitures tous les quarts d’heure, de 10 heures à 20 heures, et toutes les demi-heures jusqu’à minuit. Un grand banquet fut servi à Guînes réunissant les municipalités de Calais, Guînes, Coulogne et Hames-Boucres.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

30 avril 1966

Sept ans après la traversée du prototype et un dernier essai technique en févier, l’exploitation commerciale de l’aéroglisseur « Le Sure » démarre entre Calais et Ramsgate. Transportant 28 passagers, sans voiture, il atterrit à Calais sur une aire spécialement conçue entre le Musoir et la jetée Ouest. Avant sa mise en service au public, il avait accueilli deux personnalités, la première Mme Vendroux, sa marraine le 30 mars, la seconde en la personne du Général de Gaulle, lors de son voyage officiel le 25 avril.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

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