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Gentille Annette de Boëldieu

La musique que vous entendez, jouée depuis 1821 sur les toits de Calais, est l'air de 'Gentille Annette' de Boëldieu, interprété par Michel Hippolyte.

blason calais rappelARMOIRIES DE LA VILLE DE CALAIS De gueules à l’écusson d'azur chargé d’une fleur de lis d’or soutenue d’un croissant d’argent, l’écusson sommé d’une couronne fermée de France d’or, accosté de deux croix de Lorraine d’argent et accompagné en pointe d’un besant d’argent chargé de la croix de Jérusalem d’or. Le blason de Calais fut accordé par le roi Henri II en 1558. La croix de Jérusalem et le croissant évoquent le passage, dans cette ville, des croisés français et anglais. La fleur de lys et la couronne marquent la satisfaction du roi de France de recouvrer Calais après plus de deux siècles d'occupation anglaise. Les croix de Lorraine font référence au libérateur de la ville, le duc de Lorraine, François de Guise. Elles furent confirmées par lettres patentes de Louis XVIII, le 19 avril 1817. Sur les armoiries, figurent de gauche à droite : la croix de guerre 1914-1918 (25 août 1919), la Légion d'honneur (12 juillet 1947) et la croix de guerre 1939-1945 (08 mai 1949).drapeau calais rappel2LE DRAPEAU DE CALAIS Calais est l'une des seules cinq villes de France à être autorisée à avoir son propre drapeau, sur ordonnance royale, avec Dunkerque, Boulogne sur Mer, Le Havre et Saint Malo. Le drapeau calaisien, constitué d’une croix scandinave blanche sur fond bleu d’azur, est celui qui flotta sur l'ancien beffroi, à la tête des milices bourgeoises et aux mats des vaisseaux corsaires de la Ville. Après une longue période d’absence, en 2017 le drapeau de Calais flotte de nouveau sur les toits de la ville, au sommet de la tour du Guet.

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L'Hôtel de Ville

Cet élégant bâtiment est aujourd’hui emblématique de la ville de Calais. Il est pourtant récent, la première pierre ayant été posée juste avant la première Guerre mondiale et l’inauguration faite en 1925. Son emplacement est symbolique, à égale distance des anciens hôtels de ville de Calais et de Saint-Pierre, et il constitue le trait d’union entre les deux anciennes cités voisines qui venaient de fusionner. L’architecte Debrouwer, qui fera ensuite l’hôtel de ville du Touquet, l’a conçu en style Renaissance flamande. Il présente une décoration soignée, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Le beffroi est classé. C’est ici que le capitaine de Gaulle a épousé la Calaisienne Yvonne Vendroux. Dressé sur une place dégagée qui le rend bien visible sous tous les angles, donnant sur un ensemble de jardins fleuris et sur le parc St-Pierre, précédé de la statue des Six Bourgeois de Rodin, il est l’un des monuments les plus photographiés de Calais.
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Ephémérides Mensuelles

Pas de Calais - France

Calais trouve son origine dans le comblement du golfe de l’Aa et la configuration actuelle du littoral après l’an 1000. La mer s'éloignant de plus en plus des anciens ports – Bourbourg, Bergues, Furnes –il fallut en ouvrir de nouveaux au XIIème Siècle. Dans l’Histoire de Calais, on distingue trois périodes : avant et après les Anglais, et la période anglaise (1347-1558). Les hasards de l’Histoire firent que Calais était aux rois d’Angleterre quand Boulogne et Ardres étaient aux rois de France, et Saint-Omer et Dunkerque aux comtes de Flandre et ducs de Bourgogne. Si Calais a, depuis l’origine, constitué une voie d’échanges privilégiée avec l’Angleterre et reste, depuis les années 1850, le premier port de voyageurs de France, sa fortune industrielle résulte de l’installation de tullistes anglais juste après Waterloo qui lui permirent de devenir, pour un siècle, le premier centre dentellier du monde. Il reste de ces époques divers témoignages, dont les plus emblématiques sont évoqués ci-contre.

Reproduction interdite sans l'autorisation formellement écrite des 'Amis du Vieux Calais'.
MISE A JOUR 2019 DES EPHEMERIDES CALAISIENNES

Les nouvelles dates sont en 'Fond Rougeâtre'.

L'orthographe ancienne est toujours respectée et reproduite fidèlement.

Reproduction interdite sans l'autorisation des 'Amis du Vieux Calais'.

Compilation et transcription par Gilles Peltier.

1er janvier 1348

La reine d’Angleterre (Elizabeth) refuse le secours du roi d’Espagne ( Philippe II ) pour reprendre la ville de Calais.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

1er janvier 1558

Les troupes françaises du duc de Guise déboulent par surprise des hauteurs de Sangatte et Bonningues, entre 09 h. et 10 h., et descendent vers La Chaussée. Environ deux cents arquebusiers coupent le marais de Sangatte puis attaquent à pied et à cheval en direction du pont du Nieulay. Vers 13 h., les Françaisprennent l’église de Fréthun. Lord Wentworth, Deputy [Gouveneur] de Calais, estime leur nombre à douze mille environ. Cinq cents charriots sont chargés de vivres et de munitions et trente canons vont arriver de Boulogne. Les Français tiennent Sangatte, la Caillemotte, La Chaussée, Fréthun, Coquelles, Nielles et Saint-Tricat.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

1er janvier 1794

La Municipalité de Calais proteste contre la réquisition du citoyen Vaillant, Commissaire à l'armée du Nord, de laisser à sa disposition l'église Notre-Dame, pour en faire un grenier à fourrages. Il fut passé outre, et cette église, qui était depuis un an dédiée à la déesse Raison, fut transformée en magasin national de la République. La Commission des Subsistances avait fait à l'étranger des demandes considérables en grains ; la position du port de Calais le mettait à même de recevoir beaucoup de navires à la fois, ce qui avait provoqué la réquisition du citoyen Vaillant (1)

(1) L'orage révolutionnaire valut à l'église Notre-Dame la perte de deux de ses plus riches tableaux, les têtes de  St-Pierre  et  de  St-Paul, qu'on disait être de Rubens ou du Poussin et pour lesquels on avait offert jusqu'à 10 000 livres. On ne sut jamais où ils sont passés.Journal historique de Notre-Dame Calais, par H. de Rheims.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

1er janvier 1820

The Pas-de-Calais, journal hebdomadaire, imprimé en anglais chez Leroy fils, parut à Calais dès le commencement de novembre 1818. Cette publication fut suspendue deux fois, toutes les formalités voulues par la loi n’ayant pas été  remplies. Elle fut reprise à dater de ce jour par MM. Antoine Leleux et Cie à Calais, mais pour peu de temps.

( Ephémérides du Calaisis. Le Patriote )

1er janvier 1846

Entré au port de Calais du paquebot à vapeur « Estafette », capitaine Le Comte avec en remorque le navire « Widgeon »,  jaugeant 250 tx, chargé de charbon et découvert abandonné en pleine mer à 2 milles dans le Nord de Sangatte. Son équipage a été recueilli par un bateau de pêche gravelinois au milieu de la tempête et débarqué à Calais. Il semblerait que les hommes se soient affolés après que leur navire eut talonné sur un banc des Flandres. Ils ont alors évacué le navire à bord de  leur canot.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

1er janvier 1848

Le service du transport des dépêches est retiré à Calais, à cette date pour en doter le port de Boulogne. Mais il se fit si mal et eut si peu de succès qu’il fut réintégré à Calais dès le 31 janvier 1849.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

1er janvier 1888

Le Moniteur annonce que les ingénieurs des grandes usines du Creusot dressent en ce moment les plans et devis du pont sur la Manche proposé par l’amiral Cloué, ancien ministre de la marine, secondé dans ses idées par les principaux ingénieurs de France. D’après le projet, le pont sur la Manche reposerait sur d’énormes pilastres en maçonnerie dont la hauteur, 50 mètres, livrerait aisément passage aux plus grands navires ; le pont en fer serait construit au Creusot et partirait du Cran aux Œufs, situé au sud du Griz-Nez, pour aboutir à Folkestone en ligne directe. Le parcours n’est pas le plus court, mais il offre l’avantage d’être le moins profond. Le ministre des travaux publics français a favorablement accueilli l’idée d’un pont sur la Manche.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er janvier 1907

Sur proposition de M. Salembier, les administrateurs de l’hospice suppriment le poste d’aumônier et désaffectent la chapelle.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er janvier 1941

0 h. 01, la ville fut mise en émoi par un tintamarre : coups de fusil, mitrailleuses en action, sirènes de bateau, cloches de l'hôtel de ville, etc... On crut à une tentative de débarquement anglais. Le vacarme dura plus d'une heure et les projecteurs balayaient le ciel. C'étaient les Allemands qui fêtaient la nouvelle année. L'après-midi, de 15 à 16 h., l'heure de recueillement comman­dée par le général De Gaulle, fut strictement observée et les rues furent désertes. Le lendemain, les Allemands interdirent la circula­tion après 19 h. (au lieu de 20 h.) en représailles.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

1er janvier 1960

En remplacement du remorqueur « Calaisien », une nouvelle unité « Le Farouche » arrive à Calais. Construit à Dunkerque par les chantiers Ziegler, le nouveau remorqueur, long de 32 m 50 pour une largeur de 7 m 60, dispose d’un moteur de 8 cylindres d’une puissance de 850 chevaux. La puissance de traction au point fixe est de 14 tonnes et sa vitesse atteint onze nœuds.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er janvier 1979

Énormes chutes de neige durant la nuit du réveillon. Calais se réveille sous un mètre de neige. À la plage des congères s’étaient formées. Mesure rare, la rentrée des classes était repoussée de trois jours à Calais, d’une semaine dans les villages avoisinants.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er janvier 1996

Séparation de la SNAT et de la STENA LINE au sein du pool  maritime SEALINK pour créer une compagnie cent pour cent française sous le nom de SEAFRANCE. Face à ses concurrents Anglais, « P&O European Ferries » et « Stena Line », les dirigeants de la nouvelle entreprise misent sur « l’Esprit France » pour se démarquer. Les bateaux de la flotte sont rebaptisés. Le « Fiesta » devient le «  Cézanne », le « Côte d’Azur » le « Renoir », et le NPDC prend le nom de « Nord-Pas-de-Calais ». En 2012, la compagnie Seafrance disparaîtra purement et simplement par un dépôt de Bilan. Une nouvelle société sous la forme de coopérative ouvrière ( SCOP) sera lancée sous le nom de « My Ferry Link »

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

02 janvier 962

Le roi Lothaire confirme le don fait à l’abbaye de Saint Bertin de l’église de Pétresse. Saint-Pierre faisait originairement partie de terre de Merch (Marck). On y a trouvé des antiquités qui y attestent le séjour des Romains et il se confondait alors avec le Calais d’aujourd’hui, n’en n’ayant été disjoint qu’en 1224. Il est beaucoup question de Saint-Pierre, dans les anciennes chartes à propos de la célèbre émeute pour la dîme des harengs. Le pape se mêla de l’affaire en 1205, et ce furent les habitants de Pétresse qui payèrent les frais de la bagarre. Le curé de l’endroit fut réduit à la portion congrue ; il n’eut plus que la menue dîme, une part dans les dispenses de table, 18 rasières d’avoine et les droits pour les visites et les confessions.

( Ephémérides du Calaisis. Le Patriote )

02 janvier 1558

Craignant que les vents empêchent les secours venant d’Angleterre d’arriver à temps, Lord Wentworth réclame l’intervention des troupes espagnoles de Philippe II (qui se trouve à Bruxelles). Les Français s’emparent du Nieulay. La prise du Risban entraîne la rupture des communications entre Calais et l’Angleterre.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

02 janvier 1614

Après un grand vent de Nord, on trouva sur la côte, près de Waldam, un poisson inconnu qui avait quarante-neuf pieds de longueur et trente-quatre grosses dents ; l’acheteur, qui en paya 130 francs, en tira quatre-vingt barils d’huile.

( Annales de Calais par C. Demotier )

02 janvier 1693

M. de Laubanie, com­mandant à Calais, fit partir, par ordre de la Cour, une partie de la garnison de la ville, qui rejoi­gnit à Dunkerque, le corps de troupes commandé par le marquis de Boufflers, qui assiégeait Furnes, défendu par deux corps hollandais et un de Wallons.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

02 janvier 1756

La cour ordonne d’arrêter tous les vaisseaux anglais qui sont dans le port de Calais et d’emprisonner les équipages. C’étaient de faibles représailles compte tenu des pirateries et des violences que cette nation exerçait contre la navigation française.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

02 janvier 1767

Terrible inondation des terres de Sangatte par l'eau de la mer qui creva la digue sur une longueur de dix toises.  Cette digue avait été construite en 1599, par les soins de Dominique de Vic, gouverneur de Calais (1).

(1) Avant  les  endiguements,  il n'y  avait dans  le pays  que quelques collines,  comme celles  de  Bergues,  Looberghe,  Watten, St-Momelin, Sithiu et autres, qui, par leur élévation, se trouvaient à l'abri de l'inondation. Le limon entraîné par les eaux du pays, le sable charrié par la marée, le changement de direction des courants soumis à l'influence des vents et des obstacles qui surgissaient naturelle­ment, toutes les causes contribuaient à former de nouveaux atterrissements que les premières digues mettaient à l'abri des eaux. Sans aucun doute, les premiers travaux laissaient à désirer ; les proprié­taires travaillaient isolément, et en se rejetant mutuellement les eaux ou en mettant obstacle à leur écoulement, ils se portaient réciproquement préjudice. Pour obvier à ces inconvénients, les comtes de Flandre créèrent une administration spéciale qui prit sous sa direction les canaux de dessèchement, la formation et l'établissement des digues ; c'est là la première origine des wateringues. La mer n'a abandonné que les terrains conquis sur elle par des endiguements qui réclament pour se maintenir une surveillance de tous les jours.

La crique d'Oye, dit M. Derode, dans les Annales du Comité Flamand, aujourd'hui en terre ferme, formait, il y a mille ans, le port de Ganze ou Ganzord où, au XIe siècle, les Normands s'embarquèrent après avoir ravagé la Morinie. Le pays de Brèdenarde dont Audruick est le centre, était sous les eaux au IX e siècle ; au siècle suivant, Offekerque n'était qu'un marais, il en était de même pour Guemps en 1347.Dictionnaire historique de l’arr. de St-Omer.

( Ephémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

03 janvier 1635

Le comte de Guînes arrive en poste à Calais, pour y commander en l’absence du gouverneur. À son arrivée, il fait arrêter le nommé Juno, horloger, accusé d’intelligence avec les Espagnols. Le 14 du même mois, les nommés Puy Laurent, du Fargis, Goudran et Montpensier sont arrêtés et conduits en prison. Ces quatre personnages, étrangers à la localité, conspiraient dans le but de favoriser les desseins des Espagnols.

( Annales de Calais par C. Demotier )

03 janvier 1790

Lettres de citoyen de Calais accordées à Jean-Louis Anselin, pour sa belle gravure du siège de Calais en 1347, d’après Berthelemy. On ne sait aujourd’hui ce qu’est devenue la copie encadrée dont Anselin a fait hommage à la ville, et qui devait orner la salle du conseil, conformément à la délibération des officiers municipaux.

( Éphémérides – Indicateur de Calais )

03 janvier 1804

Le premier consul, accompagné du général Lauriston, son principal aide de camp, du ministre de la marine, de l’amiral Bruix et du général Soult, visitent le port de Calais.

( Annales de Calais par C. Demotier )

03 janvier 1843

Démolition du Front-Sud à Calais. La vieille porte qu’on appelait la Porte-Royale et qui se trouvait à peu près où était en 1884 la principale entrée du parc, exista encore pendant bien des années. C’est sur cet emplacement de ce rempart qu’a été établi avec tant de goût, par M Isaac, le charmant jardin du Front Sud.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

03 janvier 1862

L'Administration munici­pale de Calais fait procéder à l'installation d'urinoirs sur la face Est de la Mairie. On les avait remplacés par une vespasienne plus coquette, rue des Boucheries. Mais assurément l'ancien emplacement valait mieux que le nouveau. On fera peut-être ainsi faire le tour de la vieille mairie par ce w. c.

( Ephémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

03 janvier 1868

Le brick français, « Reine Hortense » s’échoue sur la digue basse à l’Est du port de Calais. Gravement endommagé, il est détruit sur place. L’équipage est sain et sauf.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

03 janvier 1915

Par voie d’affichage, le général commandant l’Armée informe la population que le transport de tout pigeon vivant, voyageur ou non, est rigoureusement interdit dans la zone des armées, sauf autorisation spéciale et par ordre de l’autorité militaire. Toutes les infractions aux dispositions seront réprimées et les auteurs déférés à la justice militaire.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

03 janvier 1948

Le Maire de Calais se rendit à Arras, pour assister à la réception du « Train de l’Amitié Américaine ». Quarante deux tonnes de dons, notamment des denrées alimentaires, étaient réservées à Calais.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

04 janvier 1818

Installation de la Bourse de Commerce de Calais créée en vertu d’une ordonnance royale du 18 novembre 1818.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier ) 

04 janvier 1840

Les réfugiés espagnols, qui étaient à Calais depuis 3 mois, sont rapatriés par suite de l’amnistie ; ils ont reçu du gouvernement un secours de route de 0,15c. par lieue jusqu’à la frontière d’Espagne ; ils étaient environ une centaine qu’on avait logés au quartier de cavalerie et gagnaient leur vie dans les travaux du port ; ils étaient vêtus de vieilles capotes de la garde nationale. On leur allouait 44 c. par jour et leur journée de travail au port leur était payée 50 centimes, ce qui vu la faible différence, les dissuadait de travailler !

( côte 317 Médiathèque de Calais )

04 janvier 1841

Décès de Henri Joseph Blanquart de Bailleul à Versailles, à l’âge de 82 ans et 8 mois. Né à Calais le 27 avril 1758, frère du mathématicien, il était également neveu du député de la Constituante Blanquart des Salines et cousin germain du maire Antoine Bénard. Avocat à l’âge de vingt-cinq ans, il succéda à son père dans les fonctions de procureur du roi de la justice civile et criminelle au bailliage de Calais. En 1789, il faisait à la ville l’avance d’une somme de trente mille livres pour acheter les grains nécessaires à la subsistance des Calaisiens. Administrateur du directoire du district, il fut élu, le 14 Messidor an VIII (2 juillet 1796), président de l’administration municipale du canton. Par arrêté du Premier Consul du 14 Floréal an VIII (4 avril 1800), il devint maire de Calais mais occupa cette fonction moins de deux ans, car il démissionna en décembre 1801. Il disparut alors de la vie calaisienne et s’installa à Paris. Membre du Corps Législatif  (1804-1814), baron et chevalier de la Légion d’Honneur, il se rallia aux Bourbons en 1815 : député du Pas-de-Calais (deux fois), questeur, vice-président de la chambre, procureur général de la cour de Douai, monsieur le baron Blanquart de Bailleul mourut entouré de ses trois fils, et chez l’un d’eux, l’évêque de Versailles. Il légua à la bibliothèque de Calais mille volumes d’histoire naturelle, physique ou mathématiques ayant appartenu à son frère aîné.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

04 janvier 1895

À 15 heures  « L’Empress », navire propulsé par des roues à aube, en provenance de Douvres est drossé sur l’extrémité de la jetée Ouest par une forte bourrasque. Le tambour d’une des roues est fracassé et la malle s’échoue sur la plage. Il faudra attendre cinq longues heures et la marée basse pour évacuer, quasiment à pied sec, les 148 passagers.

( Jean-Pierre Pruvot )

04 janvier 1896

Ouverture « éphémère » d’un casino d’hiver dans les salles de l’hippodrome, situé à l’époque rue de la Pomme d’Or. La direction n’avait pas ménagé sa peine et avait engagé toute une troupe d’artiste pour distraire le public. Elle comptait sur les « Petits Cheveaux » pour couvrir les frais mais, hélas le jeu des Petits Chevaux n’était qu’une tolérance que l’on accordait rarement et seulement aux casinos d’importance. La police fit fermer la salle des  jeux et privé de cette ressource, la direction ferma immédiatement ses portes, sans payer les artistes qui se retrouvèrent sur le pavé. Pour subsister, les artistes donnèrent des représentations à leur compte à « l’Elysée » et à « L’Eldorado » qui leur permirent de payer leur trajet de retour pour Paris.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

04 janvier 1944

Les attentats contre les banques et les encaisseurs, augmentant sans cesse dans diverses régions de France, des mesures de précaution sont prises à Calais. Un agent de police se tient en permanence, à la banque de France. Les employés des Postes et Perceptions, qui vont verser leurs recettes dans les banques, sont escortés par des policiers. Mais, nul attentat de ce genre ne vint jamais troubler la ville occupée.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

04 janvier 1949

Par décret rendu sur la proposition de M. le Ministre de l’Intérieur, le gouvernement de la République Française nomme M. Gaston Berthe au titre de Chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur. Fabricant de tulles et dentelles, il est nommé après la défaite de 1940 chef de secteur de l’Organisation Pat O’Leary et participe d’une façon extrêmement active au rapatriement de plusieurs dizaines d’aviateurs tombés sur le sol français durant l’occupation allemande en les hébergeant, les habillant et leur procurant de faux papiers d’identité. Arrêté par la Gestapo sur dénonciation, le 12 avril 1943, il est interné à Loos où il est condamné à six années de travaux forcés. Malgré les nombreux interrogatoires, les sévices et les tortures, il conserve le silence le plus complet pour sauver la vie de ses camarades de réseau.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

05 janvier 1558

Les Français poussent vivement le siège de Calais. Quant aux forts des environs Hames, Nieulay, Guînes, les Anglais ne s’en étaient que médiocrement occupés, s’étant imaginés que l’armée du duc de Guise n’était entrée dans le Calaisis que pour se livrer au pillage. On donna ordre au bailli de Marck de signifier aux domestiques et femmes du Bas Pays de se retirer, en cas de nécessité, avec le surcroît de leurs bestiaux, sur le territoire de Flandre, et que ledit bailli se transporterait avec ses meilleurs hommes dans l’église de Marck et y attendrait de nouveaux ordres.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

05 janvier 1617

Cedict jour a été advisé et résolu que durant la présente année 1617, nous maire et échevins seront tenus à nous trouver en ces hostel de ville, ainsi que seront aussi les advocats, procureur, syndiq et greffier pour les affaires et service d’icelle, et ce, pour chacun jour d’audience à 10 heures et demi précisément, et qu’a default de ce, sentant s’il y a cause légitime d’excuse, qu’il sera payé par celui qui manquera la somme de cent sols ( plumitif de la Mairie ).

( côte 317 Médiathèque de Calais )

05 janvier 1724

Christophe de Sangins, desservant de St-Benoit  à Paris, est pourvu de la cure de Calais. C'était un fervent Janséniste. Après sa mort, son tombeau faillit  faire  concur­rence à celui du diacre Paris.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

05 janvier 1814

La France est cernée de toutes parts par la coalition. Toutes les villes du Nord sont à la veille d’une surprise. Calais, les bourgs et les villages voisins reprennent un aspect de guerre ; on ne peut suffire aux réquisitions de toutes sortes. Le 36eme  régiment de ligne compose la garnison de Calais ; il y est depuis 1812 et remplaça le régiment des Pupilles de la garde. Les règlements de guerre sont appliqués avec rigueur. On établit des postes militaires au pont Thierry, au pont de St-Pierre et au pont de Coulogne.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

05 janvier 1815

Le comte de Cely, appelé au commandement supérieur de la ville de Calais, prend possession de son poste ; il était lieutenant-général des armées du roi, grand croix de l’ordre de St-Louis. On lui fit une réception magnifique. La garnison de Calais se composait alors d’un seul régiment d’infanterie, le 50e de ligne, mais les casernes eussent pu, au besoin, loger 3 000 hommes et un escadron de cavalerie.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

05 janvier 1880

Suite à la démission de M. Henry-Lucien Lheureux, M. Adolphe-Jules Leroux assure par intérim le poste de maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

05 janvier 1967

À 18h 45, rentrant au port de Calais, son port d’attache, avec 255 voyageurs en provenance de Folkestone, le paquebot «  Côte d’azur » de la compagnie SNCF-SAGA, est victime du vent soufflant en rafales de N.O. à 120 km/h. Alors qu’il s’apprête à lancer ses amarres, le car-ferry est drossé vers le quai de la Colonne de l’autre côté de l’avant-port. Touchant une première fois le mur du quai à la hauteur de l’abri du canot de sauvetage Maréchal Foch, il casse l’un des rails de mise à l’eau. Puis ramené par le flot, il mouille précipitamment son ancre, heurte une deuxième fois et une troisième fois le quai, faisant éclater le béton, abîmant ses tôles au dessus de la ceinture de poupe. Avant d’être repris en main par la passerelle, il va donner de l’étrave au pied du fort Risban, de l’autre côté du port, heureusement dans la vase. Finalement le commandant Le Bescond parvient à accoster son navire au quai de la Colonne. Pendant ce temps, alors que les signaux d’interdiction d’entrée et de sortie du port sont allumés, au mât du poste de vigie, le paquebot anglais «  Caesaria », des British-Railways, grille les signaux et entre dans le port. Quand il aperçoit le « Côte d’Azur », en travers, il cherche à stopper et est à son tour drossé par les rafales vers le fort Risban. Remettant avant toute, car entrant en marche arrière, il reprend le large et sort du port. Une heure plus tard, il tente en vain d’accoster à la gare maritime. Son commandant prend la sage décision de regagner Douvres pour y attendre une accalmie.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

06 janvier 1558

Maîtres du rivage, les Français placent une batterie de treize canons sur une dune en face du château. L’attaque aboutit à la reddition du Lieutenant du château de Calais, Sir Ralph Chamberlain. Il sera condamné à mort pour cela.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

06 janvier 1692

Le commerce de la ville était si florissant que l'on comptait, dans le port, plus de 400 vaisseaux de toutes les nations. Lorsqu'ils étaient déchargés,  ils allaient se placer du côté de la citadelle, où ils prenaient des marchandises de France, en échange de celles qu'ils avaient apportées.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

06 janvier 1774

Ouverture de la salle de spectacle de Calais. Construite dès 1772 par Pierre Dessin, qui avait le privilège du théâtre, elle coûta environ 64 000 francs. Les décorations furent peintes et les machines exécutées par un jeune dragon, dont on acheta le congé et auquel on donna 600 francs et la table pendant la durée du travail. Le privilège du sieur Quillacq dit Dessin date du 26 octobre 1772. Auparavant le spectacle se tenait dans les magasins, rue de la Mer. La salle actuelle, largement restaurée  en 1843, vient encore d’être remaniée (1884). Cette salle fut remplacée, au début du XXe siècle, par le théâtre actuel.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

06 janvier 1840

Ouverture à St-Pierre, d’une enquête concernant la demande formulée par MM Pearson et Webster, à l’effet d’obtenir l’autorisation d’établir sur une propriété qu’ils ont acquise, et située près de l’extrémité ouest de la rue Neuve, une machine à vapeur de la force de six chevaux, devant fonctionner à la pression de quatre atmosphères, pour servir à la fabrication de tulles et de bas. C’est la première machine à vapeur établie à St-Pierre pour cet usage. En ce temps-là, ce lieu était inhabité, couvert de jardins et de pâtures, et du coin de la rue du Temple, on pouvait voir les quelques maisons qui constituaient la rue du Four-à-Chaux.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

06 janvier 1854

L'équipage du brick le Pékin, capitaine Ollivaud, de Nantes, allant à Lorient, naufragé en mer et recueilli par le trois-mâts Waroomqui le fit reconduire en Angleterre par un bateau côtier, arrive à Calais et accomplit le vœu qu'il avait fait au moment du danger devisiter une église. Ils débarquèrent donc pieds nus et visitèrent l'église du Courgain ( il était 7 heures 1/2 du matin ). Une messe d'actions de grâces fut dite à leur intention par M. Grébert qui prononça une allocution de circonstance devant la foule qui débordait de l'église, trop petite pour la contenir. Le soir, ils quittèrent Calais pour retourner à Nantes.

( Ephémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

06 janvier 1881

Le trois-mâts goélette français « Reine des Fleurs », B.1173, jaugeant 165.61 tx et 142.72 tx chargé de traverses, effectue une mauvaise manœuvre à l’entrée du chenal de Calais et aborde la jetée Ouest où il s’échoue en s’éventrant. Il est totalement perdu mais sa cargaison de bois est sauvée. Sa perte s’élève à 8 000 f.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

06 janvier 1885

La commission pour l’érection d’un monument aux six bourgeois décide qu’il consistera en un groupe en bronze représentant Eustache de St-Pierre entouré de ses 5 compagnons, et que la stèle sera érigée, à l’entrée du parc Richelieu, sur la nouvelle place en face de l’hôtel des postes en construction.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

06 janvier 1920

Il y avait de grands mouvements de troupes britanniques entre Calais et l’Angleterre. Chaque jour, deux trains emmenaient les « Tommies » en occupation à Cologne et ramenaient les permissionnaires et les démobilisables.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

06 janvier 1944

Le problème du char­bon devenait terriblement angois­sant. Presque tout le monde était sans feu et la mortalité augmen­tait de façon inquiétante, surtout chez les vieillards et les bébés. Au marché noir, le charbon coûtait 4.500 francs la tonne et, même à ce prix, il était rare. Pour ajouter à cela, une épidémie de grip­pe, heureusement bénigne, ravagea le Calaisis déjà si éprouvé.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

07 janvier 1558

Prise de Calais par le duc François de Guise : Sir Thomas Wentworth lui remet les clefs à 02 h du matin. Chez Edmund Peyton, Market Place [place d’armes], au petit matin, se tient la dernière réunion du Conseil municipal de la période anglaise de Calais.L’accord passé entre Lord Wentworth et le duc de Guise précise que la vie des Calaisiens sera épargnée et qu’un sauf-conduit leur sera délivré, mais que chacun devra apporter argent, bijoux et vaisselle pour une valeur d’un groat et le déposer sur l’autel de l’église. On recense 500 soldats, nombre bien insuffisant pour soutenir un siège, et 4 200 hommes, femmes et enfants. Sont exclus de l’accord : Lord Wentworth, Deputy ; Sir Ralph Chamberlain, Capitaine du château ; John Harlestone, capitaine du Risbanc ; Nicholas Alexander, Capitaine du Newnham bridge [Nieulay] ; Edward Grimston, Comptroller [administrateur] ; John Rogers, Surveyor [directeur des travaux] ; et autres encore, au nombre de cinquante, qui seront emmenés prisonniers en France.   (A chronicle of the Kings of England, p. 324)

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

07 janvier 1785

Blanchard et Jeffryes, après avoir traversé le détroit du Pas de Calais dans une Montgolfière, viennent atterrir dans la forêt de Guînes. C'est la première fois que des aéronautes franchissent  la  mer en ballon. Une colonne a été élevée dans la forêt en mémoire de cet événement. Le ballon et la nacelle seront con­servés au Musée de Calais.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

07 janvier 1867

Inauguration du chemin de fer de Boulogne à Calais. Décidé depuis 1856, on fut onze années avant de le voir achevé (1). Dès 1855, une députation de Guînois, avec MM. Léon de Guizelin et Goudenove, était allée à Paris demander à l'Empereur d'user de son influence pour avoir une station à Guînes. Rien n'y fit, le tracé définitivement arrêté passe à quatre kilo­mètres au moins de la ville.

(1) C'est l'Empereur, lit-on dans le Journal de Calaisdu 29 novembre 1854, qui décida la création de ce chemin de fer. S. M., frappée de l'avan­tage que l'État retirerait de l'union des deux ports de Boulogne et Calais, a ordonné que des études fussent faites et que l'on procédât à l'exécution des travaux avec promptitude.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

07 janvier 1900

À la suite d’avaries de machines ayant immobilisé, à différentes reprises, les paquebots Calais-Douvres et Boulogne-Folkestone dans le détroit, les compagnies anglaises décidèrent d’installer la télégraphie sans fil sur leurs bateaux, bientôt imitées par les compagnies françaises de navigation.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

07 janvier 1920

M Lloyd George, premier ministre de Grande-Bretagne, se rendant à Paris, pour conférer avec Clemenceau et les ministres italiens, débarqua au port de Calais, du transport de troupes britanniques « Arrundel ». Le même jour, après cinq années d’interruption due à la guerre, le service de la malle Calais-Douvres fut repris avec le paquebot « Victoria » de la South Eastern and Chatham Railway.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

07 janvier 1943

Un wagon de harengs dérailla à Saint-Pierre-Halte. Il fut prétendu qu'il s'agissait d'un attentat. Les harengs ne furent pas perdus pour tout le monde, car les habitants des quartiers voisins en firent une rafle mons­tre et se partagèrent ainsi sept tonnes de poissons.

( Amis du Vieux Calais –  Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

08 janvier 1558

Le duc François de Guise fait son entrée dans Calais, mettant fin à une histoire anglaise longue de deux cent dix ans quatre mois et neuf jours. Une partie de la population est contrainte d’évacuer la ville sur le champ.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

08 janvier 1611

Enregistrement au parlement de Paris de la confirmation des privilèges accordés à la ville de Calais en 1610 par le roi Louis XIII. « Ces privilèges octroyés en février 1559 avaient perdu tout leur effet à cause de la prise et de l’occupation de Calais par les Espagnols en 1596 laquelle ville, disent les Lettres Patentes, assiégée, prise et la citadelle forcée, et une bonne partie des habitants tués, et l’autre prise en rançon ; tous leurs meubles et papiers, mesme ceux du corps de notre ville, pris et perdu desquelles pertes ils ne peuvent remettre parce que la ville se dépeuple de plus en plus, par faute de commerce. Pour raison de quoy, les supplians ont plus de besoin que jamais d’être conservés en leurs dits privilèges et exemptions etc ».

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

08 janvier 1740

On transporte à Calais le corps de M de Cambis, mort à Londres, où il était ambassadeur de France. Il fut enterré dans l'église des Capucins (1).

(1) Le couvent des Capucins était, rue de la Douane, près de l’actuelle rue Philippe Hurepel.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

08 janvier 1816

Le maire de Calais, M. Bénard, fait savoir à ses administrés que partout où s’élèveront des altercations avec des militaires anglais, l’habitant devra se rendre immédiatement au seul poste de la place, où il trouvera, jour et nuit, un sergent et trois soldats anglais. L’officier de la garde nationale et le prévôt anglais devront aussi  être alertés afin qu’ils puissent se rendre sur les lieux de la dispute. L’habitant qui n’aurait pas rempli son devoir serait traduit devant les tribunaux et condamné à la prison.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

08 janvier 1845

Décès de Charles-Marie Dubois, surnommé Jubilin, à 66 ans 7 mois, qui était né à Calais le 9 juin 1778. Cet enfant du Courgain effectua toutes les campagnes de la Révolution puis de l’Empire. Naviguant dès l’âge de quinze ans, il quitta la marine en 1798 et participa à la campagne d’Égypte de Bonaparte. Incorporé comme marin de la garde impériale en qualité de tambour-major, il fut décoré de la Légion d’Honneur par Napoléon lui-même en 1806. Il fut ensuite de la campagne d’Autriche, puis partit en Espagne où, fait prisonnier à la bataille de Baylen (1808), il parvint à s’échapper en canot et à rejoindre Barcelone. Pendant la retraite de Russie qu’il effectua les pieds gelés, il fut fait prisonnier trois fois et finalement envoyé en Sibérie, dont il ne revint qu’en 1814. Reprenant son état initial de marin, il navigua jusqu’en 1832 quand il fut reçu pilote au port de Calais. Son épouse, Anne Marie Verplanque, l’avait volontairement accompagné en Russie et en Sibérie.  Une rue du Courgain porte le nom de Jubilin.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

08 janvier 1888

Des ouvriers creusent au nouvel avant-port deux cents puits reliés ensemble par des voûtes pour former les fondations de la nouvelle gare maritime. L’édifice devra abriter un buffet, un hôtel de trente chambres, les administrations des paquebots, des wagons-lits, de la douane et du télégraphe, de plus une véranda abritera les passagers qui se rendront des bateaux à la gare. Les travaux sont estimés à cette date à un million de francs et doivent être finis pour la fin de l’année.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

08 janvier 1925

Inauguration du premier service d’autobus sur la ligne Calais-Marck.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

08 janvier 1928

Le cargo-charbonnier « Nicolas Norbert » parti de Blyth, entre dans le détroit, où il rencontre une très forte brume, vers 2 heures du matin. Soudain le navire talonne sur tribord. L’équipage et le commandant ne s’affolent pas et se mettent en devoir de le renflouer. Mais la brume est si épaisse, qu’ils ne savent pas où ils sont échoués. De plus leurs signaux ne pourraient être vus des sémaphores du Griz-Nez ou des Baraques. Avec l’arrivée du jour, une tempête se lève, le cargo chargé ne peut résister bien longtemps à l’assaut des vagues et s’ouvre en deux. Deux baleinières sont mises à l’eau, l’une montée par Godin, second et 9 hommes, l’autre par le capitaine Dewaele et le reste de l’équipage. La nuit est toujours noire et la mer démontée, elles naviguent de concert avant de se retrouver séparées. La baleinière du capitaine parvient à atteindre le port de Calais après des efforts inouïs de la part des rameurs. La seconde baleinière qui, entre temps, a été rencontrée par le bateau de pêche gravelinois « Sainte-Sophie », est sauvée et remorquée au port de Gravelines avec tous ses naufragés sains et saufs.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

09 janvier 1558

Gaspard de Saulx Tavannes, maréchal de camp, est chargé de faire évacuer la place de Calais ; il choisit pour l’accompagner, douze gentilshommes des meilleures familles de France. À son entrée en ville, tous les Anglais quittèrent leurs armes et enseignes avec de grands hurlements. Dès le jour de la capitulation, on avait fait sortir une partie de ce peuple et le lendemain, il ne devait plus rester un seul Anglais dans la ville, sauf lord Wentworth, gouverneur et 50 personnes que le duc de Guise retenait comme prisonniers de guerre.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

09 janvier 1794

On célèbre à Calais la réjouissance de la prise de Toulon. Après avoir invoqué le Dieu qui préside aux victoires dans le temple de la Raison (l’ancienne église Notre-Dame), après un discours moral et des hymnes patriotiques, la procession est sortie du temple vers les onze heures, puis elle est passée par les rues de l’Église, des Boucheries, a fait le tour de la place et est retournée au temple. Il y avait entre autres : la gendarmerie à cheval, des marins, calfats, tambours, canons et canonniers avec drapeaux et pavillons ; les équipages des navires ; une chaloupe gréée, tirée par de jeunes marins et portée sur un train à quatre roues ; la société populaire ; les vétérans ; la municipalité de la commune ; les tribunaux ; les femmes toutes en blanc précédées de leur étendard ; le buste de Marat ; le char de la Liberté ; ceux de la Vieillesse, de la Raison, des Infirmes ; l’État-major ; musique. La gendarmerie à cheval fermait la marche.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

09 janvier 1831

L'Indicateur de Calaispublie, à cette date, un article biographique sur Pierre Bernard, notre annaliste. On y trouve un certain nombre de renseignements pleins d'intérêt. L’auteur de cet article ignorait encore que Bernard est mort à St-Etienne, près Boulogne, le 30 mai 1721.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

09 janvier 1844

En démolissant  les murailles qui englobaient  le Front-Sud (1), les ouvriers découvrirent deux vieux canons d'un gros calibre, qui remontaient évidemment au temps du siège de Calais du XIVe siècle. Ils consistaient en deux culasses, pesant chacune 500  kilos ; les deux tubes qui s'adaptaient étaient disparus.

(1) La fondation de ces murs remonte à l'an 1228 ( mais bien avant cette époque on reconnaissait l'importance de Calais comme boulevard maritime, puisqu'en « 997, Baudoin IV, dit  le Barbu, comte de Flandre, fit creuser et agrandir le port.» ( Voir les Annales de Demotier.) où Philippe, comte de Boulogne, dota Calais «bourg voisin de la mer, d'un château-fort ; il commença à l'enceindre de murailles épaisses ; il fit apporter, tant par terre que par mer, de grands approvisionnements  de bois et de pierres, et, à l'exemple de son père, se mit en devoir de faire respecter  sa terre par les défenses dont il la couvrit.

Chronique de Guillaume d'Andres (mort vers 1234)

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

09 janvier 1881

Premier tour des élections municipales qui enregistrent 50 % d’abstention dans les deux cités, Calais et Saint-Pierre. À Saint-Pierre, ville ouvrière, le suffrage est sans histoire (2 808 votants sur 5 464 inscrits), les 27 sortants de la liste Van Grutten sont réélus au premier tour et M. Van Grutten réoccupe le fauteuil majoral. À Calais, la lutte est plus chaude. Deux listes : celle du docteur Darnel, maire sortant, et celle des « Libéraux » avec MM. Darquer, Musel, et Jacques Vendroux, défenseurs de la Religion. Malgré une campagne hostile du Journal de Calais, 10 conseillers de la liste sortante sont réélus au premier tour, les autres sont en ballottage. Le deuxième tour (1 531 votants sur 3 262 inscrits), a lieu le dimanche 16 janvier, enregistre le triomphe des Républicains qui voient élire 17 de leurs collègues. M. Darnel conserve donc son fauteuil majoral. Le Journal de Calais accueille ces résultats avec une grande amertume et se laisse aller à des intempérances de langage. Ainsi la rédaction n’arrive pas à comprendre comment les électeurs ont pu préférer de modestes ouvriers aux notables qu’on leur opposait. Par exemple, M. Laurent, conseiller réélu, simple artisan zingueur est fortement pris à parti.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 janvier 1558

Henri II, roi de France, rend des actions de grâce à  Notre-Dame de Paris pour la prise de Calais (1).

(1)  La ville avait littéralement été mise au pillage, après qu'on eût retiré les laines et les munitions. La garnison anglaise dut se retirer sans endommager les édifices, sans en arracher un clou ni un pavé. Cette clause avait été insérée à cause des dégâts que les Anglais avaient faits dans la ville de Boulogne lorsqu'ils l'évacuèrent en 1550, moyennant une ran­çon de 400 000 écus (Traité de Capécure),  après l'avoir enlevée en 1544.

En février, le roi Henri II et le dauphin de France (François) vinrent visiter leur nouvelle conquête et firent à Calais une entrée triomphale.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

10 janvier 1662

Le roi donne un règlement de police pour la ville de Calais. Les mayeurs et échevins auront le droit de police sur les habitants de la basse ville et banlieue ainsi que dans la ville. Le capitaine de la basse ville ne pourra s’en mêler en aucune façon, il aura seulement le commandement sur eux pour le fait des armes et de la guerre. Seront néanmoins tenus les habitants de la basse ville de contribuer, ainsi qu’ils l’ont fait jusqu’à présent, pour l’entretien des bois et des chandelles des neuf corps-de-garde de la basse ville et autres. Ce règlement détermine en détail toutes les attributions du gouverneur, des mayeurs et différents fonctionnaires de la ville et du port, ainsi que des terres qui leur sont attribuées. Il restreint beaucoup le pouvoir des capitaines commandant à Guînes, à Marck, et à St-Pierre, lesquels néanmoins s’ils sont gentilshommes jouiront des honneurs de l’église et auront la préséance sur les autres gentilshommes.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

10 janvier 1766

Le grand philosophe anglais David Hume, attaché à l’ambassade de Grande-Bretagne à Paris qui vient d’être nommé sous-Secrétaire d’État, rentre à Londres et y emmène son ami Jean Jacques Rousseau. Les deux philosophes passent deux jours à Calais avant d’embarquer aujourd’hui pour l’Angleterre. Ils vont rapidement se brouiller, une querelle qui fera du bruit dans les milieux intellectuels européens.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

10 janvier 1849

Adjudication des travaux à exécuter pour l’élargissement du canal de Guînes. Ce canal a été creusé en 1669. Deux chemins de halage existaient alors ; celui de la rive droite, de Guînes à la Tournée d’Ardres a été négligé : des emprises ont eu lieu de la part des riverains. Comme il suffisait d’une seule pour barrer le chemin, il a été abandonné et on s’est habitué à ne se servir que du chemin de la rive gauche que l’on appelait la Digue. Il en est de même pour le tronçon de rive entre le pont de Saint-Pierre et le bout de la rue de la Vendée.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

10 janvier 1852

Semaine mouvementée à Calais. La garde nationale est dissoute par un décret. Mgr Parisis fait sa première visite pastorale à Calais et le maire fait replacer le nom de la rue Royale aux coins de la rue Nationale.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

10 janvier 1880

Élection de M. Paul Van Grutten comme maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

10 janvier 1887

Le « Moniteur de la société historique du Calaisis » adressa à l’administration une lettre, demandant la nomination d’une commission, chargée d’étudier le transfert à bref délai, du musée dans l’ancien hôtel de ville de la place d’Armes. Ce projet fut réalisé quelques années plus tard.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

10 janvier 1901

Le paquebot calaisien « Pas-de-Calais », capitaine Vampouille, quitte Douvres avec soixante passagers à bord. Il dépasse la jetée de Douvres quant il doit manœuvrer pour éviter un grand vapeur. Au cours de cette manœuvre, il heurte un petit caboteur anglais, le « Annie » avec sa roue tribord. Celui ci coule immédiatement. Ses trois matelots sont recueillis. La roue tribord est détruite ; les soixante passagers sont sains et saufs, ils embarquent alors sur « l’Empress », pour rejoindre Calais.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

10 janvier 1939

Le premier ministre britannique, Neville Chamberlain, accompagné de son ministre des affaires étrangères débarque du paquebot « Canterbury » à 14 h 10. Le chef du gouvernement de sa majesté est accueilli par le sous-préfet de Boulogne, Calais n’étant que chef lieu de canton, du maire Lucien Vadez et des différents responsables des corps constitués, avant de reprendre la correspondance ferroviaire « La Flèche d’Or » qui doit l’emmener à Paris où il fut reçu par son homologue, Édouard Daladier. Plus tard il poursuivit son trajet jusqu’en Italie pour rencontrer Mussolini afin de plaider la cause ( en vain ) des alliés avant le conflit qui se précisait.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 janvier 1941

Le quartier de Saint-Pierre subit son premier bombardement de l’année. Vers 2 h 30 du matin, des avions jettent des bombes Bd Jacquard ; une torpille tombe rue de la Villa dans une cour à quatre ou cinq mètres d’une usine occupée par l’Organisation Todt. Les dégâts sont considérables, plusieurs maisons sont touchées et la rue de la Villa ne possède plus un carreau ; une bombe incendiaire sur l’Usine Centrale, rue de la Villa, qui recèle un dépôt de vivres et de munitions ; l’usine est complètement incendiée. Une autre bombe tombe rue du Jardin des Plante, mais n’explose pas ; les Allemands la feront sauter le 20 janvier, rendant inhabitables cinq ou six maisons.

(Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier  - Calais à l’heure Allemande par G. Dauchard )

10 janvier 1946

Une délégation de parlementaires britanniques visite les ruines de la ville, en vue d’interpeller leur gouvernement  sur l’éventualité d’une participation à la reconstruction de la France.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

10 janvier 1962

Décret du gouvernement nommant Calais, sous-préfecture. Sous l’ancien régime, Calais était le chef lieu d’un district comprenant soixante-quatre communes, mais cette administration du territoire fut supprimée à la suite d’une loi en 1795. La loi du 28 Pluviôse an VIII (17 février 1800), décidée par le Premier Consul, Bonaparte, redistribue les arrondissements et cantons. Calais est exclu de la liste et rétrogradé comme simple chef lieu de canton, au même titre que Guînes ou Ardres. À partir de cette date, elle est placée sous la dépendance administrative de la ville voisine, Boulogne-sur-Mer, avec laquelle les rapports ne sont pas au beau fixe. Les nombreuses démarches, pendant les cent soixante deux années de tutelle, des maires et présidents de la Chambre de Commerce pour rétablir à la première ville du département ses prérogatives, resteront vaines. L’élection au fauteuil majoral de Jacques Vendroux, beau-frère du président de la république, Charles de Gaulle, fera avancer le dossier rapidement pour doter le département de sa deuxième sous-préfecture du littoral.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 janvier 1980

Inauguration de la nouvelle Capitainerie, par M. Jean-Jacques Barthe, député-maire de Calais, ainsi que par les membres de l’administration préfectorale et du directeur des ports et de la navigation. Le bâtiment en forme pyramidale, dessiné par le Calaisien Louis, est composé de cinq niveaux. Le premier étage abrite les bureaux de la station de pilotage ; le second appartient à la Marine nationale ; les troisième, quatrième et cinquième paliers sont réservés à la capitainerie et à la vigie. Cette nouvelle construction répondait à des exigences de sécurité. Auparavant, les autorisations de mouvement étaient prises, depuis le quai Paul-Devot, par talkie-walkie. La construction de l’édifice a été prise entièrement en charge par la Chambre de Commerce de Calais, l’État finançant l’ensemble des équipements.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 janvier 1715

Naissance au Courgain de Calais d’Antoine Lamy. Il se signala maintes fois comme capitaine de navire et en qualité de corsaire. Le 21 décembre 1778, à bord d’une chaloupe, il s’empara après un sérieux combat et à l’abordage, d’un vaisseau anglais de 280 tonneaux armé en guerre. Le brave marin reçut à cette occasion une épée d’honneur et une pension. Le capitaine Lamy est mort le 9 novembre 1798.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

11 janvier 1761

Combat devant Calais entre deux vaisseaux anglais et la frégate la Félicité, de 36 canons, commandée par le capitaine de Nesle. Un des vaisseaux anglais est coulé à fond ; la Félicité regagne le port de Dunkerque après avoir perdu plusieurs hommes et éprouvé des avaries.

( Éphémérides départementales. Journal de Calais )

11 janvier 1848

Cargaison à bord, la goélette « Mercure » du port de Dunkerque, jaugeant 70 tx 96/100, capitaine François Louis Debauker, montée par six hommes d’équipage appareille le 02 décembre 1847 du port de Marseille à destination de Dunkerque. Après une traversée sans événements remarquables, le capitaine reconnait les feux de Portland avant de rencontrer un temps brumeux avec vent d’Est. Il louvoie jusqu’au 9 où il a connaissance du cap Griz-Nez, le 10 à 2 h du matin. Il aperçoit les feux de Calais et doit courir bordée sur bordée. Le vent passe subitement au Nord-Est, grand frais, à ce moment le navire refuse d’obéir à la barre. Le capitaine fait amener le pic afin de virer lof, border les écoutes afin de donner de l’air au navire. Les efforts sont vains quand le navire donne un violent coup de talon qui démonte le gouvernail ; le bateau talonnant de plus en plus se met en travers de la lame qui déferle avec force sur le pont fracassant la chaloupe. Le capitaine fait garder toute la voilure afin de grimper le plus haut sur le rivage. La goélette est échouée dans l’Est du port de Calais. Dans les jours suivants, les hommes s’emploient à dégréer le navire et à porter deux ancres au large afin de faciliter son renflouement.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

11 janvier 1855

La musique munici­pale de Calais part pour Douvres, afin d'y donnerun concert au profit des veuves et orphelins des militaires anglais tués devant Sébastopol. Les fêtes les plus brillantes eurent lieu à Douvres et le concert rapporta environ dix mille francs (1).

(1) L'initiative de cette fête avait été prise par les membres de la musique municipale. Le Maire, M. Edmond Mayer, en avertit le magistrat de Douvres, M. W.H. Payn, qui écrivit une lettre très gracieuse. Les Calaisiens étaient 42 exécutants auxquels s'était jointe la Chorale de St-Omer, forte de 47 membres qui prirent passage sur le vapeur l'Ondine. Le chef de musique était M. L. Tourneur, et le capi­taine M. de Marsilly.

Un trait caractéristique : le prix des places de ce concert était fixé à 5 shillings, mais il y eut beau­coup d'habitants qui payèrent une livre sterling. Le maire de Douvres envoya 50 livres pour sa coti­sation. On comprendra qu'à ce prix on lui réservât une chaise rembourrée.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

11 janvier 1870

Le brick anglais « Naiad » vient s’échouer à 800 m à l’Ouest du port de Calais.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

11 janvier 1962

Le maire, M. Jacques Vendroux, inaugure, rue Verte, le centre d’hygiène scolaire pour les visites médicales annuelles des écoliers de Calais.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 janvier 1969

Dernier voyage commercial de la locomotive « Flèche d’or » de la ligne Calais-Paris marquant l’arrêt total de la traction à vapeur. La Pacific 231 k 82 datant d’une soixantaine d’années, d’un poids de 206 tonnes avait parcouru plus d’un million de kilomètres en transportant un grand nombre de personnalités en provenance de Douvres et se rendant à Paris. Le soir même, les trains sont tractés par des machines diesel jusqu’Amiens, où une locomotive électrique prend la relève pour Paris. C’est le 2 septembre 1848, que le premier train en provenance de Paris arriva à Calais via Lille et Saint-Omer. Parcours qui dura sept heures. La gare se situait  près du pont Jourdan sur les Pierrettes ; par la suite, le 20 août 1849, elle fut transférée en face du bassin du paradis sur le terre plein de l’actuel bassin Ouest

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

12 janvier 1833

Nomination par ordonnance royale de Antoine-Pierre Mouron comme maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

12 janvier 1845

Inauguration de la loge franc-maçonnique la Bienfaisance, à Calais. La franc-maçonnerie était autrefois en grand honneur à Calais. Il y avait la loge de St-Louis des Amis-Réunis où on faisait beaucoup de littérature. Il y avait laParfaite Union de Calais, les Trois-Niveaux, l’Amitié, la Fraternité, la Persévérance. Tous les Calaisiens instruits et libéraux en faisaient partie. On prétend qu’il exista aussi une institution de cette nature à Guînes, mais les archives de la paisible et riante cité n’en offrent aucune trace.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

12 janvier 1852

Visite du nouvel évêque d’Arras, Mgr Parisis. Il est accueilli par une foule nombreuse de Calais et St Pierre, à l’ancienne porte Royale où une chapelle avait été élevée. Après une cérémonie à Notre-Dame, le prélat fut conduit au presbytère, où il reçut le Conseil municipal, les membres du Tribunal de commerce et les diverses administrations. Le lendemain, il administra le sacrement de Confirmation à Notre-Dame, puis au milieu de l’enthousiasme de la population maritime, il visita le Courgain, où il autorisa, sur la demande des habitants, d’élever une chapelle. Il visita aussi les écoles et à St-Pierre, l’hospice civil et le pensionnat dirigé par l’abbé Crèvecœur où il dîna. Le mardi continuant sa tournée pastorale, il partit pour St-Omer.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

12 janvier 1855

Conformément à la loi, le maire de St-Pierre rappelle que le délai pour l’enlèvement des tombes de l’ancien cimetière vient d’expirer. Il rappelle enfin aux familles propriétaires de concessions, soit temporaires soit à perpétuité, qu’elles ont droit à une quantité équivalente de terrain dans le nouveau cimetière et qu’elles sont autorisées à y transférer les restes de leurs parents. Il les invite à user de ce privilège dans les plus brefs délais.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

12 janvier 1858

Cinquante et un anciens militaires, habitant Calais, reçoivent à Boulogne la médaille de Ste-Hélène. La médaille était composée d’un côté  de l’effigie de Napoléon 1er et de l’autre encadrée des mots « Campagne de 1792 et 1815 », cette phrase : « À ses compagnons de gloire, sa dernière pensée. Sainte-Hélène 5 mai 1821 ».

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

12 janvier 1861

L’hiver est terrible, aussi fort qu’en 1829. Il y a quelques jours le thermomètre  est descendu à 17° comme en 1812. Le bassin à flot à Calais est gelé à une épaisseur  de 20 à 30 centimètres. Les bouchers ne peuvent plus séparer leur viande au tranchet ; elles sont complètement gelées et ne forment plus qu’un bloc : on est réduit à scier, le maigre, la graisse  et les os. Les rivières, les canaux, tout est pris et l’on patine partout. Les communications avec Boulogne sont fort difficiles : les diligences Caillette et Cie font la route en sept heures, avec six chevaux.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

12 janvier 1883

Un procès verbal constate la réception définitive des travaux de nettoyage et de réinstallation de l’horloge du beffroi.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

12 janvier 1885

Suite à violent coup de vent, le trois-mâts norvégien « Orion », jaugeant 354 tx, est désemparé lors de son voyage entre la Baltique et Oran avec une cargaison de bois sciés. Il vient s’échouer à un mille dans le Nord du sémaphore de Calais. Démâté en partie, il est le jouet des flots qui le brisent et éparpillent sa cargaison à la côte.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

12 janvier 1978

Une terrible tempête s’abat sur Calais. Au petit matin, les calaisiens découvrent les dégâts concentrés sur la plage. De nombreux chalets sont retournés, d’autres éventrés ou éclatés sous l’assaut des vagues de la mer déchaînée. En tout on constata plus de 250 chalets détériorés. À Coquelles, le moulin est détruit à 100 %

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

13 janvier 1558

Le duc de Guise, après avoir hésité quelques temps à aller attaquer Gravelines, se décide à faire marcher son armée vers Guînes pour en faire le siège. Il néglige, en passant de s’occuper du fort de Hames, se réservant de l’emporter aussitôt après son entreprise sur Guînes. Mais lord Dudley, gouverneur de cette forteresse, fut tellement abasourdi par la chute soudaine de Calais et de Guînes qu’il n’essaya  pas d’affronter la lutte et qu’il décampa au plus vite pendant la nuit du 22 au 23 janvier, regagnant la Flandre par la Planche Tournoire et Coulogne.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

13 janvier 1685

Le roi Louis XIV confirme les privilèges relatifs à l’hospice de Calais. L’établissement du premier hôpital fondé à Calais date de 1254 ; il serait dû à Louis IX. Construit sur l’esplanade, dans l’emplacement du grand quartier, il fut rebâti en 1352 par Édouard III d’Angleterre. Le gouverneur de Calais et les habitants décidèrent, le 29 mars 1659, que cet hôpital serait transporté au faubourg de St-Pierre, et il fut en effet établi dès l’année suivante. Les lettres patentes du roi confirment en même temps la concession de deux cent arpents de terres labourables situées sur le territoire de Marck, faite au profit dudit hôpital par François II. On augmente successivement les constructions et l’on y construisit des chambres pour les orphelins. L’on bâtit ensuite une chapelle dédiée à l’Ange Gardien ; ce ne fut qu’en 1673 que l’on put recevoir les pauvres malades.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

13 janvier 1826

M. Bodin, notaire à Calais, 53 rue Royale, avertit les conscrits de la classe 1826, qu’il ouvrait dans son étude, une bourse, dont la mise était de 300 francs. Son but était de procurer aux jeunes gens choisis par le sort, l’avantage de partager entre eux la masse de toutes les souscriptions, aussitôt la décision du Conseil.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

13 janvier 1832

La malle-poste de Calais à Paris est arrêtée près de Lillers par des malfaiteurs qui avaient tendu une grosse corde au travers de la route. Tous les voyageurs furent obligés de descendre et de vider leurs poches : il y avait 600 francs. Puis la voiture put continuer.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

13 janvier 1887

Le nouveau pont Richelieu reliant les deux anciennes villes de Saint-Pierre et Calais a fait l’objet d’épreuves de résistance devant les ingénieurs des ponts et chaussées. On a garni les deux trottoirs de gueuses en fonte et chargé trois forts chariots chacun d’environ 15 000 kilos puis à l’aide de treuils placés du côté opposé, ces charges ont été traînées sur toute la longueur du pont. Il a fléchi de un à deux millimètres seulement.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

13 janvier 2010

La Commission Nationale Supérieure des Sites, Perspectives et Paysage classe au ministère de l’Écologie, le site des 2 Caps comme Grand Site de France. Le Blanc-Nez et le Gris-Nez rejoignent les huit autres sites prestigieux déjà labellisés, comme le pont du Gard, la pointe du Raz, le marais poitevin ou la montagne Sainte-Victoire.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

14 janvier 1522

Assemblée célèbre à Calais. On cherche les moyens de faire une bonne paix ou du moins une trêve. Le pape et le roi d’Angleterre se posent en médiateur. Duprat, chancelier, accusa d’abord Charles-Quint  d’avoir rompu le traité de Noyon, d’avoir poursuivi la dispense de son mariage, ensuite d’avoir refusé la pension de 100 000 écus du royaume de Naples, d’avoir usurpé la souveraineté du ressort de l’Artois et de la Flandre, d’avoir soutenu les ennemis du roi d’Angleterre et empêché les Suisses de le servir. Gattinara, le représentant de l’Espagne, répondit assez mal à ces accusations : il prétendit même que son souverain, décoré de la dignité impériale, ne devait reconnaître aucun seigneur temporel. Cette assemblée se dissipa sans avoir eu d’effet. ( Mémorial Artésien ) Jean Derheims.

( Éphémérides départementales. Journal de Calais )

14 janvier 1820

Dans la nuit le guetteur de Calais signale un incendie dans la basse ville. Les pompiers se présentent chez le lieutenant du roi afin qu’il ouvre les portes de la ville, mais furieux d’avoir été réveillé, il refusa tout en menaçant les soldats du feu.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

14 janvier 1827

Mort de Pierre-Louis Voisin, poète et chansonnier, né à Calais le 22 décembre 1775.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

14 janvier 1835

Le conseil de fabrique adjuge aux portefaix le transport des corps pour l’année 1835. Une des clauses de l’adjudication stipule que le drap blanc qui recouvre le cercueil devra être reporté à la maison mortuaire et qu’il est interdit aux porteurs « de ne  rien exiger des parents, ni même de ne rien recevoir ».

( côte 317 Médiathèque de Calais )

14 janvier 1849

Disparition de Pierre Antoine Leleux, à l’âge de 67 ans. Né en 1781, issu d’un milieu très modeste du quartier de Notre-Dame, il partit à vingt ans travailler dans une librairie de Londres, où il fit la connaissance d’une grande figure de l’Histoire sud-américaine, le général Miranda. Leleux le suivit au Venezuela et participa aux luttes pour l’indépendance. Ami personnel de Bolivar, pour lequel il était beaucoup plus qu’un collaborateur, il gravit les échelons jusqu’à devenir Secrétaire d’État de la République de Carthagène. Il rentra en France, chargé de mission, au moment de Waterloo. Mais les contre-attaques espagnoles ayant mis fin au mouvement indépendantiste en Colombie, il ne put y retourner et décida de faire carrière, et de fonder famille, dans sa ville natale. Rue Royale, il développa en quelques années la plus grande librairie de l’histoire de Calais. Il cumula les activités : imprimeur, rédacteur et éditeur de journaux locaux, Président de la Société d’Agriculture, vénérable de la loge maçonnique, conseiller municipal… il fut une figure-charnière de la vie calaisienne pendant la Restauration et la monarchie de Juillet. Républicain, démocrate, adversaire de la peine de mort, défenseur des droits des femmes et de la liberté, il affichait des convictions qui semblent bien en avance sur leur temps. Antoine Leleux est ce petit Calaisien parti de rien dont le nom figure dans les dictionnaires sud-américains. En dépit d’un second séjour en Colombie, il ne revit jamais Bolivar.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

14 janvier 1862

Le Journal de Calais publie l'état détaillé des propriétaires expropriés pour cause de rétablissement du chemin de fer de Calais à Boulogne.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

14 janvier 1896

Pierre Lapôtre, patron du bateau de pêche calaisien « Marie », était parti à la pêche au large de Calais. Le patron aperçut un vapeur espagnol « Ciscar » qui abordé par un navire inconnu sombrait rapidement avec 23 hommes à bord. Malgré l’état de la mer, Pierre Lapôtre, en lançant des amarres, réussit à sauver 20 hommes ; seuls manquaient : le capitaine, le second et l’homme de quart, sans doute victimes directe de l’abordage. Plus tard, on apprit que les 3 manquants avaient été recueillis par le navire-abordeur et conduits à Londres. Pierre Lapôtre, bien que n’étant âgé que de 29 ans, n’était pas à son premier sauvetage et avait réussi quelques années auparavant à sauver 7 hommes et une femme qui étaient à bord d’un navire norvégien en détresse. Un brave à ajouter à la longue liste des sauveteurs courguinois.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

14 janvier 1949

L’exploitant de l’ancien cinéma, rue de la Mer, détruit lors du deuxième conflit mondial ouvre un nouvel établissement, du même nom, rue de la Villa. Mr Bodart signe avec la Fédération Mutualiste, propriétaire du terrain, un bail de trente ans, sur lequel est précisé que, dans cette salle, se tiendront chaque année les assemblées générales mutualistes. Pour édifier le bâtiment, on utilise des demi-lunes provenant des transits camps de l’armée britannique, implantés quai de la loire. Le Calaisiana est composé d’un immense parterre et d’un minuscule balcon. Sa capacité est de 1 000 fauteuils et il offre la particularité d’être permanent, du lundi au jeudi, de 15 h à 23 heures. En outre, c’est dans cette salle que les premières séances de Connaissance du Monde furent organisées à Calais. Elles attirèrent un public considérable.

( Amis du Vieux Calais – Jean-Pierre Liber )

14 janvier 1980

Voyage inaugural du nouveau bâtiment de la flotte de la compagnie «  Townsend Thoresen », le « Spirit of Free Entreprise ». Le nouveau car ferry est équipé de trois hélices à l’arrière, de deux propulseurs latéraux avant d’une poussée de 800 chevaux et d’une hélice à l’avant d’une puissance de 1200 chevaux. Cet équipement tout à fait nouveau sur les ferries permet d’augmenter sensiblement l’efficacité du gouvernail avant et il facilite la manœuvrabilité lorsque le bateau navigue en marche arrière.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

15 janvier 1400

John Holland, duc d’Exeter et comte de Huntingdon, capitaine de Calais, est décapité  pour avoir ourdi une vaste conspiration en  faveur du roi Richard II qui venait d'être déposé. C'était le frère naturel de ce roi, qui l'avait nommé  grand chambellan.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

15 janvier 1618

Dans une assemblée tenue à l'hôtel-de-ville on s'occupe  de l'établisse­ment d'un collège à Calais. On fournira un traite­ment convenable à cinq personnes capables d' « instruire et enseigner les bonnes lettres en cinq classes » dont le collège sera composé. On fit venir de Paris un maître ès-arts nommé Adrien Treffert, « pour tenir ledit collège, montrer et enseigner en iceluy la langue Lattyne, et spéciale­ment ce qui est de l’humanité jusqu'à la dialectique ». Les maire et échevins le reçurent « en la charge de régent et principal, aux  gages de 250 livres, »  le 5 juillet de cette année 1618.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

15 janvier 1790

L’assemblée constituante décréta la division territoriale de la France en départements. Elle assigna  en même temps, à chaque département un nom distinctif de la position topographique. C’est ainsi que notre ville donna le nom au département.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

15 janvier 1791

Le maire de Calais accorde à Jean-Baptiste Plante le privilège du spectacle dans le théâtre situé alors rue de la Comédie. Plante devait jouer l’opéra et alterner avec la comédie. Le spectacle commençait à 5 h ½ pour finir à 8 heures et l’orchestre était tenu de jouer pendant les entractes pour entretenir toujours les spectateurs. Plante était né à Strasbourg en 1745, il meurt à Calais le 4 octobre 1820. ( côte 317 Médiathèque de Calais )

15 janvier 1793

Les dispositions hostiles des Anglais ayant déterminé le Conseil exécutif à mettre Calais en état de siège, le général Lubourdonay arriva à cet effet avec des renforts, dans la ville. La garnison se composait de six bataillons et de 45 escadrons, tant de dragons que de hussards.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

15 janvier 1815

Mort à Calais de lady Hamilton ( Emma Lyon ), qui a mérité une place dans l’histoire par sa rapide élévation dans la société. Issue de la plus basse classe, elle fut d’abord servante d’auberge, ensuite femme-de-chambre d’une grande dame, puis gouvernante d’enfants, et enfin la débauche s’empara de cette femme, qui se livra à la plus vile condition. Emma Lyon, qui se faisait remarquer par sa beauté, devint l’épouse de sir William Hamilton, ambassadeur d’Angleterre à Naples. Présentée à la cour de Naples par son mari, elle y gagna bientôt la confiance et l’amitié de la reine ; par ses grâces, sa beauté et son esprit, elle sut inspirer le célèbre amiral Nelson et se fixa auprès de lui après la mort de son mari. Forcée de se soustraire aux poursuites de ses créanciers, Lady Hamilton se retira à Calais, avec la fille de Nelson, et y mourut six mois plus tard, dans la plus profonde misère.

( Annales de Calais par C. Demotier )

15 janvier 1852

Conformément au décret du président de la République ordonnant de rendre leurs anciens noms aux rues et monuments que le gouvernement provisoire avait ordonné d’enlever, M. Mayer, maire, fit remettre au coin de la rue Nationale, son ancien nom « rue Royale ».

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

16 janvier 1712

Le commandant du bâtiment nommé l’Auguste, sorti du port accompagné de trois corsaires et de deux frégates, attaque la flotte anglaise venant de la Virginie, escortée de deux vaisseaux de ligne ; il s’empare d’une grande partie du convoi et détruit le surplus, malgré les secours de six vaisseaux de ligne, accourus pour y mettre empêchement. Le commandant de l’Auguste se nommait Saus.

( Annales de Calais par C. Demotier )

16 janvier 1829

La Société d’agriculture de Calais tient la première séance dans un local qu’elle a obtenu au Palais de Justice. On y reçoit comme nouveaux membres MM. Aubert de Belaer, ancien directeur des Douanes, et Mauricheau-Beaupré, docteur en médecine et chirurgien principal des armées.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

16 janvier 1842

Installation de Messieurs Legros-Devot, maire (1), Lemaire et Quillacq, adjoints de la ville de Calais. Les autorités civiles et militaires assistaient à la cérémonie  présidée par M. E. de Mentque, sous-préfet de  l'arrondis­sement.

(I) Il fut remplacé, le 24 février 1848 par M. Ernest Le Beau qui, un an après, le 19 mars 1849 fut remplacé par M. Mayer.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

16 janvier 1867

Parti de Rotterdam, le lougre « les trois sœurs »  pris dans la tempête ne parvient pas à entrer dans le port Calais et s’échoue à la côte. Le second se met à l’eau pour aller chercher du secours. Pendant ce temps, la mer emporte quatre marins et le capitaine accompagné du mousse trouve refuge dans le gréement. Aussitôt prévenu, les sauveteurs prennent la mer à bord du canot qui se fracasse sur la jetée. Un deuxième canot est mis en œuvre qui chavire à son tour, faisant quatre morts. Une troisième tentative réussit à récupérer les deux naufragés qui étaient restés sept heures accrochés aux haubans.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 janvier 1762

Louis Marie Réal fut reçu à l’office de secrétaire de l’hôtel de ville, quartenier et gardien des casernes, aux gages fixes de 400 livres par an. Il était tenu de satisfaire ponctuellement à tous les ordres du maire et des échevins, de ne pas s’absenter sans permission et d’observer un secret inviolable sur toutes les affaires. Quatre mois après, il démissionnait…..

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

17 janvier 1785

Blanchard écrit aux officiers municipaux de Calais pour les  remercier du titre de citoyen de Calais qu’ils lui avaient octroyé à l’occasion de son voyage en ballon. On lui avait aussi voté une gratification de 3 000 livres et une pension viagère de 600 livres.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

17 janvier 1793

Thomas Payne, député de Calais à la Convention, prononce un discours à propos du procès de Louis XVI. Il vote la culpabilité, la détention et le sursis à l’exécution.

( Ephémérides du Calaisis. Le Patriote )

17 janvier 1846

Le ministre de l’Intérieur écrit au maire de Calais, Mr Legros-Devot, pour lui annoncer une remise d’une  copie du tableau de Picot, illustrant la reprise de Calais par le duc de Guise en 1558. Ce tableau trop grand pour le musée dut être placé dans le transept gauche de l’église Notre-Dame.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 janvier 1851

Nicolas Legros Devot, ancien maire de Calais, et député reçoit une réponse positive à sa demande auprès de Pierre-Jules Baroche, ministre de l’Intérieur et des beaux Arts, pour obtenir une copie du tableau « Prise de Calais par le Duc de Guise » deFrançois Édouard Picot, qui se trouve au château de Versailles. Le courrier précise que la copie sera effectuée au frais du département des Beaux-Arts, et que c’est l’artiste peintre Jules Louis Marie de Villeneuve qui est désigné pourlaréaliser pour la somme de 1 500 anciens francs. Achevée en avril 1852, elledevait initialement être exposée sur l’un des côtés de la porte d’entrée du grand salon de la mairie. Ses dimensions s’avérant trop importantes - 5.42 m sur 4.58 m - la décision fut prise de l’installer plutôt dans la partie nord du transept de l’église Notre-Dame de Calais. Durant la Première Guerre mondiale, la peinture reste dans l’église jusqu’à ce que l’architecte des Monuments historiques ordonne son évacuation en 1918 dans la salle des Commissions, qui servait alors aux réunions du Conseil municipal du nouvel hôtel de ville. À la demande du sous-préfet de Boulogne-sur-Mer, la représentation historique est remise en place dans l’église, le 19 mars 1924. En mai 1940, la commission des Monuments historiques décide d’évacuer la toile, qui est réinstallée à l’hôtel de ville, dans le vestibule face au bureau de l’État Civil. Malheureusement, les dimensions du vestibule sont insuffisantes pour l’y loger, et on décide alors d’amputer tout simplementle tableau sur trois de ses côtés afin que son format s’adapte à l’espace disponible entre les pilastres. De 5.42 m sur 4.58 m, la peinture passe à 4.15 m sur 3.79 m. C’est ainsi que les parties tranchées font disparaitre, sur la gauche, l’un des cavaliers et, sur la droite, la brèche percée dans la muraille par laquelle s’engouffrent les 20 000 hommes du Duc de Guise. Démontée dans les années 1980, la peinture est transportée dans un dépôt communal. En 2009, l’œuvre est retrouvée dans un état déplorable, proche de la destruction, par M. Dominique Darré, conseiller municipal et président de l’association de l’Association pour la mise en valeur du patrimoine du Calais (AMVPAC), dans les caves du musée des Beaux-Arts de Calais. En août 2013, l’École Supérieure des Arts (ESA) Saint-Luc de Liège accepte de prendre en charge la restauration du tableau, avec reconstitution des extrémités amputées. Après trois années de travaux, l’œuvre historique est de nouveau visible à l’église Notre-Dame de Calais le 16 avril 2016.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 janvier 1867

Violente  tempête ac­compagnée de neige. Le chemin de fer de Boulogne à Calais venait d'être inauguré. Un  train est arrêté à Pihen ; il fallut envoyer des militaires pour dégager la voie.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

17 janvier 1882

Premier essai de liaison téléphonique entre deux maisons particulières à Saint-Pierre. L’expérience se passa dans la « Grand’Rue », actuel boulevard Jacquard, entre deux cafés. Des membres du Conseil municipal assistèrent à la tentative qui se révéla satisfaisante. Comme le commerce ne perd jamais ses droits, les cafetiers firent du téléphone une attraction très suivie : en effet, de 8 h à 22 h, dans l’un ou l’autre établissement, une foule de curieux purent expérimenter le nouveau moyen de communication.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 janvier 1672

Interdiction au sieur Butel de Calais, de nourrir des porcs dans l'inté­rieur de la ville, « ce qui est contraire à la bonne police. ».

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

18 janvier 1833

Le 5e régiment de ligne arrive à Calais pour tenir garnison. La garde nationale va à sa rencontre à St-Pierre où il y a réception patriotique avec toutes les cordialités qui pouvaient régner en pareille circonstance.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

18 janvier 1849

C'est à cette date que prennent naissance les billets aller et retour délivrés par la Compagnie du chemin de fer au guichet de la gare de Calais.

On payait pour :

  • Ardres      2e classe 0.90 – 3e classe O.65
  • Audruick   2e classe 1.40 – 3e classe 1.10
  • Watten     2e classe 2.50 – 3e classe 1.50

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

18 janvier 1943

« Le monument des Six Bourgeois quitte les caves de l’hôtel de ville où il avait été descendu en l’été 1939. Les 2 200 kilos de bronze que constitue l’œuvre d’Auguste Rodin, sont emballés dans une immense caisse pour être expédiés plus en sûreté dans le centre de la France. Chargé sur un camion de l’entreprise Puget, il s’en va en direction du château de Coupvray. C’est un faux départ, à Boulogne-sur-Mer, un pont trop bas empêche le passage de l’énorme caisse et oblige à faire demi-tour. On se résout à utiliser le chemin de fer en dépit des risques car le train peut être mitraillé ou bombardé. Le 30 janvier, le groupe de Rodin est mis en wagon, quitte Calais et atteint sain et sauf son refuge de Seine-et-Marne. Il y restera deux ans, ne revenant qu’une fois la guerre finie. »

( Robert Chaussois –Les années sombres )

19 janvier 1419

Le pape Martin V supprime l’abbaye de la Capelle. Ce monastère fondé en 1089 sur le territoire de Marck au lieu nommé la Petite Cappe, fut fort célèbre et recommandable par sa richesse et les privilèges dont il jouissait. Les Anglais ruinèrent cette abbaye vers 1347, et les religieux se retirèrent à Thérouanne. Lors du désastre de cette ville en 1553, ils se joignirent à ceux de St-Jean-au-Mont à Ypres. La bulle du pape Martin V en supprimant l’abbaye, l’érigeait en bénéfice simple. Les droits de l’abbé à la nomination d’un certain nombre de curés du Calaisis ont donné lieu à quantité de chicanes et de procès. La Révolution y a mis fin.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

19 janvier 1796

Le 29 nivôse an IV, l’administration municipale du canton de St-Pierre arrête les dispositions de la fête qui doit avoir lieu le premier Pluviôse, « qui est l’époque de la mort du dernier tyran ». En conséquence, les administrateurs du canton se rendront au temple décadaire à dix heures précises, pour la célébration de cette fête. Il paraît que l’on montra peu d’empressement à se rendre à cette cérémonie car, les jours suivants, il y a au registre quantité de certificats de gens qui expliquent pourquoi ils n’ont pas assisté à cette fête ; ils invoquent la maladie ou d’autres motifs sérieux. Quelques-uns pour mieux s’excuser renouvellent devant l’assemblée leur déclaration de civisme et vouent « une haine éternelle » à la royauté, à la tyrannie etc, etc. Ils disent tous qu’ils ont été convoqués trop tard. ( Notes du Dr Cuisinier ).

( Tablettes Historiques du Calaisis par C. Landrin )

19 janvier 1825

Ordonnance royale de Charles X autorisant la création d’un Conseil des Prud’hommes à Calais. Cette juridiction créée par Napoléon en 1806 avait été réclamée par les fabricants de tulle. Lors de sa création, ce tribunal était le quarantième de France et le premier du Pas-de-Calais. Les élections ne purent avoir lieu de suite car les patrons étaient Anglais, à l’exception d’un seul, et donc inéligibles. Enfin le 6 juillet 1829 voit la constitution du tribunal. Lors de l’expansion industrielle de St-Pierre au détriment de sa voisine Calais, cette commune demanda en 1862 à bénéficier de sa propre juridiction, elle n’aura satisfaction qu’en 1873. Après la réunification des deux communes en 1885, le conseil de Saint-Pierre est supprimé et celui de Calais migre place Crèvecœur  dans un ancien lavoir. Lorsque ce bâtiment est détruit par une bombe en 1918, le conseil traverse la place et emménage dans l’ancienne mairie de Saint-Pierre, là où il se trouve encore de nos jours.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

19 janvier 1846

Le clocher de l'église de Bonningues tombe, défonce le toit et écrase l'autel St-Roch, avec tout ce qu'il supportait.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

 

19 janvier 1960

Inauguration rue Jean Quehen du nouveau bureau de poste par Mr Cornut-Gentille, ministre des Postes et Télécommunications. Par la suite, en 1963, les services postaux furent transférés place de Rheims. Les locaux devenus libres abritèrent pendant de nombreuses années les cours Pigier où l’on enseignait le secrétariat et la comptabilité.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 janvier 1323

Édouard II réclame un navire de guerre capturé par le corsaire calaisien Beranger. Ce navire était chargé de denrées pour l’Angleterre. Furieux de ne pas être entendu, il s’adresse au gouverneur de Calais, Mile de Noyer. Celui-ci fit la sourde oreille. Nouvelle réclamation. On lui fait savoir qu’il est fort difficile de le contenter, navire et marchandises ayant été vendus. La guerre qui éclata tira les Calaisiens d’embarras.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

20 janvier 1760

On sent à Calais un léger tremblement de terre.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

20 janvier 1835

Arrivée à Calais du premier canot de sauvetage. Cette embarcation à rames, longue de 8.50 mètres, large de 1.90 mètre provenait d’Angleterre à la suite de la demande du Ministre des Affaires étrangères, chargé de la marine, l’Amiral de Rigny. Un autre canot provenant de France le rejoignit peu après. Afin d’être le plus réactif possible, on disposa le premier à l’Est et le deuxième à l’Ouest de l’entrée du port.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 janvier 1975

Décision officielle du gouvernement anglais d’arrêter le percement du tunnel commencé en 1973. 400 mètres de galeries avaient été creusés du côté anglais et 300 mètres du côté français. Un tunnelier américain Robbins venait juste d’être assemblé au départ de la descenderie à Sangatte.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 janvier 1989

Décès de Charles Beaugrand, ancien maire de Calais, à l’âge de 79 ans. Né à Calais, le 16 octobre 1909, gaulliste de la première heure, il entre dans la Résistance et prend part à la libération de la ville en compagnie de son ami Jacques Vendroux, avant poursuivre le combat en s’engageant dans la première armée « Rhin et Danube ». Conseiller municipal au début des années 1950, il devient adjoint au maire en 1959 lors du retour de Jacques Vendroux à la mairie. Elu maire en janvier 1969 suite à la démission de Jacques Vendroux, pour raisons médicales, il s’applique à administrer les affaires de la ville dans la continuité avant le scrutin  du 14 mars 1971, qui verra arriver la gauche et l’élection de Jean-Jacques Barthe au fauteuil majoral.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 janvier 1558

Après avoir soutenu le siège de la ville et du château de Guînes pendant une semaine, Lord Grey of Wilton se rend aux conditions du duc de Guise :  1) que le château soit livré en l’état sans destructions supplémentaires ;   2) que Lord Grey lui-même, ainsi que tous les capitaines, officiers et ceux qui ont une quelconque responsabilité se constituent prisonniers afin d’être rançonnés selon les lois de la guerre ;   3) que les soldats s’en aillent avec leurs bagages mais sans tambours, ni trompettes ni enseigne, qu’ils abandonneront sur place. Dans l’après-midi, Lord Grey remet les clefs du château au duc de Guise. Le siège semble avoir coûté la vie à neufs cents soldats de chaque côté.  

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

21 janvier 1758

Le sieur Tellier, père, refuse absolument de se laisser nommer maire de Calais. Il s’élève d’ailleurs de violentes contestations au sujet de son élection.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

21 janvier 1776

Naissance à Calais, de Charles-Guillaume De Rheims,  numismate  et archéologue, qui a fait de nombreuses recherches historiques dans  les archives de Londres sur l'ancien Calaisis. Ch.-G.  De Rheims  est mort le 27 avril 1860.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

21 janvier 1819

Décès de M. Morel-Disque, historien de la ville, qui en avait été nommé bibliothécaire le 31 décembre 1815.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier ) 

21 janvier 1852

On abat l'arbre de la Liberté qui avait été planté sur la Place d'Armes le 14 mai 1848, en face du corps-de-garde. Les inscriptions « Liberté, Égalité, Fraternité » sont effacées des monuments publics. Le lendemain, on promulgue la nouvelle constitution qui établit le pouvoir personnel entre les mains de Louis-Napoléon Bonaparte.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier ) 

21 janvier 1858

Au lever du jour le vent soufflait en tempête. Une goélette anglaise de 110 tonneaux, l’« Excell », chargée de pierres rate l’entrée du port et s’échoue à l’Ouest des jetées, à la hauteur de l’actuelle  résidence Jean de Vienne. Sur les 6 membres d’équipage, 4 sont emportés immédiatement par les flots et les deux autres se réfugient dans les haubans. Aussitôt l’alerte est donnée, une équipe de sauveteurs met à l’eau la chaloupe de sauvetage de la Société Humaine, basé à la plage Ouest. Par deux fois le canot est submergé et doit renoncer à porter secours. Lorsqu’il est décidé de repartir pour la troisième fois, l’équipage s’aperçoit que la chaloupe est percée et hors de service. Une autre embarcation de secours se trouvant à la plage Est, est mise à l’eau. Hélas par deux fois, le bateau de sauvetage est à son tour submergé. Pendant ce temps les deux rescapés qui  assistent aux différents essais de sauvetage sentent leurs forces faiblir et durant la nuit, l’un d’eux lâche prise. Le lendemain vers 9 heures une nouvelle tentative commence. À l’approche du canot, le dernier survivant se jette à l’eau et il est récupéré in extremis avant que l’« Excell » ne soit détruite par les flots en fureur.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 janvier 1878

Élection de Victor Crespin comme maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

21 janvier 1948

La compagnie des sapeurs-pompiers reçoit une ambulance, prêtée par l’ « Aide américaine à la France », pour une durée illimitée. En cas de retour en Angleterre, le maire serait averti un mois à l’avance avant de la restituer.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

21 janvier 1960

Au pied de l’immeuble Gavet, rue de la Mer, est inaugurée une nouvelle salle de cinéma : le Dauphin. Cette salle, composée de 840 places, 500 au parterre et 340 au balcon, offre un écran panoramique de dernière génération.

( Amis du Vieux Calais – Jean-Pierre Liber )

21 janvier 1979

Le car-ferry « Chantilly », quittant le port de Calais, entre en collision avec le cargo « Eir » et l’éperonne dans le brouillard. Cet accident  fait sept blessés à bord du bateau français. Les réparations consécutives à cet abordage immobilisent pendant plusieurs mois le car-ferry.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 janvier 1995

À 19 H 35 le dernier train de voyageur quitta la gare maritime de Calais. Ce départ mit fin à 146 ans de présence ferroviaire aux abords du port et ferma un pan de l’histoire calaisienne. Tout avait commencé, le 2 septembre 1848, avec l’arrivée du chemin de fer et la création de la première gare qui se trouvait aux abords du pont Jourdan. Un an plus tard la première gare maritime vit le jour devant le bassin du Paradis. Peu pratique pour l’accostage des paquebots à aubes, son emplacement fut transféré quai de la marée en 1867. Suite au chantier du nouveau port, nouveau déménagement de la gare en 1889. Ce fut l’âge d’or du train et de ses transports internationaux « Calais-Bombay », « Sud-Express » qui allait jusque Lisbonne,  «Orient Express » etc. Tous les grands de ce monde passèrent à Calais-Maritime pour se rendre en Angleterre.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 janvier 2000

À 19 H 35 le dernier train de voyageur quitta la gare maritime de Calais. Ce départ mit fin à 146 ans de présence ferroviaire aux abords du port et ferma un pan de l’histoire calaisienne. Tout avait commencé, le 2 septembre 1848, avec l’arrivée du chemin de fer et la création de la première gare qui se trouvait aux abords du pont Jourdan. Un an plus tard la première gare maritime vit le jour devant le bassin du Paradis. Peu pratique pour l’accostage des paquebots à aubes, son emplacement fut transféré quai de la marée en 1867. Suite au chantier du nouveau port, nouveau déménagement de la gare en 1889. Ce fut l’âge d’or du train et de ses transports internationaux « Calais-Bombay », « Sud-Express » qui allait jusque Lisbonne,  «Orient Express » etc. Tous les grands de ce monde passèrent à Calais-Maritime pour se rendre en Angleterre.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 janvier 1352

Les Anglais, déjà maîtres de Calais et de tout le territoire, environ­nant, s'emparent du château de Guînes, au moyen de  la  trahison de Guillaume de Beaucovroy, son gouverneur.  « Aussitôt  après la mort  du comte de Guînes, dont toutes manières de gens furent courroucés, fut pris et enlevé le fort et beau château de Guînes, qui est un des plus beaux châteaux du monde ; et  fut acaté à bons deniers par monseigneur  Jean de Beauchamp, capitaine de Calais, et délivré de ceux  qui  le vendirent  aux Anglois qui en  prirent  possession et ne l’eussent  rendu  pour  nul savoir. » ( Froissart ).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

22 janvier 1558

De nuit, la garnison du château d’Hames se sauve par des sentiers au milieu des marais en direction de la Flandre. Ils sont les derniers Anglais à partir. L’ancien Pale anglais devient le Pays Reconquis. Le château sera rasé dès 1560. Sa motte est encore visible de nos jours (2018).

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

22 janvier 1848

Une femme Crochez, ex-sage-femme à St-Pierre, condamnée par la Cour d'Assises à sept ans de réclusion et à l'exposition pour crime  d'avortement, subit cette dernière partie de sa peine sur la Place d'Armes. La mal­heureuse paraissait accablée de honte, et de son côté, la foule compacte et bruyante qui entouraitl'échafaud ne paraissait aucunement compatir à sa position.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

22 janvier 1946

Cinq chalands britanniques amènent au port 481 tonnes de maisons préfabriquées.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier –  Fonds Robert Chaussois )

22 janvier 1955

La malle anglaise  « Invicta » assurant le trafic Douvres-Calais vient heurter de son étrave, le prolongement du quai de marée. Le paquebot se fait une profonde déchirure de 1,5 m, heureusement au dessus de la ligne de flottaison. Cependant la barre est endommagée. En fait l’étrave a tapé dans une brèche ouverte pendant la guerre où elle s’est engagée à petite vitesse. Revenant en arrière toute, il se dégage et rejoint son poste d’accostage.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

23 janvier 1764

« Ce jourd’huy, les mayeur et échevins de cette ville de Calais, ayant fait prier M le Commandant, M le curé, MM les officiers de justice, M le sub délégué à l’intendance de Picardie, et autres chefs de corps d’officiers résidens en cette ville, pour donner leur avis sur les moyens les plus convenables de procurer la subsistance aux pauvres mendiants et autres qui ont, ou pourront avoir besoin d’assistance ; dans laquelle assemblée s’étant trouvé grand nombre d’habitans, ont, d’une voix unanime, dit que la voye la plus courte de procurer des fonds est celle d’une imposition sur les habitans de laditte ville, au prorata de leur facultés, ce qui a été agrée par MM du bureau de charité. Et le lendemain M Derigson fut choisi pour trésorier des deniers qui se lèveront et seront donnés par aumônes en ville ».

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

23 janvier 1764

Le sieur le Mahieu, bourgeois de Calais et propriétaire d’une ferme à Sangatte, écrit au duc de Choiseul, secrétaire d’État, pour lui signaler à quel danger le pays est exposé par suite de l’état déplorable de la digue de Sangatte et la négligence qu’y apportent les échevins de Calais. Il rappelle que la ville reçoit pour cet objet une subvention de 400 livres par an, que les derniers travaux avaient coûté 75 000 livres, sur lesquelles le Calaisis avait payé pour le port 27 000 livres.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

23 janvier 1871

De retour d’une visite au quartier général des armées du nord, Léon Gambetta s’arrête à Calais où il doit s’embarquer sur l’aviso « L’hirondelle » pour aller à Cherbourg. Le ministre de la guerre est accueilli par le maire, M. Bellart, et le sous-préfet. Gambetta essaye d’insuffler son optimisme sur la suite des combats qui opposent la France à la Prusse. Trois jours plus tard, Jules Favre, signa l’armistice qui fut proclamé au Journal Officiel le 28. En janvier 1883, trois semaines après sa mort, le Conseil municipal de Saint-Pierre donna à la partie intra-muros de la route de Boulogne, le nom de Boulevard Gambetta en souvenir de celui qui avait proclamé la IIIeme République, le 4 septembre 1870.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

23 janvier 1873

L'express de nuit déraille près de la gare de Marquise. (1)

(1) C'était le train-poste, n° 10, parti le matin à deux heures après l'arrivée de la malle anglaise pour Paris. Un rail s'étant cassé, une partie s'est relevée, et la roue, rencontrant cet obstacle, fit pivoter la machine qui fut renversée. Le mécani­cien et le chauffeur furent écrasés, le graisseur qui se trouvait dans le fourgon à bagages est mort le lendemain de ses blessures. Quelques voyageurs ont été légèrement contusionnés, mais ils ont pu continuer leur route. La première voiture qui suivait le fourgon a été fortement endommagée, mais personne ne s'y trouvait. C'était à 150 mètres en avant de la station de Marquise, où l’on ne connut l'accident que par l'arrivée des voyageurs qui, sortis les premiers des voitures, et tout bouleversés de l'accident, se sont hâtés de gagner cette gare pour réclamer des secours.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

23 janvier 1881

Réélection de M. Paul Van Grutten comme maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

23 janvier 1885

Dernière séance du conseil municipal du Vieux Calais sous la présidence du docteur Dewavrin, qui était maire depuis le 08 décembre 1882. Il fut voté une adresse au sénateur Wallon, à l’occasion de la part qu’il prit dans le maintien du nom de Calais aux deux villes réunies.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

23 janvier 1900

Le Conseil Municipal décida que la nouvelle école primaire supérieure de la place de la République se nommerait « Institut Pigault-Lebrun » du nom du célèbre romancier calaisien.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

23 janvier 1948

Le conseil municipal de Calais donne son accord pour la vente du « pont du Casino » qui datait de 1909. Ce pont enjambait le fossé que les militaires avaient exigé de garder afin qu’il soit possible en cas d’agression ennemie de le noyer et qui resta à sec pendant toute son activité ! Ce moyen de protection reflétait une conception militaire de défense d’un autre âge. Cet ouvrage d’art en pierre de taille constitué de trois arches de 15 mètres d’ouverture, était dans le prolongement des nouveaux ponts Henri Hénon construit au  début du XXeme siècle et de la nouvelle avenue percée dans les terrains du front de mer qui évitait de faire un long détour pour se rendre au nouveau casino dirigé par M Achille Bresson. De nos jours, on peut le situer là où se trouve le parking de la plage.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

23 janvier 1995

Pour la première fois, l’Eurostar de Paris pour Londres s’arrête à Fréthun. Les voyageurs désirant se rendre en Grande Bretagne, soumis aux formalités douanières,  ont à leur disposition une salle d’embarquement d’une capacité de 70 personnes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

24 janvier 1795

À cette date,  c'est-à-dire le 5 Pluviôse an III, le Courier du Pas-de-Calais( tel était le titre qu'avait pris le Courier de Calaisdepuis le 18 nivôse an III —  7 janvier l795 ) annonce le  spectacle  suivant :  « Demain  6 Pluviôse, au bénéfice de la citoyenne Bernardi, une première représentation de Contretems sur contretems, comédie en 3 actes, par le citoyen Pigault-Lebrun, suivie de Sancho Pancha, gouverneur de  l'île de  Barataria, opéra-bouffon. Dans la première pièce, le  citoyen  Pigault-Maubaillarcq remplira le  rôle de Champagne. Entre les deux pièces, le citoyen Bernardi exécutera le 8e concerto de Viotti. » Le Courier de Calais est le premier journal publié à Calais. Son  premier n° parut le 11 messidor an II ( 20 juin 1794 ).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

24 janvier 1848

Le roi et la reine des Belges venant de Bruxelles et allant en Angleterre passent par Calais. Toutes les autorités   civiles et militaires furent présentées aux nobles voyageurs par M. Nicolas Auguste Legros-Devot, maire. Le lendemain, garnison, garde-nationale et autorités  étaient  de nouveau sur pied pour les accompagner au pa­quebot quand on apprit qu'ils avaient demandé qu'on ne leur rendît aucun honneur. Une assez grande foule ne se trouvait pas moins au départ du steamer Garland. En racontant ce fait, le Journal de Calaisde cette époque se demandait : « Comment l'artillerie n'a-t-elle pas salué ce départ ? Rien ne devait   empêcher le canon de se faire entendre.  N'est-ce  pas là le salut obligé des villes de guerre à l'arrivée et au départ des rois, des princes et des fonctionnaires publics ? ».

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

24 janvier 1858

Deux omnibus furent mis en circulation entre Calais et Saint-Pierre. Il y avait un départ toutes les demi-heures, des deux points terminus.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

24 janvier 1859

Mort du docteur Jean Baptiste Médard Napoléon Désiré Boulenger, à l’âge de 52 ans, célibataire. Né à Hardinghen en 1806, il fit ses études de médecine à Paris. A peine était-il installé à Calais qu’éclata l’épidémie de choléra de 1832 qui le fit reconnaître comme un médecin de premier ordre, ce que la suite de sa carrière ne démentit jamais. Il publia de nombreux articles dans les journaux de Calais sur les questions d’hygiène, ou la médecine des gens de mer. Mathématicien, il établissait des statistiques sur la mortalité de ses concitoyens et sur la météorologie locale, ce qui le mit en relation avec les corps savants de France et d’Europe. Les loisirs que lui laissait son métier étaient consacrés à la peinture et à la vie associative : le docteur Boulenger fut Président de la Société d’Agriculture, administrateur du Musée, membre fondateur de la Société Humaine, et membre du Conseil municipal. La mort le surprit dans la force de l’âge, alors qu’il était encore loin d’avoir épuisé le champ de ses investigations.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

24 janvier 1944

Les Allemands distribuent de nouvelles convocations au nombre de 800, obligeant des Calaisiens à se rendre sur la côte pour y travailler à l’édification de bastions et blockhaus.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

24 janvier 1946

Quatre arrestations sont opérées dans l’affaire de l’Entraide française, où les détournements furent de plusieurs millions. Ce scandale fut découvert sur une plainte du nouveau sous-délégué, M. Gaston Berthe, qui devint maire d’octobre 1947 à  février 1950, puis de février 1950 à mars 1952.

( Amis du Vieux Calais –Gilles Peltier –  Fonds Robert Chaussois )

24 janvier 1994

Inauguration du  bâtiment Henri Poincaré au centre universitaire de la Mi-Voix. Orchestré dans le cadre du programme « Université 2000 », le financement du centre universitaire s’élève à un total de 44.5 millions de francs (39.5 millions étant consacrés aux travaux et 5 millions aux équipements). Il a été assuré par l’État (7.4 MF), la Région Nord-Pas-de-Calais (6.8 MF), le Conseil Général du Pas-de-Calais (10.3 MF) et le FEDER (20MF). Il aura fallu un peu plus d’un an pour réaliser ce complexe universitaire puisque les travaux, placés sous la maîtrise d’ouvrage du service des Constructions Universitaires du Rectorat de Lille, avaient débuté en mai 1992. Ceux-ci étaient achevés pour la dernière rentrée universitaire de 1994. Le Pôle Universitaire de Calais regroupe, à cette date, le centre Henri Poincaré, l’IUT puis l’IUP assurant les formations  suivantes : 1er CYCLE – 3 DEUG Sciences, 2 DEUG Technologie industrielle, 3 DEUST, 3 DUT –. 2ème CYCLE – LICENCE de sciences physique et de mathématiques, MAITRISE de mathématique, Préparation au concours du CAPES mathématique, IUP génie des systèmes industriel – .

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

25 janvier 1738

On construisit l’écluse d’Asfeld, à l’emplacement de celle dite Caudron, entre la Citadelle et le Fort-Nieulay. Cet ouvrage important pour l’écoulement des eaux, coûta fort cher aux habitants des pays reconquis et à l’Artois. Mais le roi paya le tiers des dépenses.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

25 janvier 1790

Les citoyens de Calais élisent la nouvelle administration. La ville était divisée en deux sections — 377 électeurs à l’Est — 372 à l’Ouest dont le comité avait son siège rue du Havre et rue Neuve. Les réunions électorales se faisaient rue Leveux dans l’église des Minimes et rue de la Douane dans celle des Capucins. Le 25 janvier 1790 finissent les derniers fonctionnaires nommés par Louis XVI. Le sieur Carpentier qui était maire à cette époque est remplacé le 5 décembre par M. Leveux.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

25 janvier 1830

Mort, à St-Omer, de P.-J.-M. Collet, auteur de la Notice historique du Calaisis publiée à Calais, en 1833, chez A. Leleux. Cet ouvrage, où les érudits peuvent relever un certain nombre d'incorrections ou d'erreurs, n'est pourtant pas sans mérite. Collet naquit à Coulogne le 22 août 1764.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

25 janvier 1857

Décès de Charles Claude Floréal Clipet, 63 ans 2 mois, secrétaire adjoint à la mairie de Calais, disparu le 25 février d’une attaque d’apoplexie foudroyante. Ce fonctionnaire municipal, serviable et obligeant, qui comptait quarante-deux ans de bons et loyaux services à la mairie, n’y laissa que des regrets, tant auprès de ses collègues que de ses concitoyens, qui l’accompagnèrent en foule au cimetière.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez ) 

25 janvier 1956

Le bateau-Pilote « Triton » de la station de pilotage de Calais se rend sur rade pour mettre un pilote à bord du cargo allemand «  Ville de Majunga ». Tout à coup, une bordée se détache sur l’arrière du pilote qui commence à faire eau. L’équipage aveugle la brèche et active les pompes d’épuisement. Il rentre en catastrophe à Calais où il s’échoue sur un haut fond.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

26 janvier 1644

Le roi Louis XIII accorde des lettres patentes aux religieuses bénédictines établies à Calais trois ans plus tôt.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

26 janvier 1740

À cause de la disette, on pourvoit à la subsistance des pauvres de la manière suivante :

on se détermine à prélever 1 sol par livre sur les deux tiers des loyers et immeubles du Calaisis, 1 sol d’office sur les particuliers qui n’ont point de biens fonds. Le bureau de charité est chargé des recettes et de la distribution de ces fonds ; il est composé de la place, du sieur Saint-Martin pour la noblesse du Roi, pour la justice et du mayeur pour la ville. Les commissaires furent le sieur Guillebert, de Hautefeuille, Poulain et Gaddeblé, et pour les commissaires de quartier, les sieurs Carpentier, Grandin, Louvet et Audibert. On ne trouve nulle part exécution de cette détermination.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

26 janvier 1743

En vertu d’une ordonnance de l’intendant Jacques-Bernard Chauvelin, chevalier et conseiller du Roi, fut mis en régie l’octroi de cinq sous, par tonne de bière, au profit de la ville de Calais, et principalement de la Chambre des pauvres.

( Amis du Vieux Calais –  Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

26 janvier 1814

La ville de Calais est épuisée par les réquisitions militaires et les charges de guerre : son conseil municipal proclame « Que la misère est à son comble dans Calais, que le commerce se meurt, que les travaux sont abandonnés, que la Mairie est assiégée de citoyens qui réclament des secours, et que la crise est telle que le négociant ou le propriétaire le plus aisé ne parviendrait pas à se procurer sur place une somme de cent francs en numéraire ».

( Ephémérides du Calaisis. Le Patriote )

26 janvier 1849

Le  choléra sévissait avec violence dans la contrée. M.  Dambron, maire de Guînes, succombe à  la maladie, à peine âgé de 40 ans. Il n'y avait pas encore un an qu'il était marié. Il était directeur d'une  pension de demoiselles anglaises, et a laissé le souvenir  d'un homme instruit, d'un magistrat probe et intègre.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

26 janvier 1887

La commission des hospices, assistée de M Van Grutten, maire de Calais, MM Randoux et Cazin, délégués par le conseil a procédé, vers onze heures du matin, à la réception des travaux du nouvel hôpital de St-Pierre, devant MM Dutertre architecte et Lys-Tanere entrepreneur.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

26 janvier 1903

Le fort Nieulay, déclassé par le Génie en 1900 est mis en vente aux enchères à la mairie de Calais, sous la présidence du maire Edmond Basset et en présence des fonctionnaires des Domaines. La mise à prix est fixée à 17 500 francs, après quelques surenchères, il ne reste en lice que M Bresson le directeur du Casino et M Noirtin, industriel forain à Paris. La vente sera adjugée à ce dernier pour la somme de 41 000 francs. Le nouveau propriétaire destina l’ouvrage historique de Vauban à la création d’un château après démolition des murs côté Sud. Le décès de M Noirtin en 1908 avant que les travaux ne soient commencés, préserve le fort de la mutilation. Parmi son histoire, il avait été affecté en 1870 comme prison pour garder des officiers prussiens ; durant la première Guerre une garnison portugaise y logea ; puis les destructions de la seconde Guerre mondiale y causèrent de graves dégâts. En 1972, la municipalité le racheta pour 998 750 francs et le restaura en 1989.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

26 janvier 1920

Le maréchal Foch en présence des troupes de la garnison de Calais et des autorités militaires  britanniques, pose la première pierre du monument « Dover Patrol » au Cap Blanc-Nez en souvenir des marins français et anglais morts pour la défense du Détroit. En 1921 fut érigé sur l’autre rive du Détroit, un obélisque jumeau situé à St Margaret’s-at-Cliffe à 10km environ à l’est de Douvres.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

26 janvier 1988

Le premier tunnelier fait son entrée dans le port de Calais à bord du « Project America ». Les Calaisiens se pressent au quai Paul Devot pour découvrir la machine produit par la société Robbins aux États-Unis. Une fois déchargé, le tunnelier traverse la ville sous l’œil ébahi des passants.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

27 janvier 1828

L’Américain James Fennymore Cooper, 38 ans, consul des États-Unis à Lyon, qui vient d’accéder à la célébrité littéraire avec sa nouvelle « Le dernier des Mohicans » (1826), embarque pour Douvres. Venant de Paris, il était descendu à l’hôtel Dessin avec son épouse, sa sœur, son frère, un enfant et une servante.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

27 janvier 1837

Le lougre fécampois « Phenix », jaugeant 43 tx, capitaine Jean Leclerc, monté par un équipage de cinq hommes, avec un chargement de barriques de vin et eau-de-vie, pris à Bordeaux à destination de Dunkerque lutte contre du très mauvais temps de N-N-E qui lui a éclaté ses voiles malgré les ris pris. Craignant de s’engager dans les bancs,  il décide de trouver refuge à Calais. Donnant dans le chenal, il est assailli par un grain des plus virulents de vent d’Est et un coup de mer épouvantable tombe à bord, emplit le navire qui manque à gouverner et vient en travers. La force du courant et l’impétuosité des coups de mer entraînent le bâtiment avec une rapidité sur le banc à l’Ouest du port où il talonne fortement. Les secousses démontent le gouvernail et le voilier se présente en travers de la lame près du fort Rouge où il menace de s’entrouvrir. Ce n’est qu’à marée basse que les autorités maritimes montent à bord pour prendre les dispositions nécessaires à son déchargement et sauvetage.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

27 janvier 1840

Le trois-mâts français « Victorine » de Honfleur, jaugeant 192 tx, capitaine Pierre Ange Aubrée, ayant dix hommes d’équipage, se trouve par un vent O-NO à deux lieues dans l’Ouest de Calais. Se voyant hors d’état de résister davantage à la tempête et craignant d’être jeté sur les bancs de Flandres, le capitaine décide de gagner le refuge du port de Calais. Il donne entre les jetées lorsqu’une bourrasque le précipite contre la jetée Est. Le navire talonne fortement et roule contre la jetée ; son ancre de bossoir bâbord s’engage dans l’estacade et se brise. Le navire éprouve d’assez fortes avaries : le bordage de bâbord est brisé, le plat bord par le travers des grands haubans de bâbord est fendu, les lisses brisées. Pour éviter d’autres avaries, le capitaine fait couper les galhaubans et plusieurs cordages et parvient enfin à entrer au port.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

27 janvier 1843

Décès à Calais de Claude Jérôme Burgaud, né en septembre 1769. En 1799, il avait fondé la Société d’Agriculture, ancêtre des Amis du vieux Calais. Époux d’Augustine Rosalie Fourmentin, il n’eut pas d’enfant. Le couple Burgaud habitait rue de Croÿ.

« M. Claude-Jérôme Burgaud, ancien receveur de l’enregistrement et des domaines, membre fondateur et président honoraire de notre société d’agriculture, pensionnaire de l’état, né à Lagny (Seine-et-Marne), est décédé à Calais vendredi dernier, à l’âge de 83 ans et 4 mois. Ses obsèques ont eu lieu lundi dernier, avec une certaine pompe. La société d’agriculture avait été convoquée dans la personne de tous ses membres, pour honorer la mémoire d’un de ses fondateurs et d’un de ses plus vieux membres. Une autre association [la loge maçonnique], dont faisait partie M. Burgaud, était également représentée à la cérémonie suprême dont il était l’objet.  […] M. Leleux, en sa double qualité d’ancien président de la société d’agriculture et de président d’une loge maçonnique, a prononcé sur la tombe du défunt un discours où toutes les qualités et tous les titres de M. Burgaud ont été passés en revue d’une manière fort convenable. Calais vient de perdre en M. Burgaud un de ses plus charitables habitans. »

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez ) 

27 janvier 1847

Une ordonnance règle les Watteringues (1). Celles qui sont  dans notrevoisinage sont surtout la 3e section  comprenant les Attaques ; la 4e, Coquelles, Nielles, Hames-Boucres ; la 5e, Ardres, Balinghem, Andres et Guînes.

(1) Elles furent instituées par un décret de 1809 qui leur donna pour objet l'exécution et l'entre­tien, l'administration et la surveillance qui, dans les arrondissements de Boulogne, St-Omer et Dunkerque, conservent à l’agriculture un territoire considérable conquis autrefois sur les eaux. Ce territoire fut divisé en cinq sections, dont chacune est administrée par une Commission de sept membres, nommés à l'élection par les 40 proprié­taires les plus imposés. Ce territoire représente exactement une Hollande en miniature, préservée comme elle de l'invasion des eaux par des digues à la mer. Mais, dans un sol aussi bas, dans ce vaste marais, il ne suffisait pas de s’opposer à l'introduction des eaux salées, il fallait encore pourvoir à l'évacuation des eaux pluviales, en profitant de la différence de niveau entre la haute et la basse mer.

( Ephémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

27 janvier 1850

Vente du mobilier du Cercle Littéraire établi à Calais, rue de la Mer.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

27 janvier 1897

La terrible tempête qui règne depuis quelques jours sur tout le littoral, cause de graves avaries. À Calais, les bateaux de pêche sont rentrés dans le bassin du Paradis, mais nombre d’amarres se rompent et de nombreuses collisions sérieuses se produisent. On estime à 100 00 francs les dégâts occasionnés. Le bateau « n° 213 s » s’échoue entraînant une perte d’environ de 2 000 francs.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

27 janvier 1936

Se rendant aux funérailles du roi George V d’Angleterre, M. Albert Lebrun, président de la République française accompagné de MM. Piétri et Flandin, ministres , d’amiraux et de généraux, parmi lesquels le général Gamelin, s’embarqua en gare maritime sur le « Côte d’Argent » à destination de Douvres. Le même jour passèrent le roi Carol de Roumanie, de nombreuses délégations des pays européens, le prince héritier de Suède, le roi du Danemark, l’ambassadeur du Japon etc …

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

28 janvier 1635

Élection d’un maire à Calais en remplacement de François Pocq Hobacq. Des troubles s’élèvent dans l’assemblée. Les électeurs ne s’entendent pas. On prétend que le candidat n’est pas assez « bon Calaisien ». On récrimine de part et d’autre ; et l’élection, dégénérée en émeute, exige la présence de la police pour prendre fin. Quentin Genest fut finalement nommé en qualité de mayeur.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

28 janvier 1758

Il y a du tapage à Calais et beaucoup de contestations pour la nomination du maire. Le sieur Antoine Tellier père qui avait déjà rempli cette fonction en 1741 et 1744, est nommé, mais il refuse. Un autre Tellier son neveu est élu, mais il se démet. Les bourgeois de Calais se décident  alors à reporter leurs voix sur Charles Louis Tack. Celui-ci, dont on ne voulait pas naguère, fit convenablement les affaires de la ville et, contrairement aux pronostics, il fut maire quatre années de suite. En ce temps là, on nommait le maire tous les ans. Il était rééligible. M. Benard fut nommé dix fois de suite, de 1772 à 1782, M Behague acheta la place moyennant 10 000 francs en 1783.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

28 janvier 1853

Il est question (1) de rétablir l'ancien évêché de Boulogne. Une longue discussion fut soulevée entre différents journaux de cette ville, de Calais et d'Arras sur l'oppor­tunité de la chose. Elle n'eut pas d'autre suite, et cette nouvelle tomba à l'eau, tout comme la pétition de création d'une sous - préfecture à Calais.

(1) Bien mieux, en 1560, il avait été question d'établir à Calais le siège d'un évêché. Ce n'est que le 3 mai 1566 que le pape Pie IV décréta, à la suite de la destruction de Thérouanne par Charles-Quint en 1553, l'érection des trois évêchés, Boulogne, St-Omer et Ypres. Les deux premiers furent supprimés en 1802. Celui d'Arras existait avant cette date mais sans avoir la même circons­cription. En 1802 on lui donna tout le département du Pas-de-Calais.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

28 janvier 1864

La ville de St-Pierre est autorisée à faire un emprunt de 500 000 fr, remboursable en 30 années, pour travaux consistant en l’achèvement de l’église paroissiale, une chapelle pour le quartier du Petit-Courgain, un presbytère et des écoles communales, un pont pour relier les deux quais garnis d’habitations, enfin le pavage de certaines rues.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

28 janvier 1867

Pilote à bord, le steamer à hélice « York », du port de Sunderland, capitaine John Lilley, jaugeant 445 tx 96/100, monté par un équipage de dix-huit hommes, entre au port de Calais avec un chargement de houille en provenance des docks de la Tyne. Il s’engage dans le radier des portes du bassin à flot. C’est alors qu’il terre à hauteur du pavillon des officiers du port à peu de distance de la jetée Est. Malgré tous les efforts de sa machinerie, il ne parvient pas à se renflouer. Posant sur un talus, le York a subitement renvoyé sur tribord. Pour le soulager, 4 allèges viennent l’accoster tandis que des ouvriers s’emploient à le soulager de 160 tonnes de charbon, ce qui permet de le remettre à flot.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

28 janvier 1915

À la demande de l’Amirauté britannique, on supprime dans les phares du littoral de Dieppe à Calais, les lampes à arc pour les remplacer par des lampes à pétrole, afin de diminuer leur pouvoir éclairant.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

28 janvier 1918

Le propriétaire du Fort-Nieulay demande aux personnes qui souhaitent se réfugier dans les caves voûtées lors des bombardements,  une rémunération de 3 francs par semaine. Le conseil municipal décide de mettre fin à cette activité lucrative et réquisitionne l’ouvrage militaire pour le mettre à la disposition de la population

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

28 janvier 1918

Un avion allemand de type « Gotha », biplan de 28 mètres d’envergure, d’une autonomie de 6 h 30 de vol et équipé de deux moteurs de 260 ch, ayant été pris en chasse par deux avions basés aux Baraques est contraint de se poser sur la plage de Zuydcoote. L’équipage n’ayant pas eu le temps de le détruire, comme l’imposait le règlement pour éviter l’espionnage des forces alliées, les autorités militaires françaises décident de l’exposer le 27 janvier à Dunkerque et le 28 janvier à Calais, place Richelieu devant le monument des Six Bourgeois. Ce fut un défilé ininterrompu de civils et de militaires venus le contempler.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — )

29 janvier 1550

Édouard VI, roi d’Angleterre, présente Guillaume Marche pour curé de la paroisse de Saint-Pierre, faubourg de Calais, à la suite de la résignation qu’en avait faite Guillaume Butter. ( Landrin, Histoire de St-Pierre ).

( côte 317 Médiathèque de Calais )

29 janvier 1644

Enregistrement des Lettres Patentes accordées aux religieuses bénédictines. Elles arrivèrent en octobre 1641, et elles furent logées rue de Thermes, se sauvant d’Ardres qui était menacé d’un siège. La municipalité de Calais leur opposa beaucoup de difficultés, et elles ne furent définitivement admises qu’à la condition de ne pas faire de quête en ville. Elles s’installèrent dans l’hôtel du marquis de Valençay, rue de Guise, et en 1861 elles achetèrent l’hôtel de la duchesse de Kingston, rue de l’Étoile, lorsqu’on leur retira la direction des écoles communales.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

29 janvier 1807

Le maire de Calais, Louis Étienne Michaud, forme le premier corps des sapeurs pompiers de Calais. M. Audibert-Leveux est nommé commandant, M. Gobert capitaine à la première compagnie, M. Quillacq capitaine à la deuxième compagnie, M Gossin capitaine de la troisième compagnie. Les trois compagnies forment un ensemble de 66 hommes. Par la suite, M. Audibert refusant le poste, M. Quillacq fut nommé, le 9 mars, commandant.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

29 janvier 1832

M. Pigault de Beaupré, délégué par le sous-préfet, installa dans ses fonctions M. Leveux fils, maire de Calais. Il prononça le discours d’usage auquel répondit M. Leveux, son ami d’enfance. MM. Grandsire et Devot furent nommés adjoint au maire, mais M. Devot déclara ne pas accepter.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

29 janvier 1885

Loi portant réunion des villes de Calais et de Saint-Pierre-les-Calais en une seule municipalité qui portera le nom de Calais. Le sénat et la Chambre des députés l’ont adoptée. Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Art 1 – Les deux communes de Calais et de Saint-Pierre-les-Calais (arrondissement de Boulogne-sur-Mer, département du Pas-de-Calais), sont réunies en une seule municipalité, qui portera le nom de : « Calais »

Art 2 – Il est pris acte des conventions conclues entre les communes de Calais et de Saint-Pierre-les-Calais, au sujet de l’emplacement du nouvel hôtel de ville à construire après la réunion

Art 3 – Par dérogation à l’article 12 de la loi du 05 avril 1884, le conseil général du département du Pas-de-Calais pourra, dans sa prochaine session, ordinaire ou extraordinaire, diviser la ville de Calais en sections électorales.

Art 4 – Les communes réunies par la présente loi continueront à jouir, comme sections de communes, des droits d’usage ou autres qui pourraient être respectivement acquis

Art 5 – Les contributions dont le taux est déterminé à raison de la population continueront, pendant dix ans, à partir du 1er  janvier 1885, à être établies, dans chacune des deux communes, d’après le chiffre de sa population particulière.

La présente loi, délibérée et adoptée par le sénat et par la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l’État.

Fait à Paris le 29 janvier 1885. Jules Grévy. Pour le Président de la République, le ministre de l’intérieur, Waldeck-Rousseau.

( Journal Officiel )

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

29 janvier 1918

Vers 22 h, nouveau bombardement. Pour une fois, malgré 62 bombes lancées, il n’y eut qu’un seul blessé et naturellement des dégâts matériels. Les bombes  tombèrent surtout sur Calais-Nord, sur le port, dans les environs du Petit-Courgain et sur les camps anglais.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

30 janvier 1791

En exécution de la loi du 26 décembre 1790, les ecclésiastiques fonctionnaires publics devaient prêter serment. À Calais, la prestation de ce serment avait été fixée au trente janvier. Le conseil général de la commune se transporta, ce jour, à l’église paroissiale, « où il est arrivé au moment où l’on célébrait la grand’messe ». À l’issue de la messe, le procureur de la commune requit que lecture fut faite du décret relatif au serment ; lecture faite de ce décret par le greffier de la municipalité «  le maire fit un très beau discours analogue à sa fonction instante », dit Pigault de L’Èpinoy. Puis MM. Gavet et Faudiez, tous deux prêtres fonctionnaires, attachés à l’église paroissiale, M. Modwyck, aumônier du fort Nieulay, y faisant les fonctions curiales, M. Grégoire Goyer, prêtre, aumônier de la garde nationale de la ville, s’étant avancés vers la principale grille du chœur, qui était ouverte, ont prêté « aiant la main droite sur la poitrine », en présence du conseil général et des fidèles, le serment de remplir leurs fonctions avec exactitude, d’être fidèles à la Nation, à la loi et au Roi, et de maintenir de tout leur pouvoir la Constitution décrétée par l’Assemblée nationale et acceptée par le roi. M. Faudiez avait préalablement prononcé un discours remarquable qui fut imprimé par ordre des officiers municipaux. Pigault de L’Épinoy nous apprend que le serment des ecclésiastiques de Calais fut prêté « aux applaudissements d’un peuple immense qui approuva, par sa joye et sa tranquillité, un décret qui depuis longtemps formait le vœu général de la nation ». Le curé de Notre-Dame et quelques ecclésiastiques refusèrent de prêter serment constitutionnel. Le citoyen Faudier fut nommé peu après curé de la paroisse. Grégoire Goyer, qu’il choisit pour vicaire, devint plus tard bibliothécaire de la ville, lors de la création du « Dépôt littéraire » de Calais. Le curé Faudier était un ardent patriote. Il prenait le titre de « curé de la paroisse Notre-Dame, par la libre élection du peuple et de la miséricorde divine ».

( Tablettes Historiques du Calaisis par C. Landrin )

30 janvier 1830

Décès à Calais de Charles André Giroud ; né à St-Pierre-les-Calais le 17 août 1750 d’un père homonyme chirurgien, il aura été pendant un demi-siècle l’infatigable médecin des pauvres. Exerçant pendant quarante-sept ans à l’hospice civil, chirurgien du corps des sapeurs-pompiers depuis leur organisation (1807), il aura toujours secouru les indigents sans se faire payer, préférant le service de la collectivité à sa réussite matérielle personnelle. Il fut affaibli par un catarrhe vésical, qui dégénéra en cancer pendant ses dernières années, et le conseil municipal unanime, en sa séance du 3 février 1823, lui octroya une pension de deux cents francs, en regrettant que la loi ne lui permît point d’offrir plus.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez ) 

30 janvier 1854

L'Administration de St-Pierre fait afficher l'annonce de mise en adju­dication de trottoirs continus dans la rue Lafayette. La largeur de cette rue varie de 20 à 22 mètres, et de longueur elle a 1017 mètres 75 centimètres. Les trottoirs auront chacun de 4 à 5 mètres. Cette première adjudication fut faite pour une longueur de 520 mètres seulement,  du Pont jusqu'au  coin de la rue du Four-à-Chaux (5 582 fr. 45).Le tout fut terminé en 1858, ainsi que la plan­tation dans la Grande-Rue et la rue Lafayette, dont nous avons vu les derniers arbres en 1877-78, à l'époque où l'on refit les trottoirs d'une manière uniforme et où l'on termina le pavage de la route Nationale.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

30 janvier 1861

Un décret à cette date établit une contribution spéciale sur les patentés pour subvenir aux dépenses de plusieurs Chambres de Commerce. La Chambre de Commerce de Calais y figure pour une somme de 1600 fr.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

30 janvier 1882

La ville de St-Pierre est frappée par une catastrophe qui a derrière elle de graves responsabilités. La compagnie des Eaux de Guînes alimentait par traités les villes de St-Pierre et Calais. Un réservoir pouvant contenir huit cents mètres cubes d’eau était inauguré. Devant ce réservoir se trouvait l’habitation du gardien, dont la femme tenait un  refuge de jeunes enfants. Sans se préoccuper des conséquences malheureuses qui pouvaient résulter si les constructions ne répondaient pas aux besoins de l’entreprise, l’administration des Eaux ordonne de remplir le nouveau réservoir. Personne n’est prévenu de l’opération ; ni le gardien, ni les voisins ne savent ce qui se passe. Le tuyau alimenteur est ouvert ; l’eau arrive en abondance ; mais à peine le réservoir est-il plein au tiers qu’un effondrement épouvantable se produit. La muraille et les charpentes tombent sur la maison du gardien qui est écrasée et, avec elle, des petits enfants qui étaient là pour se récréer. On dénombre 9 morts et 4 blessés. La municipalité, considérant cette catastrophe comme un malheur public, se charge des funérailles des victimes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

30 janvier 1898

Premier match d’un nouveau sport, le football, et cela sur la pelouse du Vélodrome. Ce match d’entraînement était organisé par une société en formation, société qui devait compter des Anglais et eut lieu entre 10 h et 11 h 30 du matin. Le public était convié à y assister au prix d’entrée de 0.20 francs. Le football était inconnu chez nous et la presse promit d’expliquer les règles du jeu. Le nouveau jeu dut plaire au public car, après une deuxième séance d’entraînement, la société se forma définitivement et prit le nom de « Union Sportive de Calais ». L’Union joua son premier match officiel le 6 mars 1898 à St-Omer contre un club de la ville « Le Sport Audomarois ». Les Calaisiens gagnèrent par un but à zéro. Le 27 mars, St-Omer prenait sa revanche et battait Calais par 3 à 2 et cela devant un millier de spectateurs.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

31 janvier 1680

Les habitants de Calais ( ceux qui faisaient profession de la religion catholique ) avaient journellement à se plaindre des agissements du sieur Chesneau, curé de leur paroisse. Les maieur et échevins, fatigués de la conduite plus que scandaleuse de cet étrange curé, s’assemblèrent « en la maison de ville, par provision et consentement de Monsieur le marquis de Coustebourne, gouvernant pour le Roy en cette dite ville, en présence de messieurs les gens du Roy, antiens mayeurs, vice-mayeurs, eschevins,  juges-consuls et marguilliers dudit lieu, et plusieurs autres notables bourgeois » à l’effet de dresser procès-verbal des plaintes qui leur étaient faites chaque jour, « allencontre de M. Nicolas Chesneau, prestre , curé de l’église Dieu et Notre-Dame dudit Calais » On lit dans ce procès-verbal que depuis que le sieur Chesneau est curé, il a toujours négligé d’administrer les malades et les mourants ; qu’il ne prend même pas la peine de « rendre aucune visite aux malades, comme doit faire un bon curé » ; que depuis longtemps, il ne se chante « ny messe ny vespres », malgré toutes les remontrances des maieurs et échevins, à qui le curé répond que ce n’est pas à eux de se mêler de sa paroisse « ce quy cause un grand desplaisir aux paroissiens et un grand scandale vers les huguenots et hérétiques, qui sont en grande quantité en cette ville ». Ce n’est pas tout. On lit encore « que ledit sieur curé en certaines semaines n’entre pas deux fois à l’église, et ne se soucie pas du désordre qu’il peut y avoir ; à peine y vient-il le dimanche pour dire la grand’messe, n’ayant pas mesme la capacité de faire le prosne ny d’exhortation au peuple… ». « Qu’il meine une vye toute contraire à son caractère, son presbitaire servant plustot de retraite aux gens desbauchés, quy fument le tabacq ave luy, les jours et les plus grandes parties des nuits, que d’azile aux pauvres, lesquels il n’a jamais reçu qu’avec des rebutades et emportemens …. ». « Que souvente fois il est arrivé que plusieurs pauvres personnes estant mortes, il les a laissé trois jours entiers sans les inhumer, parce qu’ils n’avaient point de quoy payer …. ». L’assemblée décide de dresser procès-verbal et de supplier le duc de Charost, pair de France, gouverneur de Calais, de faire « sa très humble remontrance à sa Majesté » au sujet de ce prêtre indigne.

( Tablettes Historiques du Calaisis par C. Landrin )

31 janvier 1760

Mort, à Calais, de J.-B  Mallet de Brèmes, le célèbre et spirituel auteur des Remarques historiques et critiques sur les  Annales  de   Calaisde P. Bernard,  Ces «  Remarques » ont été imprimées chez Gontier, à Saint-Pierre, en 1870.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

31 janvier 1877

Ouragan qui fait de grands dégâts aux jetées du port de Calais. Celle d'Ouest est coupée, et celle d'Est a de nombreuses avaries. Les vagues ont renversé les fondations qui supportaient la voie ferrée depuis la crique jusqu'au café Deligny. À la marée de nuit, le niveau de l'eau du chenal dépassa le sol de la jetée et les vagues vinrent balayer le pied du mur d'enceinte du Courgain. — Déjà le 1er janvier précédent et le 12 mars 1876, il y avait eu des tempêtes du même genre. — Les dégâts, à la jetée Est seule sont évalués à vingt-cinq mille francs. À Douvres, la mer aussi a fait rage et démoli une partie du bout de la jetée : les lames char­riaient à la côte des blocs de cinq tonneaux.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

31 janvier 1885

Décret nommant une commission sous la présidence de  M. Ravisse pour administrer la nouvelle ville de Calais en attendant l’élection du Conseil municipal. Cette administration dura jusqu’au 10 mars.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

31 janvier 1953

Terrible ouragan sur le Calaisis. C’est au lieu dit Maison Blanche, près d’Oye-Plage, que la première digue cède sous les assauts de la mer qui recouvre 23 hectares de terre. Une autre brèche de 15 mètres de large est ouverte entre Blériot-Plage et Sangatte, la route nationale et les champs sont submergés par 40 centimètres d’eau de mer. Il y a urgence car la rupture de la digue pourrait provoquer une inondation jusque Saint-Omer. De gros moyens de consolidation sont mis en œuvre par la mairie de Calais, les ponts et chaussées et la chambre de Commerce. Malheureusement, une des deux constructions provisoires ne résiste pas aux coups de boutoir de la marée suivante qui inonde cette fois 200 hectares du coté d’Oye-Plage. Au port, le bassin du Paradis se confond avec l’avant port et le quai d’Angoulême est sous les eaux. Ces trois jours de tempête ne firent aucune victime sur le littoral.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

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