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Gentille Annette de Boëldieu

La musique que vous entendez, jouée depuis 1821 sur les toits de Calais, est l'air de 'Gentille Annette' de Boëldieu, interprété par Michel Hippolyte.

blason calais rappelARMOIRIES DE LA VILLE DE CALAIS De gueules à l’écusson d'azur chargé d’une fleur de lis d’or soutenue d’un croissant d’argent, l’écusson sommé d’une couronne fermée de France d’or, accosté de deux croix de Lorraine d’argent et accompagné en pointe d’un besant d’argent chargé de la croix de Jérusalem d’or. Le blason de Calais fut accordé par le roi Henri II en 1558. La croix de Jérusalem et le croissant évoquent le passage, dans cette ville, des croisés français et anglais. La fleur de lys et la couronne marquent la satisfaction du roi de France de recouvrer Calais après plus de deux siècles d'occupation anglaise. Les croix de Lorraine font référence au libérateur de la ville, le duc de Lorraine, François de Guise. Elles furent confirmées par lettres patentes de Louis XVIII, le 19 avril 1817. Sur les armoiries, figurent de gauche à droite : la croix de guerre 1914-1918 (25 août 1919), la Légion d'honneur (12 juillet 1947) et la croix de guerre 1939-1945 (08 mai 1949).drapeau calais rappel2LE DRAPEAU DE CALAIS Calais est l'une des seules cinq villes de France à être autorisée à avoir son propre drapeau, sur ordonnance royale, avec Dunkerque, Boulogne sur Mer, Le Havre et Saint Malo. Le drapeau calaisien, constitué d’une croix scandinave blanche sur fond bleu d’azur, est celui qui flotta sur l'ancien beffroi, à la tête des milices bourgeoises et aux mats des vaisseaux corsaires de la Ville. Après une longue période d’absence, en 2017 le drapeau de Calais flotte de nouveau sur les toits de la ville, au sommet de la tour du Guet.

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L'Hôtel de Ville

Cet élégant bâtiment est aujourd’hui emblématique de la ville de Calais. Il est pourtant récent, la première pierre ayant été posée juste avant la première Guerre mondiale et l’inauguration faite en 1925. Son emplacement est symbolique, à égale distance des anciens hôtels de ville de Calais et de Saint-Pierre, et il constitue le trait d’union entre les deux anciennes cités voisines qui venaient de fusionner. L’architecte Debrouwer, qui fera ensuite l’hôtel de ville du Touquet, l’a conçu en style Renaissance flamande. Il présente une décoration soignée, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Le beffroi est classé. C’est ici que le capitaine de Gaulle a épousé la Calaisienne Yvonne Vendroux. Dressé sur une place dégagée qui le rend bien visible sous tous les angles, donnant sur un ensemble de jardins fleuris et sur le parc St-Pierre, précédé de la statue des Six Bourgeois de Rodin, il est l’un des monuments les plus photographiés de Calais.
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Ephémérides Mensuelles

Pas de Calais - France

Calais trouve son origine dans le comblement du golfe de l’Aa et la configuration actuelle du littoral après l’an 1000. La mer s'éloignant de plus en plus des anciens ports – Bourbourg, Bergues, Furnes –il fallut en ouvrir de nouveaux au XIIème Siècle. Dans l’Histoire de Calais, on distingue trois périodes : avant et après les Anglais, et la période anglaise (1347-1558). Les hasards de l’Histoire firent que Calais était aux rois d’Angleterre quand Boulogne et Ardres étaient aux rois de France, et Saint-Omer et Dunkerque aux comtes de Flandre et ducs de Bourgogne. Si Calais a, depuis l’origine, constitué une voie d’échanges privilégiée avec l’Angleterre et reste, depuis les années 1850, le premier port de voyageurs de France, sa fortune industrielle résulte de l’installation de tullistes anglais juste après Waterloo qui lui permirent de devenir, pour un siècle, le premier centre dentellier du monde. Il reste de ces époques divers témoignages, dont les plus emblématiques sont évoqués ci-contre.

Reproduction interdite sans l'autorisation formellement écrite des 'Amis du Vieux Calais'.
MISE A JOUR 2017 DES EPHEMERIDES CALAISIENNES

Les nouvelles dates sont en 'Fond Rougeâtre'.

L'orthographe ancienne est toujours respectée et reproduite fidèlement.

Reproduction interdite sans l'autorisation des 'Amis du Vieux Calais'.

Compilation et transcription par Gilles Peltier.

1er novembre 1795

Le Directoire et le tribunal de justice de Calais furent transférés à Saint-Omer.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier Fonds – Robert Chaussois )

1er novembre 1843

En nivelant un champ au Beau-Marais, des ouvriers découvrent des objets archéologiques gallo-romains consistant :

  1. en plusieurs assiettes et coupes intactes en terre rouge vernissée, et divers fragments de poterie couverts d'ornements en filets (genre étrusque).
  2. Trois petites urnes lacrymatoires.
  3. Trois petites urnes cinéraires dont deux contenant des cendres et des ossements.
  4. Un éperon en fer.
  5. Un fragment de plat d'étain.
  6. Une flûte en terre vernissée.
  7. Une portion de meule à moudre le blé. Lire à ce sujet une lettre de M. Pigault de Beaupré dans l'Industriel Calaisien du 4 novembre 1843.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

1er novembre 1848

Apparition du choléra à Calais. L’épidémie se développa lentement puisque les plus mauvaises journées du fléau furent les 23, 25, 26 et 27 mars 1849. C’est dans le bastion maritime où était enfermé le Courgain que l’épreuve fit le plus grand nombre de victimes. Le fait s’était déjà produit lors d’une précédente épidémie survenue en 1832. Le nombre de personnes atteintes par cette épidémie de 1848-1849 s’éleva à 81. Il y eut 46 décès. Les 35 malades purent être sauvés grâce  à la création d’une maladrerie où les cholériques furent isolés pour éviter de contaminer leur entourage. Cette infirmerie hôpital fut confiée aux sœurs de Saint-Paul de Chartres et dirigée par le docteur Mauricheau-Beaupré. L’épidémie dura cinq mois et le développement du virus devait de toute évidence être attribué aux mauvaises conditions hygiéniques que présentaient les maisons du quartier maritime.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er novembre 1870

Une violente tempête de N-O cause le naufrage de la goélette prussienne « Anna Wilhelm » qui s’échoue à 200m à l’Ouest du port de Calais.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

1er novembre 1924

Inauguration par le maire de Calais, Hans Apeness, d’un monument au cimetière sud pour commémorer le souvenir des 392 soldats Calaisiens de la guerre de 1914-1918 dont la dépouille n’a pu être retrouvée sur le champ de bataille. C’est à l’initiative de la ligue des pères, mères et veuves de soldats disparus que l’on doit l’érection de la stèle confiée au sculpteur Charles Caby. En septembre 1922, une souscription est lancée qui aboutira rapidement en 1923 à la création du monument en pierre de Lunel, tirée des carrières de Hautblanc à Hydrequent. La représentation d’un vieillard affligé de la disparition d’un proche, la tête découverte de son chapeau en signe de recueillement accompagné de son épouse, mesure 2.11 m de haut et 1.77 m de large. Au fil des années, la liste des noms devenant illisible, le monument fut rénové pour les cérémonies du 11 novembre 2009.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er novembre 1940

«  La Kommandantur ordonne aux maisons de commerce juives d’apposer une affiche en vitrine, portant la mention, en français et en allemand - Entreprise juive- ».

( Robert Chaussois – Zone Interdite )

02 novembre 1556

Pierre Storri, ingénieur, chargé par le duc de Guise d’étudier les moyens de reprendre Calais, s’introduisit dans cette ville sous des habits d’ouvrier. Il put prendre une connaissance parfaite de la place et en sortit sans être reconnu. D’après ses constatations, la ville était mal défendue, dénuée de garnison pendant l’hiver. Le duc François de Guise fit son profit de tous ces renseignements.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

02 novembre 1759

II y avait à cette époque grande garnison à Calais : ainsi à cette date arrivent trois compagnies du régiment Lusignan (cavalerie) ; quelques jours après, arrive le régiment de Conti ; et la milice d'Angers est remplacée à la citadelle par la milice de Caen.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

02 novembre 1789

Convoqués en l’hôtel communal, onze notables de Calais « de bonnes vie et mœurs et de probité reconnue, âgés de 25 ans et plus, et sachant signer » sont désignés, comme l’avait prévu l’Assemblée Nationale en août 1789, comme auxiliaires de la justice assistant aux instructions criminelles et formant en quelque sorte, un embryon de jury. Ils prêtèrent serment de « remplir fidèlement leur fonction et de garder un secret inviolable sur le contenu des plaintes et autres actes de procédures ». Voici les noms de ceux qui furent choisis : François Duflos, subdélégué de l’intendance ; Pierre Bénard, ancien maire ; Charles Thin, ancien échevin ; Joseph Duhallier, ancien maître des Eaux et Forêts ; François Lefrancq, procureur-syndic ; André Carmier, ancien vice-maire ; Pierre Gaddeblé, ancien juge-conseil ; Nicolas Dupont, ancien juge-conseil ; Laurent Isaac, ancien juge-conseil ; Frédéric Emmery, consul de Suède ; Pigault de Beymont, capitaine d’infanterie.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier - Calais pendant la Révolution par Albert. Vion )

02 novembre 1795

La nouvelle muni­cipalité de Calais, dont la fonction de Maire est supprimée, a pour membres les citoyens Leveux, Blanquart-Tellier, Michaud, Tétut et Guerlain-Chartier.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

02 novembre 1848

L’administration des P.T.T informa les Calaisiens par voie de la presse locale « Le Journal de Calais » et « L’Industriel Calaisien », que pour faciliter l’affranchissement et épargner aux citoyens des déplacements, il serait mis en vente au bureau des postes, au prix de 20, 40 centimes ou 1 franc, des timbres ou « cachets » dont l’apposition sur une lettre suffirait pour en opérer l’affranchissement. Ces timbres consistaient en une petite estampe, représentant l’effigie de la République, sous les traits de Cérès, déesse de l’agriculture. Imprimés à la Monnaie de Paris, ils n’étaient pas dentelés comme ceux que nous connaissons actuellement et les postiers les découpaient plus ou moins régulièrement à l’aide d’une paire de ciseaux. L’administration avait précisé que le revers du papier était enduit d’une légère couche de gomme, qu’il suffirait d’humidifier et d’appliquer sur l’adresse de la lettre et qu’on pouvait jeter dorénavant dans une boite postale, sans autres formalités !!. Auparavant, il fallait payer chaque port de lettre au guichet et l’on appliquait seulement un cachet encré à l’aide d’un tampon. Il est vrai que l’enveloppe en ce temps, n’avait pas encore une utilisation courante comme à présent. On pliait simplement les feuilles de papier à lettre et on les collait à l’aide de pains à cacheter.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

02 novembre 1940

« La carte de charbon entre en vigueur. Elle donne droit pour le mois aux quantités suivantes : 150 kilos pour un foyer d’une ou deux personnes ; 200 kilos pour 3/4 personnes ; 250 kilos pour 5/6 personnes ; 300 kilos pour 7 personnes et davantage ».

( Robert Chaussois – Zone Interdite )

03 novembre 1641

«  Il y eut un ton­nerre qui  fit un effet  fort malheureux  dans les environs de notre ville, » dit Lefebvre. Il mit le feu à plusieurs fermes à St-Tricat et à Fréthun — La mer devint si  impétueuse que ses flots emportèrent plusieurs parties des digues du Risbanc et de Sangatte.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

03 novembre 1795

Le corps municipal, assemblé, est consulté pour savoir à quel endroit de la côte est la démarcation entre les cantons de Calais et de Peuplingues. Cela avait un certain intérêt car, la nuit précédente, cinq navires anglais chargés de charbon de terre étaient venus s'échouer à l'ouest du port. Pour ne pas faire de jaloux et comme la séparation n'était pas très bien désignée, le Conseil invite les deux juges-de-paix à procéder ensemble au sauvetage des navires échoués.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

03 novembre 1800

Le sous préfet enjoint au citoyen Pille de suspendre sur le champ la perception de la taxe d’entretien à la barrière du Pont Thierry à St-Pierre. Le citoyen Jacques Pille est fermier de la taxe des barrières et ne se soumet pas complètement à cette injonction. On le fait surveiller ; il proteste et plaide pour la réserve de ses droits. Le préfet lui donne raison. À  ce sujet, il se produisait beaucoup d’abus ; des protestations s’élevèrent de toutes parts à St-Pierre et aux environs. La taxe de cette barrière fut définitivement fixée peu après.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

03 novembre 1857

Le pensionnat Saint-Pierre, créé en 1846, prenant de l’extension, le directeur, M. Crèvecœur, adopta le parti de quitter l’ancienne  « Villa Mirmande » où il s’était provisoirement installé, à l’emplacement  des 4-B. Il décida de construire un établissement plus conforme à sa destination, rue du Four à Chaux. La première pierre fut posée le 3 novembre 1857, en présence des maîtres, de l’architecte et des élèves, par M. l’abbé Crèvecœur. Un procès verbal sur parchemin, contenant les noms des maîtres et des élèves de l’époque fut mis dans une boite de plomb et déposé dans les fondations. Durant la première Guerre mondiale, l’établissement abrita un hôpital militaire belge et de nouveau, lors du second conflit, il fut réquisitionné par les services de santé avant qu’il soit occupé par les troupes allemandes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier ) 

03 novembre 1859

La chambre de commerce fut avisée par le ministère des Travaux Publics de l’ouverture des travaux de la ligne Calais-Boulogne dès le début de 1860.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier  – Fonds Robert Chaussois )

03 novembre 1890

Ouverture au public de l’entrée côté « Calais-Nord » de la nouvelle gare. L’entrée «Saint-Pierre » avait été inaugurée le 6 juin 1889. Cette gare bicéphale faisant partie d’une des conditions de la réunification des deux villes aura pour inconvénient de ne jamais savoir si le voyageur allait sortir du coté Nord ou Sud. L’année suivante, on installa, au-dessus des voies ferrées, une passerelle métallique de 50 mètres de long et 6 mètres de large ayant servi au cours de l’exposition  universelle de Paris de 1889, entre le pont de l’Alma et le Champ de Mars

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

 

03 novembre 1892

Ouverture au public pour la première fois de la gare des Fontinettes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

04 novembre 1396

L’archevêque de Cantorbéry célèbre, dans l’église de St-Nicolas à Calais, le mariage d’Isabelle, fille du roi de France Charles VI, avec Richard II roi d’Angleterre. La fiancée a neuf ans et Richard trente. La présentation se fait dans la plaine entre Guînes et Ardres là où, 124 ans après, sera établi le fameux Camp du Drap d’Or.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

04 novembre 1728

Il est décidé de doter l’église Notre-Dame d’un grand jeu d’orgues, pour donner plus de solennité aux offices religieux. Pour ce faire, on engagea un organiste professionnel, Claude Colette de Péronne, et ses gages furent fixés à 410 livres par an. Les autorités religieuses eurent donc à faire face à un gros surcroît de dépenses, et ne trouvèrent d’autre solution que d’augmenter la contribution annuelle payée par les occupants des bancs de l’église. Nous étions à une époque où la hiérarchie sociale était matérialisée et les 444 places privilégiées étaient louées aux grandes familles de la ville ; les autres se casaient où ils pouvaient. Le rapport annuel des places louées était de 444 livres, soit en moyenne une livre par occupant et il fut décidé que le rapport devait être porté à 632 livres.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

04 novembre 1795

Le marquis Du Quesne arrive d'Angleterre où il était prisonnier.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

04 novembre 1884

M. Esnault, rapporteur de la commission parlementaire chargée de l’examen du dossier relatif à la réunion des deux villes de St-Pierre et Calais, dépose à la Chambre son rapport complémentaire.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier ) 

04 novembre 1889

Il est décidé de donner le nom de Carnot au nouveau bassin à flot. En souvenir des membres éminents de la Chambre qui avaient œuvré pour le nouveau port, on attribua les noms de Paul Devot au quai sud-ouest de l’avant-port, de Crespin et de Fournier aux quais ouest du Bassin Carnot. La Chambre de Commerce sollicita l’autorisation de donner les mêmes noms aux hangars et suggéra de baptiser les ponts tournants des écluses du nouveau bassin du nom de Vétillard.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

04 novembre 1960

Inauguration à Calais du super-marché « Prisunic » boulevard Jacquard. Pendant de nombreuses années, c’était la seule grande surface disponible pour les Calaisiens. Prisunic ferma ses portes dans les années 2000, victime de la concurrence des hyper-marchés installés en périphérie de Calais et du centre commercial des 4-B, installé juste en face. C’est aujourd’hui l’École d’Art.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

04 novembre 1963

Installation de la nouvelle poste de Calais-Nord, place de Rheims. Au lendemain de la reconstruction, les services postaux avaient été inaugurés le 19 janvier 1960 dans des bâtiments provisoires rue Jean Quehen.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

05 novembre 1776

Par arrêté du conseil, la perception de l’octroi des vingt-quatre sols est prorogée de dix années. Cet impôt établi le 8 juillet 1746 pour dix années, consistait dans la perception, à titre d’octroi de trente sols par chaque velte d’eau de vie qui sera vendue et consommée dans les villes, faubourgs, banlieues, paroisses et plat-pays des gouvernements de Calais et d’Ardres. Son produit devait être appliqué aux travaux pour l’écoulement des eaux dans le Calaisis, et il s’élevait annuellement de 30 à 40 000 livres. En 1755, il fut prorogé de vingt années, mais la quotité de l’octroi fut réduite de trente à vingt-quatre sols par velte. Telle est l’origine de la caisse des vingt-quatre sous. Lors de la prorogation de 1776, il fut décidé qu’une partie des fonds serait employée aux ouvrages de construction à faire au quartier de cavalerie de la ville de Calais. Et à force de prorogation, cet impôt provisoire existait encore à la Révolution. Les wateringues furent organisées dans le Pas-de-Calais en 1809.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

05 novembre 1789

Les officiers municipaux décidèrent que deux des leurs, accompagnés d’un cortège de la milice nationale, des troupes royales et de la maréchaussée, se rendraient dans les différents quartiers de la ville et au Courgain, pour donner publiquement lecture des lettres patentes, portant sanction de la loi martiale.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

05 novembre 1792

Des fêtes civiques eurent lieu à Calais, pour célébrer les succès français remportés en Allemagne. Elles furent annoncées par une salve d’artillerie, à 6 heures du matin, puis le drapeau fut déployé à la tour du guet, tandis que chacun arborait un étendard à sa fenêtre. Une nouvelle salve d’artillerie eut lieu à midi, donnant le signal du rassemblement de la population sur la place d’Armes, où était dressé  un autel. Des bataillons de Dieppe et d’Yvetot, arrivés  la veille, et les volontaires de Calais se rangèrent sur la place, tandis que les corps civils et militaires formaient le carré. Les officiers municipaux entonnèrent l’hymne des Marseillais, dont chaque finale fut répété en chœur par les volontaires et la foule. Le soir, la fête se termina par de nouvelles salves d’artillerie et une représentation au théâtre.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier –  Fonds Robert Chaussois )

05 novembre 1853

La Confrérie Saint-Vincent-de-Paul transfère rue de Courtenveau la Crèche qu'elle  avait établie au Courgain.  L'ancien local devenait par trop exigu et ne pouvait être aéré facilement. Moyennant 20 centimes par jour, on peut y déposer un enfant.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

05 novembre 1862

Ouverture de l’église anglicane « Trinity Church », rue du Moulin-Brûlé à St-Pierre les Calais. La première pierre fut posée le 3 février de la même année. Cette église avait vu le jour grâce aux dons des Anglais résidant à Calais et à des subventions obtenues du gouvernement britannique. Le consul de Grande-Bretagne avait offert la cloche. Désaffectée pendant la guerre 1939-1945, l’édifice religieux fut démoli dans le milieu des années 1950.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

05 novembre 1880

En pleine « Guerre de religion » le gouvernement expulse les communautés religieuses. À six heures du matin, le commissaire de police de Saint-Pierre se présente à la porte du couvent des Capucins, situé au début de la route de Saint-Omer. Le supérieur du couvent, à travers la porte reçoit l’ordonnance d’expulsion de sa congrégation, mais refuse d’ouvrir. Le cas est sans doute prévu, le commissaire est accompagné d’un serrurier qui reçoit l’ordre de forcer la porte. À l’intérieur, le commissaire réitère la sommation d’expulsion, mais aucun des membres de la communauté ne veut ouvrit la porte de sa cellule et le serrurier doit à chaque fois user de sa science pour que les forces de police puissent pénétrer à l’intérieur. Aucun incident public ne trouble cette expulsion, mais à titre de précaution, les autorités ont mobilisé le 8 ème de Ligne, en garnison à Calais, dont les hommes sont discrètement placés sur les remparts.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

05 novembre 1887

Le maire de Calais, M. Van Grutten, informe les habitants que des tirs d’épreuve au canon seront exécutés les 9, 10, 11, 12, 14 et 15 novembre de 1 heure à 4 heures du soir, dans les ouvrages de côte de la Place ci-après désignés : Bastion 2, situé en arrière du nouveau bassin des chasses ; Bastion 11 sémaphore ; Bastion 12 Casino. Le public est invité à ne pas circuler sur la plage en avant de ces ouvrages pendant le tir. Un fanion rouge sera hissé sur le rempart de l’ouvrage qui devra tirer, deux heures avant l’ouverture du feu et pendant toute la durée du tir.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

05 novembre 1910

Le sous-marin « Germinal », commandant Besnard, sort du port de Calais pour se rendre à l’exercice. En même temps, le bateau de pêche étaplois, B.2847, patron et armateur Louis Gosselin, onze hommes d’équipage et deux mousses, sort pour rejoindre d’autres Étaplois, les n°2781, 2957, 2958, 2984. Le temps est calme, mais le courant fait dévier le 2847 vers la jetée Est. Le patron a fait débarquer sur la jetée Ouest, neuf hommes qui remorquent le voilier jusqu’au fanal de l’extrémité. Cependant, le voilier se trouve déporté par le courant sur le submersible dont le commandant, prévoyant l’accident, fait donner un coup de barre à droite. Malheureusement, cette manœuvre offre l’arrière effilé du sous-marin sur lequel vient s’empaler le voilier. Il coule immédiatement face à la batterie de l’Expérience. L’équipage est sauvé par les autres voiliers. Il peut être renfloué aisément à marée basse après calfeutrage de la brèche

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

05 novembre 1929

Inscrite le 19 mars 1926 à l’inventaire supplémentaire de la Commission des Monuments historiques, la porte de l’hôtel de Guise, est classée définitivement, ce jour,  avec ratification par M. André-François Poncet, sous-secrétaire d’état aux Beaux-arts, le 14 janvier 1930. Sur le fronton, il y avait les armes de l’Étape des Laines : « d’Argent à trois bandes nébulées d’azur, au chef de gueules chargé d’un lion regardant et léopardé d’Or ». Les tourelles d’angle étaient d’armoiries et de « montjoies » où étaient placées des statues de saint.En mai 1940, le quartier fut presque entièrement rasé. La porte résistait toujours. Mais lors des raids aériens de 1944, elle fut sévèrement touchée. À vrai dire, il n’en subsistait qu’une chandelle de pierre assez informe. Malgré la tentative d’un Calaisien passionné, M. René Bertrand, qui obtint la confirmation du classement de la Porte de Guise comme monument historique dans la logique de la décision déjà prise en 1929, elle fut rayée de la liste, sur avis de la Commission des Monuments Historiques, le 15 novembre 1946.Lorsque vint l’heure de tracer les nouvelles rues, elle gêna. Elle fut donc abattue le 19 janvier 1950

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

05 novembre 1961

Dernier voyage du car ferry « Halladale » ancien bâtiment de la flotte britannique transformé au lendemain de la seconde Guerre en transport de voyageurs entre Calais et Douvres. Durant 11 ans, le Halladale aura transité, entre les deux pays, 277 895 voitures et 842 015 passagers.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

06 novembre 1415

Henri V, roi d'Angle­terre, s'embarque à Calais pour Londres. Il était dans notre ville depuis quelques jours, après  sa victoire à Azincourt, d'où il ramena nombre deprisonniers, parmi lesquels était Robert, seigneur de Sangatte.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

06 novembre 1672

Ce  jour « a esté beny le mariage de Louis Dezormeaux, marchand, demeurant à Rouent, d'une  part, et  damoiselle Suzanne Le Noble, fille de deffunt Claude Le Noble, vivant escuyer seigneur de  Feugueré, demeurant à Calais, d'autres part. » Cet acte se trouve au registre de « Baptesmes,  mortuaires et mariages » du  Temple  de  Guînes pour cette année 1672.  Il y avait alors, dans le Calaisis, de nombreuses familles protestantes qui durent abjurer ou quitter la France, après la révocation de l'édit de Nantes.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

06 novembre 1792

La rue d’Orléans, à Calais-Nord, devint la rue Eustache-de-Saint-Pierre. La rue de Courtenveau prit le nom de rue Mirabeau, puis l’année suivante de rue de l’Unité pour finalement reprendre son premier nom.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

06 novembre 1795

Élection par les citoyens actifs de M. Michel-Lambert Colbrant comme maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

06 novembre 1862

Inauguration à St-Pierre de l'église anglicane de la Sainte-Trinité. Cette cérémonie s'est faite au milieu d'une nom­breuse assistance, présidée par le Révérend St-Hill, chapelain, assisté de MM.  Burgess, recteur de l'église de Chelsea, et Forbes, chapelain de l'église protestante de la rue d'Aguesseau à Paris.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

06 novembre 1903

Inauguration du Patronage laïc, rue du 11 novembre,  en présence du sous-préfet de Boulogne, du député, et du maire de Calais, Edmond Basset. Depuis 1892, la création était réclamée. Le bâtiment, qui coûta 17 000 francs payés par la Caisse des Écoles sur un terrain concédé par la ville pour un loyer symbolique d’un franc par an, disposait de différentes salles de jeux : dominos, dames, billard, bibliothèque etc, mais aussi dans la cour d’un tir à la cible de 15 m. Lors du conflit 1914-1918, les locaux furent transformés en hôpital qui permit de soigner 6 0000 soldats. Son utilisation changea de nouveau et le 7 mars 1916, le général Ditte, gouverneur de Calais, inaugura en ses locaux, le foyer du soldat. Endommagés lors du deuxième conflit mondial, les bâtiments furent l’objet d’une restauration en juin 1962.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

07 novembre 1792

Le  conseil général de la commune de  Calais déclare indispensable de changer les noms de différentes  rues de la ville qui  rappellent la féodalité ou les ordres religieux. La rue Royale sera appelée rue de l'Égalité ; la rue Courtenveau,  rue Mirabeau ; la rue de Croÿ,  rue de la Révolution ; la rue des Capucins,  rue de Thionville ; la rue des Minimes,  rue de Lille.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

07 novembre 1793

Première application officielle du nouveau Calendrier républicain aux registres d’état civil de la mairie de St-Pierre, commune qui s’appelait alors Escailloux. Le retour à l’ancien calendrier est du 31 décembre 1805, dix Nivôse an XIV.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )   

07 novembre 1849

À Oran (Algérie), où il était médecin en chef de l’hôpital militaire – fonction qu’il avait exercée à Calais – décédait du choléra Hippolyte Goedorp. L’épidémie ayant fait 4 000 morts en ville, la foule accompagna son cercueil au cimetière, dont les nombreux anciens malades qu’il avait sauvés. Il avait abandonné la présidence de la Société d’Agriculture de Calais deux ans plus tôt lors de sa nomination à l’armée d’Afrique. Depuis son départ, il avait été ruiné par les évènements de 1848, et il venait de perdre son épouse six mois plus tôt. Un service funèbre à sa mémoire, organisé par la Société d’Agriculture, célébré à Notre-Dame de Calais le 26 novembre, y attira également la grande foule, en dépit du mauvais temps. Toutes les loges de bienfaisance de Calais et de Saint-Pierre y furent représentées.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez ) 

07 novembre 1879

Une lettre du Sous-Préfet informe le Maire de Calais que le Ministre de l'Instruction publique a daigné approuver le projet d'installation, dans l'ancien hôtel Dessin, rue Royale, de divers services municipaux et notamment d'une école primaire communale et d'une école primaire supérieure.

Ce fut la plus grosse folie commise à Calais ; on y a englouti près d'un million quand le Conseil ne s'était cru engagé qu'à une dépense de 320 000 fr. Quatre ans plus tard, on démolit tout le pâté pour n'y laisser que le collège sur la rue Leveux.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

07 novembre 1945

Le monument des Six Bourgeois, évacué durant toute la guerre, fut ramené à Calais, où on l’installa dans les jardinets de l’hôtel de ville « provisoirement ». Il y est toujours !

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

07 novembre 1952

Le vent souffle avec des pointes de 150 km/h à Calais, déchaîne la Mer du Nord ainsi que la Manche. Le porteur  « Risban » casse ses amarres et dérive dans le port. Il s’échoue ainsi qu’une barque de pêche sur la rampe de débarquement du quai Paul Devot. Le remorqueur « Champion » subit le même sort. Une porte de l’écluse sas est endommagée.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

08 novembre 1802

Il est fortement question de guerre avec l’Angleterre, et on prend à Calais des mesures de sûreté. Le général Barbazan donne l’ordre aux sentinelles de ne laisser passer dans les rues, après dix heures du soir, que les personnes munies de lanternes et décide qu’à cet effet des patrouilles arrêteront les habitants qui ne se conformeront pas à cet ordre.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

08 novembre 1803

Il se fait à Calais des préparatifs considérables à l’occasion du projet de l’invasion de l’Angleterre. Les maisons étaient encombrées de soldats, et il en résultait même une confusion nuisible à la discipline. Le général en chef défend aux militaires dont les corps étaient campés dans les environs de rester en ville après l’heure de la retraite  et recommande à cet effet la fermeture de toutes les maisons de jeu, de tous les cafés et cabarets après cette heure. Le ministre de la guerre, à cause des établissements dont la côte de Calais et de Boulogne était le centre, recommande une surveillance extraordinaire. Le général Margaron fit sortir de Calais bon nombre d’étrangers. Cent quatre vingt six naufragés étrangers furent détenus au Fort Nieulay. Les bateaux de pêche ne pouvaient sortir du port sans avoir un soldat à bord, et ils ne devaient jamais s’écarter de plus d’une demi-lieue au large. L’accès des jetées de la plage fut interdit aux civils.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

08 novembre 1830

Nos braves ancêtres n'étaient pas plus pressés qu'il convenait à faire le service de la garde nationale ; car nous voyons à cette date à chaque instant dans les journaux de Calais, des jugements prononcés par le Conseil de discipline sous la présidence de M. Cazeneuve. Ce jour-ci, deux gardes nationaux sont condamnés à 15 et 30 francs d'amende : le second objectait que sa  fonction de vice-président du Conseil des prud'hommes lui créait une incompatibilité.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

08 novembre 1861

Un mauvais vent de Nord souffle en mer du Nord. Le brick anglais « Richard Brown », capitaine Calder, avec un chargement de charbon à destination de Lisbonne, est jeté à la côte Est de Calais. L’équipage de quatre hommes est sain et sauf mais le navire est difficilement renflouable compte tenu de sa vétusté

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

08 novembre 1879

Vente aux enchères d’ « une belle maison de campagne, à Fréthun. » Sic transit gloria  mundi !Cette maison est le château bâti, au siècle dernier, par Jacques-André Becquet, sieur de Cocove, président et, juge général de Calais. Le fief de Cocove, au comté de Guînes, fut vendu par François Lamoral de Génevières à André Becquet, négociant à St-Omer, père de Jacques-André. C’est à présent, la mairie de Fréthun.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier 

08 novembre 1881

Le conseil municipal de St-Pierre approuve la création d’une école d’art décoratif, pour laquelle l’état donna une subvention de 6 000 francs.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

08 novembre 1916

Le destroyer anglais « Zulu » quitte Douvres pour Calais avec le courrier de  la Poste. En route il rencontre une mine, saute et est coupé en deux. L’arrière coule. Remorqué par le patrouilleur « Nelly » et le contre torpilleur « Mehl », l’avant parvient au port de Calais.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

09 novembre 1675

Jeanne Squadin, née à Marck, est baptisée  à Calais  par Jacques de Prez, ministre de l'église réformée de Guînes, résidant à Calais. Il n'y avait pas de Temple en notre ville :  les baptêmes avaient lieu au domicile du ministre.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

09 novembre 1790

Élection des juges du tribunal de Commerce suite à la réorganisation par l’Assemblée Nationale des organismes judicaires. Furent élus : Dupont ; Audibert-Bénard ; Dale Destailleurs ; Dorez ; Bredeville.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier - Calais pendant la Révolution par Albert. Vion )

09 novembre 1793

Le fameux révolutionnaire Joseph Lebon vint à Calais. Il assista à une assemblée, où après avoir donné des coups de sabre, dans un crucifix, placé au dessus de son siège, il insulta d’inoffensives religieuses et exprima des principes sanguinaires qui ne trouvèrent point d’écho. Étonné du silence glacial et surtout de l’accord qui régnait à Calais, et ne trouvant ni bourreaux, ni victimes, il hâta son départ en disant à M. Leveux, maire : « On ne peut rien faire de vos satanés Calaisiens ! Ces gens là sont comme les hannetons, ils se tiennent tous par la patte. »

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

09 novembre 1818

L’armée anglaise s’embarque à Calais. Venue en France en 1815, après Waterloo, les armées ennemies, sous le nom d’alliées, imposèrent à la France fatiguée, ruinée, le retour du roi Louis XVIII dit le « Désiré ». Il y avait dans le Nord, le Centre et l’Est de la France quantité d’Anglais, Russes, Allemands, Prussiens, Hanovriens, cosaques.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

09 novembre 1834

Création par ordonnance royale de la Caisse d’épargne de Calais sous l’impulsion du maire, Jacques Leveux. Ouverte au public le 22 mars 1835, l’établissement s’installe dans un premier temps dans une salle du palais de justice à Calais-Nord avant de déménager en 1880 rue du duc de Guise. Le succès est rapidement au rendez-vous, obligeant de passer les jours d’ouverture de 1 à 3 en 1913 et un 4e en 1928. Au début des hostilités de la seconde Guerre mondiale, les services déménagent dans les locaux de la caisse de Calais-Sud pour y rester jusqu’en 1959, date à laquelle sera inauguré le nouveau bâtiment rue Paul Bert.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

09 novembre 1848

Décès de Jean-Baptiste Plante à Saint Pierre, âgé de 73 ans. Fils de comédiens, il arrive fort jeune à Calais et y passe le reste de sa vie. Né, pour ainsi dire, sur les planches, il a toutes les qualités pour réussir, dont le feu sacré. Il excelle dans les rôles d’ivrogne et, d’un texte insignifiant, sa verve fait parfois une scène mémorable. Pigault de Beaupré le critique toutefois et conseille « à l’acteur Plante, enfant chéri du parterre, de ne rien changer à ses rôles et d’y apporter de son cru des innovations telles que ledit sieur Plante pouvait avec justice, prétendre à la moitié du droit d’auteur… ». Il joue agréablement du violon et chante dans l’opéra comique. Pour subvenir aux besoins de sa maison, il se fait entrepreneur, directeur de pension bourgeoise, cafetier. Se donnant beaucoup de mal, il ne réussit guère. Il tient plusieurs années durant le « Vauxhall », cette guinguette fondée en 1808 par son père (là où se trouve aujourd’hui le lycée Sophie Berthelot). C’est lui qui crée le « Jardin des Plante » sur un terrain sec et sablonneux, où il tire des feux d’artifice et où il décède. Plante est aussi un citoyen dévoué et, pendant longtemps, il fait partie du corps des sapeurs-pompiers. En société, il est aimable et spirituel. Franc-maçon, ainsi que son fils Théodore, dans la loge d’Antoine Leleux, « la Persévérance ». Formidable acteur, il a procuré des fous rires à trois générations de Calaisiens.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

09 novembre 1878

Le brick norvégien « Neptune », jaugeant 242 tx, naviguant sur lest est jeté à la côte en face du sémaphore du port de Calais et se brise. L’équipage est sain et sauf. La perte s’élève à 18 000 F.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

09 novembre 1927

En pêche au large du port de Calais, le chalutier boulonnais « Alsace » ramène une mine  dans son chalut. Elle est déposée et désamorcée au port de Calais.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

09 novembre 1955

Ouverture officielle du premier cinéma de Calais-Nord d’après guerre : le Crystal Palace. Reconstruit dans le passage reliant la rue Royale à la rue Leveux, l’entrée de cet établissement se situe au milieu du passage. La salle d’un seul niveau compte 600 fauteuils et une inclinaison spéciale permet une vision parfaite de toutes les places vers l’écran panoramique de huit mètres sur cinq.

( Amis du Vieux Calais – Jean-Pierre Liber )

09 novembre 1970

Le pasteur Lassere tient une conférence pour s’élever énergiquement contre une éventuelle réouverture des maisons closes. Le temple protestant contre le temple de Venus.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

09 novembre 1983

Lancement des travaux portuaires qui verront  la disparition de la flaque à Guerlette, la création de la nouvelle jetée Est, et du nouveau bassin à flot « Henri Ravisse » 

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 novembre 1759

Jusqu'au 20, il fait à Calais un froid des plus durs. La gelée est si forte que le canal de St-Omer avait une glace de 25 et 27 centimètres d'épaisseur. Les liqueurs gelaient dans les appartements, ajoute un chroniqueur contemporain. L'hiver avait par contre été très modéré. — En janvier 1766, le froid reprit tout  aussi violemment, et ce fut général, car la Seine, le Rhône, la Loire, la Saône furent aussi gelés.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

10 novembre 1771

Un individu est condamné à une amende de 500 livres pour avoir, à Calais, acheté du grain en dehors du marché.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

10 novembre 1793

Le conseil général de la commune d’Écailloux  ( St-Pierre ) aux sociétés populaires de Marck et Coulogne : « Frères et amis. Le conseil général de la commune vous informe qu’il a décidé que le drapeau retiré de chez le citoyen Grigny serait brûlé demain 20 brumaire à deux heures après midi, vis-à-vis la maison commune et que la société populaire serait invitée d’y assister en corps. En conséquence, nous vous adressons la présente qui vaudra invitation. Salut et fraternité ».

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

10 novembre 1831

Deux chasse-marées de Vannes, le « Six frères » et l’ «Aimable Désirée », sur rade de Dunkerque avec des pilotes à bord, sont surpris par un grand vent qui les fait dérader. Le premier parvient à se réfugier à Boulogne tandis que le second tente vainement de rentrer au port de Calais. Il va s’échouer au niveau du Fort Rouge où il se brise sur la grève. Le capitaine et quatre hommes périssent dans ce naufrage. Seuls deux hommes atteignent, sains et sauf, la terre ferme.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

10 novembre 1834

On vient de réorga­niser à Calais un Conseil de discipline pour la garde nationale, car il se produisait de nombreux abus et surtout bien des refus de monter la garde.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

10 novembre 1836

M Pigault-Maubaillarcq offre à la ville de Calais le buste de son frère aîné, Pigault-Lebrun, auteur et écrivain calaisien. Ce buste fut placé à la bibliothèque municipale. Un autre buste de Pigault-Lebrun est placé au-dessus d’une des quatre statues décorant la façade du théâtre municipal. Le collège République de Calais était appelé précédemment « Institut Pigault-Lebrun ».

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

10 novembre 1884

La chambre des députés adopte le projet de loi suivant :

Article 1 – Les deux communes de Calais et St-Pierre-les-Calais (arrondissement de Boulogne-sur-Mer, département du Pas-de-Calais) sont réunies en une seule municipalité, qui portera le nom de : « Calais-Saint-Pierre ».

Article 2 – Il est pris acte des conventions conclues entre les communes de Calais et de Saint-Pierre-les-Calais, au sujet de l’emplacement du nouvel hôtel-de-ville à construire après la réunion.

Article 3 – Par dérogation à l’article 12 de la loi du 5 avril 1884, le Conseil général du département du Pas-de-Calais pourra, dans sa prochaine session ordinaire ou extraordinaire, diviser la ville de Calais-Saint-Pierre en sections électorales.

Article 4 – Les communes réunies par la présente loi continueront à jouir, comme sections de communes, des droits d’usage ou autres qui pourraient être respectivement acquis

Article 5 – Les contributions dont le taux est déterminé à raison de la population continueront, pendant dix ans, à partir du 1er janvier 1885, à être établies dans chacune des deux communes, d’après le chiffe de sa population particulière.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 novembre 1907

Après avoir racheté à l’État français le couvent des capucins, boulevard Victor Hugo, le diocèse d’Arras érige en église paroissiale la chapelle du couvent.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 novembre 1910

Le bateau de pêche calaisien, n° 2960, « Chantier du Pas-de-Calais », patron Huret, quatre hommes d’équipage, entre au port quand une lame le chasse violemment sur le brise-lames du goulet des chasses. Les membres d’équipage sautent en catastrophe sur le brise-lames tandis que le voilier est complètement détruit. Le chalutier boulonnais, B.101, s’échoue sur la plage de Calais, face à la batterie de l’Expérience, à proximité de la jetée Est. Le remorqueur « Champion » se porte à son secours et le remorque au port.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

10 novembre 1914

Le nouveau gouverneur militaire, le général Ditte, arrive à Calais  en remplacement du général Bérard. Le nouveau responsable du camp retranché se rendit le même jour à la mairie de Calais pour prendre contact avec le maire, M. Morieux, puis se rendit chez le lieutenant-général belge Clooten.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — ) 

10 novembre 1915

Arrivée à Calais, pour la première fois, de véritables canons antiaériens pour combattre les raids des bombardements des zeppelins allemands. Depuis quinze mois que l’on était en guerre, on utilisait en guise de défense des canons de 75 et des mitrailleuses, nullement conçus pour cet usage, et qui n’avaient qu’un but, celui de rassurer la population.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — )  

10 novembre 1919

À la veille du premier anniversaire de la fin du premier conflit mondial, Raymond Poincaré, arrive en gare de Calais. Cette visite n’est pas pour commémorer les victimes de la guerre car Georges Clemenceau a décidé qu’il n’y aurait pas de manifestations patriotiques, la France étant en pleine période électorale. En revanche, les Anglais avait invité notre Président de la République à prendre part, sur leur sol, aux manifestations du souvenir. Raymond Poincaré, accompagné du Ministre des Affaires Étrangères, passe en revue les troupes et félicite le maire, Charles Morieux, pour le courage dont la ville a fait preuve pendant la Guerre. À 11 h 20, le cortège officiel s’embarque sur le « Rouen », suivi de quatre destroyers, tandis que sur la côte, on tire 101 coups de canon.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 novembre 1938

Ouverture du chantier de la nouvelle maternité, rue Verte, par le maire Lucien Vadez, du député M. Vantieleke et des différentes personnalités et membres de la commission des hospices qui avaient décidé le 12 juillet 1937, sa construction en votant un emprunt de 1 500 000 francs, remboursable en trente ans, pour faire face à la dépense évaluée à  3 008 488 francs, le reste devant être couvert par diverses subventions. La première naissance eut lieu le 31 mai 1952 dans la nouvelle maternité, considérée à l’époque comme l’une des plus belles de France.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 novembre 1782

John Maxton naquit à Perth (Ecosse). Il vint de Londres à Calais, à la fin de 1813 et y installa clandestinement un métier à tulle dans un immeuble à l’angle des rues de la Douane (plus tard rue de la Victoire) et Française. Maxton ayant eu un rôle notable dans l’industrie tullière locale, son nom fut donné à une rue du centre de Calais-Sud qui devint ensuite la rue de Valmy.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

11 novembre 1792

Il fut procédé à la plantation d’un arbre de la liberté à la citadelle à la place de la colonne qui supportait le buste du Cardinal de Richelieu. Dès que l’arbre arriva sur un chariot, le club de la Constitution envoya une compagnie de grenadiers et de volontaires calaisiens, avec deux canons et des bataillons de la garde nationale, précédés de tambours et de la musique. Un défilé partit de la place d’Armes pour se rendre à la Citadelle, où le buste de Mirabeau était encadré de drapeaux français, anglais et américains. En fin de journée, la joie devint encore plus grande, quand arriva la nouvelle que le général Dumouriez venait de battre les armées autrichiennes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

11 novembre 1814

La goélette suédoise Léo de 80 tonneaux, ayant cinq hommes d’équipage, venant de l’île de Ré avec une cargaison de sel et de liquides à destination de Stromstad, échoue à cinq heures du matin à une lieue environ dans l’est du port de Calais, sur le banc du bas nommé Brasseur. Le navire s’entrouvre, le capitaine est noyé et l’équipage se réfugie dans les haubans. Cinq marins de Calais, sous le commandement de M. Sagot capitaine du port, se jettent dans une chaloupe et luttent pendant une heure pour atteindre la goélette. La mer était affreuse. Enfin ils parviennent à sauver les quatre matelots suédois. Cinq minutes après, les derniers vestiges du Léo disparaissaient sous les flots.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

11 novembre 1854

Pose de la première pierre de la chapelle du couvent du Sacré-Cœur par Mgr Parisis. L'ouverture de cet établissement, destiné à l'enseignement, se fit en mai 1856. Il fut inauguré le 13 août, également par Mgr Parisis. La bénédiction de la chapelle latérale, destinée à l'usage des habitants du quartier, se fit le 29 novembre 1861.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 novembre 1856

Arrivée à Calais de la musique avec l'état-major du 83e de ligne. Depuis 1843 il n'y avait pas eu d'état-major ici.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

11 novembre 1881

La Commission administrative de l'Hospice décide la construction d'un nouvel hôpital. Le 30 décembre suivant, le Conseil municipal de St-Pierre ratifie ce vœu et adopte les plans et devis de M. Billon, architecte à Paris, où la dépense est évaluée à 777 416 fr 25. Celui-ci mourut six semaines après et l'exécution des plans fut confiée en février 1882 à M. Dutert, également architecte à Paris. (1)

(1) Le montant des devis fut augmenté d'un dixième et porté à 851 798 fr. 77 ct. à prélever sur les ressources ordinaires de la ville par annuités de 200 000 francs. L'adjudication eut lieu le 29 octobre 1882 et la pose de la première pierre le 10 juin 1883, devant MM. Devaux, sénateur, Ribot, député, et les Autorités locales, sans préfet ni sous-préfet.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

11 novembre 1888

M. Wintrebert, maire de Calais donne sa démission. La raison officieuse, c’est qu’il ne peut conduire de Paris son cabinet d’avocat et les affaires de la ville.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 novembre 1918

La première Guerre mondiale après avoir fait huit millions de morts, tous pays confondus, dont        2 382 soldats calaisiens et 228 victimes civiles, se termine avec l’armistice proclamé à 11 heures. Les sirènes et les cloches sonnèrent pour avertir la population de la fin des hostilités. Libéré par ses employeurs, le personnel des ateliers, usines et bureaux défila dans  les rues de Calais l’après midi. Il fut rejoint par plusieurs milliers de soldats anglais, belges, portugais et français. Ce n’est qu’en 1922 qu’une loi fixa le 11 novembre comme jour férié pour commémorer cette guerre, que l’on avait décrétée être « la der des der ».

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 novembre 1939

« Une partie des collections du Musée et un certain nombre d’objets classés de l’église Notre-Dame partent à l’abri au château de Montcavrel, près de Montreuil. En mai 1942, ils seront transférés dans la Sarthe ».

( Robert Chaussois – Calais 1939-1940 )

11 novembre 1945

Avec l’accord des autorités britanniques qui contrôlaient Calais-Nord depuis la défaite des Allemands, le nouveau maire de Calais, Hubert Défachelles, lève le blocus mis en place depuis 1940 et autorise la population à retourner dans le Calais historique. Après une cérémonie devant l’hôtel de ville, le cortège passe le pont George V et dépose une gerbe au monument aux morts, puis fait le tour de la place d’Armes et revient par la rue Royale. Avant cette reprise en possession de lieux, il y avait eu une autorisation temporaire de découvrir les lieux sinistrés, le 2 octobre 1945. À cette occasion, une messe avait été célébrée par Mgr Évrard sur les ruines de l’église Notre-Dame.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

12 novembre 1792

À l’exception d’une seule, toutes les cloches de la paroisse furent envoyées à la fonderie de canons à Douai. La plus grosse était aussi la plus ancienne. Une autre cloche, nommée « Guillemine Peronne » avait eu pour parrain M. Guillaume Pigault, ancien maire de Calais, et pour marraine, Mme Meunier-Dericqson, dont le mari fut aussi maire de Calais en son temps.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

12 novembre 1845

Les premiers omnibus firent leur apparition entre Calais et Saint-Pierre. On demandait alors qu’ils annoncent leur passage par un son de trompette. Le capital social de la compagnie était de 10 000 frs répartis entre 100 actionnaires. Cette nouveauté fit fureur et les deux omnibus, qui partaient tous les 3/4 d’heures, étaient toujours pleins.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

12 novembre 1847

Au moment de sortir du chenal du port de Calais, le sloop français « Émilie », jaugeant 22 tx, capitaine Édouard Vasseur monté par quatre hommes d’équipage, avec un chargement de rails à destination d‘Étaples est abordé par le vapeur « Widgeon ». Ce dernier lui brise le beaupré, plusieurs montants, une partie de pavois lui démonte la fausse étrave. Craignant d’aller par le fond et pour éviter que le courant l’entraîne en dehors du port, le capitaine fait porter un grelin sur la jetée Ouest afin d’être maintenu. Le bâtiment va alors s’échouer contre les fascines et fatigue beaucoup. Une dizaine de haleurs est nécessaire pour le tirer dans  le  fond  du port où du monde est constamment employé pour affranchir les pompes et garder ainsi le navire à flot.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

12 novembre 1902

Vers 4 heures du matin, étant à la cape dans le N.-NE de Calais, ses feux réglementaires allumés, le bateau pêcheur « France et Russie », B2322, patron Eugène Pollet, est abordé par un navire ayant ses armures à tribord, sans feux de position, sauf deux feux blancs. Celui-ci prend la fuite tous feux éteints. Le patron Pollet prend ses dispositions pour le rattraper. Forçant la voilure, il parvient à le rejoindre et grâce à la lueur du phare de Calais, reconnaît le pêcheur boulonnais « Gabriel-Jean-Baptiste », B2215, patron Eugène Huret. Il s’en suit une violente discussion, ponctuée d’un flot d’injures.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

13 novembre 1791

On procède à l’élection des officiers municipaux et notables de la commune de Calais, en remplacement de ceux qui sortent de charge, conformément aux décrets de l’Assemblée.

( Annales de Calais par C. Demotier )

13 novembre 1839

Depuis son départ du port de Sklein avec un chargement de bois à destination de Calais, le brig norvégien « Anne Johanne », capitaine Ulric Frédéric Bawe, doit lutter sans cesse contre des vents et tempêtes qui lui occasionnent de graves avaries de mâture et de voiles : les haubans de misaine, le galhauban du beaupré et celui de mât de hune, l’étai du petit mât et la draille de foc sont rompus. Ces avaries au moment d’entrer au port dans le  mauvais temps provoquent l’échouement du brig contre la jetée Est. Il est renfloué à l’aide d’un grelin porté sur la jetée Ouest. Échoué dans le port, le capitaine constate alors que sa fausse quille est cassée.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

13 novembre 1844

La Société d'Agri­culture de Calais fait procéder à l'exhumation du corps de Francia,  qui était resté déposé jusque-là dans un terrain provisoire, et le fait transporter dans le terrain acquis à perpétuité de l'ancien cimetière de Calais, au bout de la Grand'Rue. La pierre tumulaire a été transportée au nouveau cimetière à Calais-Nord, et se trouve àgauche en entrant, à côté de celle de Debacq, un peu plus loin que la colonne élevée en 1876 aux artilleurs victimes du puits d'expériences. Toutes deux sont vierges de toute couronne mortuaire ; on dirait vraiment qu'elles sont oubliées.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

13 novembre 1871

Un décret présidentiel prononce la dissolution de la garde nationale de Calais. À  la suite, une pétition a circulé en ville demandant le maintien du moins de la compagnie d’artillerie, rappelant qu’en 1815 et en 1848 il en avait constamment existé une chargée de maintenir l’ordre et de défendre la Place. Les canonniers volontaires de Calais n’ont pas été maintenus, et réellement il n’y avait pas lieu.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

14 novembre 1772

Ordonnance royale touchant le renouvellement du magistrat de Calais. Il s’agit de nommer aux fonctions de maire, lieutenant de maire, échevins assesseurs, procureur du roi, secrétaire greffier et receveur contrôleur des octrois de la ville de Calais, places qui généralement s’achetaient et se transmettaient héréditairement. Le sieur Bénard est nommé maire, Froment, lieutenant de maire, Montgey, Thin, Jourden, Pépinière et Grandin échevins, Blanquart est procureur du roi, François secrétaire greffier, et Hamy receveur contrôleur des octrois. « Veut sa Majesté que tous les sujets ci-dessus nommés, dont elle a fait le choix pour composer le corps municipal de la dite ville de Calais, jouissent des honneurs, rangs, droits, séances privilèges, exemptions, autorités et prorogations attribuées aux dits offices municipaux, après toutefois qu’ils auront prêté serment en la manière accoutumée ».

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

14 novembre 1810

La tempête jette à la côte du Fort Lapin, à Blériot, le brick anglais « Le Texel », de 140 tonneaux, chargé de charbon. Il se rendait de Newcastle à Guernesey.

( Naufrages et Fortunes de mer de Christian Gonsseaume )

14 novembre 1843

Décès de Jacques Couteux, dit Bovay, à Saint-Pierre à l’âge de 79 ans. Né en 1764, il devint l’un des plus intrépides corsaires calaisiens. Il commanda successivement la Jalousie, le Petit-Diable, le Vengeur et le Brave. C’est avec ce dernier qu’il s’échoua sur la côte d’Ostende en 1806 pour échapper aux Anglais et rejoindre la plage à la nage. Il eut moins de chance avec le Petit-Diable mais, au moment de son transfert sur un ponton anglais, il parvint à s’échapper avec deux camarades, dont le Courguinois Flouet, et à traverser de Douvres à Calais en canot. Il commanda de nouveau plusieurs autres navires corsaires dont le dernier fut le Pas-de-Calais. A partir de 1814, il navigua pour le commerce. Ses funérailles ont lieu le jeudi 16 novembre.

( Amis du vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

14 novembre 1898

Élection de M. Delcluze comme maire de Calais en remplacement de M. Salembier, démissionnaire.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

14 novembre 1951

Le député-Maire, Jacques Vendroux, expose au Conseil municipal le projet de la future station balnéaire calaisienne. La réalisation devait être confiée au groupe financier britannique dirigé par M. Van Schlochen qui disparaîtra sans laisser de trace avant le premier coup de pioche. Il faudra attendre dix ans pour voir les premiers bâtiments sortir de terre sous un autre projet d’aménagement.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

14 novembre 1960

Une lettre émanant du Ministère de l’Air et transmise par la sous-préfecture informe l’Aéro-club de Calais sur la levée partielle de l’interdiction qui pesait sur l’aérodrome de Marck en matière de circulation aérienne. Cet assouplissement permettait aux seuls avions de tourisme venant du Touquet-Paris-Plage d’atterrir ainsi que la possibilité à l’Aéro-club d’ouvrir son école de pilotage à laquelle de nombreux élèves étaient déjà inscrits.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

14 novembre 1988

Deux ministres sont en visite à Calais, Michel Delebarre, ministre des Transports et Jacques Mellick, ministre de la Mer. Lors de cette rencontre officielle en présence du maire, Jean-Jacques Barthe, et du député André Capet, Henri Ravisse, Président de la Chambre de Commerce, se lance dans un long plaidoyer pour que le port de Calais puisse se doter de nouvelles infrastructures, notamment un troisième poste à quai. En réponse les ministres évoquent plutôt la création d’une association regroupant les trois ports de Calais, Boulogne et Dunkerque. Il faudra attendre 2010 pour voir ce souhait se réaliser !

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

15 novembre 1795

Le duc de Choiseul, du fond de la prison de Calais, écrit au Directoire pour demander sa mise en liberté et celle de ses infortunés compagnons naufragés la veille. On les avait incarcérés comme émigrés pris les armes à la main.

( Éphémérides – Indicateur de Calais )

15 novembre 1810

Les Sœurs hospita­lières de Calais,  dit Demotier, ont été civilement instituées par le décret impérial  daté  de ce jour, et leurs statuts sont approuvés. Leur communauté fut encore approuvée  par  ordonnance  royale du 22 avril 1827.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

15 novembre 1845

On embarque au canal de St Pierre, pour les diriger sur Paris, des blocs de marbre de toute beauté, venant des carrières de Marquise pour servir au tombeau de Napoléon 1er aux Invalides. L’un d’eux pesait 14 000 kilogrammes.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

15 novembre 1900

Aristide Briand, directeur de « La Lanterne », vient à Calais pour animer un meeting à l’Élysée, à l’occasion de la grève générale des tullistes qui dura onze semaines.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

15 novembre 1917

Le poste d’hydravions de la marine française entre en service à la « flaque à Guerlette ». La base était composée d’une douzaine d’appareils de combat destinés à la surveillance de la rade, à la recherche des mines et des sous-marins. Son effectif était de trois officiers et de 90 sous-officiers ou matelots.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — ) 

15 novembre 1919

Le Président de la République, Raymond Poincaré, au retour de son voyage en Angleterre débarque à Calais, salué par l’artillerie du fort Risban. Après avoir fait un don d’un million d’anciens francs au bénéfice des pauvres de la ville, il monte immédiatement dans la voiture-salon du train pour regagner Paris. C’est la cinquième  fois que le Président Poincaré vient à Calais ; la première fois en 1913, quatre mois après son élection, lors de son voyage en Angleterre qui avait pour but de consolider l’Entente Cordiale, il se recueille devant le monument commémorant la tragédie du Pluviôse à son retour le 27 juin ; la deuxième fois, en 1915, sa visite est destinée à la visite des bases militaires belges et anglaises ; pendant le conflit de la première Guerre mondiale, il visite de nouveau les installations en août et septembre 1918. Dans les années 1970, son nom sera donné à une avenue lors de l’urbanisation de la plage de Calais.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

16 novembre 1560

Inventaire des « munitions, pouldres, artilleries, artifices et autres choses dont  estoit  fourni  le magasin des munitions du chasteau  de Hames, » dressé  par deux notaires de Calais. Ce château, qui formait un carré flanqué de quatre tours, au milieu duquel était un donjon crénelé, fut démoli comme inutile en cette année 1560. On en voyait encore les ruines non loin de la Planche-Tournoire, au milieu des marais dépendant de la commune de Hames-Boucres.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

16 novembre 1639

Un des plus terribles combats qu’il y eut jamais en mer. Les Espagnols y perdirent une flotte de soixante-dix vaisseaux, dont à peine ils sauvèrent huit, mais si délabrés, qu’ils ne purent servir de longtemps. Tous les habitants de notre ville s’étaient rangés sur la côte, pour en être témoins, et y reçurent trois vaisseaux espagnols qui s’y échouèrent. L’amiral hollandais ne perdit qu’un de ses vaisseaux, qui sauta en l’air au commencement du combat. Cette défaite mit fin pour toujours à la puissance maritime espagnole.

( Annales de Calais par C. Demotier )

16 novembre 1760

Décès de M. de Thosse, juge général civil et criminel de Calais, chevalier de St-Michel. Sa place resta vacante une partie de l’année et fut achetée par M. Becquet de Cocove.

( Ephémérides Calaisiennes – L’avenir de Calais )

16 novembre 1835

Décès de Charles Eugène Cognon d’une maladie de poitrine, à l’âge de 39 ans. Né à Saint-Omer en 1796, ce fils d’un directeur d’hôpital militaire fut un disciple du docteur calaisien Souville. Engagé très jeune, il fut fait prisonnier pendant la retraite de Russie, et resta plus d’un an sur les bords de la Volga. Après être passé par Lille, il entra comme chirurgien sous-aide à l’hôpital militaire de Calais en 1819. Il en repartit chirurgien aide-major en 1822 mais, quatre ans plus tard, revint à Calais pour se marier. Il y fut successivement médecin du bureau de bienfaisance, chirurgien de la marine et chirurgien-major de la garde nationale. Sa mort prématurée laissa bien des regrets parmi ses collègues et les pauvres de la ville qu’il avait soignés avec beaucoup de patience.

( Amis du vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

16 novembre 1859

Session du conseil municipal de Calais, où l’on décide la construction de bâtiments neufs à la Salle d’Asile pour y transférer l’école communale des filles tenues depuis un temps immémorial par les dames Bénédictines. Celles-ci venant d’acheter le pensionnat de Mlle Isaac-Tribou, rue de l’Étoile, renoncent au titre d’institutrice communale. Mais tout cela a été depuis bien transformé. (1)

(1) Avant 1789 elles étaient rue de Guise

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

16 novembre 1915

En fin de soirée, une déflagration au port de Calais fit des gros dégâts dans un rayon de 800 mètres. En cause le torpilleur « Escopette », qui avait escorté en 1909 Louis Blériot lors de la première traversée de la Manche, sur le pont duquel une torpille venait de sauter accidentellement, tuant deux marins à qui l’on fit d’imposantes funérailles militaires.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — )  

16 novembre 1963

Inauguration de la « Clinique de la Tamise » par le sous-préfet de Calais et le Maire, Jacques Vendroux. La première pierre avait été posée deux ans plus tôt, le 4 mai 1962, par M. Jacques Algis, premier sous-préfet de Calais. Par la suite en 1987, une rénovation et une mise aux normes furent effectuées. Depuis septembre 2006 la clinique est fermée et ses activités, ainsi que celle de « La Lorraine » sont transférées sur la clinique « Des Deux-Caps » à Coquelles.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 novembre 1739

Cette date rappelle le combat dit  des Marmousetsdont on voyait une peinture sur le mur d'une maison au  bord du canal de Guînes,  non   loin de l’Écluse-Carrée. Edmond Lagrange et Charles  Lecomte, deux Parisiens, soldats et amis au régiment de Lyonnais, pour lors en garnison à Calais, aimaient tous deux éperdument une belle fille, Claudine Baladier, dont le père tenait auberge à cet endroit. Mais la jolie enfant n'avait qu'un cœur et n'y pouvait loger deux amours comme celui dont elle brûlait pour Lagrange. Les deux amis, après maintes disputes, en vinrent aux mains, un soir de bal, et Claudine, voulant les séparer, reçut un violent coup d'épée au côté ; pendant qu'on la relevait, les deux amoureux, devenus furibonds, se jetèrent l'un sur l'autre et s'enferrèrent mutuellement. — C'est ce que prétend rappeler à la nouvelle génération une peinture vieille de plus d'un siècle.

(Alm. 1852.)

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

17 novembre 1791

La barge malouine « Catherine » qui se dirigeait sur Dunkerque avec un chargement de vins et spiritueux, tenta d'entrer au port de Calais alors que la tempête soufflait sur nos côtes. Poussée par les flots, la « Catherine » ne put passer les jetées et alla s’échouer devant la plage des « Baraques ». À Calais, l'alerte fut donnée sur le champ et déjà le canot de sauvetage était armé par ses servants. Les marins du navire militaire « l'Espiègle » armèrent de leur côté une chaloupe pour se porter au secours des Malouins. Vers midi, malgré plusieurs tentatives d'approche, les sauveteurs furent contraints de rentrer au port. Deux heures plus tard, le capitaine de la « Catherine »qui se trou­vait sur le pont de son bateau fut emporté par une lame et disparaissait sous le regard épouvanté de ses hommes réfugiés dans les haubans. Sur la plage le deuxième canot fut mis à l'eau et, aidés par des volontaires qui n'hésitèrent pas à entrer dans l'eau jusqu'à la taille, et parvenait â passer les rouleaux et à s'approcher de la « Catherine ». Les sauveteurs franco-anglais, placés sous les ordres du patron Lefebvre, parvinrent à récupérer après plusieurs heures d'efforts tous les mal­heureux qui avaient vu de près leur dernière heure arriver. L'échouement de la « Catherine » dans la tempête n'aura donc fait qu'une victime, le capitaine Hilly, dont le corps fut rejeté par la suite sur la grève à Sangatte.

( Appareillage immédiat – Bernard Barron )

17 novembre 1793

La commune d’Écailloux ( ex St-Pierre ) prend le nom de Dampierre-les-Dunes. À l’assemblée du conseil général de la commune de ce jour, « il a été demandé par un membre que, toute affaire cessante, le nom de cette commune soit anéanti et remplacé par un nom d’homme qui par son zèle et son entourage a été utile à la Société et que le choix soit fait dans les armées, ce qui est un vrai moyen d’engager nos jeunes guerriers à se conduire avec le zèle de l’intrépidité que la reconnaissance inspire ». Un autre membre demanda que le nom du général Dampierre, alors si populaire, fût substitué à celui d’Écailloux, en l’accompagnant d’un autre nom pris dans la localité. « Citoyens, dit un autre membre, la nature a formé, au nord et à l’ouest de cette commune, des boulevards qui la défendent contre l’océan, je demande qu’il soit fait choix de leur nom ». Sur quoi, l’assemblée arrête, à l’unanimité, « que le nom de cette commune est dès ce moment anéanti et de suite remplacé par ceux-ci : Dampierre-les-Dunes ». En avril 1795, on en revint officiellement au nom  de St-Pierre-lès-Calais

( Tablettes Historiques du Calaisis par C. Landrin )

17 novembre 1840

Un bâtiment complètement démâté, désemparé et abandonné, est aperçu à 9 milles dans le Nord Ouest, au large de Wissant. Trois bateaux de pèche de ce port prennent la mer, l’abordent. Des marins se jettent à bord, établissement une voilure de fortune bien que le grand mât soit cassé au raz du pont parviennent après de longs efforts à entrer au port de Calais. Il s’agit d’une galiote jaugeant environ 120 tx, la coque est en bon état et la cale est vide. Aucun papier n’est trouvé à bord, si ce n’est cette inscription sur le guidon : « Grossherzogin Coelina von Oldenburg » (Grande duchesse Cécile d’Oldenbourg)

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

17 novembre 1857

Le  Journal de Calais de ce jour  signale une crise commerciale dont Nottingham souffre beaucoup et dont Saint-Pierre se ressent. Plusieurs fabriques ont réduit les heures de travail ; les métiers ne marchent plus la nuit.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

17 novembre 1862

Le conseil municipal de St-Pierre décide d’enclore le parc de grilles. Avant, on passait comme on voulait à travers le jardin. Il fut inauguré le 15 août 1863 par une fête de nuit qui rapporta 1 640 francs. Le bassin, décidé le 6 mars 1863, est la copie d’une vasque de Versailles. Les enfants qui entourent le socle sont d’après Bouchardon, et les Trois-Grâces d’après Germain Pilon. Le groupe a 6 mètres 50 de haut et pèse 4 500 Kg ( la construction totale a coûté 51 950 fr ).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

17 novembre 1927

Parmi la longue liste des différents moyens mis en œuvre pour traverser le détroit, la Nautilette ou Hydrocycle, un engin à la mode de l’époque, sur lequel René  Savard passe en six heures de l’autre côté de la Manche. Cet appareil est un vélo dont les roues ont été remplacées par des flotteurs. Le 5 mai 1929, Aimée Pfanner, sera la première femme à se lancer à la conquête du détroit en l’utilisant à son tour.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier

18 novembre 1642

Naissance à Calais du grammairien Antoine Lartigaut,  qui a publié : Progrès de la véritable ortografe ou l'ortografe francèze fondée sur les principes, confirmée par démonstrations ;  — Principes infaillibles et règles de la juste prononciation de notre langue, — La sphère historique, etc. Il est mort à Paris, en 1716.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

18 novembre 1793

Le fameux révolutionnaire Joseph Lebon présidait rue de Guise, dans la chapelle des Bénédictines, une réunion de la société populaire et montagnarde des amis de  la constitution. Ce jour-là, du haut de la chaire, transformée en tribune, il demande la tête de plusieurs honorables Calaisiens qui ne durent leur salut qu’à la courageuse fermeté des magistrats municipaux. Les citoyens Emmery, Tétut, et Grandin-Duval venaient d’être destitués de leurs fonctions et mis en état d’arrestation.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

18 novembre 1818

Ordonnance Royale qui autorise l’établissement d’une bourse de commerce à Calais. Celle-ci fut installée le 4 janvier 1819, dans la salle basse de l’hôtel de ville ; les arcades qui existaient autrefois au rez-de-chaussée étaient attribuées au commerce pour cet établissement, et un règlement du 26 décembre 1818 déterminait les conditions et les usages de ladite bourse de commerce. Dans son discours d’installation, le maire, Antoine Bénard, disait que cet établissement était dû aux bontés paternelles du monarque, et les avantages que le commerce de cette ville pouvait en espérer devaient pénétrer tous les habitants du plus profond respect et d’une reconnaissance sans borne.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

18 novembre 1839

Par adjudication passée à Arras, MM. Bourdon et C° de Dunkerque, sont déclarés soumissionnaires au rabais de 6.83 % du prolongement des jetées du port de Calais. Elle avait été annoncée trois fois, tellement les condi­tions étaient peu clairement énoncées. Personne ne se présentait aux jours fixés, les entrepreneurs ne parvenant pas à obtenir tous les renseignements désirables.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

18 novembre 1842

Le maire de Calais (A. Legros-Devot), désirant que la dénomination du nouveau bassin à flot atteste le dévouement de la population de la ville à la dynastie, sous laquelle a été construite ce grand ouvrage d’utilité publique, et désirant perpétuer la mémoire  d’un prince aimé, demande et obtient par l’intermédiaire du ministre des travaux publics que le bassin à flot s’appellera à l’avenir « bassin d’Orléans »

( Éphémérides Calaisiennes – L’avenir de Calais )

18 novembre 1887

Décès de Jacques Caillette. Il fit partie du conseil municipal de Calais en 1848 et fut maire de 1874 à 1878. C’est par ses soins que la République fut proclamée à Saint-Pierre,  le 7 mars 1848. Une rue de la ville porte encore son nom.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

18 novembre 1893

Terrible tempête sur le littoral, 28 bateaux furent drossés sur les côtes. Le dommage le plus spectaculaire fut la destruction de l’extrémité de la jetée Est. Dans la nuit les deux gardiens durent évacuer le phare vers 5 h 30, l’édifice commençait à osciller dangereusement. Trois quarts d’heure après, le musoir disparaissait dans les flots entrainant avec lui une dizaine de mètres de la jetée. On retrouva dans le port, mais aussi jusque Sangatte, les débris de la construction.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 novembre 1904

Le conseil municipal de Calais attribue la concession d’exploitation de tramways électriques à l’entreprise belge, la société mutuelle des tramways, en remplacement des tramways à traction animale qui dataient de mars 1879. La mise en service des nouveaux tramways eut lieu en juin 1908.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 novembre 1910

Le Conseil municipal de Calais donna à la petite rue allant du quai du lieutenant Andrieux à la rue du Pont-Lottin prolongée, le nom de Dutertre, capitaine de chasseurs à pied, né à Coulogne, héros de Sidi-Brahim où il fut tué lors de la conquête de l’Algérie. Sa statue domine le monument du Souvenir français devant l’hôtel de ville élevé à la mémoire des morts de 1870 et des guerres coloniales. Le même jour le Conseil approuva le rapport de la commission de l’Instruction publique tendant à donner le nom de Gustave Lamarle, ancien conseiller général du Pas-de-Calais, au prolongement du quai de la Vendée, le long du canal de Saint-Omer.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

18 novembre 1910

Le Conseil Municipal de Calais décide de donner à la place de l’Égalité, le nom plus explicite de « Place du Théâtre ».

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 novembre 1961

Effondrement des travaux de construction de la nouvelle piscine près de la citadelle, qui prendra le nom d’Émile Ranson. Ce fabricant de tulle, passionné de natation avait créé, entre les deux guerres, l’école de natation qui dispensait des cours dans la rivière neuve derrière l’abattoir. Après guerre, deux bassins de natation seront installés sur le terre-plein du quai du Rhin.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

19 novembre 1792

D'après un ordre général, on envoie à la Monnaie de Paris tous les reliquaires, les calices et les ciboires de vermeil et d'argent pris aux Minimes, aux Capucins, aux Bénédictines, aux Dominicaines et à l'église Notre-Dame de Calais.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

19 novembre 1814

On travaille à élever la colonne consacrée à la mémoire du retour de Louis XVIII à Calais. La première pierre en avait été posée le 25 août en très grande cérémonie : foule immense, musique, discours, et on chante « Vive Henri IV ». Banquet, salve de douze coups de canon, couplet de circonstance et grand bal. On lit dans un procès verbal de cette cérémonie : « il semblait à tous les assistants que cette première pierre était celle de l’édifice  de bonheur que le retour de sa Majesté assure à la France. La reconnaissance se mêlait à l’espoir, et chacun formait des vœux pour que ce moment fut éternel comme les sentiments qui en ont provoqué la construction ». Et le maire de Calais qui fit un si touchant discours pour célébrer le retour du roi, faisait peu de mois auparavant étalage de platitude devant l’empereur Napoléon !

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

19 novembre 1852

Décès d’Antoine Bénard, ancien maire, après une courte maladie et une douce agonie. Né à Calais en 1763, il ne pouvait échapper à son destin : son aïeul avait été maire de Calais, son père et son cousin germain Blanquart de Bailleul aussi, tandis qu’un de ses oncles avait été maire de Boulogne. Juge au Tribunal de commerce, administrateur de l’hospice civil, négociant, armateur et commissionnaire, il sera maire de Calais sous la Restauration, après avoir été adjoint du précédent depuis dix ans. À son arrivée (juillet 1815), il doit solder les dettes de la ville dues à la politique impériale, et lorsqu’il part, après quinze ans de majorat, la ville ne doit plus rien. Il régit donc les finances municipales avec beaucoup de discernement et d’efficacité, exploitant sagement le retour des affaires après la chute de Napoléon, et les débuts de l’industrie de la dentelle. Il préside à la restauration ou à l’édification des principaux édifices de Calais, comme l’Hôtel de ville. Sous son mandat sont installés le phare au sommet de la tour du Guet et les puits à pompe dans les rues (les « fontinettes »), est construit le moulin Renard, sont inaugurés le Conseil des prud’hommes et la Chambre de Commerce, est achetée la salle de spectacles de l’hôtel Dessin et transférée la prison, transformée en palais de justice. Le carillon de l’hôtel de ville inaugure en 1821 l’air de Boïeldieu joué encore aujourd’hui sur les toits de Calais. Sans afficher l’extrémisme des Ultras, il est clair qu’Antoine Bénard appartient au groupe des monarchistes légitimistes, revenus aux affaires après vingt-cinq ans d’éclipse. Son administration, hautaine et directive, ne fait pas l’unanimité ; des prises de bec l’opposent de temps en temps aux personnalités locales, et il est notoire que les Dessin, Quillacq, Leleux, Guillebert ou autres Spiers ne se sont engagés dans la vie politique locale qu’après sa démission, le 2 août 1930, à la chute de Charles X.  Devenu administrateur de la fabrique de l’église en 1830, puis conseiller d’arrondissement l’année suivante, il meurt longtemps après, en 1852, âgé de quatre-vingt neuf ans et huit mois, toujours célibataire, et sans jamais avoir été malade ! Doté d’une forte constitution et d’une taille élevée, il habitait rue de Croÿ puis (1841) rue Saint-Denis.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

19 novembre 1969

M. Jean-Gabriel Eriau, préfet du Pas-de-Calais, inaugure le nouveau bloc technique opératoire de l’hôpital Saint-Pierre. Il est question des travaux futurs devant se faire dans un délai de cinq à six ans.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 novembre 1761

Ordre de lever tous les matelots du port de Calais pour le service de la flotte.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

20 novembre 1765

Le maïeur Saint-Martin, de Calais écrit à l’intendance d’Arras que si l’on ne vient à son aide, la Ville devra faire banqueroute. Elle devait 90 000 livres sans un sol pour les payer. On s’était lancé dans de grandes dépenses depuis 50 ans ; ainsi on avait reconstruit l’hôtel-de-ville, bâti l’hôpital militaire ( ensemble 100 000 livres ), restauré les écuries militaires, les écoles, le collège, les prisons, le clocher de Notre-Dame ( on dépensa à l’église 80 000 livres en 1746 ) (1). On pourvut aux diverses charges en 1778 par la concession de nouveaux impôts. Il était temps, car les habitants émigraient en masse. De 10 000 âmes, on était descendu, en 1764 à 5 600 (2)

(1)  six mois avant la foudre était tombée sur le clocher de l’église

(2) En 1804 il y avait  6 997 habitants

     En 1810     <         8 100   « « 

     En 1841               12 500   «  « 

     En 1856               10 860   «  « 

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

20 novembre 1791

Départ de Calais du 2e bataillon du  18e régiment, dit Royal-Auvergne, se rendant au Havre, afin d'être em­barqué pour St-Domingue, où  il va réprimer la révolte des esclaves noirs.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

 

20 novembre 1875

Terrible tempête dans le détroit. Le bateau de pêche « 498 », patron Rivez, arrivé à quelques mètres du port a eu un homme d’équipage élingué par une lame d’eau. Un autre drame est à déplorer, celui de la goélette « Eurydice », partie le 15 novembre de Marrans (Vendée) à destination de Dunkerque sous les ordres du capitaine Belot, est victime devant Sangatte d’une lame qui emporte le pont du navire ainsi que le capitaine et le second. Les autres membres de l’équipage se réfugièrent dans les haubans. Vers deux heures du matin, le mousse fut arraché des cordages. Vers cinq heures, le grand mat étant sur le point de tomber, les quatre matelots décidèrent de quitter cette périlleuse position pour se réfugier sur les débris du navire et à ce moment là, le novice, exténué, tomba dans la carcasse du bateau où il se noya. C’est vers sept heures du matin que l’éveil fut donné dans le village et immédiatement devant la population, le lieutenant des douanes aidé d’un de ses hommes du  poste d’Escalles, qui s’étaient entoures d’un cordage, s’élancèrent dans les flots pour porter secours aux trois survivants. Le même jour le « Ferry Hille » immatriculé en Écosse vient se fracasser devant Calais, on ne retrouvera que quelques débris sur la plage.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 novembre 1917

Après quelques bombardements aériens meurtriers, le général Ditte, gouverneur de la place de Calais, décide que plus aucune lumière ne sera tolérée en ville à partir de 18 h. Les tramways devront s’arrêter à cette même heure et les autres véhicules devront tamiser le plus possible leurs phares ou lanternes. Les magasins pourront rester ouverts mais avec leurs vitrines totalement obstruées.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 novembre 1792

Deux bataillons de la Seine Inférieure qui faisaient partie de la garni­son de Calais, avaient reçu l'ordre de se rendre à St-Omer. Vite, le bruit se répandit qu'on  n'attendait que leur départ pour sauver plusieurs prêtres déportés et quelques nobles qu'un naufrage récent avait jetés sur la plage voisine et que le Maire avait dû faire conduire à la prison pour les soustraire à la fureur des révolutionnaires. Ces militaires surexcités se présentaient en bataille sur la place et sommèrent l'administration de leur livrer les prisonniers sur-le-champ pour en faire justice. Mais le Maire, M. Jacques Leveux, fut prévenu et, avec ce coup d'œil prompt et sûr qui le caractérisait, il se prépara à parler aux insurgés. Vivement il faisait battre la générale, la garde nationale était à son poste en peu de temps, en présence des révoltés, les canons en avant. Des hommes d'élite entourèrent la prison et en défendirent les issues et la porte. En  même temps,  il faisait  prévenir  les  militaires  qu'il  avait à les entretenir et  les faisait ainsi patienter un peu. Puis il marcha vers eux « et les aborde avec la témérité d'un homme qui préfère son devoir à la vie. Il leur parla avec ce ton de fermeté, cet accent de vérité qui étonne, entraîne et subjugue. Il les exhorta, il les conseilla, les menaça : à son tour, il commanda, et bientôt, ces tigres émus  se  calmèrent,  ne  savaient plus qu'obéir et  retournèrent  à la  citadelle,  repentants  de leur  égarement.  C'est  ainsi que, grâce à M. Leveux, le calme revint dans la ville. » Éloge funèbre prononcé dans la loge des Amis Réunis.

( Ephémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

21 novembre 1793

Les dames Bénédictines de calais furent mises en état d’arrestation, sous le prétexte qu’elles n’étaient pas à la hauteur de la révolution.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

21 novembre 1837

Le Sloop français « Léon Virginie », du port d’Isigny, capitaine Alexandre Simon Leclerc, jaugeant 41 tx 17/94, monté par quatre hommes d’équipage, avec une cargaison de soude de varech chargée à Fréminville et à destination de Dunkerque, est victime du mauvais temps dans le détroit. Craignant une aggravation de celui-ci, le capitaine rentre au port de Calais. La violence du vent, la grosse mer et le courant mettent le navire hors d’état de se gouverner, ce qui fait qu’il donne un violent coup sur la jetée Est élinguant l’homme de barre, Jean Guillaume Mervies qui se noie. Le bateau drosse la jetée sur deux encablures avant de s’échouer sur un fond de pierres. Malgré un grelin fixé sur la jetée Ouest, le renflouage est impossible. Il est alors décidé de procéder à son allégement.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

21 novembre 1842

Nous voyons dans le Journal de Calais de cette date que M Bertrand Barbier, directeur de l’usine au gaz de houille à St-Pierre, vient d’acheter l’usine au gaz de résine qui fut fondée en juin 1837 rue du Hasard.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

21 novembre 1851

La goélette « Dahlia », du port de Noirmoutier, jaugeant 63 tx, capitaine Pineau, montée par six hommes d’équipage, quitte Dunkerque sur lest à destination de Sunderland. Immédiatement, il rencontre du fort mauvais temps de Nord, avec une mer affreuse et grains de pluie et de neige. Le navire risquant à tout moment d’être englouti, le capitaine décide de gagner l’abri du port de Calais. Au moment d’entrer, un violent grain surgit, empêche le bateau d’obéir à son gouvernail et l’entraîne contre le bout de la jetée Ouest qu’il heurte à plusieurs reprises, avant de quitter celle-ci à bâbord pour courir sur le Fort Rouge. Le capitaine tente alors de reprendre le large et fait hisser la grande voile, mais la mâchoire du mât étant venue à manquer, le navire est entraîné par la mer et le vent. Il vient s’échouer entre la jetée Ouest et le Fort Rouge. De nombreuses voies d’eau se sont déclarées, le navire est rapidement dégréé, les vergues halées bas, les manœuvres dormantes et courantes ont beaucoup souffert.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

21 novembre 1856

Arrêté du maire de St-Pierre qui supprime le bal de Tivoli, dans la petite rue du Vauxhall. Il s’y commettait, d’après le rapport du commissaire de police, des choses abominables. Des soldats de la garnison de Calais, des filles et des femmes de mauvaise vie, quantité de petits jeunes gens et de jeunes filles s’y excitaient à la débauche, aux rixes et au vol ; c’était un assommoir.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

22 novembre 1712

Les mayeur et échevins de Calais, prévenus que l'on voyait une grossefumée paraissant sortir d'un navire dans l'avant-port, allèrent voir et s'aperçurent qu'elle provenait d'une galiote hollandaise prise par le sieur Lesguillon la veille, à la mer du Nord, venant de Koenisberg avec blé et lin. Ils en virent sortir le sieur Vollant, chirurgien, qui leur rapporta s'y être rendu sur les instances de Michel Galais, dépositaire du bateau, pour le parfumer, de crainte de contagion. C'était fort bien, mais ce qui ne l'était pas c'est qu'il aurait fallu, d'après les instructions de la municipalité, prévenir le mayeur qui aurait pris les mesures nécessaires pour assurer leur bonne exécution. Les échevins firent appeler le sr Galais pour qu'il ait à venir leur parler et les entretenir des moyens par lui employés, mais il envoya promener le garde de l'hôtel-de-ville « avec force paroles méprisantes et a fait refus de venir.».  Cristi, se dit le mayeur, ça ne se passera pas comme cela, et il condamna (1) lesdits Galais et Voilant chacun à 20 liv. d'amende.

(1) Ce qu'il y a de curieux, c'est qu'un autre acte du 5 août 1717 dit : « pour obéir aux ordres de Mgr de Charost, nous déchargeons les sieurs Gallay et Voilant de l'amende contre eux prononcée par le présent jugement. »

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

22 novembre 1875

Le Conseil municipal de St-Pierre décide la construction du groupe scolaire rue du Midi

L’école de filles         a coûté 31 300 francs

L’asile                      «         17 600 francs

L’école de garçons     «         31 500 francs

                                        ______________

                                         80 400 francs

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

22 novembre 1887

Inhumation de Mr Jacques François Caillette, décédé le 18 novembre 1887. Né à Boulogne, le 18 mars 1805, il arrive à Calais à l’âge de 18 ans. Son père y dirigeait une raffinerie de sucre près de Coulogne, Il prend, dès 1843, comme conseiller municipal et comme adjoint au Maire une part active à la prospérité de la ville de Saint-Pierre. Nommé, en 1848, Président de la commission municipale provisoire, il se montre le défenseur des idées libérales, sans rien sacrifier aux passions du moment. Il est de nouveau nommé adjoint en décembre 1848 et conserve ses fonctions jusqu’en 1865. Réélu adjoint en 1870, il est nommé maire le 24 février 1874. Président de la chambre consultative de 1854 au 22 mars 1875. Conseiller d’arrondissement de 1871 à 1877, il est nommé Vice-Président du conseil en 1872. Juge au tribunal de commerce en 1866, réélu plusieurs fois. Président depuis le 15 mars 1868 jusqu’à sa mort de la société communale de secours mutuels.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 novembre 1888

Le nouveau bassin de la batellerie résiste victorieusement aux épreuves qu’on lui  fait subir en faisant entrer l’eau ; puis on coupe le barrage qui l’isole du canal sur la route du Petit-Courgain ; dès le 5 décembre, le bassin est livré au commerce et les bélandres peuvent y séjourner. À partir de cette date, on comble le lit du canal afin de permettre la continuation des travaux de la nouvelle route et ceux de la gare centrale, qui seraient forcément interrompus.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 novembre 1892

Début du démontage au Palais de l’Industrie à Paris du pavillon acheté par M Achille Bresson pour l’installer sur la digue de la plage. Ce bâtiment constitua la partie centrale du nouveau casino.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 novembre 1896

Dans une salle de la rue Royale, un audomarois, M. Surelle, sur un appareil Jolly, présente pour la première fois, le cinéma à Calais. En principe il devait rester quatre jours, il prolongea son séjour et donna même des séances à l’Élysée, la salle de danse du Bd Lafayette. Le prix d’entrée était fixé à un franc.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 novembre 1961

Le Calaisien Maurice Dagbert, célèbre calculateur, se mesure à une machine à calculer, devant les caméras installées au Théâtre des Arts. Les organisateurs demandèrent aux spectateurs de lancer des chiffres, preuve  indiscutable de l’impartialité du tournoi. Maurice Dagbert annonça qu’il prendrait trois opérations supplémentaires : des extractions cubiques. Voici les données avec les réponses : racine cubique de 48 627 125 = 365 ; racine cubique de 1 092 727 = 103 ; racine cubique de 246 491 883 = 627 ; 89 à la puissance 3 = 704 969 ; 57 à la puissance 4 = 10 556 001 ; 38 à la puissance 5 = 79 235 168 ; 71 à la puissance 6 = 128 100 283 921 ; 99 à la puissance 7 = 93 206 534 790 699 ; 1 961 multiplié par 1 932 = 3 788 652 ; 64 632 multiplié par 55 823 = 3 607 952 136 = ; 1 515 divisé par 45 = 33 686 ; et pour finir 51 ans : 18 627 jours, 447 048 heures, 1 609 372 800 minutes, soit l’âge exact d’un spectateur anonyme. Mr Dagbert mit 3 minutes 43 secondes et la machine : 5 minutes 18 secondes. Le lendemain, Maurice Dagbert fut reçu à l’hôtel de ville par le maire, Jacques Vendroux, auquel il remit plusieurs chèques d’un montant total de  1 000 000 d’anciens francs pour financer diverses œuvres sociales.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

23 novembre 1829

Le  théâtre de Calais joue Thomas ou les Corsaires, vaudeville en 3 actes, du Calaisien Debacq.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

23 novembre 1848

M. Ernest Le Beau, maire de Calais et conseiller général, propose au Conseil de « s'inscrire en tête de la souscription, décidée par notre Société d'Agriculture, pour l'élévation d'une statue en bronze, destinée à perpétuer le souvenir d'Eustache de St-Pierre. » À la séance du 1er décembre, le Conseil général vote à l'unanimité un crédit de mille francs pour le montant de la souscription départementale.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

23 novembre 1849

Ouverture de l’enquête pour le transfert de l’ancien cimetière de St-Pierre, lequel était autour de la vieille église. Il y avait une bande réservée pour les non-catholiques : c’était le long de la rue du Calvaire.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

23 novembre 1879

Élection de M. Henry-Lucien Lheureux comme maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

23 novembre 1899

Le comité local du Souvenir Français, après avoir ouvert une souscription, sollicite une subvention de la municipalité pour ériger un monument à la mémoire des soldats et marins morts pour la patrie. Calais compte en effet 58 militaires locaux décédés depuis la guerre de 1870, ainsi que le capitaine Dutertre héros de Sidi-Brahim. Le projet d’implantation prévoit que ce monument soit placé au parc saint-Pierre ( où il se trouve actuellement ) ou place de l’Égalité qui deviendra place du Théâtre, à l’angle des boulevards Pasteur et Gambetta. Le maire, Alfred Delcluze, refuse d’y répondre favorablement et ce n’est que sous le majorat d’Edmond Basset que la stèle commémorative  sera construite.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

23 novembre 1900

À la suite de la grève générale déclenchée le 11 novembre par le syndicat UFOT lors du conflit qui vise à appliquer la réduction du temps de travail mise en place par la loi Millerand, la moitié des tullistes calaisiens ont cessé le travail. En réaction, la Chambre des Fabricants de tulle, représentant 1 762 métiers sur les 1780, décrète le Lock-Out. Cette mesure, assez rare,  est l’équivalent de la grève du coté patronal en fermant leur entreprise à l’ensemble du personnel, y compris les non grévistes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

23 novembre 1905

Inauguration du « Splendid-Cinéma », rue de la Pomme-d’Or, qui faisait suite à la salle de « L’Hippodrome ». Pendant plusieurs années, les propriétaires MM Debuire et Hirschel projetèrent des films composés d’une succession de tableaux où les acteurs tentaient, à base de mimiques expressives, de provoquer l’hilarité ou l’émotion du public. La salle projetait également des films de voyages et de panoramas, ancêtres des films documentaires de « première partie ». En 1908, après des travaux de restauration, le cinéma fut rebaptisé « Théâtre des Arts ». Il fermera ses portes en 1978.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

23 novembre 1923

Décision du Conseil municipal de Calais de combler la rivière de l’Abyme. Véritable égout à ciel ouvert qui partait de la rue de Vic en passant par la rue du Pont-Lottin et le boulevard Jacquard pour aller se jeter dans la rivière neuve, l’insalubrité de ce cours d’eau faisait l’unanimité de la population et des autorités. Cependant faute de moyens financiers, son comblement était régulièrement reporté jusqu’à ce  jour.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

24 novembre 1641

Le comte de Charost,  gouverneur de Calais, reçoit une lettre du Roi, au sujet de la récente arrivée des religieuses Bénédictines d'Ardres, qui désiraient s'établir dans nos murs. La missive royale se termine par ces mots :   « Je vous fais cette lettre pour vous dire que je trouve bon et désire que non seulement vous les laissiez établir en cette ville, mais que  vous   les   favorisiez en ce qui dépendra de vous, à condition qu'elles ne seront aucunement à charge. »

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

24 novembre 1945

Les premiers bâtiments préfabriqués, venus des États-Unis, emballés dans 338 grandes caisses, arrivent au port de Calais en vue du relogement de la population sinistrée. Ces habitations furent installées dans différents quartiers : Beau-Marais, Pont du Leu, Fort Nieulay. Le plus important fut ce dernier qui abrita la cité Lesieur. La population fut si grande que l’on dut se résoudre à intégrer une école et des commerces. Un plan à l’entrée permettait de se retrouver parmi les 544 logements identiques.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

25 novembre 1714

Calais  obtient la concession d'un  impôt de 10 sols par muids de vin et 20 sols  par muids d'eau-de-vie qui entreront dans la ville par mer et par terre, et  trois deniers par pots de vin qui seront vendus en détail. Deux ans plus tard, ce droit est changé en celui de deux  sols par pot de vin et quatre sols par pot d'eau-de-vie débité dans le Calaisis et Guînes. Cette concession, accordée pour vingt ans, avait pour but principal de mettre la ville en état de payer ses dettes et de faire face à divers travaux d'intérêt  public estimés ensemble au chiffre formidable de 249 000 livres.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

25 novembre 1792

La porte au bout de la rue de la Mer à Calais qui avait été construite par ordre de Richelieu et murée à la mort de ce ministre, est rouverte à la circulation. C’est cette porte qu’on appelait autrefois Porte Richelieu et qu’on commence à démolir en novembre 1883. La porte qui communiquait vers St-Pierre et qu’on désignait en 1883 aussi sous le nom de Richelieu, c’était la Porte Royale, au bout de la rue Royale. Elle fut édifiée pour remplacer l’ancienne porte qui était au bout de la rue Neuve. C’était un véritable monument d’ordre dorique. On avait placé sur le fronton une pierre trouvée en creusant les fondations du bastion Béarn.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

25 novembre 1816

La goélette de Calais, la Dorade, capitaine Eugène Follet, du Courgain, arrive du Sénégal avec quatre hommes d'équipage seulement et cinq passagers sauvés de la Méduse. Ils eurent 40 jours de traversée, et en arrivant, ils durent faire 5 jours de quarantaine.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

26 novembre 1847

Décès de Philippe Isaac l’aîné, dans sa 78eme année. Membre d’une prolifique famille calaisienne, né le 15 juin 1770, il fut premier adjoint au maire sous la Restauration ; membre du conseil d’arrondissement ; Président du Tribunal de commerce ; administrateur de l’hospice civil ; administrateur des wateringues, des digues et des dunes ; membre refondateur de la Société d’Agriculture. Il se préoccupa d’apporter des améliorations dans le domaine agricole. À plusieurs reprises, il fit partie des délégations calaisiennes envoyées à Paris pour y défendre les intérêts locaux. Il a été un conseiller municipal particulièrement  présent et actif jusqu’à sa démission le 14 septembre 1830, acte de fidélité envers la monarchie déchue. C’est à lui que l’on dut la mise en communication du canal de Calais avec le port, et la découverte installée au-dessus de la porte du Havre. C’est à lui que Calais dut aussi ses trottoirs. Il laisse encore des mémoires sur les travaux du port et le développement économique de sa ville. À l’occasion de son décès, la famille Isaac fit distribuer aux pauvres une tonne de pain.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez ) 

26 novembre 1884

Les obsèques du docteur Darnel, ancien maire de Calais de 1879 à 1882, ont lieu à Calais, au milieu d’une affluence considérable. Elles étaient absolument civiles. Il n’y manquait que ceux qui, rendant d’ailleurs hommage aux qualités du défunt, et ceux là aussi qui par devoir et reconnaissance devaient une marque de sympathie à la famille, avaient jugé à propos de s’abstenir, parce que l’homme qu’on enterrait avait voulu, même après sa mort, rester fidèle aux convictions de toute sa vie. Le cortège s’est mis en marche dans l’ordre suivant : 1° La musique municipale de Calais, 2° Une députation du Collège portant une immense couronne, 3° Le Conseil municipal de Calais, conduit par MM Ravisse et Everaert adjoints. Les coins du drap mortuaire était tenus par MM Dewavrin, maire de Calais ; Van Grutten, maire de St-Pierre, chevalier de la Légion d’honneur ; Cuisinier, docteur en médecine, chevalier de la Légion d’honneur ; Audibert, officier de la Légion d’honneur, professeur d’Hydrographie à Boulogne, suivi de la famille et d’une foule considérable d’amis. Quatre discours furent prononcés au cimetière par MM Dewavrin, Van Grutten, Cuisinier et Sauvage.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

27 novembre 1776

Le matin, à 8 h 30, on ressentit un tremblement de terre assez violent, qui dura une seconde, accompagné d’un bruit sourd qui se fit entendre à deux reprises, en trois secondes. Il n’y eu pas d’accident. Les mêmes secousses furent ressenties à Douvres.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

27 novembre 1784

La convention signée le 4 août 1784 entre l’Angleterre et la France pour l’acheminement du courrier entre les deux pays prévoyait  que les dépêches de France devaient être embarquées à Calais à bord de paquebots français, qui les transporteraient à Douvres où elles seraient remises au maître des Postes, le courrier anglais continuant d’être amené à Calais par les paquebots britanniques. Chaque groupe de paquebots, français ou anglais, assurait, deux fois par semaine, la traversée du détroit mais n’était employé que pour le transport du courrier de son pays, le voyage du retour se faisant à vide. Le 27 novembre 1784, le premier navire fut mis en service. Les trois premiers paquebots-poste battant pavillon français se nommaient : «l’Hirondelle », la « Colombe » et la « Flèche » et les malles anglaises l’ « Unicorn », le « Dispatch », le « Prince Frédérick-William » et le « Courier »

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

27 novembre 1857

Le Conseil municipal de Calais, averti d'un nouveau projet présenté par la ville de Boulogne pour le tracé du chemin de fer reliant ces deux villes, proteste énergiquement, et demande l'exécution  des conventions intervenues en 1857. Ce projet, dit le « Projet des Falaises, » faisait passer la voie ferrée sur les quais de Boulogne, sans aucun rebroussement, franchir la Liane au moyen d'un viaduc de deux à trois kilomètres, longer la dune pour contourner et dépasser les hauteurs, pour atteindre enfin Marquise (1) et Fréthun en droite ligne au lieu des circuits. C'était le plan de 1841 présenté par M. l'Ingénieur en chef Vallée.

(1) Marquise était ainsi desservi directement tandis que le tracé définitif est resté à deux kilomètres

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

27 novembre 1900

Jean Jaurès revient une nouvelle fois à Calais pour soutenir les tullistes calaisiens dans le conflit qui les oppose aux patrons dans l’application de la loi Millerand, prévoyant la réduction du temps de travail.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

27 novembre 1947

Le plan de reconstruction de la ville subit de nouvelles modifications, au cours d’une réunion à Arras.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

28 novembre 1775

Une femme, Marie Bélanger, veuve de François Flageolet, meurt à St-Pierre, âgée de 108 ans. Sa sœur est morte à Thiembronne, par accident, à l'âge de 114 ans, et leur frère est décédé à 120 ans, curé d'un petit village dans les environs d'Alquines.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

28 novembre 1855

Le lougre « Albert Léon » du port de Saint-Valery-en-Caux, capitaine Jacques Nicolas Avisse, jaugeant 67 tx 85/100, monté par un équipage de cinq hommes, a quitté Blythe à destination de Calais avec un chargement de charbon. Arrivé en vue de Calais, le vent est au Nord-Est avec une mer très houleuse. Le pavillon du for Rouge étant encore hissé, le capitaine peut s’engager pour entrer au port. C’est alors que par un effet de forte houle, le navire touche la barre ce qui le fait dévier de sa route. Il est irrémédiablement  drossé par la violence du courant qui porte en val du port. Le voilier est jeté à la côte à une encablure du fort Rouge où il reste échoué. Dans cette position, le navire talonne si fort qu’il est défoncé, qu’une partie de ses barrots sont cassés et sa barre d’arcasse entièrement ouverte mais les hommes sont sains et saufs.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

28 novembre 1914

Un télégramme du ministre de la Guerre informe le maire que le corps des sapeurs pompiers de Calais est  « assimilé aux belligérants ». Les soldats du feu doivent se considérer comme mobilisés et font partie immédiatement des troupes de la garnison sous les ordres du gouverneur militaire. L’entretien et le remplacement éventuel de leur matériel dépend du ministère de la Guerre.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — )

28 novembre 1958

Ouverture du nouveau local du Bureau Central de la Main d’Œuvre du Port (B.C.M.O.) place de Norvège en remplacement d’un baraquement de la rue de Moscou. Deux fois par jour, à 7h 30 et à 13 h 30, les dockers se présentent à l’embauche qui se fait en présence d’un représentant patronal, d’un délégué ouvrier et du contrôleur à l’embauche qui possède la liste des dockers professionnels et occasionnels.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

29 novembre 1670

Extrait des registres de la Citadelle de Calais : « Ce jour, deux à trois heures après midy, Antoine  Lefebure, dict la Jeunesse, natif de Calais, soldat de la compagnie de M. de Mandosse, régiment de Normandie passe par les armes. Son corps fut enseveli en un drap de fourniture, et mis en sépulture, par ses compagnons, sans  m'avoir averty, qui   estoy à l'hospitail. Je l'avoy exhorté et avois entendu sa confession sacrarnentalle; mais il fut assisté au supplice par un Père Capucin qu'il avoit requis. Il s'estoit eslevé contre un sergent de la garnison et l'avoit blessé dans  la place. Pour ce faict con­damné et arcbuzé. Ayant dict estre fils de deffunct Lefebure dict Champagne, et de Marie Leprince, cogneu de  Balthazar à Calais, et estre âgé  de vingt-huit ans. J'ai délivré certificat du suaire au Lorain. ».

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

29 novembre 1780

Le roi ayant supprimé par arrêt de son conseil, la charge de président de la justice royale et l’ayant remplacé par un poste de Lieutenant général, M. Béhague, originaire de St-Omer, obtint ce poste à Calais et fut installé ce jour.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

29 novembre 1829

S’il est né à Hambourg, dans une famille de banquier, Félix Mendelssohn-Bartholdy grandit à Berlin où la maison de ses parents devient rapidement un centre intellectuel et artistique. Enfant prodige, il reçoit la meilleure formation musicale possible. Dès l’âge de dix-sept ans, il compose l’ouverture du Songe d’une nuit d’été, puis entame une série de voyages dont celui qui le mène en Ecosse et en Angleterre. C’est au retour de ce périple qu’il passe aujourd’hui par Calais et descend à l’hôtel d’Auguste Quillacq, au Lion d’Argent, avant de prendre la route des Pays-Bas. Quelques mois auparavant, il avait dirigé la Passion selon Matthieu de J. S. Bach, une première depuis la mort de ce dernier, qui marqua le début de sa brillante carrière de chef d’orchestre et qui eut, pour le développement de la musique allemande, une portée exceptionnelle. Mendelssohn est l’un des grands noms de la musique de la première moitié du XIXème siècle.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

29 novembre 1836

Terrible ouragan qui cause de grands ravages dans le Calaisis. Un moulin  au  pont Jourdan et un autre sur les Pierrettes sont abattus, ainsi que deux maisons rue du  Vauxhall. Rue du Temple, une  muraille s'écroule sur une longueur de 150 pieds. Onze meules de grains à Sangatte, le moulin de Saint-Inglevert et deux moulins à Marck sont également renversés par cet ouragan.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

29 novembre 1853

Ce jour, arrive l’autorisation dûment approuvée par le ministre, concernant la loterie de 800 000 Francs que l’Empereur avait autorisée à son passage le 26 septembre dernier. Elle comprend un lot de 100 000 francs, un de 40 000 francs, un de 20 000 francs, un de 10 000 francs, deux de 5 000, cinq de 1 000, dix de 500 et 50 de 100 frs. Il s’agit, avec le produit, de construire  1° un hôtel de ville, l’ancien date de 1824, - 2° une église place Crèvecœur  ( l’ancienne église est tout à fait insuffisante pour les 12 000 habitants de St Pierre ), et 3° un hospice pour les vieillards, infirmes et orphelins. On venait de terminer l’école des frères, l’abattoir, la salle d’asile et l’école communale du Petit-Courgain (1)

(1) le 1er tirage eut lieu le 16 octobre 1855

     le 2e  tirage eut lieu le 31 mars 1856

     le 3e et dernier eut lieu le 4 décembre 1856

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

29 novembre 1918

Le transfert de la base militaire belge de Calais vers Anvers commence. Les Anglais utilisent l’espace libéré pour choisir la ville comme base de démobilisation des troupes britanniques.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — )  

29 novembre 1975

Inauguration de la deuxième piscine calaisienne, par M. Jean-Jacques Barthe, député-maire. La piscine Tournesol, à laquelle fut donné théoriquement le nom de piscine Salvador-Allende faisait partie de l’opération « 1 000 piscines industrialisées » lancée par l’État dans le courant du 6e Plan. Le chantier fut ouvert le 1er juillet 1974. Les dépenses s’élevaient à 2 000 000 francs, avec subvention d’État de 650 000 francs. Le bassin mesurait 25 mètres de long sur 10 de large. Cette deuxième piscine municipale de Calais, avec un toit-coupole ouvrant, était la 60e du premier programme de 250 piscines prévues en 1972. Après fermeture définitive, le permis de démolition fut délivré le 3 mars 2009. Situé un peu plus à l’est, rue Martin du Gard, le complexe nautique patinoire ICEO, ouvert depuis l’été 2006, a depuis remplacé l’ancienne piscine Tournesol.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

29 novembre 1987

Le premier tunnelier anglais commence à attaquer la roche à Shakespeare Cliff pour creuser le tunnel de service du lien transmanche. Cette machine a été construite par les établissements Howdens de Glasgow. L’engin a été monté dans l’ancienne galerie des travaux du tunnel qui avait démarré en 1973 pour être abandonné par les Anglais en 1975. Pour utiliser cette galerie, il a fallu dans un premier temps l’élargir et procéder à l’enlèvement de l’ancien tunnelier et du bouchon de sept mètres d’épaisseur qui obstruait le fond du tunnel

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

30 novembre 960

Par acte daté de ce jour, le comte de Flandre, Arnould-le-Vieux, donne à l'abbaye de St-Bertin l'église de Pétresse( St-Pierre-lès-Calais ). Cette donation fut confirmée par le roi Lothaire le 2 janvier 962. Les moines de St-Bertin en eurent la jouissance jusqu'à la con­quête du Calaisis par les Anglais en 1347.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

30 novembre 1827

Naissance de Henri Ernest de Baillon à Calais. Professeur d’hygiène et d’histoire naturelle appliquée à l’industrie, à l’École Centrale des Arts et Manufactures, il s’est principalement occupé des végétaux phanérogames. Son histoire des plantes est un ouvrage reconnu dans les études botaniques. Son nom fut donné à une rue de Calais-Nord.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

30 novembre 1855

Lors de son voyage en Angleterre, le roi de Sardaigne, Victor Emmanuel, s'embarqua à Calais. Il descendit à l'hôtel Dessin.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

30 novembre 1864

Un arrêté du ministre des Finances distrait la commune de St-Pierre de la perception de Calais, et la crée chef-lieu d’une perception nouvelle, comprenant les Attaques, Coulogne et Marck. La perception de Calais ne se composera plus que de cette seule ville, jusqu’au 1er janvier 1886, la perception de St-Pierre se fondant avec celle de Calais il n’y eut plus qu’un seul percepteur, M Constantin, pour la nouvelle ville de Calais agrandie.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

30 novembre 1940

« Un premier bilan fait apparaître que, sur 2 525 immeubles existant à Calais-Nord, 1 500 ont été détruits et 1 025 endommagés dont il ne restera pratiquement rien à la fin de la guerre. À Calais-Sud, sur 14 529 immeubles, on n’en compte  que 315 détruits et 708 endommagés ».

( Robert Chaussois – Zone Interdite )

30 novembre 1959

Inauguration du centre d’apprentissage, avenue Louis Blériot.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

30 novembre 1968

La passerelle, provenant de l’exposition universelle de 1890 qui enjambe les voies ferrées, est livrée à la démolition. Cette passerelle mise en service le 23 février 1891 permettait de relier les gares jumelles de Calais-St-Pierre et Calais-Nord, qui disparurent lors du deuxième conflit mondial.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

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