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Gentille Annette de Boëldieu

La musique que vous entendez, jouée depuis 1821 sur les toits de Calais, est l'air de 'Gentille Annette' de Boëldieu, interprété par Michel Hippolyte.

blason calais rappelARMOIRIES DE LA VILLE DE CALAIS De gueules à l’écusson d'azur chargé d’une fleur de lis d’or soutenue d’un croissant d’argent, l’écusson sommé d’une couronne fermée de France d’or, accosté de deux croix de Lorraine d’argent et accompagné en pointe d’un besant d’argent chargé de la croix de Jérusalem d’or. Le blason de Calais fut accordé par le roi Henri II en 1558. La croix de Jérusalem et le croissant évoquent le passage, dans cette ville, des croisés français et anglais. La fleur de lys et la couronne marquent la satisfaction du roi de France de recouvrer Calais après plus de deux siècles d'occupation anglaise. Les croix de Lorraine font référence au libérateur de la ville, le duc de Lorraine, François de Guise. Elles furent confirmées par lettres patentes de Louis XVIII, le 19 avril 1817. Sur les armoiries, figurent de gauche à droite : la croix de guerre 1914-1918 (25 août 1919), la Légion d'honneur (12 juillet 1947) et la croix de guerre 1939-1945 (08 mai 1949).drapeau calais rappel2LE DRAPEAU DE CALAIS Calais est l'une des seules cinq villes de France à être autorisée à avoir son propre drapeau, sur ordonnance royale, avec Dunkerque, Boulogne sur Mer, Le Havre et Saint Malo. Le drapeau calaisien, constitué d’une croix scandinave blanche sur fond bleu d’azur, est celui qui flotta sur l'ancien beffroi, à la tête des milices bourgeoises et aux mats des vaisseaux corsaires de la Ville. Après une longue période d’absence, en 2017 le drapeau de Calais flotte de nouveau sur les toits de la ville, au sommet de la tour du Guet.

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L'Hôtel de Ville

Cet élégant bâtiment est aujourd’hui emblématique de la ville de Calais. Il est pourtant récent, la première pierre ayant été posée juste avant la première Guerre mondiale et l’inauguration faite en 1925. Son emplacement est symbolique, à égale distance des anciens hôtels de ville de Calais et de Saint-Pierre, et il constitue le trait d’union entre les deux anciennes cités voisines qui venaient de fusionner. L’architecte Debrouwer, qui fera ensuite l’hôtel de ville du Touquet, l’a conçu en style Renaissance flamande. Il présente une décoration soignée, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Le beffroi est classé. C’est ici que le capitaine de Gaulle a épousé la Calaisienne Yvonne Vendroux. Dressé sur une place dégagée qui le rend bien visible sous tous les angles, donnant sur un ensemble de jardins fleuris et sur le parc St-Pierre, précédé de la statue des Six Bourgeois de Rodin, il est l’un des monuments les plus photographiés de Calais.
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Ephémérides Mensuelles

Pas de Calais - France

Calais trouve son origine dans le comblement du golfe de l’Aa et la configuration actuelle du littoral après l’an 1000. La mer s'éloignant de plus en plus des anciens ports – Bourbourg, Bergues, Furnes –il fallut en ouvrir de nouveaux au XIIème Siècle. Dans l’Histoire de Calais, on distingue trois périodes : avant et après les Anglais, et la période anglaise (1347-1558). Les hasards de l’Histoire firent que Calais était aux rois d’Angleterre quand Boulogne et Ardres étaient aux rois de France, et Saint-Omer et Dunkerque aux comtes de Flandre et ducs de Bourgogne. Si Calais a, depuis l’origine, constitué une voie d’échanges privilégiée avec l’Angleterre et reste, depuis les années 1850, le premier port de voyageurs de France, sa fortune industrielle résulte de l’installation de tullistes anglais juste après Waterloo qui lui permirent de devenir, pour un siècle, le premier centre dentellier du monde. Il reste de ces époques divers témoignages, dont les plus emblématiques sont évoqués ci-contre.

Reproduction interdite sans l'autorisation formellement écrite des 'Amis du Vieux Calais'.
MISE A JOUR 2016 DES EPHEMERIDES CALAISIENNES

Les nouvelles dates sont en 'Fond Rougeâtre'.

L'orthographe ancienne est toujours respectée et reproduite fidèlement.

Reproduction interdite sans l'autorisation des 'Amis du Vieux Calais'.

recherche et transcription par Gilles Peltier.

1er décembre 1720

La mer, par la suite d’un orage terrible, fait aux digues et glacis du Fort-Nieulay trois brèches par lesquelles elle entre dans le pays sur la largeur de 28 toises et sur une de hauteur pendant douze marées consécutives. Déjà en 1614, la mer, après avoir endommagé la digue de Sangatte, submergea toute la basse ville dite de St-Pierre et se répandit jusqu’à Guînes, malgré le soin qu’on eut de fermer les brèches aussi vite que possible.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

1er décembre 1745

Depuis cette date environ jusqu'au mois de février suivant, les ports de Calais, Boulogne, Dunkerque et Ostende, four­nissent des bateaux destinés au transport de 30 000 hommes réunis dans la région pour obliger l'Angleterre au rappel de ses troupes qui étaient en Flandre. (1).

(1) Calais et la campagne étaient remplis de troupes. Le duc d'York (depuis cardinal) et le duc de Richelieu (maréchal de France)  qui devait commander les troupes destinées à embar­quer pour l'Angleterre et faire une diversion en faveur du prince Édouard, se rendent à Calais. Cette ville fut le centre des opérations qui obligè­rent les Anglais à envoyer le long de ces côtes leurs vaisseaux pour empêcher la sortie des bateaux de transport ; trois fois les troupes embarquèrent et furent autant de fois débarquées. Pigault de l’épinoy.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

1er décembre 1818

On allume pour la première fois le Phare à feux tournants construit sur la Tour du guet de Calais. Le phare actuel a été inauguré en 1848. La tour du guet remonte à une époque très reculée. Elle a été réparée plusieurs fois, notamment en 1606 et 1811. Le 6 avril 1580, un tremblement de terre épouvan­table se fit sentir dans notre région. « La tour du Guet se divisa en deux parties, dont l'une s'écroula avec l'escalier. L'autre resta debout. Le guetteur se trouvait heureusement dans celle-ci avec sa femme. L'événement les avait surpris à table, pendant qu'ils soupaient, et l'on dut faire emploi d'échelles et de cordages pour les sauver. » (F. morand).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

1er décembre 1839

Décès de Gaspard Jean Eusèbe Pigault-Maubaillarcq, à près de 84 ans. Il était fils du maire Pigault de l’Epinoy. Né à Calais le 15 décembre 1755, commerçant, membre fondateur de la loge de Saint-Louis des Amis Réunis en 1784, lieutenant des maréchaux de France, membre de la Société Populaire et officier municipal sous la Révolution. Anglophile et royaliste, il subit les guerres napoléoniennes et se montra toujours favorable au rapprochement avec l’Angleterre. Conseiller municipal sous la Restauration, il démissionna de ses fonctions en juin 1830, et s’installa à Coulogne dont il devint maire l’année suivante. Après la mort de son père (1797), il en poursuivit les Mémoires sur le Calaisis, et ce jusqu’en 1834. Ces Souvenirs d’un contemporain constituent un témoignage précieux sur la vie locale. Comme son frère Pigault-Lebrun, il se piquait d’écrire : en 1810, il publia « La famille Wieland » et, deux ans plus tard, « Isaure d’Aubignie », un roman sous forme de lettres adapté de l’anglais. Connu d’abord sous le nom de Pigault de Beymont, il adopta au moment de son mariage le patronyme de son épouse Marie Jeanne Gabrielle Maubaillarcq. Ils demeuraient rue de la Douane, sur l’emplacement de l’ancien couvent des Capucins. Conservant une étonnante lucidité, il écrivit jusqu’au bout pour la presse locale.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

1er décembre 1852

Décès d’Antoine Maquignon, doyen des pilotes du port de Calais, âgé de 65 ans 1 mois, après vingt-neuf années de service comme pilote. Le Gouvernement lui avait accordé une médaille d’honneur pour ses actes de courage, et il était la fierté d’une des plus honorables familles du Courgain. Toute notre population maritime, et bien d’autres concitoyens, ont tenu à honorer la mémoire du brave marin en accompagnant son cercueil.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

1er décembre 1855

M. Champailler fils aîné, de St-Pierre, offre à tous ses ouvriers une fête à l’occasion de sa nomination dans la Légion d’honneur. M. Champailler avait aussi reçu une médaille de première classe pour l’industrie tullière à la grande exposition. Il est l’importateur en France du point d’esprit. Il a le premier introduit un moulinage de soie à St-Pierre. Il a commencé avec succès la culture du mûrier. Enfin il compte vingt huit ans de services publics et gratuits comme président et membre du tribunal et de la chambre de commerce de Calais et de la chambre consultative de St-Pierre.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

1er décembre 1924

Décès à Calais de Pierre Noyon, fabriquant de tulle, qui fut élu maire de Calais le 20 mai 1900. Il ne resta que dix-huit mois à la tête de la municipalité. Le 5 décembre pour des raisons de santé, il présente sa démission en laissant sa place à son adjoint, Edmond Basset. Lors des élections municipales suivantes, Edmond Basset, réélu au fauteuil majoral, fera de lui son premier adjoint.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er décembre 1951

Le Conseil municipal décide que les transports en commun de la ville seront désormais exploités au moyen d’un service d’autobus et entérine le  déclassement de toutes les lignes de tramway.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er décembre 1965

Décès de Victor Mussel à l’âge de 89 ans. Le 6 septembre 1933, le président de la République, Albert Lebrun,  nomme une délégation de sept membres chargés d’administrer la ville de Calais, suite à la démission à l’unanimité du conseil municipal pour protester contre l’indifférence des pouvoirs publics devant la crise économique qui touche l’industrie de la dentelle. La présidence est confiée à l’avocat Victor Mussel jusqu’au 29 octobre 1933 qui voit la réélection du conseil municipal démissionnaire.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er décembre 1990

Jonction historique du lien trans-manche ; à partir de ce jour l’Angleterre n’est plus une île. Les tunneliers anglais et français avaient laissé place aux marteaux piqueurs. C’est le Français Philippe Cozette qui fut désigné pour percer les 35 cm de craie qui séparaient les deux galeries. À 12 h 12, le trou est assez grand pour laisser passer le premier Anglais Robert Graham Fagg. Symboliquement, les deux hommes échangent les drapeaux de leurs pays.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

02 décembre 952

Arnould-le-vieux, comte de Flandre et abbé de St-Bertin, donne à sa communauté la terre de Marck, dont dépendait l’église de Pétresse. Cette donation fut ratifiée le 7 janvier 962 par le roi Lothaire. L’église de St-Pierre existait déjà dès le VIIème siècle, puisque les historiens s’accordent à reconnaître que saint Bain y vint, à cette époque, prêcher le christianisme. Elle était établie sur le point culminant du banc des galets qui s’étend de Marck au fort Nieulay. Le canal actuel qui passe au pied de ce monument n’existait pas alors. Il n’a été creusé que plus tard, pour concourir à la défense de Calais. La rivière de Guînes se joignait, en ce temps-là, à la vieille rivière (watergand du Sud, au pont Gilles ), et s’en allait se jeter au fort Nieulay.

(Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )  

02 décembre 1661

Louis XIV, arrivé la veille à Calais, prend possession de Dunkerque.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

02 décembre 1790

Démission de M. Pierre Crochez, maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

02 décembre 1804

Le couronnement de l’Empereur eut lieu à cette date. Les gardes nationaux du Pas-de-Calais eurent à fournir une députation de seize hommes pour assister à la cérémonie, M. Gaspard Salembier, de Calais, fut choisi pour représenter la garde Nationale de notre ville.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

02 décembre 1867

Alors que la tempête fait rage une nouvelle fois devant Calais, une barque de pêche, « Le Père et Fils » disparaissait corps et biens en mer entraînant dans la mort ses huit hommes d’équipage dont Éléonore Mulard fils, le propre enfant du sauveteur Éléonore Mulard, patron du canot de sauvetage, mis à trois reprises à contribution ce jour-là. C’est en effet ce même 2 décembre que la Goélette anglaise « Forester », chargée de terre de pipe, ratait l’entrée du port en tout début de matinée et faisait naufrage elle aussi. Les sauveteurs calaisiens, très rapidement sur le qui-vive, utilisèrent pour la première fois le nouveau canot de construction française dont la  station de Calais de la Société Humaine venait d’être dotée par la Société Centrale des Naufragés. Le canot de sauvetage parvint à récupérer les marins de la goélette qui furent réconfortés au « Café des Bains » à la plage. Le même jour à 18 heures, la plage devait être le théâtre d’un nouveau naufrage. Cette fois, c’est le bateau russe « L’Aïna », en provenance de Cadix avec un chargement de malaga, qui venait de s’échouer. Les sauveteurs parvinrent à porter assistance aux naufragés en intervenant à pied, par la plage et le lendemain, chacun des naufragés put regagner la terre ferme à la faveur de la marée basse.

( Appareillage immédiat – Bernard Barron )

02 décembre 1867

La goélette anglaise « Forester » de Rye, s’échoue à l’Est du port de Calais. Elle est renflouée, mais sa cargaison est perdue. Le même jour, la goélette russe « Emma » s’échoue au même endroit mais le navire et sa cargaison sont perdus. L’équipage est sain et sauf.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

02 décembre 1883

Ouverture de la salle de spectacle baptisé « Hippodrome-Théâtre », rue de la Pomme-d’Or qui propose des divertissements variés ( conférences, comédie, opérettes etc ). Dès 1903, en alternance avec les représentations théâtrales, des séances de cinéma muet sont proposées. À la suite de travaux de rénovation, en 1908, l’établissement prend le nom de « Théâtre des Arts ». Quarante et un ans plus tard, le cinéma est entièrement refait et inauguré le 2 septembre 1949. Son propriétaire exploite deux autres cinéma, l’Alhambra et le Colisée. Le caractère multidisciplinaire est gardé avec l’accueil meetings politiques, arbres de Noël, galas de variétés ; de nombreux artistes viendront se produire : Edith Piaf, Charles Trénet, Johnny Halliday, Sylvie Vartan, Françoise Hardy, Jean Ferrat, pour ne citer que ceux-ci. Dans les années 70, le déclin commence et en 1978 l’établissement ferme ses portes. Le bâtiment sera démoli au début du mois d’avril 1988 pour laisser place à un parking. Par la suite toutes les autres salles de cinéma de Calais connaitront le même sort, seul l’Alhambra, après un arrêt de quelques années rouvrira, en août 2005. 

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

02 décembre 1917

Naufrage du Lord Grey. Ce bateau faisait partie de la célèbre escadre de la « Dover Patrol » qui sillonnait et surveillait le Détroit. Drossé à la côte, il s’avère rapidement impossible de sauver l’équipage par la mer. Aussitôt c’est un convoi terrestre qui se met en route, composé entre autres des Calaisiens Alfred Devos, Auguste Plé, Paul Cochard et du gabier Agneray, dignes représentants des Gavet et Marechal. Grâce à un câble tendu entre la côte et l’épave, Alfred Devos peut réussir à sauver l’équipage, à l’exception du dernier marin. Ce bain de mer glacé aura raison de la vie du sauveteur qui décédera 10 jours plus tard d’une double congestion pulmonaire.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

02 décembre 1953

Devant le déficit chronique « des voies ferrées et d’intérêt local du département du Pas-de-Calais » estimé à 80 millions par an, le Conseil Général décide de demander la résiliation du contrat de concession attribué à la Compagnie Anvin-Calais. Le train de Guînes était donc destiné à disparaître très prochainement et un service routier à le remplacer.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

02 décembre 1971

À l’invitation des anciens de « Marine-Dunkerque », le sous-marin « Espadon », de la série Narval, qui avait été lancé en 1958, mesurant 78 mètres de long avec un équipage de 63 hommes, dont trois Calaisiens,  accoste au bassin Carnot pour une opération « écoutilles ouvertes » durant le week-end.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

03 décembre 1565

Le roi de France nomme trois experts pour procéder, de concert avec ceux du roi d'Espagne, au bornage de leurs terres respectives, entre Calais et Gravelines. Cette opération eut lieu le 21 du même mois et un procès-verbal détaillé en a été dressé, à cette date, à Gravelines.

(Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

03 décembre 1803

La 3me division de l'armée commence à  creuser  le  port d'Ambleteuse.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

03 décembre 1810

On brûle à Calais publiquement une grande quantité de marchandises anglaises prohibées. Aujourd’hui, on les mettrait en vente et le produit entrerait dans les caisses de l’État. C’est au moins plus pratique.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

03 décembre 1945

Prenant la succession de l’École d’Arts décoratifs, la nouvelle École des Arts appliqués est inaugurée, officiellement, 6 rue des Soupirants.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

04 décembre 1362

Le roi de France voulant exécuter le traité de Brétigny dans toutes ses clauses, écrit à son cousin, le sire de Fiennes, connétable, de se soumettre au roi d'Angleterre, sa terre étant l'une des douze baronnies du comté de Guînes qui devait faire retour aux Anglais. Mais Robert de Fiennes ne prétendit pas obéir aux ordres du roi de France, donnés sans doute bien malgré lui ; il défendit son château et refusa de devenir le vassal du roi Édouard III. En 1370, celui-ci ordonna à l'un de ses meilleurs capitaines, un Breton nommé Knolles, d'aller s'emparer du château de Fiennes. Knolles réunit 25 000 hom­mes à Calais, et se mit en mesure d'atteindre le château. Le connétable de France s'y était enfer­mé et avait pris les meilleures dispositions pour bien recevoir les ennemis. Ceux-ci s'en aperçurent et désespérèrent du succès de leur entreprise. Au bout de quelques jours, ils se retirèrent découragés.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

04 décembre 1677

Baptême, au Temple de Guînes, de Jeanne Le Roy, née à Coulogne. Quinze jours après, l'on baptise au même Temple un autre enfant, Abraham Duvinage, né également à Coulogne. Il y avait, à cette époque, un grand nombre de familles protestantes dans ce village. Nous y voyons, peu de temps avant la révocation de l'édit de Nantes, un maître boulanger, un maître charron, un maître maréchal, un maître tisserand, un tailleur, des cordonniers, des tonneliers, etc

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

04 décembre 1817

Deux célébrités scientifiques débarquent ensemble aujourd’hui, en provenance de Londres, Alexander von Humboldt et François Arago. Après sa fameuse expédition en Amérique, qui a duré cinq ans, le baron von Humboldt s’est installé à Paris, où il s’est lié d’amitié avec de nombreux savants dont son cadet de quinze ans, François Arago, astronome et physicien, qui aura un destin politique. Le nom de Humboldt sera donné au courant maritime qui longe les côtes américaines du Pacifique.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

04 décembre 1818

Aujourd’hui débarque le député tory Robert Peel, 30 ans, qui n’est encore que Membre du Parlement, mais il s’agit du futur ministre de la police (et c’est de son prénom que les « bobbies » de Londres tireront leur surnom) et premier Ministre.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

04 décembre 1847

Décès de Jacques Leveux, ancien maire de Calais. Né le 10 septembre 1781, il étudia au collège de Compiègne, puis séjourna longuement en Angleterre et en Hollande avant de revenir à Calais. Armateur et négociant, à la tête de la plus ancienne maison de commerce de la ville, il fut juge au Tribunal de commerce et membre de Chambre de commerce. Consul de Hollande et vice-consul de quatre autres pays, Président de la société philharmonique, du Bureau de bienfaisance, franc-maçon … c’était un homme à activités multiples. Fils du maire de Calais pendant la Révolution, il fut longtemps officier de la garde nationale. Il devint adjoint au maire en 1818. Douze ans plus tard, à la chute de Charles X, il fut nommé provisoirement maire de Calais mais le resta de fait pendant plus de onze années. C’est pendant son mandat que l’on commença à aménager la plage pour y accueillir les baigneurs et que furent réalisés l’éclairage de la ville par le gaz, le Mont-de-Piété, la Caisse d’épargne, les travaux d’agrandissement du port ( bassin ouest, écluse des chasses, prolongement des jetées), une école primaire supérieure, le musée, la salle de concerts de la rue Saint-Michel et une salle d’asile. Des ennuis de santé le contraignirent à abandonner ses fonctions de maire en 1842, mais il demeura conseiller municipal jusqu’à sa mort, cinq ans plus tard, le samedi 4 décembre 1847 à 10 h du matin, d’une apoplexie foudroyante, comme son père. Avec les funérailles imposantes du petit homme (1,62m), demeuré célibataire, le nom des Leveux disparut de Calais. Sa sœur Suzanne avait épousé Jacques Philippe Vendroux. La rue de la Comédie, où se trouvait la maison familiale, fut renommée juste après sa mort « rue Leveux ». Elle existe toujours sous ce nom, quoique déplacée lors de la reconstruction de la ville après 1945.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

04 décembre 1872

La goélette « Margarita » venant de Pologne est surprise par la tempête et drossée à la côte entre la jetée Ouest et le fort Lapin. Les cinq hommes d’équipage se réfugient dans le gréement, mais la femme du capitaine et ses deux enfants sont emportés par les flots. Aussitôt l’alerte est donnée au Courgain et le canot de sauvetage, commandé par le patron Éléonore Mulard, est mis à l’eau. Après une lutte contre les éléments déchaînés, les sauveteurs réussissent à embarquer de justesse les rescapés. Dix minutes après le bateau sombrait.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

04 décembre 1892

Sur la proposition de l’académie de Médecine, le ministre de l’intérieur  décerna une médaille de bronze au docteur Guyot de Saint-Pierre pour son travail sur l’hygiène de l’enfance. Le docteur Guyot avait déjà obtenu une récompense pour un travail analogue de la Société protectrice de l’enfance.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

04 décembre 1915

Vers 12 h 30, un train spécial amenait à Calais-Maritime, M. Aristide Briand, Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères, accompagné du général Gallieni, ministre de la Guerre, de l’amiral Lacaze, ministre de la Marine, du général Joffre nommé depuis deux jours commandant en chef des armées françaises. Quelques minutes après, un rapide destroyer arrivait en rade avec une escorte de patrouilleurs et franchissait le chenal, ayant à son bord M. Asquith, premier ministre anglais, M. Balfour, premier lord de l’Amirauté, et Lord  Kitchener. Après un rapide déjeuner, la conférence s’ouvrit à 14 heures, sous la présidence de M. Briand et dura jusqu’à 18 heures. On y évoqua la grave question du corps expéditionnaire de Salonique. L’armée serbe, en déroute, se repliait dans d’horribles conditions. Sur le Carso, Autrichiens et Italiens se livraient de rudes combats, tandis que les troupes bulgares se préparaient à attaquer le front français de Salonique.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — )

05 décembre 1779

Un cutter anglais arrive à Calais, monté par 17 matelots qui déclarent déserter la marine militaire anglaise.

 ( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

05 décembre 1785

On ouvre à Calais un cours public et gratuit de  mathématiques, de dessin et d'architecture, au professeur duquel, le sieur Durand, la Ville donna  une gratification de 400 livres en 1788.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

05 décembre 1791

Formation d'un tribunal de commerce à Calais. Ce tribunal avait été établi par la loi du 19 janvier de cette année. Avant le tribunal de commerce, il existait à Calais une Juridiction consulaire composée de trente notables marchands, parmi lesquels étaient choisis un juge et deux consuls. (Édit. du mois d'avril 1565).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

05 décembre 1838

Au retour de sa tournée londonienne, l’orchestre de Johann Strauss passe à Calais et s’y produit en concert. On trouve un compte rendu de cet évènement dans L’Industriel Calaisien du 8 décembre. Malade, le chef d’orchestre licencie ensuite son orchestre et se rend à Paris pour s’y faire soigner. Les Calaisiens ont eu la chance d’assister à ce concert, qui sera le dernier de la tournée

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

05 décembre 1851

Arrêté qui interdit jusqu’à nouvel ordre toute réunion des sociétés de bienfaisance ou maçonnique de Calais et St-Pierre : il y en avait neuf. Vingt cinq jours après, leur dissolution est prononcée au nom de la morale et de la sécurité publique.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

05 décembre 1852

La proclamation de l’Empire s’est faite à Calais, sur la place d’armes, à midi, par les soins de M. Édouard Mayer, maire de la ville, en présence du conseil municipal, des autorités civiles et militaires, des différents corps armés et d’une foule d’assistants qui se pressaient pour voir accomplir cet acte.

( Annales de Calais par C. Demotier )

05 décembre 1940

Vers 8 h 30 du matin, des avions anglais lâchent cinq bombes sur la rue de Vic. Dans la nuit du 4 au 5 décembre un autre avion avait lancé deux bombes qui avaient atterri  sur la rue des Fontinettes.

(Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier  - Calais à l’heure Allemande par G. Dauchard )

06 décembre 1762

Le bureau de poste de Londres commença d’envoyer son paquebot à Calais pour y apporter la « malle » d’Angleterre pour la France et y prendre en échange celle de France pour l’Angleterre. À dater de ce jour, la correspondance cessa de se faire par Ostende.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

06 décembre 1789

Le dernier arrêt royal concernant le dessèchement de notre pays. La première trace d'ordonnance concernant les wateringues date de 1169, c'est une charte de Philippe d'Alsace, comte de Flandre et de Vermandois. Jusqu'à  la Révolution,  ce fut une société particulière qui s'en occupait ; ce n'est que le 28 février 1793 qu'un arrêté du conseil-général du Pas-de-Calais décla­rait que dorénavant les travaux des wateringues seraient réputés charge générale du gouverne­ment et de l'État, et entretenus comme tels sous la direction des Ponts-et-Chaussées. Un décret impérial survint en 1806, un autre le 28 mai 1809, puis une ordonnança royale en 1833. — « Grâce à ces travaux gigantesques, disait M. Louis Devot en 1852, une étendue de 30 mille hectares de terre d'une valeur de près de 100.000.000 de fr. se trouve protégée contre l'inondation, et elle est maintenant en état de culture. »

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

06 décembre 1790

M. Carpentier, ayant été élu juge du tribunal du district, donna sa démission de la place de maire ; l’assemblée des citoyens actifs fut convoquée par le conseil municipal pour procéder à l’élection d’un nouveau maire. L’assemblée, divisée en deux sections, se réunit le dimanche 5 décembre, à deux heures de l’après midi, dans l’église des capucins et dans celle des minimes. À sept heures du soir, les scrutins furent portés à l’hôtel commun ; le conseil général procéda à leur dépouillement. Le nombre des votants était de 295 ; M. de Béhague obtint 130 voix et M. Leveux aîné 127. Personne n’ayant obtenu la majorité absolue, une nouvelle assemblée fut convoquée pour le lendemain, et M. Leveux, ayant obtenu 190 suffrages sur 345 votants, fut proclamé maire. La carrière administrative de ce magistrat courageux et éclairé, répondit noblement à l’honorable confiance de ses concitoyens.

( Éphémérides – Indicateur de Calais )

06 décembre 1793

Joseph Lebon, représentant du peuple à St-Pierre, se réunit avec le conseil général de la commune, le juge de paix et le comité de surveillance révolutionnaire. On se rend à l’église où étaient assemblés les citoyens sur la convocation qu’il en avait ordonné au son du tambour. Il exige que l’on vende toutes les pierres qui existent sur le cimetière de la paroisse, qu’on vende ou qu’on brûle les bois provenant des confessionnaux, saints et autres boiseries de l’église ; que ces pierres qui servaient de sépulture étaient encore des signes de féodalité et de distinction et qu’il fallait abolir tous signes féodaux. Il permet que les fonds provenant de la vente soient employés au soulagement des indigents.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

06 décembre 1836

Le trois mats anglais « United Kingston », qui depuis trois jours bat la mer en vue de nos côtes, mouille dans la baie de Wissant. Il est démâté, ras comme un ponton. Il est abandonné de son capitaine et de son équipage. Des bateaux pêcheurs boulonnais et calaisiens tentent d’en prendre possession. C’est le brave patron Papin qui y parvient et reste seul à bord. Le 7, le paquebot « Britannia » le prend en remorque et le rentre à Calais

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

06 décembre 1858

Un canot de sauvetage arriva au port, offert à la station de Calais par la reine Victoria d’Angleterre, en reconnaissance des efforts des sauveteurs calaisiens, pour sauver un matelot anglais, seul survivant de la goélette « Excell » qui coula au large du port, en janvier de la même année. Ce canot était garni de tous ses accessoires et paraissait bien construit. À l’usage, il se montra peu maniable et il fallut se résoudre à ne pas l’employer les jours de gros temps.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

06 décembre 1871

Décision est prise de faire sauter, à l’aide d’explosifs, la carcasse du navire « Éléna », obstruant le chenal du port de Calais. Celle-ci ne laisse qu’un étroit passage à marée basse pour les seuls bateaux de pêche.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

06 décembre 1879

Installation à Saint Pierre d’une brigade de gendarmerie. En attendant la construction d’une caserne ( coût 40 000 frs ), les gendarmes sont logés dans d’anciens bâtiments qui servaient au curé. La caserne fut habitée à partir du 1er juillet 1876, par baux de 9 ou 18 ans, au loyer de 3 000 francs. Le second étage a été aussi loué pour le casernement de la deuxième brigade le 15 septembre 1877, au prix de 2 000 francs par an.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

06 décembre 1914

Après l’invasion de la Belgique par l’armée allemande, l’état major français propose à l’aviation belge son aérodrome calaisien pour se replier. Au 24 rue Delaroche, se trouve une menuiserie, dirigée par Eugène Legros, auquel on propose la réparation et surtout la construction de nouveaux appareils. Les avions de l’époque étaient exclusivement réalisés en bois recouvert de toile. C’est environ une petite dizaine de biplans type Farman qui furent fabriqués à Calais et testés par le pilote d’essais belge, le lieutenant René Verstongen, qui disparut le 1er février 1918. Après le départ de l’aviation belge en novembre 1919, l’aérodrome fut désaffecté et transformé en hippodrome.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

06 décembre 1955

La nouvelle gare des Fontinettes entre en service à 8 h 30. Elle remplace un baraquement provisoire mis en place au lendemain de la libération.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

07 décembre 1816

Fils du fondateur de la maison d’éditions musicales puis d’une fabrique de pianos de Paris, Joseph Etienne (1788-1855) et Camille Pleyel (1792-1855) lui succèdent à la direction de l’entreprise (1824) à laquelle ils donneront une dimension planétaire. Leurs activités dans ce domaine éclipsent leurs carrières. Ce sont pourtant des brillants exécutants, et des compositeurs estimables. Ils seront des amis très proches de Chopin, qui donnera son premier et son dernier concert parisien à la salle Pleyel. Venant de Londres, Camille Pleyel descend ce jour à l’hôtel Meurice.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

07 décembre 1849

On ouvre le nouveau cimetière de St Pierre, sur la route de Marck ; l’ancien était autour de la vieille église qui a fait place au nouvel hôpital (1)

(1) Ce n’est que quelque temps après qu’on autorisa les inhumations parce que la formalité administrative de l’information de commodo avait été négligée.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

07 décembre 1861

La  construction du lavoir de la place Crèvecœur ne s'est pas faite sans incidents et accidents, car on signale à cette date la mort d'un sieur Leroy, des Baraques, et d'un nommé Limousin, de Landrethun-les-Ardres, tous deux employés à ces travaux et tués de la même manière : un moellon tombe des échafau­dages ou de la corniche et atteint ces  pauvres gens à la tête. Le second se levait juste pour s'en aller prendre son repas du midi.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

07 décembre 1919

Deuxième tour des élections municipales qui permet à six socialistes de se qualifier. Avec ses 29 élus lors du premier tour qui s’est déroulé le 30 novembre, la liste d’Union républicaine a la majorité pour élire le maire. Le choix se porte sur Joseph Duquenoy-Martel. C’est lui qui unira le capitaine de Gaulle à la jeune Yvonne Vendroux. Atteint par la maladie le 7 août 1923, il ne finira pas son mandat et c’est le doyen d’âge et premier adjoint, Hans Appeness qui est désigné le 16 septembre 1923, par 16 voix contre 14 à Léon Vincent, pour gérer les affaires municipales pendant les dix huit mois restant du mandat.

( Amis du Vieux Calais – Gilles )

07 décembre 1929

Le baromètre est descendu à 668, une terrible tempête souffle sur toute la France. La mer est déchaînée, de puissantes bourrasques de Sud-Sud Ouest accompagnent des pluies diluviennes. Tous les petits bateaux de pêche à moteur ont eu le temps de rejoindre l’abri d’un port. Seules les unités plus importantes sont surprises sur le trajet du retour ou sur leurs lieux de pêche. Le cargo Anglais « Londonderry », en perdition au large de Calais, est secouru par l’équipage du cargo français « Amiral Ganteaume » et conduit à Calais.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

07 décembre 1941

Dans la nuit du 7 au 8, un très violent bombardement, d’autant plus imprévu qu’il succède à de long mois de calme relatif, s’abat sur Calais. On dénombre 90 points de chute. 21 rue de Saint-Pierre sont touchés. Cet effarant bombardement coïncide avec l’entrée en guerre de l’Amérique qui provoque en ville une énorme sensation : la guerre devient mondiale une fois de plus.

(Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier - Calais à l’heure Allemande par G. Dauchard )

07 décembre 1962

Inauguration quai de la Gendarmerie de l’usine « Alsacienne » qui avait démarré sa production trois ans plutôt, le 3 août 1959. L’entreprise fondée cinquante cinq ans auparavant, en 1907, à Maisons-Alfort, avait ouvert une deuxième unité de production en 1931 à Bordeaux. Avec l’usine de Calais, d’une superficie de 17 000 m² ( dont 14 000 m² de surface bâtie), la Biscuiterie Alsacienne occupait dans son ensemble à cette période 1 300 personnes, ce qui lui assurait sa place au premier rang de la production de l’Europe Continentale. Par la suite, l’usine de Calais rejoignit le groupe Danone et fut sacrifiée au titre de la rentabilité, au début des années 2000.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

08 décembre 1676

Élection de Marie Cornuet, dite de l’Assomption, comme supérieure du monastère des religieuses dominicaines de Calais. En ce temps-là, la communauté recevait et traitait les soldats malades à raison de 8 sols par jour pour chacun. La première supérieure fut Jeanne de Lannoy qui conserva ses fonctions pendant soixante six ans, jusqu’en 1720, date à laquelle elle mourut, âgée de 105 ans. Ses compagnes ne voulant pas, par humilité, lui succéder dans sa dignité, demandèrent une supérieure au monastère de leur ordre, établi à Abbeville, qui leur désigna la révérende mère Antoinette le Bel, dite St-Joseph. La dernière supérieure fut Marie Josèphe Choquet, dite de St-Paul, élue le 4 février 1790.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

08 décembre 1786

L'assemblée munici­pale de Calais présidée par M. de Béhague, maire, reçoit communication d'un mandement de la duchesse de  Kingston par laquelle elle entend donner 600 livres sterling aux Frères et aux Sœurs qui s'occupent à Calais de l'éducation des enfants. Sur quoi le corps municipal se rendit chez Mme la duchesse pour lui manifester sa reconnaissance.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

08 décembre 1804

Les officiers de la garnison de Calais offrent un bal aux dames de la ville, à l’hôtel Dessin. Au moment où les dames venaient de finir, un bruit terrible se fit entendre, accompagné d’une forte secousse qui renversa les tables de jeu et les joueurs. Les officiers, en bas de soie et en culotte courte, se précipitent vers les casernes croyant à une attaque ou à un bombardement. C’était un énorme brûlot, ou torpille, que les Anglais avait dirigé sur l’entrée du port et qui avait fait explosion près du Fort Rouge auquel il fit de grands dégâts – Presque toutes les vitres de la ville furent brisées.

(Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

08 décembre 1818

Le duc  d'Angoulême  quitte  Calais, où il  était arrivé la veille. Il est « très satisfait de l'accueil des Calaisiens » ( Demotier ). M. Antoine Bénard était alors maire de Calais. Il avait été nommé en 1815, et il est resté à la tête de la mairie jusqu'en 1830.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

08 décembre 1887

Ville de Calais. Concours pour la construction d’une Mairie. Arrêté. Nous, maire de la ville de Calais, chevalier de la légion d’honneur, vu la délibération du conseil municipal en date du 21 Octobre 19887 arrêtons :

Article 1er – À  partir du 1er janvier 1888, il sera ouvert un concours entre tous les architectes français pour la composition des plans et devis relatifs à la construction d’un hôtel de ville à Calais.

Article 2 – Il sera adressé aux concurrents qui en feront la demande une copie de la délibération susvisée faisant connaître le programme et les conditions du concours, un plan du terrain sur lequel doit être érigé l’hôtel de ville, et le bordereau de la série des prix de ville.

Article 3 – Il est accordé aux architectes jusqu’au 1er avril 1888, à midi, pour la remise de leur travail. Passé ce délai, aucun projet ne sera plus reçu.

Article 4 – Les concurrents devront se conformer en tous points aux indications données dans la délibération du conseil municipal du 21 octobre 1887.

Hôtel de ville de Calais, le 8 décembre 1887.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

08 décembre 1958

Ouverture au public de la nouvelle poste, place d’Alsace, en remplacement des services postaux du boulevard Gambetta qui continuèrent pendant un an à accueillir le central téléphonique.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

09 décembre 1792

Élection par les citoyens actifs de M. Éloy-François-Constant Dutel comme maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

09 décembre 1792

M. Leveux est réélu maire de Calais. Il était né le 22 juillet 1745 et mourut le 28 février 1816.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

09 décembre 1824

S’il n’est pas encore l’homme du tournedos, c’est néanmoins une célébrité européenne qui séjourne à Calais, avec son épouse (la soprano Isabel Colbran) et son entourage. Rossini est en effet déjà l’auteur des Tancrède, L’Italienne à Alger, Le Barbier de Séville, Cendrillon, La Pie voleuse ou La Dame du lac. Il se rend à Londres et y demeurera cinq mois, le temps de remplir ses poches, avant de s’installer définitivement à Paris. Venant de Vérone (via Vienne et Paris), il est descendu à l’hôtel Meurice, avant d’embarquer aujourd’hui avec sa petite équipe.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez

09 décembre 1849

Bénédiction du nouveau cimetière de St-Pierre, situé sur la route de Dunkerque. On commença à y enterrer en janvier 1850.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

09 décembre 1872

Visite à Calais du général de Cissey, ministre de la Guerre, pour assister à des expériences de tirs de canons.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

09 décembre 1913

Décès d’Edmond Basset, ancien maire de Calais. Sa première élection, le 15 décembre 1901, fit suite à la démission de Pierre Noyon dont il était le 1er adjoint. En 1904, il fut réélu au fauteuil majoral pour une durée de quatre ans. Durant ses mandats, Edmond Basset décida la création de cinq établissements scolaires en 1903, inaugura le monument du Souvenir français situé devant le parc St-Pierre, et le 1er octobre 1905, le nouveau Théâtre dont la première pierre fut posée le 9 juillet 1903 par le 8ème président de la IIIème République, Émile Loubet. C’est également durant sa magistrature que fut décidée la construction sur « la plaine de Sahara » du nouvel hôtel de ville, à la suite de la réunification de Calais et de sa commune voisine, St-Pierre-les-Calais, en 1885.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

09 décembre 1948

Décès de Georges François à 78 ans, ancien maire de Calais, en son domicile de Lucheux. Les autorités allemandes d’occupation ayant « démissionné » le maire en place, André Gerschel, pour ses origines israélites, Georges François, cinquième adjoint de l’équipe municipale est nommé le 7 juillet 1940 par décision préfectorale au fauteuil majoral. Le nouveau maire ne cessa de défendre les intérêts de la ville et des Calaisiens, face à l’occupant,  jusqu’à la libération.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

09 décembre 1951

Sous l’égide de la Régie Directe du Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme, l’association des Castors du Calaisis lance une première tranche de construction de 35 maisons ( 20 rue de Verdun, 15 au Beau-Marais ). Dans le mouvement « Castor », le bénéficiaire, après sa journée de travail journalier, remplaçait par ses compétences professionnelles, l’argent qu’il ne possédait pas. La mutualisation du savoir-faire de chacun permettait à la fin du chantier de bénéficier de son habitation. Le temps consacré  pouvait atteindre 1 000 heures. Le dimanche 5 octobre, la première maison castor rue de Verdun fut inaugurée.

( Amis du Vieux Calais – Gilles  )

09 décembre 1978

Le cadran de l’horloge de l’hôtel de ville, situé face à la rue Paul-Bert, est ravagé par un incendie provoqué par un court-circuit. Les dégâts sont évalués à environ 150 000 francs.

( Amis du Vieux Calais – Gilles  )

10 décembre 1189

Richard Cœur-de-lion, roi d’Angleterre, débarque de Douvres, pour se rendre dans la Flandre, à son départ pour la croisade – C’est également à Calais qu’il s’embarque le 20 décembre 1192 pour s’en retourner chez lui (1)

 (1) On a lieu de croire, dit l’abbé Haigneré qu’il fut extraordinairement satisfait de la manière dont on le reçut dans cette ville, car dans des lettres datées de Portsmouth le 28 avril suivant, il accorda à la  ville de Calais différentes décharges de droits. C’est le commencement des passages dont nous voyons couvertes les pages des glorieuses annales calaisiennes.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

10 décembre 1848

Jour de l'élection du Président de la République. Louis-Napoléon Bonaparte est élu par 5.562.384 contre 1.450.000 données au général Cavaignac.

Calais et les cantons  voisins ont voté comme suit :

NAPOLEON    CAVAIGNAC

  • Canton de Calais (1)                3 932             1 585
  • Ardres,                                   2 297                892
  • Guînes,                                  2 316                366
  • Marquise,                               2 321                493
  • Boulogne,                               5 160             2 577
  • Béthune,                                2 456              1 692
  • Paris seul a donné à            297 600             92 000

(1) Dans les 4 bureaux  de vote du Calaisis, le scrutin donna le résultat voisin :

NAPOLEON    CAVAIGNAC

  • Calais,                                    1 301             1 038
  • St-Pierre.                                1 257                437
  • Marck,                                       630                 56
  • Peuplingues,                               744                 54

La  corvette de   l'État La Prévoyante, à ce moment dans le port de Calais,

                                              45                  31

( Ephémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

10 décembre 1872

On commence le numérotage des maisons de St-Pierre, par rue. Auparavant il était par quartiers ou sections.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

10 décembre 1902

Nouvelle tempête, le bateau de pêche calaisien, « Espérance » naufrage et se perd corps et biens dans le détroit. Le sloop « Maurice » de Calais est perdu lui aussi. Seuls 2 hommes sont trouvés, épuisés mais saufs.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

10 décembre 1933

L’évêque d’Arras, Mgr Dutoit, bénit la nouvelle église du Pont-du-Leu sous le vocable de Sainte Germaine.

( Amis du Vieux Calais – Gilles  

10 décembre 1993

Le constructeur du tunnel sous la Manche, la société T.M.L, remet les clefs de l’ouvrage à la société Eurotunnel lors de festivités grandioses. À cette occasion, quatre cents personnes ont le privilège d’utiliser, pour la première fois, le lien transmanche.

Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 décembre 1313

Guillaume, prieur du Carmel de Calais, signe une quittance pour reconnaître une libéralité de la comtesse Mahaut. - Archives des Comtes d'Artois -.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

11 décembre 1791

Insurrection du bataillon national en garnison à Calais, par les manœuvres du lieutenant-colonel qui fut renvoyé ensuite pour ce motif par le jugement d'une cour martiale. Le lendemain, le bataillon qui était sur l'Esplanade, près de son quartier, ayant un escadron de dragons en face, le régiment de Conty sur sa gauche et la garde nationale de Calais sur son flanc droit, entendit la condamnation de ceux de ses volontaires qui s'étaient mutinés et furent punis de la prison, sans la moindre fermentation de la part du bataillon qui en avait annoncé une.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

11 décembre 1798

Les religieuses bénédictines de Calais remettent aux commissaires délégués par le directoire du district un inventaire général de leurs biens. Ces religieuses, arrivées à Calais en 1641, déclarent d’après ce document qu’elles possèdent leur maison conventuelle  consistant en un  vaste pensionnat, plusieurs immeubles situés dans la ville, des rentes sur particuliers, diverses fermes et des terres sises sur les paroisses de Guînes, Marck, Oye, St-Pierre, St-Tricat, et Vieille-Église, comprenant une superficie totale de 371 mesures. D’après leurs lettres d’autorisation d’établissement, elles ne devaient aucunement être à la charge à la ville mais le drainage de la charité publique avait fait pour elles ce qui a été évalué dans le dit inventaire.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

11 décembre 1812

Sortant de Calais, le corsaire « Le Lion », commandé par Fourny Pierre Francois-Marie, armateurs Mrs Gasser-Tiesset, sombre sous voiles. Il est violemment engagé contre l’Anglais qui le perce. L’équipage l’abandonne pour monter à bord du « Renard », commandé par Souville.

( Naufrages et Fortunes de mer de Christian Gonsseaume )

11 décembre 1853

Bénédiction de la première cloche de la chapelle du Courgain, dont les parrain et marraine étaient M. Pigault de Beaupré et Mme Louise Dessin, née De Proft. Cette chapelle était dans la 6eme rue, à l’ancienne auberge transformée du Mat de Cocagne (1). Lors du voyage de l’empereur en septembre 1853, il avait visité la chapelle et avait remis mille francs à M. Hieulle, vicaire détaché de l’église Notre-Dame. La première pierre de l’église actuelle, dédiée à SS Pierre et Paul, ne date que du 10 avril 1864 (2)

(1) On y dit la grand’messe pour la première fois à la Toussaint de 1853

(2) L’église actuelle du Courgain a trois cloches qui ont été bénies le 6 octobre 1878 par M. De Lencquesaing, curé-doyen de Notre-Dame.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

11 décembre 1911

Inauguration au cimetière Sud du monument élevé à la mémoire du lieutenant Andrieux, en présence des autorités civiles et militaires et d’un grand concours de la population calaisienne.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 décembre 1951

Inauguration du nouveau cinéma « L’Alhambra » suite à la destruction, durant la seconde Guerre mondiale, du ciné-théâtre de style hispano-mauresque construit par M. Debuire. La direction de l’urbanisme ne donna pas l’autorisation de reconstruction à l’identique jugeant que le style initial n’était pas compatible avec celui de la mairie de type néo-flamand. En 1981, la grande salle fut divisée en quatre petites. En 1992, l’enseigne fut remplacée par « Les Arcades » qui finit par fermer quelques années plus tard. L’Alhambra renait de ses cendres en 2005, sous l’égide de deux repreneurs avec le concours de la municipalité.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 décembre 1970

Suite à une grève générale de l’électricité en Angleterre, les magasins de Calais-Nord sont dévalisés de leurs stocks de bougies par des clients britanniques.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

12 décembre 1372

Le roi d’Angleterre accorde des privilèges aux Anglais habitant Calais ; ils sont exemptés de tous droits à payer sur leurs pêches. En ce temps-là, on frappait monnaie à Calais. Édouard III se montre toujours fort jaloux de sa glorieuse conquête. Il donne ordre d’y envoyer les munitions nécessaires à savoir : 500 arcs ; 3 000 gerbes de flèches ; 20 000 carreaux ou traits d’arbalètes de bois ; 8 arbalètes de corne ; 20 grosses de corde pour les arcs ; 30 livres de fils de Flandre pour faire des cordes d’arbalète ; 300 boulets de pierre pour les engins. Enfin, il est fait mention d’une grosse pièce d’artillerie, une bombarde. On sait que le canon commençait à être en usage.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

12 décembre 1492

Henry VII, roi d’Angleterre, après avoir repris la ville d’Ardres qu’il rendit à Charles VIII, moyennant 740 mille écus d’or et ayant ratifié le traité d’Étaples et levé le siège de Boulogne, se retire à Calais pour s’embarquer.

( Annales de Calais par C. Demotier )

12 décembre 1653

Naissance, à Calais, de Pierre Bernard. Après avoir étudié pendant plusieurs années, à Londres, le commerce et la langue anglaise, Bernard, de retour dans sa ville natale, s'adonna au commerce. Il jouissait d'une grande considération auprès de ses concitoyens. Il fut tour à tour échevin, juge-consul et mayeur. C'est pendant qu'il occupait ces divers  emplois qu'il écrivit  les Annales de Calais,qui furent imprimées à St-Omer en 1715. Cet ouvrage, qui n'a été tiré qu'à cent exemplaires, est aujourd'hui très rare. Bernard est  mort à  St-Etienne, près Boulogne, le 30 mai 1721.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

12 décembre 1790

Élection par les citoyens actifs de M. François Grigny au poste de maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

12 décembre 1791

Les tribunaux de commerce ont été créés par la loi du 19 janvier 1791. Celui de Calais fut formé, le 5 décembre de la même année ; l’installation de ses membres eut lieu le 12 décembre. Le tribunal de commerce de Calais était composé en 1791, de MM. Dupont père, président ; Audibert, Dale, Dorez et Bredville, juges.

( Tablettes Historiques du Calaisis par C. Landrin )

12 décembre 1830

Retour de Paris de la députation de la garde  nationale qui est allée demander un drapeau au roi Louis-Philippe. Tous les gardes nationaux de Calais vont l'attendre au Virval et, par une pluie battante, la ramènent sur la place où des discours  sont  prononcés. Le fripier Debacq fit un poème à ce sujet.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

12 décembre 1845

En quittant l’abri du port de Calais, le paquebot à vapeur français « Estafette » est accueilli par de gros paquets de mer soulevés par un violent vent de N-NE. Sa machinerie paralysée, le navire stoppe et, ne pouvant résister au vent et au courant, s’échoue sur la plage de l’Ouest à un kilomètre des jetées. Les passagers sont débarqués à dos d’homme à marée basse. L’équipage reste à bord à réparer la machinerie.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

12 décembre 1906

Le Pape avait interdit aux curés de déposer la déclaration des offices, assimilés par la loi du 29 juillet 1881 à des réunions publiques. En ce jour les commissaires de police se présentent à l’heure des offices dans les paroisses et dressent les procès-verbaux qui prévoient une amende de un à seize francs et un emprisonnement de un à cinq jours en cas de récidive. Les religieux protestants ne sont pas concernés, ayant procédé aux formalités administratives. Devant l’ampleur de la contestation, le premier ministre Clemenceau se rend compte qu’il n’est pas possible de continuer et Aristide Briand fait surseoir aux contraventions. Les juges de paix acquittent les curés verbalisés.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

13 décembre 1428

Un détachement d’Anglais partis de Calais, tente par une nuit très-obscure, de s’emparer de la ville d’Ardres. Mais comme les habitants font bonne garde, l’ennemi se contente d’incendier le faubourg et se retire. Il y avait donc déjà à cette époque des gardes nationaux ; ils ne portaient peut être pas tout-à-fait le même nom mais, en ces temps de troubles, il fallait toujours être sur les dents.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

13 décembre 1623

Le connétable de Lesdiguière, gouverneur de la Picardie, Pays reconquis, fait un règlement de police qui met un terme momentané aux vexations que les gens de guerre faisaient éprouver aux habitants de Calais ; mais les malheureux paysans, disséminés dans nos campagnes souvent dévastées par l’ennemi, restèrent à la merci d’une soldatesque indisciplinée, appelée à les protéger.

(Éphémérides – Indicateur de Calais )

13 décembre 1700

Cessation de la garde Bourgeoise. M. Ponthon, capitaine, remet à un officier suisse le corps de-garde de la place que les  bourgeois occupaient depuis le 25 sep­tembre 1600.

( Éphémérides – Indicateur de Calais )

13 décembre 1736

Se trouvant à Dinan, la bisquine « Eugénie » de saint Vaast, jaugeant 49 tx 32/100, capitaine Victor Doucet, montée par cinq hommes d’équipage, a chargé 61 000 kg de sarrasin à destination de Dunkerque le 27 octobre. Au cours de sa traversée, elle rencontre du très mauvais temps avec un grand froid de N-NE qui la force à relâcher à la Hougue. Puis elle gagne Douvres. Profitant d’un vent de Nord, elle se retrouve par le travers de Calais presque sans vue à cause d’importante chutes de neige. Par le travers de Gravelines, le vent passant à l’E-NE, l’oblige à virer de bord et son capitaine, craignant de s’engager dans les bancs de Flandre, gagne l’abri de Calais. À 18 h, la bisquine s’engage entre la jetée Ouest et le fort Rouge au milieu d’un grain de neige. Elle talonne, reste échouée et fatigue énormément. Très vite les autorités du port s’occupent de l’alléger dans la nuit malgré le temps de neige. Enfin, le 14, vers 20 h, elle est renflouée et amarrée à quai grâce à des haleurs et leurs bateaux d’aide.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

13 décembre 1846

Mort, au château de Bièvre (Seine-et-Oise), de Georges Mareschal. Né, sans doute par hasard, à Calais d’un père irlandais au service des armées de Louis XIII (blessé à Rocroi), il apprend le métier de chirurgien à Paris, est reçu maître en chirurgie en 1688, puis gravit tous les échelons, devenant chirurgien en chef de l’hôpital de la Charité, puis chirurgien de Louis XIV, qui l’anoblit en 1707. Fortune faite, il acquiert le domaine de Bièvre (Seine-et-Oise), et fonde l’Académie royale de Chirurgie, dont il est le premier président (1731). Ses rapports avec Calais sont en fait extrêmement ténus. Son arrière petit-fils sera le marquis de Bièvre, célèbre auteur de calembours. (d’ap.FL)

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

13 décembre 1856

Le préfet approuva le traité passé entre la municipalité de Calais et la Compagnie du gaz, pour l’éclairage public, pendant trente ans, à des conditions avantageuses. Il était imposé à la Compagnie une canalisation directe de l’usine de Saint-Pierre à Calais.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

13 décembre 1857

Décès de Pierre Antoine Mulard, négociant et armateur de pêche. Fils et petit-fils de marins, décoré de cinq médailles du sauvetage en mer - ce qui lui avait valu de devenir chevalier de la Légion d’honneur avant même son trentième anniversaire - cet enfant du Courgain, né le 28 avril 1806, mourut des suites d’une longue maladie, alors qu’il n’avait pas encore cinquante-deux ans. Simple pêcheur, ayant reçu une instruction fort modeste, il gagna pourtant la confiance des Rothschild (qui lui confièrent le bateau qu’ils affectaient à leurs transferts de fonds), devint patron de bateau et fonda (1839) une maison de commerce du poisson sur une large échelle. Ses entreprises donnaient de l’activité au port et du travail à de nombreux ménages. Il fut un remarquable modèle de ce que peut faire le courage uni à la persévérance.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

14 décembre 1742

Ordonnance  de police qui  «défend  à  tout cabaretier,  pâtissier,  limonadier et autres marchands de comestibles,  sous  peine de  200  livres d'amende, d'avoir  leurs boutiques ouvertes et de recevoir aucune personne après huit heures du soir, le soir du jour qui précède la fête de Noël.»

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

14 décembre 1786

M. de Béhague, juge général et maire de la ville de Calais, obtient la permission de construire une maison sur un terrain contigu au rempart de la vieille enceinte, c'est-à-dire au Front-Sud, près de l’entrée des eaux de l’ancien canal. Sur cet emplacement, il y avait un moulin à vent qui occasionnait fréquemment des accidents, et dont la démolition fut ordonnée par le roi en 1770, sur les plaintes des magistrats de Calais. On donna un dédommagement de 600 livres à la veuve Gresy propriétaire dudit moulin. M. de Béhague construisit sur l’alignement donné par M. de Berthois commandant du génie, et quatre vingt ans plus tard, la ville de Calais voulant faire la promenade du Front-Sud eut à soutenir relativement à cette propriété un interminable procès.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

14 décembre 1875

On apprend à Calais que les travaux d’agrandissement du port viennent d’être votés par la Chambre. Illuminations et enthousiasme. On est surtout intéressé par la décision relative au dérasement des fortifications, et par la perspective d’une gare commune entre les deux villes qui ne sera construite que bien plus tard.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

14 décembre 1923

Sur les 48 projets d’élévation d’un monument à la mémoire des Calaisiens morts lors de la première Guerre mondiale, 5 avaient été retenus le 7 septembre 1923 pour concourir. Par 14 voix sur 20 votants, le projet de MM Albert Parenty, architecte, et Moreau-Vauthier, sculpteur, fut retenu. Les dépenses prévues s’élevaient à 225 000 francs pour le monument et à 25 000 francs pour les frais d’organisation du concours et aménagement de la place Richelieu. La ville vota une somme de 129 700 francs  et obtint de l’État une subvention de 11 700 francs qui, jointe aux 108 600 francs recueillis dans Calais par les comités de souscription, compléta la somme nécessaire à la réalisation du projet. Le célèbre bronze de Rodin qui se trouvait place Richelieu sur l’emplacement des antiques fortifications de la ville, fut transféré sur la place d’Armes devant le musée.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

15 décembre 1755

Naissance, à Calais, de Gaspard Jean Pigault-Maubaillarcq, fils de Pigault de l’Epinoy et frère de Pigault Lebrun. Écrivain, il sera conseiller municipal de Calais et maire de Coulogne.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

15 décembre 1758

350 soldats et 17 officiers anglais prisonniers arrivent pour l’échange à Calais.

(Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

15 décembre 1877

Incendie complet des ateliers de la cité Dubroeucq à St-Pierre. Il éclata au milieu de la nuit et, vers trois heures du matin, il avait pris des proportions effrayantes. On compte 118 métiers à tulle complètement détruits, et environ 50 autres considérablement détériorés par l’eau. Seize pompes manœuvrèrent.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

15 décembre 1880

Le premier puits du tunnel sous la manche est terminé. Il atteint la profondeur de 88.70 m  et son diamètre est de 2.70 m.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

15 décembre 1901

Élection au fauteuil majoral de Calais, de M. Basset, suite la suite de la démission de M. Noyon. Mrs Delsart, Boulanger-Mercier, et Duquenoy-Martel furent nommés adjoints.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

16 décembre 1861

Mort à Paris d’Edmond-Louis Roche, né à Calais, le 20 février 1828. Il est l’auteur d’un petit volume Les Algues, poésies très remarquables ; puis de Velléda, drame en vers ; du libretto du Tannhausser pour l’opéra de Wagner ; et de différentes pièces de vers recueillies en un in-16, dont un exemplaire illustré se trouve à la bibliothèque de cette ville. Victorien Sardou a bien voulu écrire pour cet ouvrage une préface où il retrace les éminentes qualités de notre cher concitoyen, un de ses meilleurs amis. Roche était également un violoniste de talent et était à l’orchestre de la Porte St-Martin, quand il put entrer dans le sanctuaire de l’Administration des Douanes. C’est sa collaboration avec le célèbre Richard Wagner qui hâta sa mort en  provoquant des épanchements de sang (1). Ses Poésies posthumesont été publiées  avec une Notice par Victorien Sardou en 1863.

(1) Un jour que Roche travaillait dans son très lugubre bureau, son attention fut éveillée par le bruit d’une discussion assez vive soulevée à quelques pas de là – Un nouveau débarqué, un étranger, un Allemand, se débattait à grand’peine au milieu de ces mille formalités que l’administration française accumule sous les pas du voyageur. Roche intervient : l’étranger se nomme Wagner ! Roche s’incline, se  met à sa disposition, le garde dans les bureaux, aplanit toutes les difficultés, et quand Wagner le remercie de la peine qu’il lui donne : « Je suis trop heureux, répond Roche, d’avoir obligé un grand artiste » - « Vous me connaissez ? » s’écrie Wagner, surpris de voir son nom si bien connu à la douane française – Roche sourit, et pour toute réponse, fredonne quelques morceaux du Tannhausser et de Lohengrin. C’en était fait ; ils se lièrent d’amitié et Roche s’offrit à traduire le Tannhausser. Ce fut sa mort. Cette traduction lui prit une année du travail le plus exténuant. Le dimanche, jour de repos à la Douane, était naturellement celui que Wagner accaparait. Quel congé pour le pauvre Roche ! « À sept heures, disait il à Victorien Sardou, nous étions à la besogne et ainsi jusqu’à midi, sans répit, sans repos : moi courbé écrivant, raturant, et cherchant la fameuse syllabe qui devait correspondre à la fameuse note, sans cesser néanmoins d’avoir le sens commun ; lui debout, allant, venant, l’œil ardent, le geste furieux, tapant sur son piano au passage, chantant, criant et me disant toujours : Allez, Allez !

À  midi, une heure quelquefois, et souvent deux heures, épuisé, mourant de faim, je laissais tomber ma plume et me sentais sur le point de m’évanouir.- « Qu’avez-vous ? me disait Wagner tout surpris – Hélas ! j’ai faim – Oh ! c’est juste, je n’y songeais pas. Eh bien ! mangez un morceau vite, et continuons ». On mangeait donc un morceau, vite, le soir venait et nous surprenait encore, moi anéanti, abruti, la tête en feu, la fièvre aux tempes, à moitié fou de cette poursuite insensée, et lui toujours debout, aussi frais qu’à la première heure, allant, venant, tapotant son infernal piano.

On comprend que cette vie n’était guère tenable.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

16 décembre 1879

Démission de M. Henry Lheureux, maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

16 décembre 1988

Inauguration, par le Secrétaire d’État auprès du Ministre des Transports, du dernier tronçon de l’autoroute Nordausque – Calais. Ces derniers 18.2 kilomètres permettent de relier Calais directement à Reims ou à Paris via Arras. Alors que cette dernière réalisation stagnait depuis si longtemps dans les cartons ministériels, la décision de la construction du tunnel sous la Manche était conditionnée au désenclavement de Calais par la route.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 décembre 1430

Henri VI d’Angleterre se fait couronner à Calais, avant d’aller répéter la même cérémonie à Paris.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

17 décembre 1538

Le pape Paul III lance l'anathème contre Henri VIII, qui  s'était séparé de Rome pour épouser, comme on le sait, Anne Boleyn. La bulle d'excommunication fut affichée dans tout le Boulonnais et même sur les portes de la ville de Calais.   Tous les curés des environs la publièrent dans leurs paroisses.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

17 décembre 1814

Loi dotant le port de Calais d'un Entrepôt réel des Douanes (l).

(1) Lors de la création de l'Entrepôt réel des Douanes, l'agent qui percevait les droits sur les produits, était un agent des Douanes ayant le titre de Receveur des magasinages de l’Entrepôt

En 1826, le Receveur de l'Entrepôt était un sieur Advisse, remplacé en 1836 par M. Valois qui exerce à l'Entrepôt jusqu'en  1846. Il est remplacé par M. Lambert jusqu'en 1861 : à partir de cette époque, nous trouvons comme contrôleurs à l'Entrepôt :

  • M Grandin                                1861  1864
  • M Blouet                                  1864  1866
  • M Beaume                                1866  1876
  • M Ringeval                                1876  1885
  • M Vity                                      1885  1887
  • M Mauricheau-Beaupré                1887

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

17 décembre 1815

Major-général de la garde impériale, Pierre Cambronne avait accompagné Napoléon à l’île d’Elbe, ce qui lui valut d’être nommé comte et pair de France pendant les Cent-Jours. Grièvement blessé, et même laissé pour mort, sur le champ de bataille de Waterloo où il s’est illustré, le général est emmené en captivité en Angleterre. Six mois plus tard, il effectue son retour en France par Calais. Il a alors quarante cinq ans. Son débarquement provoque l’embarras des autorités. Dès qu’il pose le pied sur le sol français, il est conduit chez le commandant d’Armes qui le place sous la surveillance d’un officier et, le soir même, il monte sous escorte dans la diligence de Paris.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

17 décembre 1843

La chambre de commerce de Calais vota à M. Néhou, ingénieur en chef des Pont-et-Chaussées, le don d’une coupe en vermeil  pour l’heureuse exécution des travaux du port. Une rue du quartier de la place Crèvecœur porte encore de nos jours le nom de M. Néhou.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

17 décembre 1875

La ville de Saint Pierre achète à MM Valdièvre, Sagot et Leblond, le sol de la nouvelle place (1) appelée Place de la République, pour le prix principal de 268 000 frs.

(1) Dans le contrat il était dit « payable 250 000 frs aussitôt après les formalités de purge accomplies et 18 000 frs dans le courant de 1876 le tout avec intérêts à 5% à partir du 15 décembre 1875 ». Ces clauses de paiement n’ont pas été exécutées et la ville, après avoir versé, le 20 novembre 1876, 50 000 francs sur le capital et réglé les intérêts jusqu’au 30 novembre 1976, restait à cette dernière date débitrice de 218 000 francs dont 35 026,40 frs  envers M Valdièvre et 182 973,90 envers MM Sagot et Leblond.

À cette même date M Valdièvre, ayant désintéressé MM Sagot et Leblond, resta seul créancier de la Ville. Il a été convenu alors :

1° que la somme de 218 000 francs produirait à partir du 30 novembre 1876, intérêts à 5,25 % payable par semestre les 31 mai et 30 novembre de chaque année.

2° que le remboursement du capital aurait lieu en dix annuités dont les neuf premières de 22 000 frs et la dixième de 20 000 frs, la première payable le 30 septembre 1877( extrait du Compte Administratif de 1880 )

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

18 décembre 1831

En ce jour se tient à Calais une réunion capitale pour l’avenir de la Belgique. M Coghen, Ministre des Finances, a fait voter, le 12, par la Chambre des Représentants de Bruxelles, une loi pour négocier un emprunt de 48 millions de florins auprès de banques internationales. Il a emporté la décision à la hâte en précisant que les banquiers étrangers lui avaient déjà donné rendez-vous à Calais quelques jours plus tard, et qu’il avait besoin que la loi fût votée avant de s’y rendre ! Hier sont effectivement descendus à l’hôtel Dessin messieurs Achille Fould, Blanc et Hagerman, venant de Paris ; Charles de Brouckère, Ministre de la Guerre belge et bourgmestre de Bruxelles ; le baron d’Osy, Président de la Banque d’Anvers ; et Rittweger, directeur de la Société Nationale de Bruxelles. M. Coghen est descendu, pour sa part, à l’hôtel du Lion d’Argent, tenu par Auguste Quillacq, où l’attendait le baron James de Rothschild et M. Ardoin, arrivés de Paris. Dans la soirée sont arrivés également Nathan Rothschild et un autre banquier londonien.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

18 décembre 1879

Les travaux de démolition du musée de Calais étant programmés, on déménage les collections pour les placer dans les magasins de Mr Wiart fils, avec lequel le maire passe un bail pour 3 ou 6 années, c’est à dire pour le temps nécessaire à l’édification du bâtiment que l’on destinait au nouveau musée. Mais ces années écoulées, le monument Darnel, comme on l’appelait alors, répondait si peu au besoin pour lequel il avait été construit, que le conseil municipal consulté prit la décision de le faire abattre. Les collections restèrent donc dans les magasins où elles avaient été placées provisoirement en 1879 et ce jusqu’en 1893.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 décembre 1949

Visite du Ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme, M. Claudius Petit, qui vient se rendre compte de l’avancement des chantiers de reconstruction de Calais-Nord. Lors de la réception à la mairie, le représentant de l’État annonce que toute la population sera relogée avant la fin de l’année 1960.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 décembre 1989

Arrivé à Beussingue du tunnelier « Pascaline », parti le 15 janvier du puits de Sangatte pour forer la galerie Sud-Est. Equipée d’une tête de forage pesant plus de 1 200 tonnes, l’excavatrice avait la capacité d’avancement de 3 mètres à l’heure. Son travail ne s’arrêta pas à ce percement, après une révision, le tunnelier fut remis en service pour forer dans le sens inverse la galerie ferroviaire Nord.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

19 décembre 1348

Claye Colue, qui avait quitté Calais, comme tous ses concitoyens, est pourvu de la Senjanterie du marché de Saint-Omer, à cause « des très graves pertes et dommages qu'il a eutz et soutenuz  par le prinse de ladite ville. »

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

19 décembre 1949

Les autorités maritimes de Grand Fort-Philippe avisées que des pièces de bois d’un poids important gisaient sur la grève de Calais, confirment que ces épaves disposant de chevilles de bronze à fleur de lys appartiennent au vaisseau français pris par les Anglais après la bataille de Trafalgar, alors qu’il s’appelait le « Duguay-Trouin » et auquel ils donnèrent le nom de « HMS Implacable ». L’Amirauté anglaise pour en débarrasser les bassins de Portsmouth avait coulé par sabordage le navire le 02 décembre 1949. La mer n’avait pas eu de peine à achever le démembrement de la coque engloutie sous les eaux de la Manche et d’en détacher les membrures fortement disjointes par les charges explosives.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

19 décembre 1980

Accord officiel des gouvernements français et britannique pour l’extension de la concession jusqu’en 2086 du lien fixe à Eurotunnel, conséquence de la première restructuration financière.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

19 décembre 1997

Le Conseil municipal décide de donner une nouvelle appellation à l’École d’Arts Appliqués en la renommant « École d’Art de la Ville de Calais ». Au début du XXème siècle, cette école, qui s’appelait alors École d’Art Décoratif et Industriel, se trouvait place Crèvecœur en face du Palais de Justice dans le bâtiment dit « Le lavoir » qui fut détruit lors du bombardement du 20 mars 1918. La ville de Calais après avoir fait l’acquisition d’un bâtiment au 6, rue des Soupirants, inaugura le 1er octobre 1923 les nouveaux locaux.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 décembre 1853

Arrêté qui autorise le Conseil municipal de St-Pierre à organiser une loterie au capital de 800.000 frs., dont le produit net sera affecté à la construction d'une église et d'un hospice.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 décembre 1865

Le prince de Galles et le roi du Portugal passent par Calais de retour de l’enterrement du roi Léopold de Belgique.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

20 décembre 1883

Le Conseil municipal de Saint-Pierre décide la création d’une école de musique et s’installe dans l’ancienne halle de la place de la République. Deux ans après la fusion avec la commune voisine de Calais, la classe de Saint-Pierre disparaît au profit de celle de Calais, fondée en 1864, nettement plus importante avec ses six professeurs et sa centaine d’élèves. En 1913, l’école municipale devient école nationale de musique et déménage au 18 rue du Petit-Paris, qui deviendra plus tard la rue du Onze-Novembre. En 1922, nouveau déménagement, rue Saint-Michel, à Calais Nord, puis au 12, rue Gustave Cuvelier. Le 17 juin 1978, l’école nationale devenue entretemps Conservatoire à rayonnement départemental, retrouvera la rue du Onze-Novembre, au numéro 43.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 décembre 1954

À 20 h 47, le car-ferry « Côte d’Azur » se présente devant l’entrée du port et heurte le jetée Est. Une inspection du paquebot permet de constater les avaries apparentes suivantes : enfoncement du couronnement arrière, au dessus de la ceinture, moteur tribord de l’appareil à gouverner arraché, déformation de la bordée et membrure à tribord. Ne pouvant évoluer par ses propres moyens, le commandant fait appel aux remorqueurs « Courageux » et « Calaisien »,  mais la mer est démontée et une aussière casse. Le Côte d’Azur est drossé à la plage et s’immobilise à 400 m de la jetée Ouest. Le commandant fait immédiatement mouiller ses deux ancres. Les deux remorqueurs ne pouvant plus intervenir en raison de la basse mer repartent. Le lendemain, vers 6 h 30, le Courageux et le Calaisien accompagnés du canot de sauvetage Maréchal Foch, sont sur zone pour reprendre les opérations de remorquage. Les conditions climatiques sont telles qu’il faut renoncer. Le 22 décembre, vers 12 h 45, une remorque est prise à l’avant et à 12 h 55 à l’arrière, ce qui permet aux deux remorqueurs de sortir le paquebot et le ramener au port.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 décembre 1772

Naissance à Calais, de François-Louis-Thomas Francia, notre célèbre peintre de marines. Il se rendit d'abord en Angle­terre où il se fit professeur de dessin. La Société des Aquarellistes de Londres le nomma son secré­taire perpétuel. Francia revint à Calais en 1817 et y resta  jusqu'à sa mort survenue le 6 février 1839. M. Ernest Le Beau lui a consacré une  très inté­ressante notice dans les Mémoires de  la Société d'Agriculture de Calais de 1839-40.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

21 décembre 1831

Les auteurs de l’émeute de Calais du 2 Juillet comparaissent devant la cour d’assise de St-Omer. (1)

(1) Le peuple voulait une diminution du prix des grains, et l’on se mit à piller les sacs exposés en vente ; mais la sagesse  et la vigilance du Maire, Jacques Leveux, aidé de la Garde nationale et 11e Léger, eurent vite raison de la bande qui voulait révolutionner Calais. Les condamnations ne furent pas élevées.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

21 décembre 1842

Inauguration du nouveau port, exécuté de 1837 à 1846, constitué d’un bassin à flot de 255 mètres de long sur 75 de large mis en communication avec l’avant port par une écluse de 17 mètres de largeur. Les travaux furent confiés à l’ingénieur Néhou. Le port fut ouvert au commerce en novembre 1842. Un quai spécialement affecté aux paquebots avait été aménagé au quai d’Angoulême, dans le port d’échouage, tandis qu’on prévoyait la place, à proximité immédiate, pour le débarcadère du futur chemin de fer.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 décembre 1940

Vers 7 h 30, un avion isolé lance des bombes sur la rue du Cosmorama qui touchent un rassemblement de jeunesse hitlérienne. Trente Fridolins sont tués et un grand nombre blessés.

(Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier  - Calais à l’heure Allemande par G. Dauchard )

21 décembre 1946

La Cour de justice de Douai prononce la dissolution du journal « Le Phare de Calais », à la confiscation totale de ses biens et  à l’interdiction de reparaître. Le journal était poursuivi pour avoir participé sciemment à une entreprise de démoralisation de l’Armée et de la Nation en publiant des articles en faveur de l’ennemi de nature à nuire au moral de la population. La veille, le même tribunal avait relaxé l’autre journal « Le Petit Calaisien », poursuivi pour les mêmes chefs d’inculpations.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 décembre 1987

Avec la mise en service d’un pont roulant de 430 tonnes, le puits de service creusé à Sangatte du lien trans-manche, d’un diamètre intérieur de 55 mètres et d’une profondeur de 66 mètres, est prêt à entrer en service. Véritable centre nerveux du projet, il servira à descendre, pendant la durée du chantier, le personnel, les tunneliers, les voussoirs et les trains techniques. C’est de là que seront creusés les trois tunnels en direction de l’Angleterre. Depuis la fin du percement, le puits abrite l’usine de ventilation.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 décembre 1565

Accord fait à Gravelines par les commissaires du roi de France et d'Espagne, sur le fait des limites entre les deux pays. Près de l'écluse d'Oye, les Espagnols avaient construit un fort ; ils s'engagèrent à le démolir ainsi que « les bâtiments et couvertures de nouvel  faits sur ladite, et sur le milieu du pont d'ycelle  sera remise la barrière. »

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

22 décembre 1722

L'agitation  est grande dans le diocèse  de Boulogne  et à  Calais en particulier, à l'occasion des querelles du Jansé­nisme dont l'évêque de Langle était partisan. Les Calaisiens s'étaient  montrés peu disposés à abandonner l'orthodoxie catholique. À la date que je viens d'indiquer, les  habitants de Calais adressent un placet au roi, pour demander qu'on leur donne des confesseurs, le curé étant Janséniste.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier)

22 décembre 1882

Le conseil municipal décida que la bibliothèque communale serait installée au 1er étage de la poste, devant le parc Richelieu. La nouvelle bibliothèque fut ouverte au public le 24 janvier 1887.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

22 décembre 1883

Par arrêté préfectoral, les agents de la compagnie du chemin de fer d’Anzin à Calais sont autorisés, sous la réserve des droits des tiers, à pénétrer dans les propriétés voisines et riveraines du chemin de fer pour procéder à la mise en place des bornes définitives et, quand besoin sera, au rigolage le long des emprises résultant du bornage sur le territoire des communes concernées. Les indemnités qui pourraient être dues pour dommages causés aux propriétés particulières seront à la charge de la compagnie. Elles seront réglées, à défaut d’entente amiable, par le conseil de préfecture.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

22 décembre 1910

Le baron Forest offrait un prix de 100 000 francs au pilote britannique qui ferait le plus long vol, sur un appareil de construction anglaise, en traversant le Pas de Calais. Le 17 décembre, un pilote anglais Tom Sopwith, avait réussi à parcourir 272 km quant Cecil Grace, pilote de 30 ans, décide ce jour de relever lui aussi le défi en réalisant un vol Douvres-Reims dépassant les 300 kilomètres. Il s’élance à neuf heures du matin dans un brouillard intense et au bout d’une heure, il est contraint d’atterrir aux Baraques (qui deviendra plus tard Blériot-Plage). Le pilote part à Calais pour rencontrer le commandant de la malle Calais-Douvres afin de se guider sur le navire pour prendre la bonne direction et être assuré d’être repêché en cas de panne. Le commandant Bouchez, du paquebot « Pas-de-Calais », le même qui avait éperonné et coulé le sous-marin « Pluviôse » sept mois plus tôt, lui promit son concours. À 14 h voyant une fumée, Cecil Grace persuadé que le paquebot est en mer, décolle sans attendre la confirmation du sémaphore. La fumée ne provenait pas de la malle, mais d’un vapeur entrant dans les jetées. Le pilote présumant que le paquebot s’était éloigné vers le Nord-Est, prit cette direction et il est aperçu vers 15 heures, pour la dernière fois, par les gardes côtes anglais. Le 6 janvier 1911, on retrouva sur les côtes belges quelques effets lui ayant appartenus. Un an après l’exploit de Louis Blériot, Cecil Grace était la première victime aérienne du détroit

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 décembre 1972

Vers 12 h 20, le car ferry « Free Entreprise V », sur la liaison Douvres-Calais, rate sa manœuvre d’entrée au port et heurte violemment l’extrémité de la jetée Est avec son arrière bâbord. Si le car ferry s’en tire avec de légères avaries, il n’en est pas de même pour la jetée dont les superstructures ont souffert.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

22 décembre 1972

Au large de Sangatte, le « Wempey », 6000 t, battant pavillon britannique et son matelot, le remorqueur allemand « Argos V », sont sur les lieux de sondage d’étude pour le tunnel sous la Manche. Dans le brouillard, très dense, les deux bateaux se heurtent suffisamment violemment pour que l’Argos V coule. Un message de détresse est envoyé. Celui-ci est capté par le car-ferry « Vortingern », commandant John Hartur, qui se déroute pour rejoindre les lieux du sinistre. Celui-ci déclare « À 14 h 30, nous avons capté le message du Wempey Sea Lab annonçant le naufrage du remorqueur allemand. Nous nous sommes immédiatement déroutés sur les lieux du naufrage. J’ai appris un peu plus tard que les cinq hommes du remorqueur étaient à la dérive sur leur pneumatique et que le navire de sondage avait mis à l’eau pour rechercher les naufragés, dans le  brouillard qui noyait le détroit. En pleine crasse, nous sommes tombés sur le canot de sauvetage qui avait déjà repêché les cinq hommes. Tous souffraient du froid vif. Une bouteille de rhum, passée au bout d’un filin fut chaleureusement accueillie ». Le Vortingern prend le canot en remorque et grâce au radar retrouve le Wempey Sea Lab. Il transborde les onze hommes et reprend sa route sur Dunkerque, mission accomplie.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

23 décembre 1560

Enguerrand de Marigny, vidame de Chartres, lieutenant du Roi à Calais, succéda comme gouverneur de la ville à Paul de la Barthe. Il ne resta que six mois en fonction, puis le titre de gouverneur lui fut enlevé. On le soupçonnait à tort de favoriser le parti des huguenots. Il mourut à la Bastille. Pourtant, son innocence avait été reconnue.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

23 décembre 1688

La reine d'Angle­terre, qui était depuis deux jours à Calais part à Paris, par Boulogne. Détrônée et fuyant son pays, elle s’était réfugiée (1) en France avec son fils, le prince de Galles. Très simplement vêtue, elle se fit conduire à l’église des Capucins pour y entendre la messe ; ce n’est que lorsqu’une personne qui l’avait vue plusieurs fois à Londres la fit remarquer, qu’on s’empressa de lui rendre sur son passage les honneurs qui lui étaient dus.

(1) Depuis longtemps, son mari Jacques II était en lutte ouverte avec la nation qui voyait que son roi s’apprêtait à abolir le protestantisme. Il mettait dans toutes les places des catholiques qu’il protégeait à l’encontre de ses sujets ; et il venait de suspendre le Parlement. La réception solennelle d’un nonce du pape à la cour d’Angleterre et l’entrée d’un jésuite au conseil privé du roi exaspérèrent la masse du peuple anglais.

Son gendre, Guillaume d’Orange, fit, au contraire, tout de qu’il convenait pour plaire à la maison anglaise, aussi ramena-t-il à lui tous les dissidents, et prit-il la couronne sous le nom de Guillaume III

Chassé à son tour d’Angleterre par les troupes victorieuses de son gendre, Jacques II prit passage sur un bateau pêcheur qui le déposa, le 4 janvier 1689, après deux jours de périlleuse traversée à Ambleteuse.

Jacques II et sa femme, réfugiés en France, reçurent de Louis XIV l’hospitalité au château de Saint-Germain avec une pension de 50 000 écus par mois. Comme on voit, c’était une solide amitié qui unissait les deux monarques.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

23 décembre 1810

On célèbre avec cérémonie et grande pompe à St-Pierre, le mariage d’une rosière. L’empereur Napoléon, à l’occasion de son mariage, avait décidé, que dans chaque commune de France, il serait  doté annuellement une rosière. Le chiffre fixé pour cette œuvre fut inscrit d’office au budget de St-Pierre ; c’était six cent francs que la commune payait. La rosière de cette année était Pétronille Lecras, fille d’un couvreur en chaume.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

23 décembre 1837

Inauguration de la Salle Philharmonique rue St-Michel. La Société Philharmonique, de Calais eut 40 années de succès, puis elle périt faute d'aliments. La salle du bas fut prêtée aux bals de société, conférences, réunions de faillite, etc. Pendant longtemps la salle du haut servit au Cercle de l'Union, mais en 1888 celui-ci, pour éviter des frais, déménagea rue de Guise.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

23 décembre 1944

Parution du premier numéro du journal local « Nord Littoral », imprimé sur les anciennes presses, avec le personnel technique, du « Phare de Calais », rue du Four-à-Chaux. 

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

23 décembre 1952

Le Conseil municipal de Calais se réunit pour étudier le projet de reconstruction des bâtiments bordant la place d’Armes. Le dossier de l’architecte Tambuté, nommé par le ministre Claudius-Petit en charge de l’urbanisme qui n’avait pas apprécié les premières constructions de Calais-Nord, fait place  à un style très moderne à base d’immeubles en béton, de forme géométrique avec des toitures en terrasse. Une ligne architecturale qui sera peu appréciée des Calaisiens qui la baptiseront ironiquement de « style caserne » ou « d’Abidjanais ». Les échanges verbaux entre l’architecte et les membres du conseil municipal sont vifs qui reprochent au projet de ne pas reprendre le caractère historique et il faut toute la diplomatie du délégué du Ministère pour faire adopter le plan d’urbanisme par le Conseil.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

24 décembre 1814

Le brick goélette hambourgeois, « Themis », capitaine Jan Smills, jaugeant 260 tx, monté par douze hommes d’équipage, naviguant sur lest, s’échoue à cause du mauvais temps sur la côte près de Calais.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

24 décembre 1886

Par arrêté du préfet du Pas de Calais, la Chambre de commerce de Calais est autorisée à ouvrir une salle des ventes publiques dans un des locaux des magasins généraux.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

24 décembre 1924

Mgr Julien inaugure la nouvelle église du Petit Courgain placé sous le patronage de Saint Joseph. Cette église conçue par l’architecte Poyé ne sera jamais achevée, faute de moyens financiers. Seul le chœur et un transept en abside du côté nord verront le jour.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

24 décembre 1958

Le journal officiel annonce, au titre de la réforme de la carte judiciaire, que Calais a été retenu comme tribunal de première instance. La compétence de ce tribunal était fixée en matière civile à toutes actions personnelles ou mobilières, en dernier ressort, jusqu’à la valeur de 150 000 francs et à charge d’appel,  jusqu’à la valeur de 300 000 francs.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

25 décembre 1815

Le paquebot anglais « Arrow », portant la malle et soixante passagers, manque l’entrée du port de Calais, heurte la jetée Est et se trouve entrainé à l’Est du port dans une position fâcheuse. Il ne parvient pas à rejoindre Dunkerque, il s’expose à la fureur des flots. Luttant contre la tempête, il regagne Ramsgate où ses passagers sont débarqués, pour la plupart fort malades.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

25 décembre 1825

Le directeur du théâtre, M. Lemetheyer, fait annoncer pour ce jour la première représentation sur la scène de Calais, de M. Ruggieri, premier artificier de Paris, entrepreneur des fêtes de Tivoli. Le spectacle se composait d'un opéra en un acte, Stratonice, suivi de Joconde. Le dernier acte se terminait par 1° une grande pièce lyrique composée de huit changements ; 2° par un beau soleil rayon­nant, 3° la grande gloire, 4° la grande roue verti­cale-diagonale dont la fin sera la grande cascade du parc Royal de Versailles.

Allez donc tirer un feu d'artifice aujourd'hui sur le théâtre !

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

25 décembre 1843

C’est la première fois que fonctionne l’écluse du port, dite Raffeneau de Lisle. Ce fut une grande fête où toutes les autorités rappelèrent l’importance séculaire du port de Calais, et où l’on porta aux nues la mémoire du regretté ingénieur décédé quelques jours plus tôt et de M Néhou, son habile élève. (1)

(1) En 1347, le port de Calais consistait uniquement en une espèce de bassin ouvert et son quai au nord, à l’emplacement du Paradis actuel. Les jetées datent de la domination anglaise, vers 1444. En 1520, celle d’ouest avait 70 toises de longueur et celle de l’est, 90, soit jusque vis-à-vis du Risban. L’arrière port date aussi de l’occupation anglaise et il comprenait un barrage pour lancer les eaux retenues en arrière, afin de le nettoyer de la vase qui s’accumulait sans cesse. En 1697, puis diverses fois, et enfin en 1842, on prolongea les jetées. L’élargissement du quai de la marée date de 1846.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

25 décembre 1854

La souscription pour les soldats de l’armée d’Orient, au siège de Sébastopol, est terminée à St-Pierre. Des listes avaient été ouvertes dans les fabriques, dans les ateliers pour leur envoyer des étrennes. Le montant des 75 feuilles s’élevant à la somme de 921 francs est envoyé par M. Brepson, le trésorier, au comité central à Paris. Ce millier de francs avait été perçu par sommes minimes ; en effet, le chômage est à l’ordre du jour dans les fabriques et il y a beaucoup de misère.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

25 décembre 1860

Le tulle va si mal, à St-Pierre, cette année-là, que les résidents anglais ne célèbrent pas le Christmas comme d'habitude. — Noël est joyeusement célébré chez nos voisins d'Outre-Manche.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

25 décembre 1910

Inauguration de la salle de spectacle dite de la coopérative. Son promoteur est Émile Salembier, maire de Calais. D’une capacité de 1 700 places, elle se compose d’un parterre et d’un immense balcon. Les deux activités de cet établissement sont le cinéma et le sport en vogue à l’époque : le patin à roulettes. C’est sur un véritable plancher en érable qu’il est pratiqué et ce sera sur ce même plancher qu’évolueront les danseurs des bals du samedi soir des années soixante. En 1929, les difficultés financières de l’Union Ouvrière Calaisienne amène le tribunal de Commerce de Calais à mettre en vente aux enchères cet établissement. La Société Immobilière de la Nouvelle France en fait l’acquisition et rebaptise cette salle « Le Familia ».

( Amis du Vieux Calais – Jean-Pierre Liber )

26 décembre 1620

Entrée de Louis XIII à Calais, venant de Boulogne, accompagné du cardinal de Retz, du prince de Condé, des ducs de Guise, de Luynes, d’Elboeuf, de La Rochefoucauld, de toute la cour. Il y resta cinq jours et ordonna la construction de la digue près du Risban, l’augmentation et la répartition des fortifications de la Place, ainsi que la démolition de l’hôpital militaire établi sur l’esplanade en 1561 par le gouverneur Gourdan. Cet établissement fut en conséquence transféré rue des Capucins, sur le terrain d’une maison acquise par M. Jacques, payeur de la guerre et de la marine. Enfin, en 1740, l’hôpital militaire fut construit, rue des Minimes, qui prit par la suite le nom successivement de : rue de la Comédie et rue Leveux, dans l’emplacement de l’hôtel où Louis XIV logea pendant les différents séjours qu’il fit à Calais. Le 31, Louis XIII partit pour Boulogne où il coucha et, le 2 janvier, repartit pour Montreuil, Amiens, Paris. Il revint à Calais en 1632.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

27 décembre 1347

Le roi Édouard III s’occupe activement de mettre en état le port de Calais, sa nouvelle conquête. Il charge Jean et Alexandre Lestrauge, sergents d’armes, de faire provision de fascines et autres objets pour la réparation du Paradis. Il n’y avait alors qu’une jetée et le Courgain était peu important.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

27 décembre 1557

Les gouverneurs de Calais et de Guînes préviennent la reine d’Angleterre que les Français préparent une expédition contre la ville de Calais. Ils signalent l’insuffisance des garnisons de Guînes, Hames, du fort Nieulay et du fort Risban ainsi que le manque de provisions. La reine Marie n’était alors préoccupée que de persécuter les protestants, et elle comptait que la protection divine suffirait pour défendre ces places. Calais, en effet, tombait dix jours après au pouvoir des Français.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

27 décembre 1762

Le Maire écrit à Mgr l'Intendant qu'il serait de l'intérêt du Calaisis de donner à M. Deyriguac, ingénieur en chef de cette ville, une gratification de 300 livres sur la caisse de l'Octroi, pour récompenser les soins qu'il s'est donnés pour tirer les eaux et faciliter par  ce  moyen  les travaux qu'on vient d'exécuter. En 1759 on lui avait alloué 600 livres.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

27 décembre 1793

Lesseline, procureur de la commune de Dampiere les Dunes (St-Pierre), mis en demeure de tenir la correspondance officielle obligatoire, déclare à l’assemblée communale qu’il a rempli les fonctions de procureur depuis sa nomination avec toute l’intégrité, mais ne sachant pas écrire, il donnait sa démission ; il prie bien l’assemblée de mettre dans le procès-verbal que s’il est dans le cas d’être destitué, c’est pour son incapacité d’en remplir les fonctions, ayant la disgrâce de ne savoir faire que son nom. À l’élection, Denis Horeau est nommé, mais Lesseline a bien peur qu’on ne l’accuse d’incivisme ; il est vrai que le redoutable Joseph Lebon est là tout près !

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

27 décembre 1823

Le fameux ténor sévillan Manuel Garcia descend à l’hôtel Meurice en route vers Londres. Il est devenu célèbre ll y a quelques années lors de la création du Barbier de Séville de Rossini. Il est accompagné de ses deux filles de quinze et deux ans, qui deviendront de véritables divas du XIXème siècle. Maria, l’aîné, est alors à l’aube d’une fulgurante carrière, accomplie sous le nom de la Malibran ; sa sœur Pauline sera la Viardot. Une famille de surdoués du chant.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

27 décembre 1853

Inauguration solennelle de l’orgue de l’église Notre-Dame de Calais, dont les améliorations importantes ont été appréciées par différentes notabilités musicales. Les dernières réparations qui ont été faites à cet instrument ont coûté 15 000 francs à la fabrique de Calais.

( Annales de calais par C. Demotier )

27 décembre 1854

Par arrête préfectoral, M Léon Guizelain, propriétaire à Guînes est autorisé à distribuer aux villes de Calais et Saint-Pierre, les eaux provenant des sources de la Walle (ce nom est très ancien, on le trouve dans le vieux mot « wasconingawala » c’est ainsi que l’on appelait la rivière de Guînes). L’année suivante, le 7 février  1855, M Guizealin, renonça personnellement à la concession au profit de la Société Gérard et Cie, qui prit par la suite le nom de Société Générale des Eaux de Calais.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

28 décembre 1620

Le roi Louis XIII, ordonna la construction de la grande digue du Risban. Gabriel de Lattaignant, mayeur, en fit l’entreprise et la mena à bien en quatre mois.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier –  Fonds Robert Chaussois )

28 décembre 1830

Décès de Louis-Marie Blanquart de Sept-Fontaines, âgé de 81 ans et 10 mois. Son corps fut transporté sur l’ancienne seigneurie de Sept Fontaines, près d’Autingues. Il était né à Calais le 4 février 1749. Écuyer, il fut nommé 2ème échevin par le roi, le 13 mars 1783. Spécialiste de physique et mathématiques, ami de Buffon. Auteur des ouvrages « Les intérêts des comptes courants tout calculés, quels qu’en soient et le taux et le capital » et « L’Art abrégé de vérifier les dates ». Conseiller municipal de 1815 à 1831, il demeurait rue de la Douane. Administrateur de l’hospice civil, il fut l’un des fondateurs de la Société d’Agriculture, qu’il présida pendant plusieurs années. « Quand un homme a vécu longtemps pour faire souvent du bien et ne jamais faire de mal, il est digne des regrets de ses concitoyens ». L’Indicateur de Calais

( Notice nécrologique – Philippe Cassez )

28 décembre 1882

La société des Sciences Industrielles est autorisée et ses statuts approuvés, par arrêté préfectoral à cette date (1)

(1) Cette société, qui est animée d’un grand esprit d’initiative, a organisé de nombreuses conférences très curieuses et très intéressantes, dont la première fut faite par M. Passy, à l’hôtel de ville, au profit des inondés d’Alsace ; elle rapporta 450 francs. Nous citerons aussi celle de Sarcey sur Polyeucte, celle de Larroumet sur Molière, celle de Damiens sur l’Electricité, celle de Pauillan sur les chiffonniers, celle de Moreau qui traita de l’exposition d’Anvers. Depuis, elle a organisé une série de conférences faites par des professeurs et des personnes de la localité. Ainsi, nous avons déjà entendu M. Sauvage, principal du collège sur les jeunes gens d’autrefois et ceux d’aujourd’hui ; le Dr Guyot, sur la mortalité des enfants, et M. Nouette-Delorme qui traita ce sujet « Calais dans le passé ». L’un de ces membres, M. Bauwin, secrétaire en chef de la mairie, a bien voulu se charger de faire gratuitement un cours de comptabilité  qui a beaucoup de succès depuis trois années. En 1884, elle mit au concours l’histoire du tulle. Deux mémoires furent présentés ; l’un par M. Reboul, archiviste de la ville, très étendu, bondé de renseignements intéressants et précis ; l’autre par M. Landrin, juge de paix à Samer. Le comité qui dut juger du mérite de ces deux ouvrages leur attribua les deux prix par moitié, soit 200 francs chacun. Elle s’est aussi chargée de la vérification du gaz par le photomètre Giroux ; elle peut ainsi se rendre compte de la force, de la pression et de la qualité du gaz. On le voit, la Société des Sciences Industrielles a beaucoup fait depuis sa création.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

28 décembre 1884

La Chambre des députés avait adopté le 10 novembre 1884 le projet de réunification des communes de Calais et St-Pierre sous la dénomination de « Calais St-Pierre ». Le Sénat décida que la nouvelle ville, porterait simplement le nom de Calais. La Chambre des députés ratifia ce vote le 29 décembre. Le journal officiel du 29 janvier 1885 publia la loi en rappelant les conditions, en 5 articles, de la réunification.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

29 décembre 1763

Pierre Duval, âgé de 11 ans, est inscrit au  registre matricule des mousses du quartier de Calais. Ce fut l'un  des marins les plus célèbres du pays.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

29 décembre 1824

Il fut décidé que deux foires à bestiaux et un marché aux porcs se tiendraient chaque année, le 15 mai, le 30 juin et le 9 octobre, près de l’entrée vis-à-vis de l’hospice civil. Un marché aux porcs fonctionnait déjà à Saint-Pierre, tous les samedis.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

29 décembre 1857

Ouverture rue des Prêtres d’une chapelle anglicane pour permettre aux adhérents à cette confession, au nombre de 2 000 à Calais et à St-Pierre, de remplir leurs devoirs religieux.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

30 décembre 1553

À cette époque, il y avait une épidémie de lèpre dans le Calaisis et le Boulonnais. On vota une somme de cent livres pour construire une maison pour les lépreux, au lieu dit « La Madeleine », à Calais. C’étaient de petits logis, isolés dans des jardins qui furent détruits en 1587.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

30 décembre 1620

Louis XIII, étant à Calais, ordonna  la démolition de la Citadelle d'Ardres que le gouverneur M de Montcavrel avait fait bâtir. Celui-ci furieux s'en vint trouver le Roi à Calais, mais il ne put approcher Louis XIII qui partit le lendemain à Boulogne.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

30 décembre 1856

On commence à déblayer les terrains du Front-Sud à Calais. La démolition de la partie des fortifications comprenant la première enceinte du Front-Sud avait été ordonnée en 1843, et c’est le 2 janvier que le génie militaire commença  à abattre ces murailles construites vers 1224. Un peu plus tard les terrains furent cédés à la ville de Calais, moyennant la somme de 112 000 francs. Depuis 1829, l’administration municipale était en instance auprès du gouvernement pour obtenir la cession de ces terrains et la démolition de cette partie des fortifications.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

30 décembre 1847

Le maire de Calais, Legros-Devot, demande au pouvoir royal l’autorisation de changer le nom de la rue de la Comédie en rue Leveux, au regard des services et du dévouement à leurs concitoyens que Mrs Leveux, père et fils, ont remplis lors de leurs majorats respectifs, de 1791 à 1796, et de 1830 à 1842. La demande fut instruite rapidement, si bien que le 16 février 1848, le premier magistrat de la ville prit l’arrêté municipal qui précisait « la rue de la Comédie où est située la demeure qu’ont habitée Mrs Leveux, père et fils, porte le nom de rue Leveux ».

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

30 décembre 1861

Mort, à St-Omer, de J.-L. Derheims, né à Calais le 19 février l798. Il a publié de nombreux articles dans les journaux et almanachs de Calais. Son  œuvre capitale est l’Histoire de la ville de St-Omer( 1843 ).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

30 décembre 1861

Une loi autorise la ville de St-Pierre à emprunter une somme de 900 000 francs remboursables en 30 ans (1). Le remboursement des annuités et le service des intérêts  sont imputés sur les ressources ordinaires de la ville. Les parties émises sont payables le premier mai et le premier novembre de chaque année.

(1) Travaux en vue desquels l’emprunt a été contracté :

1° Pavage de la route de Boulogne et des bas côtés de la Grande Rue et de la rue Lafayette         125 000

2° Achèvement de la place Crèvecœur                                                                                  66 885

3° Pavages de diverses rues                                                                                              321 000

4° Construction de trottoirs                                                                                                187 115

5° Agrandissement du cimetière                                                                                           40 000

6° Construction d’écoles au Petit Courgain                                                                               75 000

7° Achèvement de l’église du Sacré-Cœur                                                                                85 000

                                                                                                                                      ----------

Total ( Extrait du compte Administratif de 1880 )                                                                     900 000

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

31 décembre 1685

Nombreux actes d’abjuration des huguenots, Ardres, Marck, St-Pierre. C’était le dernier délai laissé par l’ordonnance du 22 octobre qui révoquait l’Édit de Nantes. Les enfants des huguenots étaient baptisés par ordre du roi et ceux  qui n’abjuraient pas étaient spoliés de tous leurs biens et obligés de s’enfuir  en Hollande ou en Angleterre.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

31 décembre 1789

Blanquart de Bailleul, Procureur du roi au siège de la Justice Générale de Calais, et Duriez, Conseiller du roi partent pour Paris où ils se joignent aux députés de l’Assemblée pour appuyer leur demande de création d’un district à Calais. Ce district est jugé nécessaire pour plusieurs raisons : sous l’Ancien Régime, le Pays Reconquis avait bénéficié d’un siège de Justice Générale relevant directement du Parlement de Paris ; d’une maîtrise des Eaux et Forêts, d’une Amirauté et d’une Justice des Traites. Si Calais ne devenait pas chef-lieu de district, ces avantages seraient supprimés. L’éloignement de Saint-Omer ou de Boulogne  nuirait alors au maintien de l’ordre et à l’administration de la Justice ; la surveillance des eaux, si importante dans notre région, ne serait plus aussi  suivie, enfin la gestion du port souffrirait  de l’éloignement des autorités responsables. Toutes ces considérations furent intelligemment exploitées et Calais devint le chef-lieu d’un district. Pour loger le nouveau service, on aménagea une partie du premier et du second étage de l’Hôtel Communal.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier - Calais pendant la Révolution par Albert. Vion )

31 décembre 1790

Josef Haydn effectue la traversée Calais – Douvres.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

31 décembre 1835

La fabrique de tulles de Calais et de Saint-Pierre, réunie en assemblée générale, au palais de justice, nomma par voie d’élection, une « Chambre syndicale », composée de neuf membres, dont la mission devait être la recherche de tous les besoins de l’industrie dentellière, des mesures à prendre pour faire valoir ces besoins, près de qui de droit.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

31 décembre 1839

Décès de Tom Souville dans sa maison de la rue Eustache de Saint-Pierre, à l’âge de soixante-deux ans. Fils d’un chirurgien de l’hôpital militaire de Calais, il naquit rue de la Citadelle le 24 février 1777. Contrairement à son frère aîné, futur médecin, il s’avéra très peu doué pour les études et, selon la tradition, il commença à naviguer avant d’avoir dix ans ! Dès l’âge de quinze ans – il avait déjà navigué en Méditerranée et dans les Antilles – il entra dans la marine militaire. À 19 ans, il commanda son premier navire et commença une carrière de corsaire, fertile en rebondissements et en exploits, qui lui valut la notoriété. Fait prisonnier en 1808, « captain Tom » s’évada et rentra à Calais sur un canot à rames. Le retour de la paix en 1814 changea de fond en comble la vie de l’ancien corsaire. Il se maria et, reconverti en capitaine pacifique de la malle de Douvres, il participa à de nombreuses opérations de sauvetage. Franc-maçon, président de la Société Humaine, conseiller municipal, il fut le chef de la délégation que la Garde Nationale de Calais envoya auprès de La Fayette et de Louis-Philippe pour les assurer de sa fidélité, et le roi le retint à dîner (le 12 décembre 1830). Administrateur de l’Hospice était la fonction qui lui tenait le plus à cœur. Ses obsèques furent célébrées au milieu de la grande foule, dont toutes les autorités de la ville, à l’église Notre-Dame. Sa tombe est au cimetière nord, le long du mur ouest, voisine de celle de son frère aîné, qui lui survécut.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

31 décembre 1844

Délibération du conseil municipal de Saint Pierre, décidant la création d’une recette municipale.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

31 décembre 1900

Une décision du Conseil municipal, baptisa la partie de la rue Thiers, comprise entre les rues Colbert et des Fontinettes, rue Van-Grutten. M Van-Grutten fut le dernier maire de Saint-Pierre, de 1880 à 1885 avant la réunion des deux villes et le premier maire du nouveau Calais, de 1885 à 1888. Il fut nommé inspecteur départemental du travail et de l’industrie en 1889. Sous son majorat à Saint-Pierre, fut démolie une vieille église pour l’édification en 1882 d’un hôpital.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

31 décembre 1944

Après sept mois d’occupation, les cartes d’approvisionnement sont généralisées. Pain : 300 gr par jour ; Viande : 360 gr par semaine ; Pommes de terre : 1 kilo tous les dix jours : Savon à barbe, trois par an, de toilette, une savonnette par mois pour deux personnes ; Fromage : 240 gr par mois ; Huile : 100 gr par mois ; Margarine : 125 gr par mois ; Beurre : 175 gr par mois ; Sucre : 900 gr par mois ; Charbon : deux ou trois sacs par mois par ménage de deux personnes ; le reste : variable, mais en petite quantité.

(Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier  - Calais à l’heure Allemande par G. Dauchard )

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