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Gentille Annette de Boëldieu

La musique que vous entendez, jouée depuis 1821 sur les toits de Calais, est l'air de 'Gentille Annette' de Boëldieu, interprété par Michel Hippolyte.

blason calais rappelARMOIRIES DE LA VILLE DE CALAIS De gueules à l’écusson d'azur chargé d’une fleur de lis d’or soutenue d’un croissant d’argent, l’écusson sommé d’une couronne fermée de France d’or, accosté de deux croix de Lorraine d’argent et accompagné en pointe d’un besant d’argent chargé de la croix de Jérusalem d’or. Le blason de Calais fut accordé par le roi Henri II en 1558. La croix de Jérusalem et le croissant évoquent le passage, dans cette ville, des croisés français et anglais. La fleur de lys et la couronne marquent la satisfaction du roi de France de recouvrer Calais après plus de deux siècles d'occupation anglaise. Les croix de Lorraine font référence au libérateur de la ville, le duc de Lorraine, François de Guise. Elles furent confirmées par lettres patentes de Louis XVIII, le 19 avril 1817. Sur les armoiries, figurent de gauche à droite : la croix de guerre 1914-1918 (25 août 1919), la Légion d'honneur (12 juillet 1947) et la croix de guerre 1939-1945 (08 mai 1949).drapeau calais rappel2LE DRAPEAU DE CALAIS Calais est l'une des seules cinq villes de France à être autorisée à avoir son propre drapeau, sur ordonnance royale, avec Dunkerque, Boulogne sur Mer, Le Havre et Saint Malo. Le drapeau calaisien, constitué d’une croix scandinave blanche sur fond bleu d’azur, est celui qui flotta sur l'ancien beffroi, à la tête des milices bourgeoises et aux mats des vaisseaux corsaires de la Ville. Après une longue période d’absence, en 2017 le drapeau de Calais flotte de nouveau sur les toits de la ville, au sommet de la tour du Guet.

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L'Hôtel de Ville

Cet élégant bâtiment est aujourd’hui emblématique de la ville de Calais. Il est pourtant récent, la première pierre ayant été posée juste avant la première Guerre mondiale et l’inauguration faite en 1925. Son emplacement est symbolique, à égale distance des anciens hôtels de ville de Calais et de Saint-Pierre, et il constitue le trait d’union entre les deux anciennes cités voisines qui venaient de fusionner. L’architecte Debrouwer, qui fera ensuite l’hôtel de ville du Touquet, l’a conçu en style Renaissance flamande. Il présente une décoration soignée, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Le beffroi est classé. C’est ici que le capitaine de Gaulle a épousé la Calaisienne Yvonne Vendroux. Dressé sur une place dégagée qui le rend bien visible sous tous les angles, donnant sur un ensemble de jardins fleuris et sur le parc St-Pierre, précédé de la statue des Six Bourgeois de Rodin, il est l’un des monuments les plus photographiés de Calais.
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Ephémérides Mensuelles

Pas de Calais - France

Calais trouve son origine dans le comblement du golfe de l’Aa et la configuration actuelle du littoral après l’an 1000. La mer s'éloignant de plus en plus des anciens ports – Bourbourg, Bergues, Furnes –il fallut en ouvrir de nouveaux au XIIème Siècle. Dans l’Histoire de Calais, on distingue trois périodes : avant et après les Anglais, et la période anglaise (1347-1558). Les hasards de l’Histoire firent que Calais était aux rois d’Angleterre quand Boulogne et Ardres étaient aux rois de France, et Saint-Omer et Dunkerque aux comtes de Flandre et ducs de Bourgogne. Si Calais a, depuis l’origine, constitué une voie d’échanges privilégiée avec l’Angleterre et reste, depuis les années 1850, le premier port de voyageurs de France, sa fortune industrielle résulte de l’installation de tullistes anglais juste après Waterloo qui lui permirent de devenir, pour un siècle, le premier centre dentellier du monde. Il reste de ces époques divers témoignages, dont les plus emblématiques sont évoqués ci-contre.

Reproduction interdite sans l'autorisation formellement écrite des 'Amis du Vieux Calais'.
MISE A JOUR 2018 DES EPHEMERIDES CALAISIENNES

Les nouvelles dates sont en 'Fond Rougeâtre'.

L'orthographe ancienne est toujours respectée et reproduite fidèlement.

Reproduction interdite sans l'autorisation des 'Amis du Vieux Calais'.

Compilation et transcription par Gilles Peltier.

1er février 1577

La reine d’Angleterre (Elizabeth) refuse le secours du roi d’Espagne ( Philippe II ) pour reprendre la ville de Calais.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

1er février 1766

En cette année, un sieur Taffin, ayant acheté la propriété rue Royale où se trouvait l'ancien couvent des Petits-Carmes (1), fit tout démolir et reconstruire (2) des demeures que l'on voyait encore en 1883. 

(1) La fondation de ce couvent remontait avant la domination anglaise. Édouard III et Richard II, rois d'Angleterre, Henri II et Henri IV, rois de France, lui accordèrent divers privilèges. Ce couvent disparut vers 1536 dans la tourmente religieuse qui remplaça chez nos voisins la religion catholique par le protestantisme.

(2) Avant cette époque, c'était là que demeurèrent les gouverneurs de Calais, les comtes et duc de Béthune-Charost. En pratiquant les démolitions de 1766, on trouva encore les vestiges des croisées de plusieurs cellules et des caveaux qui servaient de lieu de sépulture aux moines.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

1er février 1832

Le conseil municipal, réuni à l’hôtel de ville, décide de demander à l’État le classement du beffroi de Calais-Nord comme monument historique et le bénéfice de la restauration intégrale de cet édifice.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

1er février 1847

Rétablissement à Calais vers Douvres de la ligne maritime qui avait été suspendue pendant un an au profit de Boulogne. En même temps, construction du quai de la Marée à la jetée Est pour faciliter les embarquements et les débarquements des voyageurs.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er février 1875

L’économiste Michel Chevalier dépose devant notaire à Paris les statuts de l’Association française pour le chemin de fer sous-marin entre la France et la Grande-Bretagne au capital de deux millions de francs constitué pour moitié par la Compagnie des chemins de fer du Nord et d’un quart par la famille Rothschild. Le but de cette société était la mise en œuvre  des travaux préparatoires à la construction d’un tunnel sous la Manche.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er février 1882

Le maire de la ville de St-Pierre informe ses administrés que des poursuites par voie de commandement et subsidiairement, par voie de saisie-exécution, viennent d’être autorisées contre les contribuables qui sont en retard de payer la taxe municipale sur les chiens. Les retardataires sont invités à se présenter, sans délais, au bureau du receveur municipal pour payer la dite taxe.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier ) 

1er février 1902

Une voiture ambulance commence à circuler en ville. Elle était destiné à transporter les blessés ayant contracté une assurance auprès d’une compagnie d’assurance « La Zurich ». En ce temps-là, la couverture sociale n’existait pas, sauf pour ceux ayant les moyens financiers de souscrire une police d’assurance. Mr Bruite, directeur de l’agence de Calais, avait ouvert chez lui, dans un chalet en pitchpin, un dispensaire avec deux médecins, venant trois fois par jour, pour les soins aux blessés. Après avoir été secouru, pansé et réconforté, le blessé était ramené chez lui en ville ou en campagne par l’ambulance hippomobile, dans laquelle on trouvait un sac avec des instruments, linges et médicaments nécessaires aux premiers soins mais aussi une civière, un lit articulé pour atténuer les secousses sur les routes pavées.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er février 1920

Les tullistes calaisiens, au nombre de 2 500, décidèrent la grève générale, pour protester contre le refus des patrons de discuter leurs revendications. Cette grève dura 27 jours. Les dockers et les ouvriers du bâtiment firent aussi des grèves par solidarité envers les tullistes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

1er février 1947

Au milieu d’une tempête de neige, vers 19 h 30, le bateau de pêche calaisien «  Notre Dame du Carmel », DCL 945, rentre au port de Calais avec 25 t de harengs. Face au Waldan, il heurte une épave, se créant une voie d’eau. Le patron Goubelle et ses 5 hommes réussissent à s’échouer à l’Est de Calais entre le phare du Waldan et l’ancien pare-éclats. Le froid est vif, la situation critique. L’équipage doit abandonner le bateau. Il se jette à la mer muni de ceintures et rejoint Calais où il est réconforté chez Magniez, chef pilote.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

1er février 1950

Au cours de sa réunion, le Conseil des ministres examine la situation créée par le rejet du budget additionnel de 1949 par la majorité du Conseil municipal de Calais. Les membres du Gouvernement prennent la décision de dissoudre le Conseil municipal  et de nommer une Délégation spéciale avant les élections prévues pour le 19 février. L’administration de Gaston Berthe disparaît après 26 mois de gestion accomplie en des conditions souvent difficiles. Avec ce nouveau rendez-vous avec les urnes, Gaston Berthe retrouva le fauteuil majoral.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er février 2008

Hans Näde, repousse de 35 minutes le record de la traversée du détroit en voiture amphibie détenu depuis 2004 par le milliardaire britannique Richard Branson. Parti de Douvres à 8 h 30, la voiture - ou plutôt le bateau - arrive 1 h 15 plus tard à Sangatte à une vitesse moyenne de 60 km/h. Sous un temps idéal le « Tonic » connut un départ mouvementé. En effet l’essai effectué dès 5 heures du matin révéla des défaillances électroniques vite résolues, le reste de la traversée fut accompli sans difficulté majeure, mais le courant et les remous de l’eau ont fait tanguer le véhicule tout au long de la traversée, les concepteurs expliquant cette instabilité par la légèreté exceptionnelle du Tonic. L’innovation technologique a demandé plus de trois ans de travail à l’équipe constituée de Peter Kägi, responsable du projet et spécialiste dans la construction d’engins ultra légers ; de Hans Georg Näde, directeur et chef exécutif travaillant tout particulièrement sur les innovations technologiques ; et de l’Anglais Henry Hawkins, skipper mondialement reconnu. La première traversée du détroit en véhicule amphibie remonte au 29 mai 1935 par un Allemand, voyage qui dura six heures. De fait, on peut mesurer les progrès accomplis en 73 ans.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

02 février 1347

Par une lettre au pape, Édouard III s’excuse de s’être emparé des ressources ecclésiastiques dans son royaume pour la raison que ces sommes lui étaient nécessaires pour pourvoir aux dépenses de l’Angleterre, afin d’être en état de reporter toutes ses ressources sur le siège de Calais.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

02 février 1792

On organise la garde nationale sédentaire à Calais, formée de deux bataillons, commandés par des lieutenants-colonels.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

02 février 1833

Cette semaine, deux navires ont importé d'Angleterre 109 caisses argent conte­nant chacune environ 20 000 francs.— Le 9, il vient encore un navire de Douvres, avec 17 caisses d’argent. À voir le mouvement du port à cette époque, cela se passait fréquemment.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

02 février 1835

Décès de l’abbé Moreau d’une maladie de poitrine, au soir. Il était arrivé fugitif à Calais pendant la Révolution. En réalité, il s’appelait Antoine Merle, né à Saintes le 1er janvier 1754. Fuyant Paris pendant la Terreur dans l’intention de passer en Angleterre, il rencontra à Calais des gens disposés à le cacher, et adopta alors le pseudonyme de Moreau sous lequel il serait désormais connu de la population. Logé chez Pigault de Grandcourt, Moreau avait pour seconde passion la musique : la foule se pressait à Notre-Dame chaque Jeudi saint pour l’entendre chanter le Stabat. Il reprit ses fonctions ecclésiastiques après le Concordat et devint aumônier de l’hôpital militaire et prêtre séculier de la paroisse Notre-Dame. Décédé à 81 ans dans sa patrie d’adoption, il fut enterré dans la discrétion, selon son désir. 

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

02 février 1840

Durant la nuit, le chasse-marée « Heureuse Mélanie », du port d’Auray, jaugeant 79 tx 12/100, capitaine Joachim Machefaux, ayant sept hommes d’équipage, de Luçon avec un chargement de blé à destination de Calais, est poussé par des coups de vent furieux de Nord-Ouest. Il se trouve entre les feux d’Angleterre et du Gris-Nez quand les vents tournent S-SE. Tous les ris pris, le chasse-marée arrive en travers du port de Calais à 23 h. Il lui est impossible d’attaquer l’entrée à cause d’un vent Sud-Ouest et d’un violent courant. Il vire de bord mais sa manœuvre vient à manquer. À cet instant, il heurte un banc tout en conservant ses voiles pour se donner un appui. Il va s’échouer heureusement sans gravité à 2 lieues dans l’Est du port de Calais. Le chasse-marée ne sera renfloué qu’aux grandes marées pendant que sa cargaison débarquée est mise à l’abri.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

02 février 1910

Le bateau de pêche boulonnais, « Ascension », B.148, patron Louis Ledoux, entre en collision vers 23 heures, à 5 milles dans le Nord-Est de Calais avec le chalutier gravelinois « Espoir », n°367, patron Vérove Eugène, qui fait route à l’Ouest. Les matelots Paillard et Capelle sautent à bord du boulonnais au moment de l’abordage par peur que leur bateau ne coule. Vu l’état de la mer, qui reste grosse, et la nuit qui est tombée, il est impossible d’effectuer le transfert des matelots sur le gravelinois. Les deux bateaux rentrent de concert à Calais.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

02 février 1962

Lancement à Schiedam (Pays Bas) du car ferry « Free Enterprise », construit pour la compagnie Townsend. Il entre en service entre Douvres et Calais, le 22 avril 1962. Par la suite il est rebaptisé en mai 1965, « Free Entreprise I ». Vendu en Grèce en 1980, il y navigua sous le nom de « Okéanis ».

( Lionel Herbaut )

03 février 1740

Le serviteur de l’église de St-Pierre, autrement dit le bedeau, mécontente les marguilliers. Attendu le dérangement de sa vie et de ses mœurs ainsi que de ses ivrogneries continuelles et scandaleuses, on a résolu à l’interdire de ses fonctions jusqu’à nouvel ordre. Un peu plus tard, il se présente devant l’assemblée avec promesse de vivre d’une manière plus régulière. Cependant sa conversion ne dure guère ; on le chasse ignominieusement et pour encourager son successeur à suivre les bons principes, l’assemblée décide qu’il portera une verge ou une baguette ainsi qu’il se pratique dans la paroisse de Notre-Dame de Calais et, on autorise le marguillier en exercice, François Destailleur, à acheter ladite verge  garnie de deux nœuds d’argent et d’une image de St-Pierre en argent.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

03 février 1760

En rade de Wissant, bataille entre un corsaire anglais et un corsaire de Calais l'Aventurier. (1) Ce dernier, qui n'était pas le plus fort, put rentrer au port, non toutefois sans avoir fait subir des pertes considérables à l'adversaire. (2)

(1) Après la prise de Maastricht qui amena la paix d'Aix-la-Chapelle, les corsaires anglais ne voulurent pas tous désarmer ; leurs courses continuelles, la guerre que faisait l'Angleterre à nos possessions indiennes, et  les vexations sans nombre dont elle abreuvait les Français du Canada, avaient engagé Louis XV à accepter la guerre. Elle dura jusqu’en 1762 où Louis XV abandonna le Canada et consentit à démolir les nouvelles fortifications de Dunkerque. Malgré la ruine de notre marine royale, nos cor­saires continuaient à faire un mal immense au com­merce anglais. De 1756 à 1760 - dit Henri Martin - ils lui avaient enlevé plus de 2 500 navires tandis que nous n'en avions perdu que 950. En 1701, nos corsaires prirent 812 bâtiments anglais.

(2) L'Aventuriern'avait que 6 canons et 35 hommes tandis que l'équipage anglais se composait de 80 hommes avec 14 canons. Le combat dura douze heures, dit M. de L'Épinoy, et l'Aventurierne rentra qu'avec un homme tué et six blessés dont le capitaine.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

03 février 1798

La municipalité de Calais ordonne aux habitants et surtout aux femmes d’arborer la cocarde tricolore.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier - Calais pendant la Révolution par Albert. Vion )

03 février 1862

Pose de la première pierre de l’église anglicane près de l’usine à gaz de St-Pierre.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

03 février 1877

Début des travaux de l’extension du port, sous la direction des ingénieurs des Ponts et Chaussées maritimes, Mrs Varinot et Vétillard. Ces travaux, qui nécessiteront 12 ans, comprendront un bassin des chasses situé à l’Est, un avant port de 6 hectares, une forme de radoub de 155 m de long, un bassin en eau profonde ( Carnot ) comprenant 1 680 m de quai, ainsi qu’une nouvelle gare maritime.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

03 février 1878

Terrible accident au cirque Milanais. À 11 heures et demies, au moment où la soirée allait finir, un imbécile resté inconnu se mit à crier « au feu ». Une panique s'en suivit, elle occasionna 12 morts et 40 blessés.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

03 février 1910

Le Conseil municipal décida l’achat, pour 60 000 frs, d’un terrain vague, boulevard Gambetta, pour y construire le nouvel hôtel central des Postes et Télégraphes. Le devis des travaux de construction s’éleva à 231 823 frs et trente centimes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

03 février 1919

Par décret, le Président de la République nomme le maire de Calais, M. Morieux, chevalier de la Légion d’Honneur.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — )

03 février 1964

Réception du ministre de la Santé Publique, Raymond Marcelin. Le ministre visita le centre municipal de vaccination et inaugura la crèche municipale. Il se rendit sur le site de la future maison de retraite appelée à  remplacer l’hospice. Le ministre  visita l’hôpital auquel il annonça un vaste plan de rénovation.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

03 février 1981

À 6 h 24, les sapeurs pompiers furent avertis par téléphone qu’un incendie venait de se déclarer au sommet de l’hôtel de ville de Calais. Arrivés sur place, les soldats du feu constatèrent que le cadran Ouest de l’horloge du beffroi, situé à une hauteur de cinquante mètres, était en flamme et dégageait une épaisse fumée. Ne pouvant pas atteindre le foyer au moyen de l’échelle mécanique en raison du vent qui soufflait très violemment, les sapeurs pompiers équipés d’appareils respiratoires décidèrent de pénétrer dans le beffroi pour atteindre l’incendie. Arrivés au sommet, les soldats du feu s’aperçurent que le cadran Est était aussi en train de se consumer. Les dégâts du cadran Ouest, de son armature et des vitraux ainsi que le coffrage du cadran Est et del’installation électrique furent estimés à 400 000 francs.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

04 février 1825

Une marée exceptionnelle recouvre la digue de Sangatte qui, au fur à mesure, se désagrège. Devant le risque d’inondation, les habitants s’enfuient en apportant avec eux tous leurs biens mobiliers ainsi que leurs bestiaux.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

04 février 1834

On vient d'enterrer Marie-Suzanne Lefebvre, veuve d'Hubert Bernard, âgée de 67 ans. Elle avait servi comme volontaire, habillée en homme, pendant la Révolution, et reçu plusieurs blessures.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

04 février 1838

M. Leveux, maire de Calais, inaugure solennellement dans le grand salon de la mairie le tableau représentant l’épisode du dévouement d’Eustache de St-Pierre. C’est une copie de l’œuvre d’Ary Scheffer faite par M. Villeneuve. Le siège de Calais de 1347 a été souvent célébré par la peinture et la gravure. Berthelemy de Laon, Colin de Nimes, Aliamet d’Abbeville, Pine et d’autres encore ont traité ce sujet. Le rideau du Théâtre reproduisait jadis la même action.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

04 février 1877

Adjudication (1) des tra­vaux du nouveau port au profit de M. Varinot. Rien que le cautionnement est  fixé à 150.000 fr. — Le 14 mars suivant, arriva le steamer Marie, de Bordeaux, avec l'attirail nécessaire à monter quarante wagons. Ce vapeur gréé en trois-mâtsrevint deux mois après encore avec du matériel et de plus toute une ménagerie, qu'il alla ensuite conduire à Anvers.

(1) Après avoir subi bien des phases diverses, la continuation de ces immenses travaux fut confiée 1er janvier 1887 aux Ponts-et-Chaussées.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

04 février 1988

Le premier tunnelier français du lien transmanche est baptisé « Brigitte ». La cérémonie eut lieu au fond du puits d’accès de Sangatte. La perforatrice d’une valeur de 100 millions de francs, sortie de la société Robbins à Portland dans l’Oregon, était arrivée à Calais le 27 janvier.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

05 février 1605

Naissance à Paris de Louis de Béthune qui devint duc de Charost, fut capitaine des gardes du corps du Roi, colonel du régiment de Picardie et enfin lieutenant général de Calais et du pays reconquis. Le roi Louis XIII avait été son parrain. C’est lui qui prit le fort Philippe près de Gravelines, sur les Espagnols en 1654. Il mourut le 16 mars 1681. Plusieurs de ses descendants gouvernèrent le Calaisis. Enfin, l’un d’eux ayant voulu se faire nommer roi des Pays-Bas fut, pendant la Révolution, guillotiné à Paris après des aventures dramatiques à Calais.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

05 février 1875

La croix d'Honneur est décernée au pilote Delannoy (Jean], pour nombreux sauvetages et actes de courage. Le 1er janvier 1876 il est nommé patron du canot de sauvetage.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

05 février 1939

La veille, une note préfectorale avait averti le maire de Calais, Lucien Vadez, de l’arrivée d’un convoi de réfugiés espagnols auxquels il devait assurer l’hébergement et le couvert. Ce sont donc 89 enfants orphelins et 29 femmes accompagnatrices qui débarquent en gare centrale, le 5 février en provenance de Barcelone, après un périple de quinze jours. Immédiatement, ils sont dirigés au camp Jules Ferry où ont été installés en toute hâte des poêles et des lits de camp. Le camp fut placé sous la surveillance des forces de police, les Calaisiens ne purent  y pénétrer et les réfugiés en sortir durant la totalité de leur séjour qui se termina au mois de mai.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

06 février 1350

Geoffroy de Charny, le sire de Renty et leurs compagnons reviennent de captivité. Au 1er Janvier précédent, ils avaient tenté d’enlever Calais par surprise, mais trahis par Aymery de Pavie qu’ils avaient cru avoir acheté, ils tombèrent dans un guet-apens et furent faits prisonniers par le roi Édouard III lui-même.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

06 février 1583

Gédéon de Monchy, fils du Seigneur de Sénarpont, hérite de son père l'hôtel rue Royale (en dernier lieu l'hôtel Dessin), que le roi de France avait donné à Jean de Monchy, à la reprise, en même temps que les Calimottes et partie de La Chaussée. Cet immeuble ne payait ni cens ni impôts, suivant les lettres-patentes du roi. Plus tard, François de Thosse qui fut président de la justice de Calais et Pays-Reconquis hérita de cette propriété et y construisit l'hôtel que nousavons vu tomber sous la pioche des démolisseurs en 1879-80, quand on y bâtit le légendaire groupe scolaire ! Comme architecture ce n'était pas bien riche. Une grand'porte cintrée, sur­montée d'un balcon avec trois fenêtres également cintrées ; au-dessus un fronton et un toit mansardé recouvert d'ardoises.

Après être devenu l'Hôtel d'Angleterre, tenu par la famille Dessin, on y transféra le Musée, l'École primaire. Dans le corps de logis de devant, c'était un établissement de bains chauds. En 1880 on y engloutit les économies de la ville, et aujourd'hui (1887) les chardons et la mauvaise herbe y poussent à qui mieux mieux. La rue Félix Cadras de nos jours traverse l’emplacement du jardin de l’hôtel. (ajout AVC)

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

06 février 1727

Le corps municipal de Calais déplore que personne ne se présente plus pour porter le dais dans l’église Notre-Dame aux processions. Cette auguste cérémonie que les plus grands princes ont tenu à honneur de pratiquer, est un devoir pour les anciens mayeurs et échevins. On ordonne, « qu’il sera fait chaque année un rôle des anciens mayeurs, vice-mayeurs et échevins de cette ville, ensemble un mémoire des jours solennels particulièrement observés pour porter par eux alternativement et successivement, en habits décents, le dais du Saint-Sacrement, et que personne ne pourra s’en excuser ».

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

06 février 1839

Décès de Louis Francia, âgé de 66 ans 1 mois. Né le 21 décembre 1772, fils du directeur de l’hôpital militaire de Calais, apparenté aux Mancel par sa mère, le jeune Francia se trouva orphelin à l’âge de 14 ans. Peu doué pour les études, sauf celles du dessin, il quitta sa ville natale juste avant la Révolution, et demeura près de trente ans en Angleterre. Il s’y maria, et commença somme toute une belle carrière, mais un dédain complet de l’argent l’empêcha toujours d’établir sa fortune.

Revenu à Calais en 1817 (sans sa famille), il fut, un temps, secrétaire du consulat britannique. Il était maintenant reconnu comme un maître de l’aquarelle, cette nouvelle technique de peinture inventée par les Anglais. Son talent était apprécié mais son indépendance de caractère, doublée d’une langue et d’une plume mordantes, le condamna à une vie de bohême qui, dans le fond, lui convenait. Francia a ainsi laissé de nombreux articles dans les journaux calaisiens, dans lesquels il se montra ardent protecteur du patrimoine et promoteur du sauvetage en mer. Solitaire, jouissant de quelques solides amitiés, visité par tous les peintres de passage à Calais, Francia prodiguait (gratuitement) ses conseils aux jeunes artistes prometteurs dont deux, au moins, accédèrent à la notoriété internationale (Bonington et Wyld). Membre de la Société d’agriculture, du Cercle Littéraire et du Musée de Calais, il s’intéressait de près aux écoles de la ville et participait annuellement à la remise des prix.

Avec Tom Souville, mort la même année que lui, Francia reste l’un des deux Calaisiens de cette époque passés à la postérité. Leurs pierres tombales se trouvent au cimetière nord.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

06 février 1840

Le prince Albert de Saxe-Cobourg-Gotha embarque à Calais pour se rendre à Londres, où il va épouser la reine Victoria. Le prince n’en est pas à son premier passage en notre ville mais, cette fois, il s’agit de tout autre chose. Arrivé la veille à 23 h 30, avec son père et une suite de trente quatre personnes, il descendit à l’hôtel Dessin, rue Royale, où un splendide souper lui avait été préparé. Ce matin, vingt et un coups de canon annoncent son arrivée aux Calaisiens. Les tambours et la musique de la Garde Nationale battent le rappel. À 09 h ½, le maire (Jacques Leveux), le président de la chambre de Commerce (Christian Matis) et les chefs militaires sont introduits devant lui. Plusieurs allocutions s’ensuivent, auxquelles il répond en français pour remercier les Calaisiens de leur accueil. Deux heures plus tard, le cortège se rend en voiture puis à pied jusqu’au quai d’embarquement, tandis que tambours et musique se font de nouveau entendre. Sur la malle, tous, officiers ou matelots, sont en grande tenue. Le prince renouvelle ses remerciements aux autorités calaisiennes, puis monte à bord, où le pavillon royal anglais flotte au grand mât. La place salue de nouveau avec vingt et un coups de canon, puis le cutter de l’État « le Plouvier » en fait autant au passage du prince devant son bord. Le mariage aura lieu en grande pompe quatre jours plus tard à Westminster.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

06 février 1883

Vente de la dernière usine de tulle à Calais-Nord. L’usine de M. Dubout, était située Cours Sud qui devint par la suite rue Richelieu.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

06 février 1929

Ouverture sous le majorat de Léon Vincent, boulevard Gambetta, d’un établissement municipal de bain-douche qui comprenait 20 douches et 4 baignoires. C’est le 12 janvier 1928 que la commission instituée au Ministère de l’Intérieur pour la répartition des fonds provenant du prélèvement sur le produit des jeux accordait à Calais une subvention de 275 000 francs pour un projet dont le devis s’élevait à 556 230 francs. L’établissement ferma ses portes le 15 juin 1966 et le 27mars 1970, le conseil municipal donna son accord pour céder l’immeuble pour un montant de 60 000 francs.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

06 février 1941

Vers 9 h du soir, bombardement assez violent, surtout caractérisé par l’intense réaction de la D.C.A qui avait presque disparu de la ville depuis le mois d’octobre 1940, mais qui se réinstalle devant le redoublement de l’activité aérienne anglaise. La plupart des bombes tombent sur Calais-Nord et le port. Cependant en ville on note une bombe derrière la Gendarmerie, une bombe rue Cosmorama, et des bombes incendiaires sur la caserne des Gardes-mobile.

(Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier  - Calais à l’heure Allemande par G. Dauchard )

06 février 1964

Les gouvernements français et anglais font connaître leur décision de principe de construire un nouveau tunnel sous la Manche qui doit faire suite au premier projet non achevé en 1883.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

07 février 1572

Ordonnance sur les enterrements dans l’église Notre-Dame de Calais « En l’hostel-de-ville ont esté assemblés MM. Jacques Vasse, maieur ; J. Credde, J. Servin, F. Bergues et G. Raul, eschevins ; J. Pocq, P. Campmaiour, C. Flahaut, P. Martel, N. Aulbert, F. Caron, F. Cabouricqueur. Sur la remonstrance à nous faicte par Claude Flahaut, marguillier l’an passé, et Gaspard Raul, eschevin et marguillier en l’année présente, de ce que tous les habitans et aultres sollicitent et font instance journellement d’enterrer leurs morts dedans le corps de l’église, voire dedans la cueur, de sorte que pour le grand nombre qui a esté enterré par cy-devant, il n’y a plus de place qui ne soit rempli de corps ou ossements, et quelque remontrance qu’ils ayent sceu faire quand l’occasion s’est présentée, ils n’ont sceu divertir lesd. Enterremens dedans l’église, voire des personnes des plus petites classes, qualité, n’y les persuader de faire lesd. Enterremens dans le cimetière, qui es chose de grand préjudice à l’église, parce que l’on est contraint journellement d’entrer en deppense pour la refetion des tombes et cavaeaux et aultres pavement d’icelle, qui le plus souvent sont rompus en  faisant l’ouverture desd. Fosses ; à ceste cause et pour refrener l’ambition et importunité susd. … requièrent par ….. sur quoy ….  Mis en délibération avec l’assistance, a esté ordonné que dorénavant aucun ne sera receu à faire enterrer son mort dedans le corps et accinct de l’esglise qu’il ne soit teneu paier au préalable et au précédent  d’enterrer ycelluy , à sçavoir la somme de cent sols pour celuy qui sera enterré autour du cœur, et dedans le cœur dix livres et dedans la nef quatre livres, et pour les enffans trente sols ; ordonnant aux marguilliers de tenir compte des deniers quy seront reçues pour ceste effet, comme d’aultres précédens de la récolte pour l’œuvre  et fabrique de ladite esglise, pour icelluy rendre au bout du temps de leur charges ».

( plumitif. Archives de Calais )

( Annales de Calais par C. Demotier )

07 février 1806

Le conseil municipal de St-Pierre, convaincu que la municipalité de Calais fait de nouvelles démarches pour la réunion de cette commune à cette dernière, décide qu’une députation se rendra auprès du sous-préfet pour lui témoigner son inquiétude et celle de ses habitants sur l’exécution de cette réunion.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

07 février 1829

Le capitaine Dillon, parti à la découverte de La Pérouse, rentre en France par Calais. Il rapporte différents objets qu'il a recueillis aux îles Vanikoro, entr'autres cinq canons en cuivre (dont un porte la date 1744), un mortier, un vieux chandelier, une poignée d'épée en argent, etc.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

07 février 1830

Il commence à dégeler. Le froid avait été si vif que le port de Calais était entièrement gelé ; cela ne s’était pas vu depuis 1789. L’arrière-port, les bassins, le chenal furent pris par les glaces, et les communications entre la France et l’Angleterre furent interrompues pendant quatre jours. Les employés d’hôtel résolurent d’essayer de rendre l’entrée et la sortie de port libre, en cassant la glace. Le premier jour on déblaye jusqu’à la colonne et le lendemain samedi 6 février les glaces furent enlevées jusqu’au quai d’Angoulême où étaient amarrés les paquebots. Le dimanche, on déblaye le Paradis. Le spectacle était curieux : trente bâtiments restés immobiles sur une mer devenue solide, soixante hommes occupés à casser la glace et à diriger les glaçons dans le courant de la marée. Enfin le dégel du dimanche soir termina la besogne et rendit l’activité aux navires.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

07 février 1850

M. Bénard-Descroix, conseiller municipal de Calais, meurt subitement en séance, âgé de 64 ans. On appela le  docteur Foucques, mais il n'y avait rien à faire. À 16 ans, il était entré dans la marine, et six mois après il obtenait l'épaulette de  lieutenant dans la flottille de Boulogne. Il fut à l'escadre d'Anvers et rentra dans la vie civile en 1814, à cette époque néfaste où  la France, jusqu'alors victorieuse,  vit dispa­raître et ses vaisseaux et ses conquêtes.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

07 février 1855

Le forage du puits artésien sur le marché aux herbes, place d’Armes, n’ayant donné aucun résultat, trois sociétés présentèrent leur candidature pour la fourniture de l’eau à Calais. Le conseil municipaladopta la proposition de M. de Guizelin, propriétaire de la source d'eau qui jaillit à Lawalle, près de Guînes. Une société des eaux de Guînes se constitua, le 7 février 1855, au capital de 900.000 fr. ; au nombre de ses administrateurs furent : M. Mayer, maire de Calais, et de Guizelin, Conseiller général de Guînes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

07 février 1944

À 10 heures, les fabricants de tulles de Calais se réunissent pour discuter de la question de l’évacuation des métiers, vers l’intérieur du pays, en prévision d’un éventuel débarquement allié sur notre côte et suivant un avis des bureaux de Lille, en date du 14 Janvier. Tout le monde chercha à éviter le départ et, finalement on décida qu’un délai de quarante semaines serait accordé pour l’évacuation des métiers. Devant la longueur du délai, on comprit tout de suite, que l’évacuation n’aurait jamais lieu, le débarquement étant imminent selon la radio anglaise.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

07 février 2009

Les Amis de l’Alhambra se réunissent pour soutenir le cinéma en centre-ville, placé en redressement judiciaire. Une pétition recueille 2 000 signatures.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

08 février 1389

Lettres patentes du roi d’Angleterre Richard II, datées de Westminster, pour permettre au mayeur de la ville de Calais et au directeur du commerce des laines d’acquérir un terrain situé à l’entrée de la ville pour y établir le Staple Hall, siège de ce commerce. C’est le bâtiment connu sous le nom d’Hôtel de Guise, qu’on appelait souvent l’Étape. Il fut donné en 1558 au duc de Guise dont les héritiers le vendirent à des marchands. La ville est restée propriétaire de la cour, et en 1792 cet emplacement servait pour le marché aux cochons.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

08 février 1702

Mort de Dominique Legrand, ancien mayeur de Calais.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

08 février 1790

Élection de Pierre Crochez comme maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

08 février 1796

Il est publié défense de faire de la pâtisserie, à cause de la rareté du blé. Je le crois bien, toute la France était sous les armes ; il n'y avait plus guère de cultivateurs dans la cam­pagne, et le pays était en guerre contre la moitié de l'Europe.

 ( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

08 février 1814

L’Europe entière est coalisée contre la France ou plutôt contre l’empereur Napoléon. On craignait une attaque contre la Belgique, aussi les villes du nord étaient-elles écrasées de réquisitions. Le 8 février 1814, on inonde tout le Calaisis pour la défense de la place ; les écluses restent fermées et les propriétaires du bas-pays sont invités à exhausser et à renforcer les digues pour mettre leurs terres à l’abri des eaux.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

08 février 1851

Exposition au marché d’une poule dotée de quatre pattes et de deux croupions. Mr George, vétérinaire-directeur de l’abattoir passant devant le stand, se proposa d’envoyer le curieux phénomène au laboratoire de tératologie de l’école vétérinaire de Lyon. Mr George expliqua à l’assistance que l’on se trouvait là en présence de jumeaux incomplets,  dont le dédoublement s’est produit à partir des vertèbres lombaires. La cause profonde de ce cas, unique jusqu’alors dans la région, est indéterminée.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

08 février 1852

On désarme la garde nationale de Calais, dans un calme absolu.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

08 février 1854

Échouement de la malle Menaià la côte, près du Fort-Rouge. Le pilote Monnière monta le premier à bord, pour calmer les justes appréhensions des voyageurs de Londres.Quinze jours après, un armateur de Dunkerque, qui avait acheté la coque pour peu de chose, réussit à la renflouer, et comme elle était encore très bonne, quintupla ainsi la valeur de son achat.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

08 février 1868

À la suite de la démission de M. Pierre-Eugène Brepson, M. Auguste Lecouffe assure l’intérim du poste de maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

09 février 1707

Par arrêt, les habitants furent condamnés à payer un droit sur le poisson étranger, entrant à Calais, et sur le hareng, traité pour être expédié à Rouen et en Normandie.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

09 février 1740

Un arrêt de la Cour du Roi accorde à Calais, la continuation de la perception des droits d’octroi, durant trente ans, pour achever la restauration des édifices publics et de l’église.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

09 février 1793

Dix lettres de marque arrivent à Calais pour être prises par les arma­teurs de corsaires. Le même jour, un d'eux est sorti du port ; dix heures après, il rentrait avec une prise hollandaise, chargée de sucre et d'eau-de-vie. La moitié de l'équipage s'était jetée à la nage pour aborder plus tôt le bâtiment hollandais. — Le soir même, un second corsaire est sorti au chant de la Marseillaise.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

09 février 1825

Premier numéro du « Journal de Calais ».Il avait à cette époque le format in-8°, et se composait de 16 pages. C'était plutôt une feuille d'annonces, avec des variétés et une chronique lit­téraire ou théâtrale. L’hebdomadaire est consultable à la médiathèque de Calais, qui en possède la série presque complète. Depuis ce jour, la presse calaisienne n’a jamais cessé de paraître.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

09 février 1854

Le paquebot à vapeur « Menai » de la Compagnie Générale des bateaux s’échoue sur un banc de sable vers 20 h 30, en tentant d’entrer dans le chenal du port de Calais. Le vent, qui est de Nord-Est, chasse le navire dans l’Ouest des jetées. Il cesse rapidement d’obéir au gouvernail et malgré une manœuvre ultime et désespérée de son capitaine Pashley, le paquebot court s’échouer face au Fort Rouge. La coque fatiguant, une importante voie d’eau prend naissance, menaçant la cargaison. Les quelques passagers sont débarqués à pieds secs, le lendemain matin à marée basse. Après trois tentatives infructueuses de renflouage, les chaudières sont démontées, vendues et la coque démolie sur place.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

09 février 1873

Ouverture d’une enquête d’un mois pour l’érection en commune du Petit-Courgain. M. Boulanger, maire de Coulogne fut délégué à cet effet. Le 29 mars, le conseil municipal de St-Pierre, à l’unanimité, vote la conservation du Petit-Courgain. Le 17 avril, le conseil général à l’unanimité se prononce dans le même sens.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

09 février 2005

Alain Thébaut à bord d’un hydroptère ( un trimaran qui s’élève au dessous des flots et décolle lorsqu’il atteint une certaine vitesse ) bat le record de Louis Blériot en traversant la Manche entre Douvres et Calais en 34 minutes et 24 secondes, au lieu de 37 minutes pour l’illustre aviateur.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 février 1798

Le général Bonaparte, en visite d’inspection des troupes sur nos côtes, venant de Boulogne, couche à Calais. Le lendemain, il visite le port et poursuit sa route vers Dunkerque et la côte belge. Par la suite, il reviendra cinq fois à Calais. C’est à la suite des rapports négatifs de cette inspection que sera décidée, en remplacement, l’expédition d’Égypte.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 février 1801

On s’occupe au conseil municipal de St-Pierre des inconvénients d’insalubrité qui résultent du manque d’écoulement de l’eau de la rivière ( l’Abîme ) qui traverse le quartier. On prétend que la cause en est dans le moulin du sieur Taffin résidant actuellement à Ardres. Ce moulin qui tombe en ruines n’a jamais fonctionné.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

10 février 1843

Mort de M. Raffeneau de Lille , à l'âge de 70 ans. Directeur des Ponts-et Chaussées en 1833, il fut le créateur de l'écluse de la Citadelle et l'auteur des projets du bassin à flot, menés à bonne fin par Néhou. Le 5 décembre 1842, les Calaisiens lui avaient donné le mandat de les représenter au Conseil Général (1)

( 1 ) Il y a dix ans, les anciens ouvrages de ce port ayant été reconnus insuffisants, on en a entrepris de nouveaux à l'est de la ville.

Ces travaux sont d'une importance de 44 millions environ qu'on peut diviser ainsi :

1° Les travaux exécutés antérieurement à 1884 sur les fonds du Trésor, 18 000 000 francs.

2° Les travaux en cours d'exécution depuis 1884, sur les fonds du Trésor, 4 300 000 francs ; sur les fonds de la Chambre de commerce, 12 700 000 francs. En­semble 17 000 000 francs.

3° L'outillage du port, sur les fonds de la Chambre de commerce, 2 200 000 francs.

4° Les travaux complémentaires ajournés, 7 000 000 francs.

Les travaux en cours d'exécution pour la somme de 17 millions, et ceux de l'outillage pour 2 200 000 francs devaient, aux termes des programmes, être prêts cette année ; mais l'on sait combien les pro­grammes sont menteurs, et l'on devra s'estimer heureux si tout est prêt à la fin de 1887 ou si même on arrive à inaugurer le nouveau port au printemps de 1888.

Quant aux travaux complémentaires, ils ne sont pas indispensables à l'exploitation du nouveau port, et il sera toujours temps de les faire après l'inau­guration.(Mars 1885).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

10 février 1847

Le conseil municipal adopte en principe l'établissement de la gare entre le Front-Sud et l'Esplanade ( projet de la Compagnie qui conserve les casernes et la manu­tention ). Mais il émet le vœu que ces bâtiments militaires soient supprimés.

Le Comité des fortifications s'oppose avec énergie à cette emprise sur l'Esplanade. Lacompagnie du Nord fait alors faire un nouveau projet qui est enfin adopté par tout le monde. C'est celui qui est mis en exécution, et que nous voyons encore de nos jours, (1887).

(1) En mai 1844, le Conseil municipal de Calais avait décidé de garantir un minimum d'intérêt de 4 % sur une somme d'un million à la Compagnie qui se chargerait de faire le chemin de fer direct d'Hazebrouck à Lille. — St-Pierre vota la garantie pour 300 000 francs ; Lille pour 1 500 000 francs ; Arras, Dunkerque, 1 000 000 francs ; St-Omer, Hazebrouck, Bailleul, Armentieres, 500 000 francs : Béthune, 300 000 francs ; Bergues, 250 000 francs. — En novembre 1844, le conseil municipal de Calais vota une garantie de 1 500 000 francs pour l'embranchement de Fampoux à Hazebrouck..

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

10 février 1849

Le conseil municipal décide le principe de la construction d’une halle aux poissons qui doit se situer sur la portion du quai comprise entre le corps de garde du Bleu et la porte du Courgain. Son coût estimé à 8 800 francs était incompatible avec les mauvaises finances de la ville et la réalisation du Minck fut abandonnée. 19 ans après, le 12 février 1868, le projet est relancé. Les travaux furent  arrêtés pendant la guerre de 1870 et l’inauguration du Minck n’intervint qu’en 1873.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 février 1882

Le conseil municipal de St-Pierre, à l’unanimité, émet l’avis qu’il y a lieu de solliciter la réunion des deux villes de Calais et de St-Pierre.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 février 1892

Il fait beau temps, la mer et calme mais il y a de la brume en mer. Le paquebot malle « Breeze », capitaine Hancocq, sort de nuit du port de Calais pour se rendre à Douvres. Au cours de la manœuvre, l’avant heurte le quai Ouest au nord du fort Risban et s’échoue à cause de la marée descendante. Une tentative de renflouage est tentée immédiatement, mais en vain. Le transbordement des colis postaux et des passagers de la malle est effectuée à bord du paquebot « Wawe », de la même compagnie.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

10 février 1895

Le conseil municipal de Calais décide que l’ancien hôtel de ville de Calais, demeuré sans affectation précise depuis la réunification des deux communes, sera transformé en musée pour abriter les collections et œuvres d’art remisées depuis 1879, faute de local convenable, chez M. Wiart commissaire priseur.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 février 1919

Au lendemain de la fin du conflit de 1914-1918, le Conseil municipal décide de modifier le nom de certaines rues.

  • Ainsi la rue Richelieu devient, rue du Maréchal Foch ;
  • la rue des Quatre-Coins, rue du Maréchal Joffre ;
  • la rue du Four-à-Chaux, rue du Maréchal Pétain ;
  • la place Richelieu, place Clemenceau ;
  • l’avenue de la gare, avenue du Président Wilson ;
  • la place du Théâtre, place Albert 1er 
  • le pont Richelieu, pont Georges V ;
  • le boulevard International, boulevard des Alliés ;
  • le bassin de Richelieu, le bassin de la Marne ;
  • le quai de l’Est, quai de l’Yser ;
  • la rue du Petit-Paris, rue du 11 Novembre ;
  • la rue de la Douane, rue de la Victoire ;
  • la rue des Boucheries, rue de la Paix.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 février 1805

Le dénombrement de la population de Calais produit 7 796 habitants, 1 763 ménages, 1 236 maisons.

  • En 1696       5.185 habitants.  
  • En 1698       5.495   “ “      
  • En 1765       4.723   “ “      
  • En 1804       6.997   “ “      
  • En 1805       7.796   “ “     
  • En 1811      12.508  “ “     
  • En 1846      10.924  “ “     
  • En 1856      10.860  “ “     
  • En 1881      13.529  “ “     
  • En 1886      14.187  “ “

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

11 février 1809

Naissance à Calais d’Édouard Mayer, qui sera maire de Calais sous Napoléon III. M Mayer, chevalier de la Légion d’honneur, mourra le 8 août 1866.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

11 février 1829

Au sujet d’une contestation entre Calais et Saint-Pierre, sur la démarcation de leur territoire, le préfet prit un arrêté stipulant que la limite était fixée, en partant du fossé du grand courant, limitant le territoire de Sangatte :

1) par le canal de la Rivière-Neuve

2) par celui du Crucifix et du pont Thierry

3) par l’ancien chemin de Calais à Gravelines jusqu’au côté Est de la route du glacis

4) par une ligne droite tirée de ce point jusqu’à la mer et passant à 60 m à l’Est des angles les plus saillants de la crête du chemin ouvert.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

11 février 1837

Établissement d’un acte d'association entre 78 personnes pour la construction et l'exploitation d'un établissement de bains de mer. Ce bâtiment dont la première pierre fut posée le 05 mars 1837 par le maire, M. Jacques Leveux, et inauguré le 18 juillet 1837, était situé le long du Bassin des Chasses, là où se trouve aujourd’hui un chemin de promenade. Neuf administrateurs sont nommés : le Dr Mauricheau-Beaupré, le Dr Souville et son frère, le célèbre Tom Souville, MM. Auguste Quillacq. François Sagot, Robert,  Bodart. Léon Dessin et Philippe Devot Fils.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 février 1846

Le brick James, échoué aux Grandes-Hemmes, est vendu  1500 francs ; il  avait  un  chargement de 12 000 liv. st. (300 000 fr ) tout est perdu.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

11 février 1885

Arrêté préfectoral convoquant les électeurs à l’effet d’élire le conseil municipal de la nouvelle ville de Calais.

Art 1 Les électeurs de la ville de Calais sont convoqués pour le dimanche 22 février à l’effet d’élire les 32 membres dont devra se composer le conseil municipal.

Art 2 La 1re section, qui compte 3 735 électeurs, nommera dix conseillers ; la seconde, qui comprend 8 035 électeurs en nommera vingt-deux.

Art 3 L’assemblée électorale se réunira à l’ancienne mairie de Calais pour la première section et à l’ancienne mairie de St-Pierre pour la seconde. Il sera procédé, s’il y a lieu, par un arrêté spécial, à la formation de bureaux de vote dans chaque section.

Art 4 L’élection se fera dans les formes et conditions déterminées par l’arrêté du 12 avril 1884, et par les instructions du 15 du même mois, insérés au n° XII du recueil des actes administratifs de la préfecture de la même année.

Art 5 Le scrutin sera ouvert à 8 heures du matin et clos à 4 heures du soir. Si un deuxième tour de scrutin est nécessaire, il aura lieu le dimanche 1er mars, de 8 heures du matin à 4 heures du soir.

Art 6 Le dépouillement suivra immédiatement la clôture du scrutin.

Art 7 M le Sous-Préfet de Boulogne et M. le Président de la délégation spéciale de Calais, sont chargés d’assurer chacun en ce qui le concerne, l’exécution du présent arrêté, qui sera publié et affiché d’urgence dans ladite ville.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 février 1896

Le bateau de pêche,  « Auguste Marie », n°186, de Calais, mesurant 6.5 m de longueur, 2.7 m de largeur et 1.1 m de profondeur, mât cassé et sans équipage, est trouvé par le patron Loth du bateau de pêche boulonnais, n° 2181, dans le travers du port, à 6 milles au larges dans l’Ouest.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

12 février 1782

Naissance à Calais d’Alexandre Louis Érard Henry Pigault de Beaupré, fils d’un capitaine de la milice garde côte et de Suzanne Mollien. Propriétaire à Fréthun, membre du Conseil général, correspondant du ministre de l’instruction publique pour les travaux historiques, Alexandre Pigault de Beaupré se rendit recommandable par les services de toutes natures qu’il rendit aux Calaisiens. Il a publié des brochures intéressantes et inséré dans les journaux nombre d’articles curieux. Chevalier de la Légion d’honneur, il mourut le 15 mai 1855 laissant trois fils dignes de lui et qui occupèrent de hautes fonctions.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

12 février 1845

Décès de Alexandrine Gasparde Eléonore Pigault de Grandcourt, veuve Matis, âgée de 59 ans 3 mois. Elle était née à Calais le 9 décembre 1785, petite fille de M. Pigault de Lépinoy. Douée pour les études, polyglotte, elle possédait l’une des plus riches bibliothèques de Calais, ainsi que des collections de médailles, d’antiquités et de manuscrits. Bienfaitrice des pauvres, elle fut l’une des fondatrices de la salle d’asile de Calais, dont elle fut présidente jusqu’à sa mort.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

12 février 1853

Une députation du Conseil municipal part pour Paris, afin de présenter une adresse de félicitation à l’Empereur à l’occasion de son mariage.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

12 février 1881

Une convention en date de ce jour est passée entre la ville de St-Pierre et la Compagnie du Chemin de fer d'Anvin pour l'occu­pation par celle-ci d'un terrain communal de 51 ares 84 centiares destinés à l'installation d'une gare provisoire  jusqu'au jour où la ligne d'Anvin à Calais sera prolongée jusqu'à la nouvelle gare centrale. Cette occupation a été consentie moyen­nant une redevance annuelle de 500 francs.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

12 février 1882

Le projet du tunnel sous la Manche était en discussion en Angleterre. De nombreux adversaires craignent la seule possibilité d’une invasion. Sir Garnet Wolseley déclare «  Toute idée de la construction d’un tunnel doit être combattue à cause des dangers auxquels il exposerait l’Angleterre qui a été défendue jusqu’à présent par sa position insulaire. Une fois le tunnel terminé, les approches du côté anglais pourraient être occupées par un coup de main de l’ennemi, qui s’empresserait  de s’emparer de tous  les appareils électriques destinés à détruire le tunnel. Un corps de 2 000 hommes déterminés suffirait à l’exécution  d’une pareille expédition, et dans l’espace d’une nuit une grande armée pourrait être en marche sur Londres ». Sir H. Tyler, Membre du Parlement, se basant sur l’opinion de Sir Garnet, affirme que la construction d’un tunnel serait, de la part de l’Angleterre, une « monstrueuse absurdité ».

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

13 février 1790

L'Assemblée Nationale décrète la suppression des couvents (1).

Calais  possédait  deux   couvents  d'hommes, les Minimes et les Capucins, deux couvents de femmes,les Bénédictines et les Dominicaines. Il y avait en outre des sœurs de la Providence du Saint-Enfant-de-Jésus, qui étaient chargées de l'instruction gratuite des jeunes filles, comme les Frères de la Doctrine Chrétienne instruisaient les jeunes garçons qui ne pouvaient pas fréquenter le collège communal.

(1) Cette loi abolissait tous les ordres religieux et ordonnait la sortie de tous ceux qui habitaient les cloîtres.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

13 février 1846

Attribution par le roi Louis-Philippe, à l’abbé Crèvecœur du diplôme de « maître de pension » qui lui permettait d’ouvrir un établissement scolaire. Les premiers locaux se situaient  dans une ancienne guinguette « la Villa Mirmande » à l’emplacement du parking Charost. Devant l’expansion, l’abbé Crèvecœur décide de construire un bâtiment sur un terrain familial disponible à coté de l’église Saint-Pierre. La première pierre fut posée le 3 novembre 1857.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

13 février 2012

Ouverture de l’enquête public sur le projet « Calais Port 2015 ». En 2009, neuf réunions, 34 heures de débat public avaient été organisées suivi d’études environnementales sur le futur projet portuaire qui prévoit la création d’un nouveau bassin de 110 hectares avec une emprise sur la mer d’environ 200 hectares. Au nord du port, une digue de trois kilomètres de long sera construite le long de ce nouveau bassin. Le coût estimatif s’élève à plus de 500 millions d’euros. L’ambition de la Région Nord Pas-de-calais (gestionnaire du port) et de la Chambre de commerce de la Côte d’Opale (concessionnaire) est de donner à Calais une renommée aussi prestigieuse que celle des ports d’Anvers ou de Rotterdam.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

14 février 1560

Le roi François II organise la municipalité de Calais. Les manants et habitants de la ville avaient le droit, tous les ans au premier janvier, d’élire un maire et quatre échevins.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

14 février 1791

On divise le territoire de St-Pierre en six sections

1° Beau-Marais

2° Hautes- Communes

3° Petit-Courgain

4° Duquarré

5° Du côté du Fort-Nieulay

6° Côté des Digues

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

14 février 1792

Le conseil général de la commune de Calais décide une troisième émission des billets de confiance. L’absence presque complète de numéraire avait forcé les municipalités à faire des papiers monnaie. C’était surtout pour pouvoir échanger contre des assignats. À Guînes même on eut recours à ce système, et en juillet 1792 la municipalité de cette ville faisait imprimer pour une valeur de six mille livres des billets de deux, de trois, de quatre et de cinq sous. Cette émission prit fin en avril 1794, et les échantillons de cette monnaie de confiance sont devenus excessivement rares. Nous avons vu quelque chose de pareil en 1871.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

14 février 1818

C'est en cette année qu'on fit le trottoir de l'hôtel-de-ville de Calais, place d’Armes, tel que nous l'avons vu avant qu'on l'ait remplacé en 1883 par l'asphalte. Ce trottoir était entouré de bornes en  pierre, surmontées chacune  d'un petit vase en fonte, et liées entre elles par des chaînes, de manière à renfermer la partie qui fait face à la mairie. Pour ce travail, on fut obligé de boucher un   puits qui, de temps immémorial, existait entre le mur et la  statue du duc de Guise.

C'est en la même année qu'on érigea les bustes en bronze du cardinal de Richelieu et du duc de Guise.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

14 février 1842

À sa dernière séance, le Conseil municipal de Calais a décidé la construction d'un mur pour enclore le cimetière ; et de latrines publiques à l'extrémité de la Grande-Rue (Courgain).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

14 février 1944

« Tous les établissements scolaires, publics et  privés, cessent leur activité. La plupart des enfants sont évacués sur la Mayenne. Dès que les locaux sont vides, il se pointe d’autres occupants, ceux en uniforme vert-de-gris de la Wehrmacht en quête de cantonnements car les effectifs militaires se renforcent de jour en jour, en couverture du Mur de l’Atlantique. Sans arrêt des troupes arrivent. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

15 février 1636

Ce jour et le suivant, passage devant le port de 200 navires avec des troupes et allant de Hollande à Dieppe. Richelieu conseillant Louis XIII, la France et la Hollande venaient de signer un traité pour enlever la Belgique à l'Espagne, qui y régnait en maîtresse. Ce petit pays avait d'ores et déjà été divisé et cha­cune des nations voisines s'était promis de prendre la moitié. La France devait avoir la côte de Flandre jusqu'à Blankenberghe, plus Namur et Thionville.

C'est durant cette campagne qu'on voit apparaître dans notre armée les dragons, cavaliers n'ayant plus de cuirasse, et ne gardant d'arme défensive que le casque.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

15 février 1753

Règlement de la municipalité de Calais relatif au paiement des chaises de l’église.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

15 février 1853

On retrouve en mer des épaves, un cabestan et le canot du bateau de pêche n° 76, de Calais, patron Lermaire, abordé nuitamment à cinq milles nord-est du port par le bateau de Calais, n° 19, patron Gournay. Il y avait à bord 5 hommes et 1 mousse.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

15 février 1946

Le général Bétouard, commandant en Chef des Forces Françaises en Autriche, informe le maire de Calais que les recherches entreprises pour localiser l’outillage du port enlevé par l’armée allemande lors du second conflit mondial ont permis de le retrouver en Europe de l’Est. L’inventaire localisant le matériel est le suivant : ( Vienne –  Autriche, quai du Danube au sud du pont de la Ostbahn ) 1 pont de levage n°5, puissance 6 tonnes, enlevé le 2 décembre 1942  ; ( Vienne – Autriche, usine éléctrique de Semmering ), 1 pont de levage n°3, puissance 6 tonnes, enlevé le 12 mars 1943 ; ( Roustchouk – Bulgarie ), 1 pont de levage n°7, puissance  6 tonnes, enlevé le 12 mars 1943 ; ( Vienne –  Autriche, Prater Kai), 1 grue à portique n°49, puissance 6 tonnes, enlevée le 12 mars 1943 ; ( Swistow – Bulgarie), 2 grues à portique, 3 tonnes, enlevées le 12 mars 1943 ; ( Widdin – Bulgarie ), 1 grue à portique, 3 tonnes, enlevée le 13 mars1943 ; ( Budapest – Hongrie ), 1 grue à portique, 3 tonnes, enlevée le 12 mars 1943 ; (Krems – Basse Autriche), 1 grue à portique, 3 tonnes, enlevée le 12 mars 1943.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

15 février 1954

L’Institut National de la Statistique, dans son bulletin de février-mars, publie le résultat de son enquête sur les logements. Calais abrite 19 020 logements qui totalisent 50 280 pièces habitables parmi lesquelles 17 580 cuisines. Sur ces 19 020 habitations, 14 120 domiciles possèdent l’eau courante intérieurement mais 4 680 ne possèdent qu’un seul point d’eau à l’extérieur. 8 080 logements bénéficient du gaz de ville, 2 980 utilisent le « butane » et 18 200 logis ont l’électricité. 2 200 logis sont équipés d’une baignoire ou d’une douche. Quant au sanitaire, seuls 5 120 logements disposent d’un W.C. intérieur et 8 100 d’un W.C. réservé au ménage en dehors de l’habitation et 5 440 d’un W.C. commun. Parent pauvre du confort, le chauffage central n’est présent que dans 820 demeures.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

16 février 1757

Les corsaires le Renard, l’Amiral Bart, le Danglemont, le Don de Dieu et le Procureur sortent du port de Calais pour la course, malgré la perspective d’être poursuivis par les frégates anglaises qui croisent au large. L’Amiral Bart rentre le 4 mars suivant avec 14 000 livres de rançon.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

16 février 1832

Le Conseil municipal de Calais décide que le procès-verbal de ses séances donnerait avec plus d'étendue (1) l'analyse de la discussion,  qu'on y mentionnerait les motifs sur lesquels chaque avis aura été appuyé, etc.

(1) C'est de  1881  que  date  la loi ordonnant la publicité des séances des assemblées municipales.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

16 février 1848

Par ordonnance royale, la rue de la Comédie s’appellera à l’avenir rue Leveux, dont le nom rappelle dans le passé d’assez honorables services, assez de souvenirs pour être digne d’être inscrits sur la pierre, en traits ineffaçables comme une leçon, lisible pour tous, du dévouement civique, de probité et d’honneur, Messieurs Leveux, père et fils, ayant été maires de Calais.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

16 février 1918

À 20 h 30, survol de plusieurs gothas qui lancent onze bombes, un peu au hasard, lesquelles font peu de dégâts matériels mais, malheureusement, l’une d’entre elles tue un homme boulevard Gambetta, dont l’épouse avait été également trouvé la mort quelque temps auparavant dans un bombardement.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

16 février 1972

Les gendarmes quittent leurs anciens locaux, quai de l’Est devenu par la suite quai de la gendarmerie, pour intégrer leur nouveaux locaux rue Descartes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 février 1699

Une tempête violente se lève. Dans l'assemblée générale tenue à l'hôtel-de-ville le 23, on présente le tableau suivant du dommage occasionné aux propriétés communales :

Les écuries situées le long du cimetière, appar­tenant à la ville, destinées pour les chevaux de la cavalerie, ont été entièrement abattues, et les matériaux sont hors d'état de pouvoir servir ; la grange de la ferme faisant partie du patrimoine municipal, a été renversée ; le pignon de l'an­cienne halle incendiée par la négligence des mule­tiers de la reine, en 1658, était resté debout face au Marché-aux-Herbes. L'ébranlement qu'il vient d'éprouver faisant craindre à tout moment de le voir tomber, il est devenu indispensable de l'abattre (1). Un fonds de 1 500 livres avait été votépour les réparations à faire à la tour de l'horloge, édifice public qui mérite d'être conservé par son utilité et pour sa beauté, mais la charpente seule a absorbé toute entière l'allocation, et la tempête extraordinaire des jours derniers l'a tellement ébranlé que le public a pu s'en apercevoir ; et comme toutes les sommes que l'on pouvait tirer des octrois et du patrimoine de la Ville avaient déjà leur destination, il fut résolu unanimement « d'implorer très humblement l'intendant de Picardie qui connaît la pauvreté des habitants de la ville et l'impossibilité qu'il y a d'imposer sur eux une somme aussi considérable que celle qu'il faut employer incessamment à cause des subsides, fourniture du logement des gens de guerre et de l'état-major dont ils ont charge, de vouloir faire consentir Angélique Favier, veuve de président Denis Talon, créan­cière de la ville, à surseoir au paiement de ce qui lui reste dû : 4 398 livres 13 sous.

(1) Louis XIV, en venant à Calais le l2 juillet 1658, y tomba dangereusement malade. C'est pendant le séjour obligé qu'il fit alors à Calais que les chevaux et les équipages du roi étant logés dans le local des Boucheries, l’imprudence de quelques-uns des palefreniers mit le feu dans les provisions d'écurie. Presque tout le bâtiment fut consumé, jusqu'au pied de la Tour du Guet, dont différentes charpentes furent consumées.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

17 février 1762

Installation du sieur Becquet de Cocove comme président de la justice royale à Calais. Cette fonction créée en 1560 fut alors occupée par Etienne de Roibours. Les De Thosse la remplirent, de père en fils, pendant près d’un siècle. M. de Cocove avait acheté avec cette charge, celle de lieutenant de l’amirauté. Les deux, lui avait coûté 80 000 livres, la Révolution l’en déposséda.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

17 février 1800

Les lois du 28 Pluviôse an VIII ( 17 février 1800 ), concernant la nouvelle division du territoire et l’administration, et celle du 27 Ventôse de la même année ( 18 mars 1800 ), sur la nouvelle organisation des tribunaux, placèrent Calais au nombre des simples chefs-lieux de canton, sous la dépendance de Boulogne, quant à la juridiction civile et à l’administration. Notre ville n’a pas cessé de réclamer contre cet état de chose et de demander un arrondissement communal. « Nous demandons que Calais ne soit pas oublié, lit-on dans une supplique datée du 8 décembre 1826, et qu’on lui rende, soit l’ancien Calaisis, dont les vingt-quatre paroisses sont énumérées dans le Coutumier général, soit son ancien district, tel qu’il a été établi en 1790 ». En 1831, en 1832, en 1837, différents mémoires ou pétitions, par lesquels un arrondissement communal a été sollicité pour la ville de Calais, ont été rédigés. On a de nouveau, mais en vain, essayé de nos jours (1888), de démontrer la nécessité et la justice de cet établissement. Calais, ville de 60 000 habitants, est toujours simple chef-lieu de canton et le restera jusqu’en 1960 !

( Tablettes Historiques du Calaisis par C. Landrin )

17 février 1803

On célèbre à Calais un service funèbre pour le général Leclercq, mort à St Domingue ; toutes les autorités de la Ville y assistèrent (le premier office divin à Calais après le Concordat avait été célébré le 29 Messidor an X (18 juillet 1802).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

17 février 1832

La commission sanitaire voulant se mettre à l’abri de toute accusation de n’avoir pas pris toutes les précautions nécessaires pour le choléra, fit imprimer à 1 200 exemplaires les mesures à employer contre ce fléau et les fit distribuer dans toutes les maisons.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

17 février 1876

Un obus fit explosion dans un puits d’expérience, près du phare. Un capitaine d’artillerie, un sous-officier et deux artilleurs furent tués. Un employé de télégraphe s’en tira indemne. Un artilleur nommé Blanchart, dont la négligence avait causé cette catastrophe – il avait mis le contact alors que les officiers se trouvaient encore dans le puits où l’on détruisait des munitions – fut condamné à un mois de prison, par le conseil de guerre, le 15 mars suivant.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

17 février 1877

Démarrage  des travaux de terrassement et de maçonnerie du nouveau bassin à l’Est du port.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 février 1893

Premier essai de la Société de Mécanique du Nord, établie au 39 rue Royale, pour fournir l’électricité aux 108 abonnés répartis dans les rues Royale, de Guise et des Boucheries.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 février 1917

Sixième et dernier raid des Zeppelins sur Calais. Il est 1 h 30 du matin, le dirigeable « L-Z-107 » arrive avec la mission de bombarder le point d’atterrissage des câbles télégraphiques et téléphoniques reliant Paris et Londres. Aux alentours du hameau des Baraques, qui devint plus tard Blériot-Plage, l’équipage lance, en deux groupes, vingt bombes de 50 kilos. Le premier à 600 mètres à l’ouest du terrain d’aviation des Baraques, le second dans les dunes, près du dépôt de remonte de l’armée belge. Un dernier groupe de huit bombes incendiaires qui finit sur le rivage même est recouvert rapidement par les flots. Le lendemain, à l’aube, on trouve dans les dunes dix-sept entonnoirs de fortes tailles, et trois bombes, d’un modèle nouveau, qui n’avaient pas éclaté.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 février 2008

Suite à la réforme de la carte des tribunaux français, fortement contestée  par les acteurs du monde judiciaire, le journal officiel publie deux décrets signés par le Premier Ministre, supprimant 23 tribunaux de Grande Instance, 178 tribunaux d’Instance et 55 tribunaux de commerce, dont celui de Calais. Ce tribunal constitué de tous temps par des personnalités bénévoles du monde du commerce trouve sa genèse en date du 22 juin 1556 par l’enregistrement de lettres patentes sous Charles IX, créant de ce fait une juridiction consulaire comportant trente notables marchands, parmi lesquels étaient choisis un juge et deux consuls ; par la suite, Louis XIV transforma l’institution en tribunal. Par la loi du 19 janvier 1791, un tribunal de commerce fut créé le 5 décembre de la même année, dont les premiers membres sont installés le 12 décembre. Une des conditions de la réunification des villes de Calais et de St-Pierre, en 1885, était que le tribunal de commerce restât à Calais. 40 ans après, c’est dans l’ancienne mairie de St-Pierre, place Crèvecœur, que les services judicaires comprenant les tribunaux d’Instance, des Prud’hommes et de commerce emménagèrent. 

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 février 1639

Martin Tromp, amiral hollandais, livra, vis-à-vis de notre port, un combat naval aux Espagnols. Ceux-ci furent si vivement pressés, que leur amiral fut forcé de s’échouer, ainsi que le vice-amiral et six autres vaisseaux. Selon de Tromp à l’agent des États à Calais, les Espagnols y eurent quinze cents hommes tués et laissèrent sept cent prisonniers.

( Annales de Calais par C. Demotier )

18 février 1756

On ressent à Calais les secousses d'un tremblement de terre. À Ardres, la secousse fut plus forte, un pan de mur des fortifications s'écroula. À  Coulogne, la terre crevassa de plus de dix pieds de long sur un de large. À  Licques, à Bonningues aussi, on sentit la secousse et les habitants se sauvaient dans les rues (PIGAULT DE LÉPINOY).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

18 février 1835

Mort de M. Cazeneuve, commandant la garde nationale de Calais, à l'âge de 71 ans 1/2. Né à St-Martorv (Haute-Garonne) en 1763, il entra au service militaire à l'âge de 20 ans. Rentré dans ses foyers au bout de sept ans, il rengagea en 1792, pour aller aux frontières comme capitaine au 3e bataillon de son départe­ment; puis au 57e de ligne, dont en cette qualité, il partagea les campagnes et les travaux aux armées d'Italie, des Pyrénées, d'Angleterre et d'Helvétie, au camp de Boulogne et enfin à la Grande Armée d'Allemagne jusqu'au 5 juillet 1807, et depuis lors, comme chef de bataillon, toujours à la Grande Armée jusqu'en 1810, époque où il passa au commandement du 3e bataillon de la Méditerranée. Il fut blessé à Felkirch en s'élançant le premier dans les retranchements ennemis, à Heiberg et à Austerlitz. Au passage de la Limmat, en Suisse, le 3e Vendémiaire, an VIII, pénétrant à la tête de son bataillon dans le camp russe, renversant tout ce qui lui résistait, il s'empara d'un drapeau et de deux pièces de canon. C'est dire qu'il ne dut aucun grade à la faveur, et qu'il avait bien mérité la croix de la Légion d'honneur, à une époque où l'on ne la prodiguait pas. Il fut admis à la retraite comme major commandant en avril 1816. Rentré dans la vie civile, le colonel Cazeneuve vint se fixer à Calais, où il s'était allié, en 1802, à une famille honorable, la famille Claptien, pendant le séjour qu'il fit au camp de Boulogne.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

18 février 1917

Réunis à la gare maritime de Calais, George Lloyd, premier ministre du Royaume Uni, Aristide Briand, Président du Conseil français, et le Général Nivelle prennent la décision de lancer  la bataille de Vimy, près d’Arras, pour défendre Calais. Calais fut bien défendu puisque les Allemands ne purent s’en emparer.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 février 1918

Inauguration du service entre la France et l’Angleterre des trains embarqués n°1 et 2 sur bateau, plus connu sous le nom de Ferry-Boat. C’est l’amirauté britannique qui est à l’origine de cette nouveauté pour lui faciliter le ravitaillement du contingent en armes, munitions, vivres et hommes entre Calais et les ports de Richborough et Queensborough. Ces navires spéciaux de 100 m de long, capables de charger cinquante wagons de dix à vingt tonnes furent utilisés jusqu’au 21 janvier 1921 pour permettre le rapatriement du matériel militaire en Grande-Bretagne. Devant les services rendus par ce genre de navire, on essaya d’implanter une ligne commerciale avec l’Angleterre, mais ce n’est qu’en 1931 que la Compagnie française des Ferries put ouvrir la ligne Calais-Harwich avec le train-ferry n°3. Entre-temps, la Southern Railways fit construire de nouveaux ferry-boats pour le transport des trains de voyageurs et de marchandises. Le handicap du port de Calais était que l’appontement des ferry-boats se trouvait à l’intérieur d’un bassin à flot, donc dépendant de la marée, contrairement aux travaux réalisés au port de Dunkerque qui mit en place un service régulier à partir du 11 octobre 1936 entraînant de ce fait la fermeture de la ligne Calais-Harwich.
( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 février 1918

Vers 21 h 30, bombardement sur Calais. Il ne tomba que six bombes, dont trois sur le bassin de l’avant port qui firent deux victimes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 février 1944

« Au soir s’en va le premier train d’évacués. À bord du train « bleu », embarquent 597 évacués d’office, contrôlés un par un par la Feldgendarmerie. Chacun est autorisé à emporter 150 kilos de bagages que contiennent six wagons de marchandises en queue du convoi. Des équipes de jeunes assurent le chargement des colis. Des membres de la Croix-Rouge, du Secours national, de la Goutte de lait, distribuent des bols de soupe chaude, des biberons, des biscuits, du chocolat. Sur le quai, M. François, maire, est accompagné de plusieurs membres de la Délégation spéciale. Il y a aussi Mme Debray, la présidente de la Croix-Rouge, M. Jacques Vendroux qui fait partie du comité, M. Weinbreck, du secours national, etc »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

18 février 1956

Un avion torpilleur hollandais des forces de l’OTAN est victime d’un givrage de carburateur. Il rebondit sur l’eau et coule en trois minutes au large de Calais. L’équipage de quatre hommes a eu le temps de larguer un dinghy et s’y réfugie. Un hydravion Albatros « Rescue 1024 » arrive rapidement sur les lieux mais, surchargé, ne parvient pas à décoller. Il se propulse sur l’eau et prend un poste de mouillage face au Risban. L’hydravion repartira le lundi 20.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

19 février 1793

On reçoit officiellement à la municipalité de St-Pierre divers documents politiques. Entr’autres, on remarque une pièce de vers dont on parle beaucoup et qui est accompagnée de musique : c’est l’hymne des Marseillais qui deviendra le chant national de la France. Pendant le Second Empire, l’air national, c’était la romance du Beau Dunois partant pour la Syrie.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

19 février 1802

Décès de M. François Grigny, maire de Saint-Pierre-les-Calais. M. Michel-Lambert Colbrant assure l’intérim. Il sera nommé maire par arrêté préfectoral en mars 1802.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

19 février 1837

La galéasse « Commerce » de Boulogne, jaugeant 62 tx 52/94, capitaine Leneveu, armement Milen Capet, montée par un équipage de six hommes, avec un plein chargement de charbon de Newcastle à destination de Boulogne, s’échoue vers 23 h contre la jetée Est de Calais. Suite à la violence du vent et à un formidable coup de mer, elle talonne ce qui démonte son gouvernail. Le capitaine fait orienter ses voiles pour tacher de faire venir son navire au vent, mais sans succès. La galéasse reçoit plusieurs coups de mer qui la font s’incliner, elle se remplit d’eau et coule. Les hommes parviennent sains et saufs à monter dans la mature. La cargaison peut être récupérée en partie et vendue.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

19 février 1832

Décès de Louis Etienne Michaux, dans sa soixante dix-huitième année. Il était agent de change quand commença la Révolution. Il devint alors capitaine dans la Garde nationale puis Président de l’administration cantonale. Par arrêté du Premier Consul, il fut nommé maire en 1801 et resta en fonctions jusqu’aux Cent-Jours, c’est-à-dire pendant une époque où l’état de guerre quasi permanent contre l’Angleterre rendait la situation de Calais particulièrement difficile. Il serait donc injuste de le rendre responsable de la mauvaise santé économique et financière que connaissait la ville pendant son mandat. Démissionnaire après Waterloo, il resta néanmoins conseiller municipal jusqu’en 1830.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

19 février 1862

Décès de Mme Becquet de Cocove à l'âge de 88 ans, dans la commune de Pihen, canton de Guînes. Sur dis­position testamentaire, les trois principales auto­rités du département, le Préfet, l'Évêque et le Général, sont déclarées dépositaires d'une somme de 200 000 francs, à charge par eux de créer dans le Pas-de-Calais une maison de retraite pour les veuves d'officiers de l'armée, (1)

(1) Cet asile fut créé par décret du 11 avril 1866 et régi par une Commission administrative dont le Président est le maire de Fréthun. Aujourd’hui ce bâtiment est devenu la mairie de Fréthun.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

19 février 1868

Le conseil municipal de Calais adopte le plan et devis d’une salle d’asile et d’une crèche à élever au nouveau Courgain. La dépense doit s’élever à 35.000 francs.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

19 février 1876

Funérailles des quatre militaires, victimes d’un accident d’essai de tir de canon à la batterie d’expérience de Calais, en présence des aides-de-camp du président de la République et du ministre de la Guerre, du général Ferri-Pisani, des autorités civiles, militaires et religieuses. L'église Notre-Dame fut trop petite pour cette cérémonie qui se renouvellera trente-quatre ans plus tard pour les funérailles de l'équipage du « Plu­viôse », autre victime des entrainements militaires. Dès le 2 mars, les journaux locaux réclamaient un monument commémoratif. Une souscription fut ouverte en mairie et à la librairie Charles Demotier. Un an plus tard, le monument fut érigé sur la tombe des artilleurs. Ceux qui pénètrent au cimetière Nord voient tout de suite ce monument sur leur gauche. C'est un tube de canon dressé verticalement. Il a été fondu aux usines de Marquise. Quatre autres tubes, plantés en terre, l'encadrent au coin de la section 5. Juste à côté, il y a la tombe du poète-fripier calaisien  Debacq. Endommagé en 1944 par des bombes, le monument a été reconstitué en 1950. 

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

19 février 1882

À midi 26, heure de la pleine mer, les vagues atteignirent une hauteur extraordinaire, et la mer en furie balaya tout sur son passage, s’introduisant même dans les hangars à marchandises du port. Si à Calais les dégâts furent relativement restreints, il n’en fut pas de même au hameau des Baraques (actuellement Blériot-Plage) où la situation s’avéra si grave qu’on sonna le tocsin pour avertir les habitants du danger. Dans certaines maisons, l’eau atteignit la hauteur de 70 centimètres, et les terres furent submergées et rendues improductives pour un certain temps. Cette catastrophe fut reprochée aux Ponts et Chaussées qui avaient omis de renforcer la digue de Sangatte.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

19 février 1944

« Départ du train  « Rose » qui part pour Decize avec 608 personnes. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

19 février 1946

L’hôpital de Saint-Pierre bénéficia d’un don de  100 000 frs de la  Caisse d’épargne de Calais, pour la création d’une salle d’isolement pour les contagieux.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

19 février 1947

Le conseil municipal décida la construction d’une usine d’incinération et de transformation des ordures ménagères sur un terrain communal de la rue Edgard-Quinet, sous certaines réserves de modifications.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

19 février 1960

Inauguration boulevard La Fayette du nouveau cinéma, « le Colisée », qui remplace la salle de spectacle, « l’Élysée », qui fut pendant près d’un siècle, le symbole de la gaieté calaisienne où se déroulaient les bals et carnavals.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 février 1791

Morieux, prêtre, curé de St-Pierre prête serment. Toute la municipalité est réunie dans l’église de St-Pierre et ledit Morieux, à l’autel, revêtu de son étole et entouré de ses paroissiens qui avaient assisté à la messe paroissiale qui venait d’être célébrée. En conséquence, chacun ayant pris la place qui lui avait été préparée, les portes ouvertes et l’église entièrement remplie par les paroissiens de cette église, le curé Morieux dit : «  Je jure de veiller avec soin sur les paroissiens qui me sont confiés, d’être fidèle à la nation, à la loy et au roy et de maintenir de tout mon pouvoir la constitution décrétée par l’Assemblée nationale et sanctionnée par le roy ». M André-Maxime Duval, vicaire de cette paroisse, ne s’est pas présenté à la chambre commune pour faire sa déclaration, ni le sieur Oyez chapelain de l’hôpital des pauvres de Calais.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

20 février 1798

Naissance à Calais de Jean-Lambert de Rheims. Il  devint maître en pharmacie à Saint-Omer, membre de  plusieurs sociétés savantes et auteur de notices relatives à l'histoire de Calais et du Calaisis. En 1843, il publia l'Histoire de St-Omer, ouvrage fort estimé. Il fut un des fondateurs de la Société des Antiquaires de la Morinieet collabora beaucoup à ses premiers volumes.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

20 février 1814

À une heure du matin, arrive à Calais l’ordre de faire partir immédiatement tous les militaires pensionnés pour faire partie d’une légion qui se forme à Boulogne, Napoléon était pressé : l’ordre fut exécuté le jour même et sans miséricorde…. Les sieurs Merlen, chef de bataillon, âgé de 80 ans ; Blaumont, sous-lieutenant, âgé de 82 ans ; Jouandot, soldat âgé de 87 ans ; Paris, sergent infirme de 75 ans ; Grivas capitaine infirme et Roget, soldat aveugle eurent toutes les peines du monde à se faire exempter.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

20 février 1832

En raison de l’épidémie de choléra, il est décidé par mesure de précaution que la purification des lettres venant de Londres aura lieu au fort Risban et qu’elle sera faite par les agents des postes et en présence d’un agent de la commission sanitaire.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

20 février 1842

Grâce aux instances de M. Legros-Devot, maire de Calais, le ministre de la guerre envoie pour tenir garnison 150 cuirassiers du régiment d'Hesdin.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

20 février 1853

Mgr Parisis, évêque d’Arras, arriva à St-Pierre où il fut reçu par le maire, les autorités et le clergé de la ville, puis il se rendit au pension­nat St-Pierre, dirigé par M. l'abbé Crèvecœur. Durant son séjour, il visita le Courgain, et notamment la salle d'asile située dans la 4e rue. Les femmes du Courgain profitèrent, de nouveau, de la présence de l'évêque dans leur quartier, pour solliciter l'établissement d'une chapelle. Mgr Parisis promit de leur donner satisfaction. Avant de s'en retourner, il présida l'as­semblée générale de la conférence de St-Vincent-de-Paul de Calais et de St-Pierre.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 février 1944

« Départ du train « Jaune » pour Château-Chinon avec 574 personnes. Deux wagons sont réservés aux malades, aux vieillards et à des mamans allaitant leur enfant. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

21 février 1798

On mettait en doute l’arrivée de Bonaparte à Calais. Pigault  assure l’avoir vu, et après s’être fait donner toutes les cartes et plans, il confère avec tous les vieux marins du pays en vue d’une descente en Angleterre.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

21 février 1825

Le maire de Saint-Pierre invita les ouvriers à se rendre sur le chantier de Sangatte avec des pelles et des pioches, en vue des travaux de consolidation de la digue. Parmi ceux-ci, on remarqua un vieillard de 99 ans et 5 mois, nommé Jean Daubercourt. Ce brave homme qui avait conservé toutes ses facultés, travailla déjà à la reconstruction de la digue lors de sa rupture précédente en 1729. Il demanda comme grâce de pouvoir y être encore utile. Il tressa de la paille et s’acquitta fort bien de sa tache, en chantant.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

21 février 1825

Devant un cas déclaré de variole, le maire de Calais prend un arrêté prévoyant que, devant le domicile du malade, il sera placé un drapeau noir  avec une inscription défendant d’y entrer. Les contrevenants seraient convoqués devant le tribunal de police pour être condamnés aux peines prévues par l’article 466 du Code pénal.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 février 1849

Après un essai d'un an par Boulogne, le service des Malles a été réinstallé, le 1er février par Calais. Rien qu'en janvier der­nier, la malle destinée à Boulogne a dû venir deux fois à Calais.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

21 février 1854

Le conseil municipal de St-Pierre décide de convertir en promenade publique les terrains dits les Petites Communes, c'est-à-dire l’emplacement actuel du Parc St-Pierre. La grille dont le prix a été avancé par une société de bienfaisance a coûté : 24 650 francs. Le jet d’eau est une copie d’une vasque de Versailles, sa hauteur est de 6 m 50 et son poids de 4 500 kilos. Il a été inauguré le 15 août 1863. Avec ses accessoires il a coûté environ quinze mille francs.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

21 février 1860

L’arrivée des Eaux de Guînes dans le réservoir des Fontinettes, nom du château d’eau, est constatée officiellement. C’est de là que la rue a pris son nom actuel : on l’appelait auparavant impasse des Pierrettes. Ce réservoir est élevé de onze mètres 50 au dessus du sol ; il jauge 400 mille litres et 4 heures dix minutes sont nécessaires pour le remplir.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

21 février 1865

Le caboteur « Thaise » sombre devant les jetées de Calais avec ses six hommes d’équipage. Cinq hommes seront rejetés par la mer.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 février 1902

La malle de Douvres heurte et coule un canot avec 9 personnes à bord, aux sorties des jetées du port de Calais. Le bateau de pêche « Chien de Mer », B 2448, patron Sergent-Leprêtre d’Équihen, voyant la malle s’éviter dans le chenal, fait demi-tour à son navire et recueille 5 naufragés. 3 autres sont sauvés par des canots mis à l’eau par la malle. Une personne se noie.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

21 février 1905

Décès de Charles Ravisse, né le 13 juillet 1819. Nommé par décret en date du 31 janvier 1885, il fut le premier magistrat de la nouvelle commune de Calais réunissant  St-Pierre-les-Calais et Calais. Il resta en poste pendant 6 semaines, avec un conseil provisoire composé d’élus provenant des deux conseils municipaux dissous, avant que les électeurs ne désignent au suffrage universel le premier maire.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 février 1935

Faisant suite au plébiscite du 13 janvier 1935 décidant le retour de la Sarre à l’Allemagne, dont l’avait séparée le traité de Versailles, les troupes anglaises se replièrent et 500 tommies s’embarquèrent à Calais. D’autres convois, le 26 février, le 01 et 02 mars se succédèrent. Quatre ans plus tard les troupes de sa Majesté furent contraintes de retraverser le détroit.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier

21 février 1944

« Départ du train « Vert » pour Decize avec 575 personnes. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

22 février 1657

Mariage du duc de Béthune-Charost, gouverneur de Calais avec Marie Fouquet, fille du fameux surintendant des finances, propriétaire de Belle-Isle qui devint l’objet de la jalousie du roi Louis XIV. Un des descendants des Béthune-Charost fut arrêté à Calais et guillotiné à l’âge de 23 ans. En 1795 résidait à St-Pierre habitant sur le quai du commerce, la veuve d’Armand Béthune qui était obligée de se présenter tous les six jours à la mairie, comme parente d’émigrés. Ces Béthune-Charost descendaient de Sully, le populaire ministre d’Henri IV.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

22 février 1749

Le jour de la publication de la paix un conflit s’éleva entre les officiers royaux et municipaux. Les officiers s’étaient rendus à l’Hôtel de Ville pour cette circonstance. Le président voulut se faire suivre et non précédé de son greffier. Sur l’opposition formulée par ce magistrat, les officiers de justice se retirèrent. Le corps de ville se rendit sur le perron de l’hôtel de ville. Pendant que le greffier faisait la lecture de la publication de la paix, les officiers royaux arrivent et leur greffier enlève des mains de l’huissier le papier qu’il lisait ; d’où tumulte et paroles vives. Le duc de Mézières et le sieur Delaloubre intervinrent pour arrêter un incident fâcheux. Un procès eut lieu et les officiers du corps de ville gagnèrent – jugement en l’année 1751.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

22 février 1821

Ce n’est pas tous les jours que cela arrive, mais l’hôtel Meurice accueille aujourd’hui deux célébrités de retour de Londres, les beaux-frères Moët et Chandon, retournant en Champagne.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

22 février 1841

Le duc d'Orléans vient recevoir le roi des Belges à Calais. Ce dernier revenait de Londres où il était allé dans des intérêts de conciliation politique. (1)

(1) La Compagnie d'artilleurs de la garde nationale rendit les honneurs militaires au roi à son débar­quement. Le 27e de ligne formait une double haie depuis l'hôtel Dessin, où était descendu le prince jusqu'au quai du commerce, mais à son arrivée, le roi Léopold ne consentit à accepter que deux sen­tinelles à la porte de l'hôtel. Le roi des Belges, en modeste costume bourgeois, n'avait pour suite que le général Goblet et M. Van Pradt, ministre de sa maison, M. Léon Dessin, propriétaire de l’hôtel, étant Consul de Belgique.

Le soir, le duc d'Orléans passa une heure au bal de la Société Philharmoniqueoù il fut reçu par le président, M. Isaac-Olivier, puis il partit de suite en voiture pour St-Omer. Le roi ne partit que le len­demain matin, à 6 heures.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

22 février 1843

La neige tombée en abondance, interrompit la circulation entre Calais et Paris. Il y avait 3 mètres d’épaisseur par endroit, sur la route à Saint-Inglevert. La malle poste mit 21 heures pour franchir les 33 kilomètres séparant Boulogne de Calais.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

22 février 1866

Le conseil municipal de St-Pierre accepte la donation faite par M et Mme Elmore d’un terrain de 27 ares pour construire une église et un presbytère au Petit-Courgain. L’église a coûté 27 000 francs et le presbytère 8 000.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

22 février 1876

La police anglaise vint arrêter à Calais, onze matelots accusés d’avoir assassiné les trois officiers du « Sennie ». Quatre de ces matelots furent condamnés à mort, le 4 mai suivant, par la cour martiale de Londres et pendus le 23 mai, à Newgate.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

22 février 1902

Le port de Calais fut témoin d’un drame qui aurait pu tourner au tragique. Le canot des Ponts et Chaussées, « Le Riden », monté par dix hommes d’équipage, effectuait des travaux de sondage près des jetées, quand il fut abordé par la malle « Dover » qui se dirigeait vers Douvres. Le choc fut extrêmement brutal, le canot chavira, et les dix hommes furent précipités à la mer. Cinq d’entre eux passèrent même sous la malle, et se retrouvèrent à bâbord alors que les cinq autres étaient à tribord. La malle stoppa et les secours s’organisèrent, mais on aurait pu déplorer plusieurs morts si, par un heureux hasard, le bateau-pêcheur boulonnais « Chien de Mer » et le bateau pilote n°1 de Calais, n’avaient pas été à proximité. Les Boulonnais sauvèrent cinq hommes et le bateau pilote les cinq autres. On compta deux blessés, dont l’un assez gravement, mais qui finit par reprendre connaissance grâce aux soins du docteur Deladrière.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 février 1959

Inauguration de la nouvelle poste de Calais, place d’Alsace, dont la première pierre avait été posée le 11 août 1956 par le ministre de la Reconstruction.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 février 1962

Le Premier Ministre, Michel Debré, signe le décret de la nomination du premier Sous-Préfet de Calais. Réclamé depuis plus d’un siècle et demi, le représentant de l’État, Mr Algis, intégra un bureau provisoire à l’hôtel de ville avant que ses services puissent s’installer dans un immeuble de l’avenue Wilson.  

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 février 1974

Inauguration de la sous-préfecture de Calais par Bernard Chossoy, Président du Conseil Général, ancien ministre, du préfet du Pas-de-Calais, et du député maire Jean-Jacques Barthe. Les services administratifs avaient pris deux ans auparavant, le 30 janvier 1972,  possession des lieux. En 1821, les Calaisiens commencèrent à mettre sur pied une pétition afin que la ville devienne sous-préfecture. En 1837, une nouvelle action auprès du roi soulignait qu’en 1824 il avait été créé une sous-préfecture à Valenciennes et que l’on ne comprenait pas pourquoi Calais n’avait pas connu les mêmes avantages. En 1905, Alfred Delcluze déposait un vœu soulignant l’importance de la population  ainsi que de l’industrie calaisienne. Il fallut attendre le 30 mai 1960 pour que le journal officiel annonce enfin la décision de doter la plus grande ville du Pas-de-Calais d’une sous-préfecture. Le 12 décembre 1968, le Conseil Général accordait le financement de 2 959 500 francs des nouveaux bâtiments en remplacement de ceux de l’avenue Wilson.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

23 février 1799

Création à Calais de la Société d'Agriculture, du Commerce et des Arts. Elle fut réorganisée en 1819, puis en 1834-36. (1)

(1) Créée en 1797, la Société d’Agriculture de Calais, disait à une séance publique en 1839 son secrétaire M. Le Beau, « n'a paslaissé de traces de ses travaux » jusqu'en 1819 ; cependant, il est certain qu'elle a  travaillé, qu'elle a cherché autant que possible à  répondre au but de son institution, pendant ce  laps de vingt ans. Mais nous n'avons pu découvrir  d'archives, soit qu'il n'en ait pas existé, soit qu'elles aient disparu durant la tourmente révolutionnaire et les absorbantes guerres du Ier Empire. »

Le 5 mars 1819, elle rassembla ses éléments d'existence, ses membres épars, et se réorganisa. Elle eut du mal pour arriver à ce résultat, car elle ne recevait ni encouragements ni subvention. Bien mieux, beaucoup de monde avait peur de se com­promettre en s'associant aux travaux de la Société. Cependant une première séance publique eut lieu le 18 octobre 1819 ; une seconde, le 19 octobre 1820; une troisième, le 12 octobre 1821; une quatrième le 18 novembre 1823. Elle avait enfin une subvention départementale et annuelle. Mais, jusqu'en 1832, on n'entendit plus guère parler d'elle. À l'époque du choléra, elle rendit des services par les secours qu'elle distribua et surtout par son influence mo­rale. Jusqu'en décembre 1834, elle retomba dans une période d'inaction, puis elle se réorganisa pour reprendre un nouvel essor.

Parmi les membres actifs de cette époque, on cite M. Isaac aîné, aux efforts duquel on doit la commu­nication du canal de Calais avec le port, MM. Mouron-Audibert et Fs Lefebvre, de Coulogne ; Debonningue médecin à Guînes, Francoville et Isaac qui rendirent de nombreux services dans l'administration des Wattringues ; Tetut, Pigault de Beaupré, Dufaitelle, De Rheims, A. Vilain, Delessert, Néhou, Lamarle, Parent-Rèal, Arnauld, Francia, Ern. Le Beau, Aug. Le Beau, H. Goedorp, Garasse, V. Guillebert, Boulenger, Foucques, Bousson, Burgaud, Alph. Mouron, G. Souville, Isaac-Sagot, Mauricheau-Beaupré, Rémy, Durand, Gravis, Antoine Leleux etc., etc. C'était une vraie pléiade, comme on voit.

D'août 1839 à juillet 1843 il n'y eut pas de réunion publique ; mais la Société travaillait, ses membres se voyaient souvent. Elle organisait surtout des concours agricoles et donna de grands encoura­gements à la culture, aux horticulteurs du canton. En 1841, son allocation fut portée de 500 à 1000 francs.

Pendant vingt ans encore elle fut très vivante, et, comme son titre le lui indiquait, elle s'occupa de préférence de travaux agricoles et horticoles. Jus­qu'en 1870 et même 1876, mais plus rarement, elle organisa maints concours, où les campagnards et les pépiniéristes des alentours s'essayaient dans des luttes pacifiques. Elle poursuivait activement son but qui visait les progrès constants et les amé­liorations de l'agriculture.

Voilà longtemps qu'on ne l'a vue, comme avant, sur la brèche. Son dernier concours date de dix ans : elle a sombré, et, tout dernièrement, il y a dix-huit mois, elle allait se voir revivre dans une nouvelle Société qui se proposait de rajeunir la vieille réputation de son aînée. Mais une tourmente d'un nouveau genre est arrivée, des désastres financiers ont accablé Calais, et nos malheurs se sont appesantis également sur la campagne des environs. Notez qu'avec, cela l'agriculture, ( à en croire les pessimistes), est sur la pente de la ruine, il y en avait plus qu'assez pour étouffer dans l'œuf les efforts de la nouvelle génération.

En disant que l'ancienne Société d'Agriculture a publié trois volumes de mémoires, et encouragé l'Almanach de Calais, dont il parut 15 ou 16 volumes, nous aurons dit tout ce qu'il est possible de dire dans ce cadre restreint.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

23 février 1825

La petite vérole règne à St-Pierre. Le maire, Noël Codron, prend un arrêté :

« défense expresse est faite aux individus variolés de sortir des maisons qu’ils habitent et où ils sont consignés jusqu’à parfaite guérison. Il sera placé une inscription à l’extérieur de ces maisons, laquelle indiquera le genre de maladie qui y règne et contiendra en outre l’avertissement de ne pas y pénétrer. Le médecin des pauvres vaccinera gratuitement. Il sera exigé des certificats des maîtres d’école et des indigents qui réclament des secours. »

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

23 février 1844

Mort à Calais de Francois-Nicolas Benoit, maître au cabotage au moment de la Révolution. Il fut l’un des plus hardis corsaires qui sortirent du port de Calais. Le Ruse, le Flibustier et les Deux-Frères, les principaux navires qu’il commandait, sont à chaque page cités dans les mémoires contemporains de Pigault de l’Épinoy. Benoit est mort à l’âge de 80 ans.

( côte 317 Médiathèque de Calais )

23 février 1847

Décès à Alger de Dominique-Édouard Reine, âgé de 38 ans. Enfant de deux familles de marins (sa mère étant une Margollé), il était né le 8 juillet 1809. Après avoir navigué sur des navires de commerce, il s’embarqua à Cherbourg à dix neuf ans sur la frégate Belle-Gabrielle. Il participa aux expéditions d’Ancône et d’Alger (1830), puis partit dans l’Atlantique sud avec la flotte de l’amiral Leblanc envoyée par Louis-Philippe pour faire entendre raison au dictateur argentin Rosas (1838). Nommé chevalier de la Légion-d’Honneur et lieutenant de vaisseau l’année suivante, il revint brièvement à Calais avant de repartir, dans le Pacifique cette fois, avec la fameuse expédition de l’amiral Dupetit-Thouars qui fit passer sous protectorat français les Marquises et Tahiti, dont Reine fut l’un des administrateurs (1842). Rentré en France au printemps de 1844, il repartit comme commandant du navire à vapeur Le Phare, quand une inflammation au cerveau le surprit dans la fleur de l’âge. Une toute petite rue du Courgain porte son nom.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

23 février 1891

Mise en exploitation de la passerelle qui permit de relier au dessus des voies ferrées l’accès aux deux gares jumelles, l’une donnant sur St-Pierre, l’autre sur Calais-Nord, en évitant de faire un long détour par le pont Jacquard. Cette passerelle, qui pendant l’exposition universelle se trouvait en face du pont de l’Alma, avait été achetée en commun par la Compagnie du chemin de fer du Nord et par la ville de Calais, moyennant la somme de 35 000 francs. Endommagée lors de seconde Guerre mondiale, il fallut interdire son utilisation en 1945. Après une remise en état, elle reprit du service, mais lorsqu’elle donna de nouveaux signes de fatigue, vingt ans plus tard, la S.N.C.F la désaffecta. Son remplacement par un ouvrage en béton fut envisagé et en 1968 le conseil municipal donna son accord pour régler la moitié du devis. La passerelle fut démontée en une dizaine de jours et la ferraille fut envoyée à Marquise pour alimenter les fourneaux de la fonderie. La nouvelle passerelle ne vit jamais le jour pour des raisons budgétaires. La création de la nouvelle gare au dessus du pont Jacquard rendit son utilité obsolète.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

23 février 1915

Premier bombardement de Calais par un « Zeppelin ». C’est vers quatre heures du matin que l'on entendit le ronflement du zeppelin au-dessus de la ville. Venant de la mer, le dirigeable survola la côte, un peu à l'ouest et, se tenant à une hauteur de 300 mètres environ, se dirigea droit sur la gare des Fontinettes. Sans jeter un seul projectile sur ce parcours d'au moins quatre kilomètres, pour éviter sans doute de se trahir, il arriva au-dessus de la passerelle des Fontinettes surplombant le croisement des voies, et lança une première bombe, qui traversa la passerelle et tomba sur la voie de Dunkerque. Prenant alors de la hauteur, le zeppelin lâcha coup sur coup quatre ou cinq bombes, semblables à la première, qui éclatèrent dans le voisinage de la voie ferrée. L'une d'elles détruisit un hangar et brisa les vitres dans la cour d'un immeuble, à trente mètres du passage à niveau. Réveillés en sursaut, les habitants s'enfuirent sans avoir aucun mal. Les autres bombes tombèrent dans un jardin et sur une petite maison de la rue Dognin. Là, malheureusement, il y eut plusieurs victimes. Cinq personnes furent tuées.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — ) 

23 février 1941

Trois heures durant, de 9 h à minuit, la ville subit un violent bombardement accompagné d’une non moins violente riposte de D.C.A. Les bombes tombent un peu partout : au Petit Courgain, dans les environs du Cimetière de St-Pierre mais aussi à Marck sur le terrain d’aviation. Bombes également sur le port où un navire est incendié. Radio Londres annonce que Calais a subi son 61 eme bombardement.

(Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier - Calais à l’heure Allemande par G. Dauchard )

23 février 1944

« Départ du train « Blanc » pour Château-Chinon avec 573 personnes. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

24 février 1777

Naissance  à Calais de Thomas Souville, célèbre corsaire,  le Jean-Bart calaisien. Il fut au combat naval du 1er juin 1794 où périt Le Vengeur. Trois fois il fut prisonnier des Anglais ; mais il finit par mourir dans son lit, rue Eustache de St-Pierre, le 31 décembre 1839.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

24 février 1869

Un décret impérial érige en succursale indépendante de celle de Marck une église bâtie aux Hemmes. (1)

(1) Les Hemmes sont, dit M. Haigneré, des terrains que l'industrie de l'homme a su peu à peu reconquérir sur la mer. Le mot Hemmessignifie Renclôtures, et il s'applique particulièrement aux relais de mer endigués. Le premier curé de la paroisse des Hemmes fut M. J. Mouton. La cloche, pesant 395 kilos, fut appelée Caroline par Mme de la Gorgue de Rosny et M. H. Émery de Sept-Fontaines.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

24 février 1874

Nomination par arrêté préfectoral de M. Jacques Cailliette comme maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

24 février 1944

Le  cablier anglais  « Alert » est torpillé devant Calais et coulé.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

24 février 1944

« Départ du train « Crème » pour Château-Chinon, avec 514 personnes dont une soixantaine d’habitants de Guînes. Le même jour, M. Pujes est en visite à Calais pour s’assurer que l’évacuation se déroule bien. Le préfet annonce le départ obligatoire de tous les enfants d’âge scolaire encore à Calais. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

25 février 1598

Enregistrement du fameux Édit de Nantes qui garantissait aux huguenots la liberté de leur culte. On compta bientôt dans le royaume 760 temples protestants. C’est certainement vers cette époque que fut établi le temple de Guînes qui devint célèbre et fort fréquenté dans la province. On sait qu’il fut démoli en 1686 et les matériaux employés à construire une chapelle à l’église de Guînes. Il y eut aussi un temple à Marck, érigé dit-on en 1563, et détruit lors de l’incendie de cette ville en 1641. La révocation de l’Édit de Nantes en octobre 1685 fut une mesure déplorable pour notre région.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

25 février 1794

On met en vente à Calais un morceau de la corde qu’Eustache de St-Pierre avait, lorsqu’il alla avec ses cinq compagnons se mettre à la merci d’Édouard III en 1347.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

25 février 1811

Un feu de plancher se déclare dans une loge au Théâtre de Calais, provoqué par une terrine remplie de braises. Suite à ce commencement d’incendie, le maire, M. Michaud, prit un arrêté interdisant aux artistes d’avoir désormais dans leur loge des chaufferettes, sous peine d’être condamnés à une amende et traduits devant les tribunaux.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

25 février 1831

Charles X est chassé du trône depuis huit mois ; ce n'est qu'aujourd'hui que le Maire de Calais fait retirer de la Mairie l'écusson des armes où il y avait quelques fleurs de lys.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

25 février 1835

Décès du Capitaine Jacques François Hedde, emporté en huit jours par la maladie, à l’âge de 43 ans. Officier de la marine impériale, il fut pris à la Martinique et resta prisonnier sur parole en Angleterre. Capitaine de l’Union, il naviguait depuis quatorze ans sur la ligne Calais-Londres. Son corbillard, traîné par les équipages des navires, accompagné par tous les pilotes du port, fut suivi par une foule importante. Les coins du poële étaient portés par les capitaines au long-cours Margollé et Faillant, et par les courtiers maritimes Derheims et G.-F. Spiers, qui prononça l’éloge funèbre sur la tombe. Il laissait une veuve et quatre enfants.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez ) 

25 février 1849

Décès de Philippe Antoine Margollé, 61 ans 8 mois, capitaine de port à Calais. À douze ans, il avait embarqué comme mousse à Dunkerque sur un navire en partance pour Saint-Domingue. Enseigne de vaisseau dès 1791, il devint capitaine de frégate en 1805, puis capitaine de vaisseau en 1811. Il combattait en Méditerranée lorsqu’il fut amené à brûler son navire pour éviter qu’il ne tombât aux mains de l’ennemi, ce qui lui valut de passer en conseil de guerre et d’en sortir… avec des éloges. Il fut admis à la retraite en 1817. La foule accompagna son cercueil au cimetière, et on ne pouvait rendre meilleur hommage à cet honorable concitoyen, l’un des derniers de la marine impériale. Il comptait 355 mois de service en mer – près de trente ans ! Le capitaine Margollé laissait deux fils officiers dans la marine nationale.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

25 février 1858

Décès de John Readshaw Morley père. Né à Richmond (près de Londres) le 3 juin 1777,  il succéda à Marshall comme consul de Hanovre et des villes hanséatiques (1846) – alors qu’il ne parlait pas allemand ! - et fut vice-consul d’Angleterre de 1851 à sa mort. Arrivé à Calais dès l’âge de onze ans, il y établit une maison de commerce en 1806, négociant dans le commerce des grains. Il habita rue Royale en 1820, puis rue de Guise en 1836. Le plus Calaisien des Anglais, naturalisé français le 27 décembre 1815, fut un agent économique actif de la ville pendant plus de quarante ans, et il comptait parmi les représentants du haut commerce. Membre de la Chambre de Commerce, il était aussi agent de la South Eastern Railway et du Lloyd anglais et français. Il épousa à Paris Louise Miller, née à Calais. Il disparut (veuf) à Calais, à quatre vingt un ans.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

25 février 1876

L’Association française du tunnel sous-marin démarre les travaux préliminaires à partir d’un  premier puits de huit mètres de diamètre qui a pour but de reconnaître les différentes couches de craie

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

25 février 1882

Décès de M. Lucien Lheureux, conseiller municipal, ancien maire de St-Pierre, conseiller d’arrondissement, à l’âge de 52 ans et 4 mois. Parti se soigner à Cannes, et voyant sa fin venir, il se fit ramener à St-Pierre où il succomba. Plus tard, on donnera son nom à un des quais de St-Pierre.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

25 février 1944

« Départ du train « Bleu » pour Épernay, dans la Marne, avec 576 personnes. Il y dix voitures de 3ème classe pour les voyageurs et onze à bagages. Le convoi comprend surtout des enfants, leurs mères et des vieillards. Quelques hommes seulement. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

26 février 1790

Par la loi de ce jour, la ville de Calais devint chef-lieu d’un des huit districts du Pas-de-Calais. L’ancienne magistrature est remplacée par un maire, deux adjoints ou officiers municipaux, un procureur de la commune pour la  partie publique et un conseil municipal. M. Carpentier, procureur du roi de l’amirauté est élu maire de Calais. Il fut remplacé à la fin de l’année par M. Leveux qui remplit cette fonction jusqu’en 1795. Alors la municipalité fut remplacée par une commission administrative. Enfin en 1801, on revint à l’ancien système M. Michaud fut nommé maire et il occupa cette place jusqu’en 1815.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

26 février 1790

Calais possédait depuis sa rentrée sous la domination française, en 1558, un siège royal de justice. Sa juridiction s’étendait sur 24 paroisses, qui composaient le Calaisis, et dont  une partie se trouve par la suite comprise dans l’arrondissement de St-Omer, et le reste a été ajouté à celui de Boulogne. Calais conserva cette juridiction jusqu’à la Révolution ; elle fut même  augmentée en 1790 ( loi du 26 février ) ; et elle obtint pour territoire tout le canton d’Ardres, où sa juridiction ne s’étendait point auparavant, et les cantons entiers de Guînes et d’Audruick, où elle ne s’étendait qu’en partie. Calais possédait en outre une juridiction consulaire, depuis l’année 1565, et un subdélégué de l’intendance ; de sorte qu’avant la Révolution, cette ville ne relevait que du Parlement de Paris pour la justice civile et criminelle, et de l’intendance d’Amiens pour l’administration ; elle avait encore un siège d’amirauté.

( Tablettes Historiques du Calaisis par C. Landrin )

26 février 1795

La commune de Dampierre-les-Dunes, qui s’était appelée avant Écailloux, reprend son nom d’origine de St-Pierre-les-Calais.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

26 février 1835

Réunion   du  premier comité  pour la création d'un établissement de Bains de mer de Calais. Un avis publié dans les journaux de cette époque donne comme premier président de ce comité M. Mauricheau-Beaupré, et secrétaire, M. Alfred Matis.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

26 février 1917

Une conférence franco-anglaise débute à la gare maritime qui dura deux jours. Le gouvernement français était représenté par MM. Aristide Briand, Président du Conseil, ministre des Affaires Étrangères ; le général Lyautey, ministre de la Guerre ; le général Nivelle, commandant en chef des armées du Nord et du Nord-Est. L’Angleterre avait envoyé MM. Lloyd Georges, Premier Ministre ; le général Sir Robertson, chef de l’État-major général impérial ; le maréchal Sir Douglas Haig, commandant en chef de l’armée britannique en France. M. Aristide Briand présidait la séance comme doyen d’âge. La conférence avait pour but de régler la question du haut commandement pour la fameuse offensive d’avril 1917, à laquelle du reste devait préluder le recul allemand entre la Somme et l’Oise et la question à l’ordre du jour était de savoir si l’on placerait l’armée britannique sous les ordres du général en chef français. M. Lloyd George, en principe, acceptait cette proposition présentée par M. Briand, mais le feld-maréchal Haig hésitait. Sur les instances pressentes de M. Briand, les représentants du gouvernement anglais se décidèrent enfin à donner leur adhésion au commandement unique, mais seulement pour l’offensive que l’on préparait.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — ) 

26 février 1941

L’audace de la R.A.F. augmente de jour en jour : cet après midi, de 2 h à 3 h 30, une vingtaine d’avions prennent le port pour cible. La chasse allemande prend l’air et bientôt un combat aérien se déroule au-dessus des Calaisiens. Touché, un avion anglais pique vers le sol et s’abat près de l’usine des Pates à Papier : le pilote de 18 ans, légèrement blessé, est fait prisonnier. Outre quelques Allemands, deux civils sont tués sur le port.

(Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier - Calais à l’heure Allemande par G. Dauchard )

26 février 1981

1 500 Calaisiens défilent dans les rues de Calais pour marquer leur désapprobation sur le projet de la société Deseille  d’exporter et d’installer au Japon 17 métiers à tulle Leavers. Cette délocalisation de l’outil industriel  n’était qu’à son début et nombre de sociétés de dentelles disparurent par la suite à la fin du XXe siècle.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

27 février 1736

À la marée de midi, la mer pénétra, par les trous que les lapins avaient faits aux dunes de la garenne, dans le pays, et inonda toute la basse-ville, le Petit-Courgain, où l’eau monta de plus de quatre pieds, et pénétra jusque dans les marais de Coulogne. Pendant cette inondation, qui dura trois heures, on envoya des chaloupes pour retirer ceux qui avaient été surpris et qui étaient dans les greniers. Cette irruption de la mer ruina ceux sur les terres desquels elle s’étendit, par la perte des grains, des arbres et par la stérilité qu’elle causa pendant quelques années, aux cantons où les eaux séjournèrent. C’est depuis cette époque et pour empêcher le renouvellement, que la ville obtint de son gouverneur la destruction des lapins de sa garenne. ( Mém. De Pigault de l’ Épinoy ).

( Annales de Calais par C. Demotier )

27 février 1766

« L’an mil sept cent soixante-six, le 27 février, trois heures de relevée, nous, Henry comte de St-Martin, …. Maire de cette ville ( Calais ), nous nous sommes transporté en l’hôtel commun, où étant, nous y avons trouvé les notables assemblés …… et ayant pris séance ainsi que l’assemblée, le corps-de-ville a demandé que l’authorise à former opposition à l’élection des officiers municipaux que le bourg de Guînes, dépendance de cette ville, se prononce de faire, ladite opposition fondée sur l’article 8 eme  de l’édit du mois de may 1765, en ce que le bourg de Guînes n’a jamais eu d’officiers municipaux, ni en titre, ni autrement, et qu’il n’en avait pas lors de l’édit susdaté, et pour autres moyens de droit. La matière mise en délibération, l’assemblée a authorisé le corps-de-ville a former ladite opposition et employer les moyens qu’il avisera, même à se porter par devant Mrg le contrôleur-général à l’effet de lui faire toutes représentations et le supplier de donner des ordres contraires au contenu de sa lettre des 19 de ce mois, écrite à M. de Pignan ; acte. ( Registre aux délibérations de l’hôtel de ville de Calais ). Les habitants du bourg de Guînes avaient présenté le 28 septembre 1765, à M de Laverdy, contrôleur général des finances, une requête à l’effet d’être autorisés à établir une municipalité. Ils représentaient « que leur bourg, situé à environ deux lieues et demie de Calais, et une lieue et demie d’Ardres était autrefois une ville considérable, qu’il reste encore des vestiges de ses remparts et château, que l’on y a conservé deux marchés par semaines et deux foires par année, que ces marchés et foires servent d’approvisionnement  de vivres pour la ville et gouvernement de Calais par le grand nombre de grains, bestiaux et volailles que l’on y apporte ; —  qu’ils ont souvent une garnison de cavalerie ou dragons, les fourrages y étant de bonnes qualité et abondants ; —  que ce bourg est l’entrepôt des facines, piquets, et autres bois des forests du Roi et des seigneurs, particuliers, ainsi que des carrières de marlière du païs, pierre de tailles, et des houilles de charbon, dont l’exportation se fait tant dans les gouvernemens de Calais, Ardres, qu’Artois et Flandre, par batteaux, ce qui y attire un grand nombre d’étrangers ; —  que le bourg est très propre pour y établir des manufactures tant de drap que de toiles, par l’abondance des laines et des lins que le païs fournit, et par les avantages des sources d’eaux vives qui y sont considérables etc … »

Le 1er février 1766, les habitants du bourg de Guînes présentent une autre requête à M. d’Invau, intendant de Picardie, « au fins de parvenir à être régis par un corps municipal ». On voit dans cette requête qu’il se trouve à Guînes « différents bureaux des fermes du Roi, et que l’on y paie exactement toutes sortes de droits, tels que l’octroi, pied fourchu, don gratuit, marque des cuirs, aides traites, cartes à jouer ; que les artisans y sont assujettis à l’industrie, et qu’il y a dans ledit Guînes un contrôleur des actes pour les fermes. Le dénombrement des habitants de Guînes qui fut fait en 1765 en porte le nombre à 1 934. Les Calaisiens appelant les Guînois « une poignée d’habitants sans qualités et sans titre », refusant à Guînes la qualité de bourg et persistant à le qualifier de village, en faisant ressortir qu’il n’y avait à Guînes que 382 feux et que ses octrois ne produisaient au plus que 1 500 livres.

Malgré les protestations des Calaisiens, les Guînois purent procéder, le 1er avril 1766, à la formation d’un corps municipal. Une chose cependant continua de manquer à Guînes : le droit d’exercer la police. Les octrois continuèrent d’être perçus au profit de Calais.

( Tablettes Historiques du Calaisis par C. Landrin )

27 février 1804

Des expériences sont faites à Calais, dans le port et aux environs pour constater la transmission de l’électricité, à de longues distances dans la mer. C’est monsieur Aldini qui se livrait à ces études. Il y était puissamment aidé par un Calaisien fort instruit, M. Blanquart de Sept-Fontaines. On était cependant bien éloigné à cette époque de la pensée réalisable du télégraphe sous-marin.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

27 février 1856

Démolition du Fort Rouge à Calais. Il était sur pilotis et établi près de la jetée ouest. Le Fort Rouge fut construit en 1695. Ne pas confondre avec un autre fort du même nom qui existait anciennement sur la rivière du Houlet.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

27 février 1859

Le paquebot, « Prince Frédéric William », est drossé contre la jetée Est à 1 heure 25 du matin par un violent vent d’Ouest-Sud-Ouest. Il était commandé par le capitaine Pittock. Le navire transportait 37 passagers et des colis de Douvres à Calais. La roue à aubes bâbord détruite, le paquebot s’échoue sur la plage Est. Dans un premier temps, le canot de sauvetage « Victoria et Albert », ramène 4 passagers et un enfant sur la plage, mais dans un second temps, il chavire et est écrasé contre la coque du bateau. 3 sauveteurs sont noyés. Vers 10 heures du matin, le maire de Calais, Édouard Mayer, gagne le navire à la nage et réconforte les passagers et les persuade d’attendre la marée basse pour débarquer sains et saufs. Le 28, les deux remorqueurs à vapeur,  « Ondine » et « Impératrice », le renflouent et le remorquent jusqu’au port.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

27 février 1864

Le Conseil municipal de Calais entérine la création d’une école de musique. Une trentaine d’élèves suivront rapidement les cours de la classe de solfège, bientôt suivie de l’étude des instruments à cordes, qui se déroulent dans l’ancien prestigieux hôtel Dessin, rue Royale. En 1880, l’école déménagera pour intégrer l’ancien asile des vieillards, rue Notre-Dame.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

27 février 1945

Bombardement meurtrier du quartier autour de l’église Saint-Pierre ; six bombardiers moyens de la R.A.F., de retour d’un raid sur l’Allemagne, crurent qu’ils se trouvaient au dessus de Dunkerque et larguèrent les bombes qu’ils n’avaient pu lâcher sur le Reich. Il y eut  97 morts, dont 33 hommes, 48 femmes, et 16 enfants ainsi qu’une centaine de  blessés. Le 03 mars des obsèques solennelles eurent lieu en présence de plusieurs milliers de Calaisiens, accompagnés de délégations militaires anglaises et françaises.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

28 février 1814

Plusieurs voitures arri­vent chargées de 300 lycéens venant du collège de Bruges. Ils émigraient sur Rouen pour éviter tout contact avec les hordes barbares qui se prépa­raient à envahir de toutes parts notre malheureuse France.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

28 février 1816

Décès de JacquesGaspard Guillaume Leveux d’une mort « foudroyante », au soir du 28 février 1816, à l’âge de soixante-dix ans dans sa maison de la rue de la Comédie (aujourd’hui rue Leveux). Il naît à Calais le 22 juillet 1745 et, à la mort de son père (1764), il hérite la fonction de receveur principal au port de Calais des droits du duc de Penthièvre, amiral de France, qu’il conserve jusqu’en 1789. Membre fondateur (1784) puis vénérable (1787-89) de la loge Saint-Louis des Amis réunis. Il ne joue aucun rôle dans les affaires de la ville avant la Révolution. Il débute donc sa carrière publique à  déjà quarante-quatre ans. Élu Maire de Calais le 6 décembre 1790, il a pour première tâche d’apurer définitivement les comptes de la municipalité de de Béhague, que son prédécesseur n’avait pas acceptés. Son mandat est rendu difficile par la guerre, qui éclate en avril 1792, et aussi par le climat particulier de suspicion que font peser sur tous les magistrats les patriotes zélés et les sociétés populaires. Pourtant, Jacques Leveux réussit à imposer à tous le respect de la loi. Sincèrement acquis aux idées nouvelles, il n’en modère pas moins les excès des extrémistes, et maintient l’ordre dans sa cité, défendant contre un proconsul ombrageux les victimes des dénonciations calomnieuses, et c’est à lui que Calais doit d’avoir traversé sans violence les heures sombres de la Terreur. Non qu’il manque d’énergie, et il le démontre à plusieurs reprises, mais il préfère mener les affaires avec un tact exemplaire. Il reçoit chez lui à l’improviste le redoutable Joseph Le Bon, le 9 novembre 1793, alors qu’il héberge clandestinement deux émigrés de marque, le duc de Choiseul et le chevalier de Montmorency. Le Bon ne se doutera de rien. Député du Pas-de-Calais à la Convention, il est réélu Maire le 9 décembre 1792, avec 327 voix sur 348 votants. Mais, le 25 Ventôse an V (15 mars 1797), le tirage au sort le désigne comme membre sortant, et il disparaît définitivement de la vie politique locale, à laquelle il n’aura finalement participé que peu d’années. Son effacement est dû en partie à une douloureuse maladie, qui le handicape (paralysie) pendant les dernières années. Sous l’Empire, il n’est plus que président du Tribunal de Commerce (de 1801 à 1812). Il figure à la réception de Louis XVIII à Calais en avril 1814, et reçoit la Légion d’Honneur, sans doute en souvenir de son attitude courageuse en faveur des émigrés royalistes pendant la Révolution. Son fils sera également maire de Calais.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

28 février 1848

Le paquebot français « Honfleur est drossé contre la jetée Est du port par de violentes bourrasques de vent d’Ouest. Il va s’échouer sur la plage. On dénombre 4 noyés.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

28 février 1849

Au moment d’entrer au port de Calais, le sloop « Jeune Antoine », du port de Morlaix, jaugeant 27 tx 47/100, capitaine Pierre Clausse, montée par un équipage de quatre hommes, avec des marchandises diverses, est chassé sur l’estacade Est du port. Une ancre est portée vers la jetée Ouest et de nombreux haleurs sont requis pour lui faire atteindre le milieu du chenal. Malgré ces précautions, la force du vent du Sud lui fait essuyer de violents chocs contre la jetée, lui occasionnant de nombreuses avaries : gui brisé, grande voile défoncée, jambette de bâbord cassées, plat-bord endommagé et chaloupe écrasée. Enfin grâce à la ténacité des haleurs, le bateau peut être tiré à l’abri à l’intérieur du port.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

28 février 1889

Les travaux du nouveau port se terminent. Le bâtardeau est abattu, et à 8 heures et demi la communication entre la mer et les nouveaux bassins est établie. Trois dragueuses travaillent jour et nuit à finaliser l’accès aux bassins. La Cie de Fives-Lille termine la machinerie hydraulique pour les manœuvres des portes et ponts.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

28 février 1944

Le huitième train part pour Châlons-sur-Marne avec 629 personnes.

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

28 février 1950

Au lendemain de la première Guerre mondiale, un monument aux morts, que l’on doit au sculpteur Motreau-Vauthier, fut érigé place Foch à la place des 6 bourgeois, déménagés place d’Armes. La pierre du mémorial se dégrada rapidement, le style jugé trop funéraire de l’œuvre conduit les autorités à décider sa démolition et à son remplacement. Mais il faudra attendre 12 ans pour voir se réaliser la nouvelle stèle du sculpteur Yves de Coëtlogon.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

28 février 1955

Arrêt définitif de l’exploitation du « train de Guînes » commencé trois-quarts de siècle avant. Dès le départ le petit train avait connu un succès auprès de la population guînoise et calaisienne, mais après la guerre le matériel ferroviaire, vieillissant, avait eu du mal à lutter avec le développement des lignes d’autobus.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

28 février 1988

Le premier tunnelier, baptisé Brigitte, commence à Sangatte les travaux de forage de la galerie de service du tunnel sous la Manche.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

29 février 1848

La révolution de 1848 fut pour les Calaisiens une surprise. M. Legrot-Devot ne crut pas devoir donner immédiatement sa démission de maire de Calais ; ce ne fut qu’après un entretien, dans le grand salon de l’hôtel de ville, avec M. Le Beau, délégué commissaire par le gouvernement provisoire, qu’il se décida à abdiquer de ses fonctions. Le conseil municipal fut convoqué ce jour, pour la nomination d’une commission provisoire qui fut élue non sans quelques résistances. Elle se composa de M. Le Beau, comme président, Lengaigne et Helbert comme vice-président.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

29 février 1944

« Départ du train  « Jaune », neuvième à emmener 619 personnes pour Épernay, l’évacuation en sera à peine à mi-chemin. Du 1er au 29 février, 10 562 personnes sont évacuées : 5 956 adultes, 4 606 enfants et jeunes gens de moins de 18 ans, soit en départs collectifs, soit en départs individuels. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

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