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Gentille Annette de Boëldieu

La musique que vous entendez, jouée depuis 1821 sur les toits de Calais, est l'air de 'Gentille Annette' de Boëldieu, interprété par Michel Hippolyte.

blason calais rappelARMOIRIES DE LA VILLE DE CALAIS De gueules à l’écusson d'azur chargé d’une fleur de lis d’or soutenue d’un croissant d’argent, l’écusson sommé d’une couronne fermée de France d’or, accosté de deux croix de Lorraine d’argent et accompagné en pointe d’un besant d’argent chargé de la croix de Jérusalem d’or. Le blason de Calais fut accordé par le roi Henri II en 1558. La croix de Jérusalem et le croissant évoquent le passage, dans cette ville, des croisés français et anglais. La fleur de lys et la couronne marquent la satisfaction du roi de France de recouvrer Calais après plus de deux siècles d'occupation anglaise. Les croix de Lorraine font référence au libérateur de la ville, le duc de Lorraine, François de Guise. Elles furent confirmées par lettres patentes de Louis XVIII, le 19 avril 1817. Sur les armoiries, figurent de gauche à droite : la croix de guerre 1914-1918 (25 août 1919), la Légion d'honneur (12 juillet 1947) et la croix de guerre 1939-1945 (08 mai 1949).drapeau calais rappel2LE DRAPEAU DE CALAIS Calais est l'une des seules cinq villes de France à être autorisée à avoir son propre drapeau, sur ordonnance royale, avec Dunkerque, Boulogne sur Mer, Le Havre et Saint Malo. Le drapeau calaisien, constitué d’une croix scandinave blanche sur fond bleu d’azur, est celui qui flotta sur l'ancien beffroi, à la tête des milices bourgeoises et aux mats des vaisseaux corsaires de la Ville. Après une longue période d’absence, en 2017 le drapeau de Calais flotte de nouveau sur les toits de la ville, au sommet de la tour du Guet.

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L'Hôtel de Ville

Cet élégant bâtiment est aujourd’hui emblématique de la ville de Calais. Il est pourtant récent, la première pierre ayant été posée juste avant la première Guerre mondiale et l’inauguration faite en 1925. Son emplacement est symbolique, à égale distance des anciens hôtels de ville de Calais et de Saint-Pierre, et il constitue le trait d’union entre les deux anciennes cités voisines qui venaient de fusionner. L’architecte Debrouwer, qui fera ensuite l’hôtel de ville du Touquet, l’a conçu en style Renaissance flamande. Il présente une décoration soignée, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Le beffroi est classé. C’est ici que le capitaine de Gaulle a épousé la Calaisienne Yvonne Vendroux. Dressé sur une place dégagée qui le rend bien visible sous tous les angles, donnant sur un ensemble de jardins fleuris et sur le parc St-Pierre, précédé de la statue des Six Bourgeois de Rodin, il est l’un des monuments les plus photographiés de Calais.
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Ephémérides Mensuelles

Pas de Calais - France

Calais trouve son origine dans le comblement du golfe de l’Aa et la configuration actuelle du littoral après l’an 1000. La mer s'éloignant de plus en plus des anciens ports – Bourbourg, Bergues, Furnes –il fallut en ouvrir de nouveaux au XIIème Siècle. Dans l’Histoire de Calais, on distingue trois périodes : avant et après les Anglais, et la période anglaise (1347-1558). Les hasards de l’Histoire firent que Calais était aux rois d’Angleterre quand Boulogne et Ardres étaient aux rois de France, et Saint-Omer et Dunkerque aux comtes de Flandre et ducs de Bourgogne. Si Calais a, depuis l’origine, constitué une voie d’échanges privilégiée avec l’Angleterre et reste, depuis les années 1850, le premier port de voyageurs de France, sa fortune industrielle résulte de l’installation de tullistes anglais juste après Waterloo qui lui permirent de devenir, pour un siècle, le premier centre dentellier du monde. Il reste de ces époques divers témoignages, dont les plus emblématiques sont évoqués ci-contre.

Reproduction interdite sans l'autorisation formellement écrite des 'Amis du Vieux Calais'.
MISE A JOUR 2018 DES EPHEMERIDES CALAISIENNES

Les nouvelles dates sont en 'Fond Rougeâtre'.

L'orthographe ancienne est toujours respectée et reproduite fidèlement.

Reproduction interdite sans l'autorisation des 'Amis du Vieux Calais'.

Compilation et transcription par Gilles Peltier.

1er mars 1292

Mahaut, comtesse de Boulogne, donne aux bourgeois de Calais des lois et renouvelle leurs usages, leur donne une banlieue et un échevinage avec Keure ou cours de justice.

( côte 317, médiathèque de Calais )

1er mars 1703

Les grandes orgues de Notre-Dame de Calais étaient démontées et hors d’état de jouer ; pour les rétablir il en coûtait beaucoup d’argent. Le petit orgue qui était dans la chapelle de la Vierge ne pouvait servir que pour les services et ne pouvait être entendu de la nef, ni du chœur. Il n’y avait donc pas lieu de nommer un organiste d’après le procureur de la communauté. Nonobstant, le conseil de la ville de Calais nomme à cette place le sieur Estienne Regnault, de Montdidier, qui possède de bons certificats.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

1er mars 1709

La garnison qu’on ne payait pas, qui était mal vêtue et peu nourrie, se révolta. Quelques soldats se dirigèrent vers la demeure du trésorier qui ne possédait aucun fonds. L’état-major fit prendre les armes aux troupes pour disperser les émeutiers. L’un d’eux fut pris et pendu.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

1er mars 1739

Les mayeur et échevins de Calais décident la construction d'une galerie avec arcades— (celle que l'on voit aujourd'hui (1887) à la façade de la mairie) — tant pour la décoration que pour l'utilité publique. Il y avait là et sur les côtés sept petites boutiques attenantes que l'on se proposait de démolir ; mais comme il fallait indemniser les locataires et qu'on ne pouvait attendre la fin de leur bail, il fallut leur payer l'expropriation. Cela ne dut pas coûter bien cher, car la délibération de la municipalité répète plu­sieurs fois que ces boutiques (1) étaient en piteux état. À la même époque on réédifia les grands greniers qui servaient à déposer des grains. Toutes ces dépenses furent faites au moyen des revenus de l'octroi.

(1) « Le procureur-syndic remontre qu'en la place d'icelles, il conviendrait, pour la belle décoration de l'hôtel-de-ville et pour l'utilité publique, y construire une galerie avec arcades au-dessous pour y retirer, en temps de pluie et autres mauvais temps, les habitants de la campagne avec leurs grains qu'ils viennent vendre aux marchés, et au temps des deux foires, servir aux marchands forains pour y exposer leurs marchandises, lesquels, pour la commodité, paieraient de quoi équivaler les rentes que la ville en reçoit ; qu'au moyen de la cave, qui serait louée quarante à quarante-cinq livres par année, les revenus de la ville ne se trouveraient, en toutes extrémités, diminués que d'environ quatre vingt livres. »Alm. de Calais, 1848.

( Ephémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

1er mars 1848

Proclamation de la République, sur la place d’Armes, par M. Ernest Le Beau, maire de Calais. À cette occasion, la garde nationale de Calais et de St-Pierre, de même que les troupes de ligne, furent passées en revue par les autorités civiles et militaires.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier ) 

1er mars 1868

Installation par le sous-préfet au poste majoral de Saint-Pierre, de M. Leblond.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er mars 1909

Suite aux décisions prises par Émile Salembier, maire de Calais, les sœurs hospitalières de l’hôpital sont remplacées par du personnel laïc. Les infirmières laïques laissèrent la place, à leur tour, aux infirmières religieuses en 1922. Il était apparu que les infirmières laïques qualifiées étaient rares et leur recrutement posait des problèmes insolubles.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er mars 1941

Vers 10 h du soir, des avions lâchent quelques bombes et deux femmes sont tuées rue Dolain. En ce début du mois de mars, les chaussures et les tissus cessent d’être vendus en vente libre ; il faut des bons d’achat pour les acquérir. La ration de viande passe de 360 gr à 180 gr par semaine.

(Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier  - Calais à l’heure Allemande par G. Dauchard )

1er mars 1977

Pose de la première pierre de l’École de Musique, rue du 11 novembre, qui viendra remplacer celle de la rue Gustave Cuvelier, par M. Jean Jacques Barthe, député-maire de Calais.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

1er mars 1990

Accostage du sous-marin « La Vénus » au bassin Carnot, non loin de l’ancienne base des sous-marins qui au début du siècle accueillait le « Pluviôse », le « Ventôse », et le « Germinal ». La dernière visite d’une unité avait été celle faite par « La Junon » en 1980,  précédée de « L’Espadon » en 1971 à l’occasion du premier anniversaire de la section locale des Anciens de la Marine de Dunkerque. Onze années auparavant, c’était le « Créole » qui était venu dans le cadre des cérémonies commémoratives de la tragédie du Pluviôse. La Vénus était un bâtiment d’attaque classique à propulsion diesel-électrique équipé de deux moteurs de 800 chevaux chacun lui permettant de naviguer en surface à une vitesse de 13 noeuds, d’un poids de 870 tonnes, d’une longueur de 57.80 mètres, et d’une largeur de 6.80 mètres pour un tirant d’eau de 4.70 mètres. Parti de Lorient le 26 janvier pour participer à une mission en Atlantique Nord au large de l’Ecosse, il repartit de Calais, le 4 mars, après qu’une journée porte ouverte eut permis à bon nombre de Calaisiens de pénétrer pour la première fois à l’intérieur d’un sous-marin.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

02 mars 1613

Louis XIII confirme le droit des religieuses dominicaines de Calais de prendre chaque année deux mesures de bois taillis dans la forêt de Guînes. Ce droit était pour dix ans et à la condition que le bois servirait à chauffer les pauvres tant de la ville et de la banlieue, que les étrangers passant qui avaient leur retraite en l’hôpital.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

02 mars 1636

Les Calaisiens furent alarmés à l’arrivée d’une flotte espagnole qui vint se mettre en station devant la ville. On la vit bientôt suivie de bateaux plats, comme si l’ennemi avait envie de faire une descente et d’assiéger la place. Mais le vent ayant changé tout à coup, la flotte fut contrainte de remettre à la voile et de s’éloigner vers Mardyck. Les frégates et les armateurs de notre port sortirent pour la poursuivre dans sa retraite, et prirent quelques bâtiments. La cargaison d’un des bateaux fut estimée à cent cinquante mille écus. Peu après, la flotte en question fut attaquée par celle des Hollandais.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

02 mars 1775

Le parlement homologue la délibération du conseil municipal de Calais qui donnait privilège à Pierre Quillacq dit Dessin, pour construire chez lui une salle de spectacle. Mais on n’attendit pas cette autorisation suprême, et l’ouverture de la salle fut faite le 6 Janvier 1774. On y joua le « Philosophe marié », comédie de Destouches et le « Laid dupé », opéra comique de Monnier, musique de Monsigny. Cette salle coûta 80 000 francs non compris la valeur du terrain. Le premier octobre 1825, la ville acheta la salle de spectacle 70 000 fr aux héritiers de M Dessin.

( côte 317, médiathèque de Calais )

02 mars 1820

Tempête affreuse au large. Elle dura 4 jours sans occasionner d'accidents ma­ritimes de nos côtes.—Sur les côtes de Boulogne, seize bateaux ont dû s'échouer pour ne pas périr. Nous avons toujours été distancés en tout par nos voisins.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

02 mars 1825

Après une furieuse tempête on trouve au pied de la digue de mer de Sangatte environ 300 médailles en bronze de vingt empereurs différents, depuis Claude jusqu'à Gratien ( ce qui représente une période de 334 ans ).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

02 mars 1832

Le maire écrit au ministre du Commerce pour l’informer que :

1°)  Le fort Risban était entièrement isolé et transformé en lazaret, pour y placer en quarantaine les voyageurs arrivant d’Angleterre, où régnait une épidémie de choléra.

2°)  Le quartier de cavalerie pouvait être érigé en hôpital militaire, pour y placer les malades indigents.

3°) Un second lazaret pouvait être installé au Fort Nieulay, dans le cas où il se déclarerait quelques cas de maladie parmi les voyageurs en quarantaine.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

02 mars 1844

On fait le recensement des métiers à tulle. Il y a 893 métiers et 291 fabricants dans le Calaisis. St-Pierre compte à lui seul 114 fabricants et 469 métiers. La fabrique de tulle pour tout le Calaisis occupe dix à douze mille ouvriers et ouvrières.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

02 mars 1861

On construit un musoir à l’extrémité de l’est du port et les travaux s’élevèrent à 120 555 francs.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

02 mars 1928

Rosemonde Gérard, femme de lettres, épouse du poète Edmond Rostand, donne au cinéma « Théâtre des Arts » rue de la Pomme d’Or, une conférence sur l’Aiglon.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

02 mars 1946

M. Jules Moch, ministre des Travaux publics, vient se rendre compte sur place de l'état des installations maritimes du port.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

02 mars 1980

Décès de Jules Lefebvre à l’âge de 88 ans. Au lendemain de la démission de Léon Vincent, il lui succède au fauteuil majoral, lors du conseil municipal du 11 mars 1934, alors que des manifestations hostiles se déroulent en ville et aboutissent à l’hôtel de ville. Pour rétablir l’ordre, il sera fait appel à un escadron de cavalerie. Durant la première Guerre mondiale, il eut une conduite courageuse et n’hésita pas à entrer dans les réseaux de la Résistance lors du deuxième conflit mondial. Pour ces raisons il fut décoré de la Légion d’honneur et de l’ordre du Mérite.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

03 mars 1567

Le pape Pie V crée le diocèse de Boulogne. Le pays était sans pasteur depuis le 28 février 1550, date à laquelle était mort le dernier évêque de Thérouanne, François de Créquy, et durant ces quatorze ans, il y avait eu la ruine de Thérouanne, la reprise de Calais, de Guînes et de tout le territoire avoisinant où le culte demandait à être rétabli.

( côte 317, médiathèque de Calais )

03 mars 1636

Arrivée du Maréchal de Brézé gouverneur de Calais.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )  

03 mars 1796

On décide que les bijoux, prêtés par les citoyens de la commune de Calais pour acheter des grains lors de la disette, seront rendus.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

03 mars 1848

Démission de M. Amédée Hermant, maire de Saint-Pierre-les-Calais. La commission provisoire qui fut nommée pour le remplacer, eut à sa tête M. Caillette.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )  

03 mars 1854

Décès à St-Pierre de sœur Marie-Anne, d’une ultime attaque d’apoplexie ; elle était âgée de 74 ans. Marie Anne Josèphe Caron, née en Picardie (Mérancourt), avait été élevée par un oncle ecclésiastique. Ayant pris le voile dans le tiers-ordre de Saint-François, elle quitta Saint-Omer avec deux consoeurs en 1806, lorsque fut réorganisé l’hospice de Calais. Depuis, elle ne l’avait jamais quitté, consacrant sa vie à l’éducation des orphelins et au soulagement des infirmes et des vieillards. Il y a dix ans, elle était devenue supérieure de l’établissement. Elle s’était rendue célèbre en pénétrant dans… une maison de passe de Calais pour y aller rechercher l’une de ses anciennes protégées dévoyées.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )  

03 mars 1919

Retour à 9 h 30 à Calais du 2e bataillon du 8e régiment d’infanterie. Au moment de l’armistice du 11 novembre 1918, le bataillon calaisien se trouvait mobilisé dans la région de Nancy et ne reçut l’ordre de regagner sa garnison que fin février 1914. Lors du conflit, le régiment perdit 110 officiers, 3 143 sous-officiers, caporaux ou soldats. 6 000 hommes furent blessés.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — )  

03 mars 1922

Le Conseil Municipal accepte de mettre à la disposition de la Nouvelle Société de Courses, qu’on venait de fonder à Calais en remplacement de l’ancienne, les terrains formant : le champ d’aviation du Beau-Marais ; l’emplacement réservé pour les fêtes d’aviation ; deux autres parcelles à l’ouest des parcelles précédentes. Dans le but d’aider la nouvelle société et pour redonner un nouvel essor et favoriser le développement du sport hippique à Calais, le Conseil Municipal accepta de fixer le loyer annuel à un franc, la location étant faite pour dix-huit ans. Des courses y eurent lieu jusqu’après la guerre. À la séance du Conseil Municipal du 30 janvier 1968, fut annoncée une extension de la zone industrielle du Beau-Marais qui engloberait l’hippodrome, signant ainsi son arrêt de mort. La Société des Courses souhaita disposer d’un autre hippodrome. M. Jacques Vendroux, maire, souligna que d’une façon générale, les champs de courses sont distants de plusieurs kilomètres des agglomérations urbaines.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier ) 

03 mars 1944

« Dixième train d’évacuation, depuis le mois de février, en direction de Decize (Nièvre) avec 150 personnes. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

03 mars 1945

Les funérailles de la centaine de victimes du bombardement accidentel du 27 février, eurent lieu sous un ciel magnifique, en présence  de hautes personnalités et de la quasi-totalité de la population. Les  bals et une réunion du Conseil municipal avaient été remis et les cafés, établissements publics et salles de spectacles étaient fermés. On n’avait pas vu autant de monde sur les boulevards depuis l’enterrement des victimes du sous-marin « Pluviôse », coulé au large de Calais le 22 mai 1910. Une messe solennelle fut célébrée sur un autel installé sur le parvis de l’église Saint-Pierre et sur la place Crèvecœur entièrement dégagée, reposaient les cercueils grands et petits entourés d’un  détachement de soldats français et alliés. Des véhicules militaires conduisirent les victimes à leurs dernières demeures, précédés d’une musique militaire anglaise venue spécialement par avion. La cérémonie se déroula en présence de MM. Closon, commissaire de la République ; le général Deligne, commandant la 1ere région militaire ; le préfet du Pas-de-Calais et son chef de cabinet ; le sous-préfet ; le maire de Calais et les autorités locales etc.. Tout au long du parcours, la foule évaluée à 25 000 personnes, fut extrêmement émue et recueillie.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

04 mars 1777

En une nuit, les sables enva­hissent à peu près entièrement le village de Wissant, ensevelissant presque toutes les maisons. Le même fait s'était produit le 18 juin 1773, et en 1738 aussi « les sables de la côte, poussés par un vent violent, avaient envahi 43 maisons. « Comment, dans ces conditions, ajoute l'abbé Haigneré, conserver un port qui avait eu son temps de succès ? Comment entretenir un chenal que les sables emplissaient tous les jours ? »

En 1789, Wissant ne possédait que 105 feux ; en 1887, ce village avait 1076 habitants et aujourd’hui pareil (1 056 en 2009). Jadis, il existait un hôpital important à Wissant ; en août 1696, il fut réuni à l'hôpital général de Boulogne (1).

(1) D'un rapport du curé de la paroisse de Wissant (1725), nous apprenons que l'hôpital de Boulogne versait chaque année,  en  échange entre ses mains une somme de soixante livres, pour subvenir aux besoins des indigents de la localité. Dict. Hist. de l'abbé Haignéré.

( Ephémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

04 mars 1814

On organise à Calais une compagnie de partisans à pied. Il s’agissait de résister aux armées alliées qui envahissaient la France. Les autorités de Calais prenaient des mesures de prudence de sûreté. On prépare les édifices publics pour la réception des blessés. Le maire adresse une proclamation à ses administrés. Tous les jeunes gens qui n’ont pas encore rejoint les drapeaux sont sévèrement requis pour la levée de 120 000 hommes. Les conscrits du dépôt reçoivent l’ordre de partir.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

04 mars 1832

Un Sr Robert, passant sur le pont de la porte du Havre, tombe dans le fossé et meurt de ses blessures. — Elle  a bien du mal à mourir, cette vieille porte, dernier  vestige de nos remparts du côté de la mer.  Le Fort-Rouge ( 1856 ), la crique  du  Courgain ( 1879 ), la porte de la Mer ( 1883 ), le Cours-Berthois (1884-85 ), la porte Richelieu ( 1885 ), tout passe.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

04 mars 1886

Le bateau de pêche calaisien « Auguste Marie », n°581, est abordé et coulé par le vapeur « Horchvick ». Une demande de secours est présentée par le maire de Calais, en faveur des familles des naufragés auprès de M. le Préfet.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

04 mars 1910

Le Conseil Municipal, sous le majorat d’Émile Salembier, décide d’entériner le projet de construction du nouvel hôtel de ville, faisant partie d’une des conditions sine qua non de la fusion en 1885 des deux villes de Calais et de St-Pierre-les-Calais. Le maire présenta le projet dont le devis s’élevait à 1 424 233 francs et 28 centimes, couvert par un emprunt dont l’autorisation fut accordée en avril 1909. Renonçant à la coûteuse pierre de taille du dossier de Decroix, le nouveau projet de l’architecte Debrouwer généralisait l’emploi du béton armé, solution novatrice à l’époque, pour l’ossature générale du bâtiment complétée d’un parement de briques rouges. Quand enfin on inaugura l’hôtel de ville le 12 avril 1925, le maire qui avait œuvré à l’édification du symbole de l’union des deux communes était mort depuis six ans.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

05 mars 1229

Le comte Philippe Hurepel par un acte en double original sur parchemin, conservé à Arras, renonce pour huit années aux impositions extraordinaires qu’il aurait pu imposer à Calais par suite de l’avance de 8 000 livres que les Calaisiens venaient de lui prêter, remboursable en 8 années à raison de 1 000 livres par an, au terme de Noël, pour aider la construction de nouvelles fortifications – Note Haignéré, tome 2, page 63 –

( côte 317, médiathèque de Calais )

05 mars 1362

Édouard III, roi d’Angleterre, fait construire un hôpital sous l’invocation de St-Jacques pour les gens de la campagne et des marais. Il choisit Thomas Brantyngham pour premier administrateur. La Charte Anglaise qui en fait  mention ajoute que la construction de l’édifice fit donner à l’emplacement le nom de Newenham. C’était le lieu nommé depuis le Courgain. La chapelle occupait un terrain joignant des fours à chaux. Le cimetière était placé vers la Porte des Garennes. Cet hôpital fut démoli en 1561 par ordre de M. de Gourdan, gouverneur de Calais, pour satisfaire aux exigences stratégiques de la défense de la ville.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

05 mars 1687

Règlement sur les droits à prendre sur les navires entrant à Calais. Le sieur Joffre, major du port jouit de quantité de privilèges : 13 sols pour chaque personne qui s’embarquera au port de Calais pour les pays étrangers, duquel  droit seront exemptés les bourgeois et les habitants de ladite ville. Une prime sur le vin et le droit de poutage (sic) sur les charretiers de bois et de tourbes. Les sieurs Fouber, aide-major, Petit, capitaine du Richeban (sic), Girauet, capitaine du Courgain, le maître de quai et le chirurgien qui visitera les vaisseaux ont aussi des reprises à exercer pour se payer de leur charge et subvenir à leur obligation.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

05 mars 1837

On affiche en ville une décision du maire avertissant le public qu'il sera dorénavant permis de visiter, en son état de création, le musée communal ouvert près l'école des Frères sur l'ancien cimetière de Calais.

C'est en 1836 que l'Administration municipale eut l'heureuse idée de fonder à Calais un musée qui, pour les étrangers et pour les habitants, est un établissement des plus intéressants. On fit appel à tous et chacun s'empressa de faire des dons selon ses moyens. Le gouvernement aussi enrichit notre musée d'objets rares et des alloca­tions successives facilitèrent aux comités des acquisitions dignes d'être admirées. Le musée fut ensuite transporté dans la rue des Prêtres ; puis (1) en 1860, la ville ayant acheté l'ancien HôtelDessin, elle décida le transfert de ses collections. Depuis, en 1879, le tout fut enlevé pour permettre à l'Administration de cette époque la réalisation des plans conçus par M. Darnel et qui fut conduite avec si peu d'attention et de ménagement qu'au bout de quatre années de travail on se décida à tout démolir. (2)

(1) Parmi les tableaux principaux, on cite : un portrait de Rembrandt ; un Saint Jérôme, de Giorgione ; la Vierge au bandeau, du Corrège ; Marines, par Francia ; une Bataille, par Wouverman ; Moïse, par N. Poussin ; un tableau de P. Véronése ; Marines, par Tesson ; Décapitation de St-Jean, d'Andréa del Sarto. Il y a également de très belles collections zoologique et ornithologique, des objets d'antiquité, des médailles et monnaies, etc

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

05 mars 1837

Pose de la première pierre de l’établissement des bains de Mer à Calais. M Vilain père, architecte de la ville, en a dressé les plans. Il fut inauguré le 18 juillet. Les nouveaux travaux du port et des fortifications de Calais entraînèrent forcément le déplacement de ce casino.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

05 mars 1855

M. Henri De Rheims, nommé courtier de navires, en remplacement de son père, prête serment ce jour devant le Tribunal de com­merce. Ce fut l'un des plus honorables citoyens de Calais, en même temps qu'un  historien local de grand talent. Né le 13 octobre 1815, mort le 25 octobre 1876. Bibliothécaire-archiviste de la ville de Calais (1).

(1) Par décret de S. M. la reine d'Espagne, du 24 juin 1856, il fut nommé chevalier de l'Ordre d'Isabelle-la-catholique. Cette nomination lui conférait en même temps la noblesse personnelle et non transmissible.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

06 mars 1606

Délibération pour les galeries ou arcades, devant l’hôtel de ville de Calais. Autrefois, il y avait une galerie le long dudit hôtel commun, du côté de la place, laquelle galerie était pavée et fermée de murailles. Mais par diverses circonstances de guerres ou autres, elle fut démolie et tellement dégradée que les habitants y portèrent leurs immondices, même y firent leur nécessité, à raison de quoi le lieu était puant et infect. Finalement une commission est nommée pour établir le plan de quelques boutiques qu’on y construira et qu’on baillera à rente au profit de ladite ville.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

06 mars 1758

Le sieur Coquart était maire de Calais et au premier janvier il déclara qu’il renonçait à cet honneur. Mais un ordre de la Cour lui enjoignit  de continuer ces fonctions dont personne ne se souciait alors.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

06 mars 1855

La presse calaisienne parle de la création du chemin de halage en projet à partir du Pont du Crucifix  jusqu'à  la  Citadelle. Avant cette date, ce chemin longeant le canal de St-Omer, s'arrêtait au Pont du Crucifix. L'estima­tion des travaux d'empierrement fut fixée  à 19 000 francs. C'était, on le comprendra facile­ment, une réelle amélioration. (1)

(1)  Le  Génie militaire fit à ce moment, pour faciliter le travail projeté, démolir le corps de garde de l'Avancée qui ne servait plus.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

06 mars 1863

Le conseil municipal de St-Pierre vote la construction d’une église au Petit-Courgain. Le terrain sur lequel sont bâtis le presbytère et l’église a été donné par M. et Mme Elmore. La construction de l’église a coûté 27 000 francs, celle du presbytère 8 000. On avait oublié d’y faire une cave, et le conseil municipal dans sa séance du 5 novembre 1880 votait la construction de cet appendice à la maison du curé. Et le même jour ce même conseil municipal décrétait la laïcisation de toutes les écoles de St-Pierre, et on expulsait les capucins de la route de St-Omer.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )  

06 mars 1863

Le Conseil muni­cipal adopta le projet de construction du bassin et de la fon­taine, imitation du jardin de Versailles, qui se trouve au parc Saint-Pierre.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

06 mars 1880

Le pilote Pierre Mulard est décoré de la Légion d'honneur, et d'autres marins du Courgain reçoivent des récompenses, pour le brillant sauvetage de l'équipage du Ryvingen. — Présidence de M Mancel, commissaire de marine à Dunkerque, assisté de M. Darnel, maire, et de M. Léveillé, commissaire de l'Inscription maritime à Calais.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

06 mars 1943

Les jeunes gens de 21 à 23 ans sont convoqués au Bureau d'Embauche allemand, rue de la Pomme d'Or, et le 9 Mars, ils passent une nouvelle visite, rue des Communes, et sont à 90 % pris « bon pour l'Allemagne », avec pour direction initiale, la ville de Halle en Saxe ; ils touchent chacun un billet de 1 000 francs pour quelques achats indispensables. L'émotion est d'autant plus considérable en ville que le départ est fixé au surlendemain.

(Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier - Calais à l’heure Allemande par G. Dauchard )

06 mars 1956

Un violent incendie se déclare à 11 h 15 au pensionnat Jeanne-d’Arc. À cette heure de la matinée, les deux cent cinquante élèves présentes dans les salles de cours sont évacuées sans panique par les professeurs. Le sinistre ne sera circoncis qu’à 13 h 30 et le bilan fit apparaître la destruction totale de la charpente, du deuxième étage. De sérieux dégâts, du fait de l’eau, endommagèrent le premier étage et le rez-de-chaussée. La nouvelle de l’incendie se répandit rapidement en ville, et les parents qui s’étaient précipités pour avoir des nouvelles trouvaient nombre de Calaisiens occupés à évacuer le matériel de classe et de l’internat. Les seize pensionnaires furent relogées dans les nouveaux locaux de la cité scolaire Notre-Dame, rue Eustache de St-Pierre, à Calais-Nord. Grâce à la mobilisation de nombreuses entreprises qui travaillèrent jour et nuit, quatre jours seulement après le sinistre, une école provisoire de 1 000 mètres carrés put être mise en service rue du Pont Lottin.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

06 mars 1969

Début des travaux des fondations de l’immeuble « Rodin » qui marquent le coup d’envoi des constructions du nouveau front de mer.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

06 mars 1974

Baptême du nouveau car-ferry « Chartres » de la compagnie Sealink, composée depuis 1970 de la S.N.C.F. et de la British Railways. Le dernier né de l’armement naval a été confié par contrat en date du 31 août 1971 au chantier de Nantes Dubigeon-Normandie qui avait déjà construit trois précédents navires ( le Villandry le Valencay et le Chantilly). Réalisé selon la méthode de préfabrication par grands blocs, dont le premier a été mis sur cale le 11 avril 1973, le lancement a eu lieu le 12 septembre. Les moteurs principaux ont été placés début décembre et le navire a pris la mer pour la première fois le 9 janvier pour ses essais de recettes. Le Chartres a pu arborer le pavillon de la S.N.C.F le 22 février, après sa réception définitive. Le Chartres est un car-ferry pouvant prendre en charge 250 voitures sur ses différents ponts mais aussi 20 à 30 véhicules routiers sans restrictions de gabarit. Le salon arrière débarrassé de ses fauteuils peut, pendant la période hivernale, augmenter la capacité de transport de 30 à 40 véhicules. Mais c’est aussi un « Train-ferry », le pont garage est équipé de 330 mètres de voies ferrées en quatre files, lesquelles permettent de recevoir jusqu’à 900 tonnes de wagons. Les 1 200 piétons ont à leur disposition trois salons, un restaurant de luxe et un restaurant en self-service, une boutique de luxe et une en libre service, et une discothèque.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

06 mars 1983

Le maire sortant, Jean-Jacques Barthe est réélu dès le premier tour avec 51.83 % pour la liste regroupant les partis PC, PS et MRG. Il est suivi de  Gérard Muys de l’UDF avec 22.11 %, d’Yvan Blot du RPR avec 18.10 %, de Serge Macquaert, sans étiquette politique, représentant 4.11 % et de Guy Delplancke du PSU récoltant 3.83 % des suffrages primés. 74.70 % des 51 004 inscrits se sont déplacés pour aller voter.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

07 mars 1793

On saisit à Calais une grande quantité d'assignats faux qui, dit-on, provenaient d'Angleterre.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

07 mars 1809

Mort de Blanchard, l’aéronaute qui fit le 7 janvier 1785, avec Jeffries la traversée du Pas de Calais et descendit dans la forêt de Guînes.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

07 mars 1848

M. Caillette, nouvellement élu comme maire de St-Pierre, proclame la république.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

07 mars 1853

Inauguration du grand salon de la salle d’asile par un bal-concert.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

07 mars 1855

On exposa un plan en relief de Calais, œuvre d’un simple préposé des douanes, nommé Caron, qui employa onze ans à la réaliser. Cette maquette alla à l’exposition de Paris.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

07 mars 1883

Le conseil municipal de St-Pierre donne son approbation à un projet d’arrêté municipal autorisant la Société Générale des Téléphones à établir et à exploiter sur le territoire de St-Pierre un système de communication téléphonique. Cet arrêté détermine les conditions imposées à ladite Société Générale pour l’exploitation dont il s’agit. Afin d’assurer divers services municipaux et notamment ceux des incendies, de la police, et de l’octroi, le conseil, à la majorité des voix autorise l’installation d’un réseau téléphonique comprenant 17 postes et vote les crédits nécessaires pour cette installation.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

07 mars 1886

Le bateau de pêche calaisien, n° 531, patron Mulard, est abordé par un vapeur anglais qui se rend à Hartley Pool. Le navire abordeur ne stoppe pas ; le bateau de pêche, coupé en deux, coule en entraînant dans la mort six hommes ; le patron Mulard, 33 ans et son fils 12 ans ; Ronguel, 32 ans ; Mouchon, 45 ans : Roch, 16 ans et Lahausse, 31 ans, tous matelots et mousse. Seul le jeune mousse, Hagneré, 16 ans, est recueilli par le bateau de pêche calaisien, n° 673, patron Dutertre

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

07 mars 1916

Inauguration par le général Ditte du foyer du soldat. Le maire de Calais, M. Morieux, avait mis à la disposition de l’armée les locaux du patronage laïque, rue du Petit-Paris, qui avaient au début de la guerre servi d’hôpital provisoire.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — )  

07 mars 1944

« Onzième train pour Château-Chinon avec 601 évacués dont 301 Calaisiens, les autres étant de Sangatte, Coquelles, Coulogne et Marck. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

07 mars 1950

Le président de la République, Vincent Auriol, accompagné de son épouse et de Rober Schuman, ministre des Affaires étrangères, arrivent à midi à Calais pour se rendre à l’invitation du roi George VI. Le cortège officiel est accueilli par le préfet du Pas-de-Calais qui lui présente le maire, Gaston Berthe. Après les honneurs rendus par la musique du 43e régiment d’infanterie et la remise de la Légion d’honneur à l’ingénieur en chef anglais, Richard Owen, des « filets de Calais » pour le récompenser de ses services à l’industrie locale, les personnalités embarquent sur le paquebot « Arromanches » venu exprès de Dieppe et sont escortés par les avisos «  Meuse », « Oise » et « Somme ». Lors du retour, trois jours après, un coffret de dentelle sera offert à l’épouse du président.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

07 mars 1954

La mer ayant ouvert deux brèches sur la digue de Sangatte, l’une sur vingt mètres de long et l’autre un peu plus petite, à 200 mètres de là, l’alerte est donnée à 13 heures. En prévision de la grande marée nocturne, les sapeurs pompiers de Calais aidés de nombreux volontaires de la commune prirent les dispositions pour préparer de suite des sacs de sable destinés à combler les brèches. Les premiers secours furent rejoints peu après par les services techniques des Ponts et Chaussées qui travaillèrent jusque minuit. Tout le monde avait encore en mémoire l’inondation de l’année précédente.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

08 mars 1567

Enregistrement des Lettres Patentes données en faveur des étrangers qui viennent s’établir dans le pays reconquis.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

08 mars 1620

On constate magistralement à Calais que la place a besoin d’être réfectionnée dans ses défenses, que le havre, la jetée, et les dunes du Risban doivent être aussi mis en état. On envoie une députation  vers le roi à cet effet. « Et se prendront les frais ès deniers qu’il conviendra pour faire le voiage, de ceux à nous ordonnés par sa Majesté pour l’octroy de la présente année, n’ayant ladicte ville d’autre moyen pour y survenir ». En ce temps-là, il n’y avait qu’une jetée au port de Calais, à l’ouest, et s’étendant non loin de la pointe du Risban ; le bassin du Paradis, figure déjà sur les plans de cette époque.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

08 mars 1622

Claude de Harville, seigneur de Palaiseau, est nommé gouverneur de Calais. De Harville ne quitta Calais que cinq ans après son arrivée pour aller au siège de La Rochelle, C'est pendant son séjour à Calais que  le Courgain fut muraillé.

( côte 317, médiathèque de Calais )

08 mars 1756

La cour envoya à Calais soixante canons et 45 bélandres de munitions, afin de dresser au maniement des armes la garde-côte du Calaisis qui n’avait pas encore été assujettie à la discipline militaire. En conséquence, on tira de tous les corps d’infanterie 309 hommes qui furent habillés et exercés aux évolutions militaires.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

08 mars 1868

Bénédiction et inauguration de la nouvelle église au Petit-Courgain placée sous le patronage de Sainte Madeleine. Malgré la tempête, le public est très nombreux et l’église est trop petite pour recevoir tout le monde. Le doyen de St-Pierre qui préside la cérémonie, rend hommage à M. Elmore qui a offert le terrain et à M. Leblond, maire de St-Pierre, grâce auquel, lors d’un de ses précédents mandats, l’œuvre a pu être mise sur pied.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

08 mars 1879

Décret qui nomma M. Mussel comme maire de Calais et M. Dewavrin et Isaac comme adjoints. M. Mussel demeura à la tête de la municipalité jusqu’au 7 juin 1879, date à laquelle un autre décret appela M. Darnel, docteur en médecine, à la première magistrature de la ville.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

08 mars 1954

M. Parmentier, maire de Calais, accompagné de nombreux représentants des différentes administrations locales et départementales, accueille à 14 h le Ministre de la Reconstruction, M. Lehaire. Le cortège officiel se dirigea rue de Verdun où il put visiter une maison de type  « Castors », puis se rendit sur les différentes chantiers en cours de réalisations de Calais. (immeuble Expérimental de la place Foch, de la place d’Armes et du Courgain). Le ministre se rendit par la suite au Beau-Marais sur les chantiers de l’association des Castors du Calaisis et des Pâtes à Papier où il fut reçu par le directeur de l’usine. À 17 h, une séance de travail à l’Hôtel de Ville avec la participation de la Chambre de Commerce, des Associations des sinistrés et des entrepreneurs de travaux publics fut organisée. À 18 h M. Lehaire regagnait la gare centrale où l’attendait son train.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

09 mars 1765

La ville décida que les lettres de « citoyen de la ville » seraient envoyées à de Belloy dans une boite en or, ornée des armes calaisiennes, avec une devise convenable et que son portrait serait placé dans la salle de l’hôtel de ville. La devise, conçue en latin faisait allusion aux divers prix que de Belloy, auteur du « Siège de Calais » avait reçus dans les Académies.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

09 mars 1789

Naissance à Calais de Kellin, qui devait devenir un peintre aquarelliste distingué. Son père était cordonnier à Calais-Nord, rue de l’Amiral Courbet, alors rue Neuve. Le jeune Kellin suivi les cours de l’Académie de dessin de Calais, et fut envoyé fort jeune, en Angleterre, il revint terminer ses études en France. De 1803 à 1806, il fut employé dans deux administrations de la Grande Armée, à Calais, en Allemagne, puis à Strasbourg. Nommé en 1824, secrétaire de l’ambassadeur de Naples à Paris, il s’occupait déjà de peinture, qu’il aimait avec passion. À la mort de l’ambassadeur, il se livra tout entier à son art de prédilection. Admis en  1837, aux expositions d’Orléans, de Dijon et du Havre, il vendit ses aquarelles , déjà fort recherchées, aux Sociétés des « Amis des Arts » de ces trois villes et soutint sa réputation à toutes les expositions qui eurent lieu à Boulogne, de 1837 à 1858. Il exposa plusieurs fois à Paris et, en 1841 et 1842, le roi Louis-Philippe fit plusieurs acquisitions de ses œuvres et lui en commanda d’autres, dont l’une figure sur le plateau d’un magnifique service que le roi envoya à la reine d’Angleterre, en souvenir de son voyage à Eu. Recommandé à cette même époque, à la reine des Belges, cette princesse daigna l’appeler à Bruxelles et sur la vue de ses albums, lui fit plusieurs commandes et à l’exposition de Bruxelles de 1842, elle fit l’acquisition de deux de ses ouvrages. En 1845, Kellin exécuta pour le prince Louis-Napoléon Bonaparte divers dessins, représentant de très anciens et curieux canons trouvés à diverses époques et déposés au musée de Boulogne. D’un caractère gai, affable, se plaisant pourtant dans la solitude, Kellin préférait aux réunions bruyantes, les plaisirs tranquilles du coin du feu en famille. Il fut cruellement éprouvé dans ses affections et perdit successivement ses trois enfants. Dans ses derniers jours, il s’était retiré à Samer, où il vivait dans la solitude et le repos et se livrait à son goût excessif  pour la peinture et le dessin. Kellin mourut au mois de mai 1858, il était âgé de 69 ans.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

09 mars 1837

De Lisbonne, le brick français « Saint-Jean », capitaine Pierre Thomas, jaugeant 62 tx 2/94, monté par un équipage de cinq hommes, appareille pour se rendre à Dunkerque avec une cargaison de barriques de vin. Il se retrouve devant Calais avec de violents coups de vent d’Est l’empêchant de gagner son port de destination. La mer baissant, il doit gagner le large ; le navire fatigue ; le capitaine décide d’entrer au port de Calais. À l’entrée, le brick reçoit un violent coup de mer sur le devant qui le met hors d’état d’obéir au gouvernail. Le voilier abat et tombe sous le vent. L’ancre de bâbord est mouillée pour éviter de tomber davantage et le bateau s’échoue contre le fort Rouge. Les autorités maritimes viennent à bord pour prendre la gestion du chargement et du navire, qui sera renfloué ultérieurement après débarquement de sa cargaison.  

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

09 mars 1842

Chateaubriand sollicité par la Société d’Agriculture de Calais pour contribuer à l’érection d’une statue d’Eustache de St-Pierre adresse la lettre suivante : « Messieurs, j’ai lu avec un vif intérêt la dissertation sur le dévouement d’Eustache de St-Pierre ; je ne puis que féliciter la savante et patriotique érudition de l’auteur. Je serais on ne peut plus flatté, messieurs, de voir mon nom sur la liste des membres honoraires de votre utile société ; mais j’ai renoncé à tout : je n’existe encore un moment que pour aller à Dieu ».

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

09 mars 1852

On fait la vente mobilière de M. Antoine Bénard, ancien maire de Calais. Beaucoup d’objets mobiliers se rapportant à des souvenirs, à des événements, passés sous son administration, sont vendus à des prix élevés.

( côte 317, médiathèque de Calais )

09 mars 1871

À 23 h 30 arrivent de la Belgique 840 prisonniers français par train spécial. Il y avait de tout dans ce nombre, turcos, artilleurs, dragons, lignards, chasseurs, et tous avaient des costumes disparates à faire croire qu'on était à la mi-carême. Au lieude les loger dans les casernes, où il y avait am­plement les objets de couchage nécessaires, comme la place n'avait pas été prévenue, ce fut l'administration qui eut la charge de les loger chez les habitants. Aussi, pendant assez longtemps toute la ville et le Courgain retentirent de coups de marteau et de drelin-ding, car à cette heure-là les habitants étaient tous couchés.

Et c'était presque tous les jours la même chose. À chaque bateau, on voyait arriver soit des voya­geurs français pour Paris, rentrant dans leurs foyers, soit des Anglais allant visiter les lieux bouleversés par les Prussiens.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

09 mars 1871

Depuis plus d’un mois, les portes de la ville de Calais étaient fermées dès le soir et toutes sortes de précautions, palissades formidables, mot d’ordre, patrouilles, surveillance des ponts-levis, étaient prises pour empêcher les Prussiens d’envahir la ville. On parlait même d’inonder tout le pays à deux lieues à la ronde. Mais ce jour, les portes de Calais restent ouvertes toute la nuit au grand contentement des habitants des deux villes, Haute et Basse.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

09 mars 1879

M. Thomsett paie à la douane 19 900 francs pour l'entrée de huit voitures de tramways. L'inauguration des Tramways eut lieu, le lundi 24 mars, devant le Sous-Préfet et les Maires des deux villes.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

09 mars 1908

Échouement de la drague « Courgain », bâtiment construit en 1886, dans le port de Calais suite à une violente tempête. Les différentes opérations de renflouement se soldèrent par des échecs successifs gênant les manœuvres portuaires des paquebots. C’est le 22 mai que l’épave sera enlevée et conduite sur le gril de carénage pour colmater les brèches fatales.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

09 mars 1928

Le bateau de pêche calaisien n°130, patron Agneray, remonte une mine dans ses filets et regagne Calais. Durant son transport dans l’eau, la mine passe à travers le filet et retombe au fond en arrivant en vue des jetées. Il est impossible de la retrouver.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

09 mars 1944

« Douzième train pour Clamecy avec 516 évacués dont 300 Calaisiens, les autres étant de Coquelles (61), Sangatte (90), Coulogne (50), Escalles (10) et Peuplingues (5). »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

09 mars 1946

M. Gaston Berthe, qui sera maire de Calais, reçoit du Bureau des recherches sur l’aide apportée aux évadés alliés, une lettre de félicitations, lui disant qu’il avait bien mérité de la cause des alliés pour avoir aidé plusieurs aviateurs et soldats à ne pas tomber entre les mains de l’ennemi.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

09 mars 1947

M Tillon, ministre de la Reconstruction arrive à Calais où il est accueilli par le maire, M. Défachelles, ainsi qu’une délégation de responsables en charge des chantiers de la reconstruction de la ville. Le cortège officiel se dirige vers la cité du Fort Nieulay pour visiter les « U.K.100 ». Après une visite dans les différents quartiers où se situent des logements préfabriqués, les personnalités se rendent à la Mairie pour une rencontre en vue de faire le point sur les dossiers. M. Gondolo, architecte, apporte les explications concernant les modifications intervenues dans le plan d’urbanisme parmi lesquelles il est prévu que la place d’Armes donnera sur la rue Royale située entre la Tour du Guet et le Beffroi reconstruit. L’avenir, pour des raisons financières, donnera malheureusement une autre fin au Beffroi. Après avoir entendu l’exposé, M. Tillon, propose de recevoir sous quinze jours au ministère, Mr Millien, représentant les sinistrés calaisiens, pour connaître les observations sur le plan présenté. Dans son discours de conclusion, le Ministre de la Reconstruction promet de reloger pour la fin de l’année, tous les sinistrés !

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

09 mars 1948

Une Calaisienne, Mme Graux-Flavigny remit à l’État, le testament du Roi-Soleil, une pièce d’un intérêt historique incalculable. Ce testament avait été retrouvé par son mari, éminent bibliophile disparu dans le sinistre camp de concentration allemand de Dachau, pendant la guerre 1939-1945.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

10 mars 1551

On donne ordre d’augmenter les fortifications de Calais. On construit une chaussée de huit pieds de haut sur six de large pour contenir les eaux et en former une mare ou lac de trente sept  milles de longueur.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

10 mars 1701

Pour la première fois, on autorise François Montmignon à ouvrir une école publique de langue anglaise à l’usage des Calaisiens, pour cent livres par an.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 mars 1763

Naissance à Calais de Jacques Antoine Eustache Bénard. Il fut longtemps membre du tribunal de commerce et adjoint au maire. Dévoué aux Bourbons, il fut maire de Calais depuis 1815 jusqu’à la Révolution de 1830.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

10 mars 1834

Arrivée dans le port de 84 soldats de Don Pedro, par le sloop anglais Le Neptune. Excepté quelques Allemands ou Polonais, tous sont Français. À voir ces mal­heureux, on aurait cru qu'ils sortaient des mains des Cosaques de 1812. Sans bas, sans souliers, nu-tête, couverts de haillons, rongés de vermines, noircis par le soleil, les cheveux en désordre, voilà la position où  se trouvaient  ces  pauvres gens quand, après avoir été  mis à terre, ils furent conduits à la maison d'arrêt qui devait leur servir d'asile (1).

(1) En mars I832 don Pedro, chassé du Brésil, chercha à s'emparer du Portugal. Il put réunir quelques centaines d'hommes à Belle-Isle-en-mer et s’embarqua avec eux pour descendre à Terceire, port du Portugal, où il s'empressa de former un conseil de régence. Pendant ce temps, des marchands d'hommes enrôlaient à Paris des jeunes gens en leur promettant 18 mois de solde, à titre de gratification. Ce ne fut qu'une longue échauffourée qui finit, après bien des misères, par le renvoi en France d'un certain nombre de volontaires.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

10 mars 1863

À l'occasion du mariage du prince de Galles avec la princesse Alexandra, fille aînée du roi de Danemark, le port de Calais voit passer bien des personnages titrés :  le duc de Saxe-Cobourg-Gotha, la duchesse de Brabant, le comte de Flandre, le prince de Hesse, le prince Frédéric-Guillaume de Prusse, le duc de Holstein, etc., etc.

Tous les Anglais de Calais et de Saint-Pierre arborèrent le drapeau national. À Douvres, on alluma, le soir, un énorme feu de joie sur la falaise du Château, du côté de Calais : il se composait de 500 fagots et 500 barils de goudron, il avait trente pieds de base et trente-cinq de haut.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

10 mars 1885

Première séance du nouveau conseil municipal à l’hôtel de ville de Calais, place d’Armes faisant suite à la réunification de Calais  et de la commune voisine, St-Pierre les Calais. Mr Ravisse, président de la délégation spéciale installa les conseillers dans leurs fonctions et procéda à l’élection du Maire. M. Paul Van Grutten fut élu au fauteuil  magistral avec 31 voix sur 32.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

10 mars 1910

Mise en vente du premier numéro du journal « La Tribune du Littoral », destiné à défendre la candidature de M. Léon Vincent aux élections législatives.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 mars 1792

On trouve à St-Pierre une affiche suivante : « Avis à la Nation. L’aristocrate Legreve, dit Guéritou ( c’était un médecin de Calais ) s’est transporté hier à sept heures du matin à l’infernale couvent de l’aristocratie de l’hôpital pour communier par le bas valet du ci-devant évêque de Boulogne ainsi que sa femme. Je vous avertis citoyens qu’il se forme à l’infernale couvent un club d’état de parodie aristocrate présidé par le bas valet de l’hôpital ; nous avertissons la municipalité d’y prêter ses soins ou sinon ….. ».

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

11 mars 1851

On réparait le pont-levis de la Porte Richelieu à l’entrée de Calais, et le public était fort incommodé par la nécessité de faire le long détour de la citadelle. Un industriel imagine d’établir une passerelle, réclamant un sou à chaque passant. Mais les ouvriers tullistes qui passent 5 ou 6 fois par jour trouvent que cela revient cher. On proteste ; on bouscule le péager. Cependant la justice intervient et consacre le droit de l’industriel. Mais survient aussi le colonel de place qui fait établir de suite une autre passerelle par les soins du génie militaire. Et de sorte qu’au lieu d’une où il fallait payer, on en eut deux où l’on passa gratis.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

11 mars 1853

Arrêté  de  M. Leblond, maire de  St-Pierre, réglementant  les prix des tueries au nouvel abattoir de St-Pierre construit en 1852 et considérablement augmenté en 1860 et 1876.  L’abattoir de Calais date de 1824.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

11 mars 1871

M. J. Clausen, vice-consul de Suède et de  Norvège au Havre, vient d'être nommé consul à la résidence de Calais, en remplacement de  M. Henri Dupont, décédé. C'était la première fois qu'un Norvégien fut appelé àces fonctions importantes, qui jusqu'alors avaient été remplies par des Français. (1)

(1) M. Clausen eut pour successeur M. Pecquet. Aujourd'hui c'est M. Hans Apeness, futur maire de Calais, Norvégien, mais qui a obtenu ses lettres de naturalisation.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

11 mars 1934

Le maire, Léon Vincent, ayant démissionné le 27 janvier, le Conseil municipal se réunit pour élire le nouveau maire pour finir le mandat électoral. Le choix se porte sur Jules Lefebvre par 23 voix sur 36. En 1935 lors des nouvelles élections, la montée en puissance du Front Populaire ne lui permettra pas de conserver son fauteuil majoral mais, par la suite en 1949, il reviendra aux affaires municipales, et sera choisi en 1959 par Jacques Vendroux comme adjoint aux travaux. En 1969, il sera désigné  premier adjoint lors la magistrature de Charles Beaugrand.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 mars 1943

Le premier « Grand Site » classé de France est choisi par le ministre de l’Environnement : il s’agit des caps Blanc-Nez et Gris-Nez.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

11 mars 1980

« Les jeunes gens nés en 1920, 1921 et 1922 sont astreints au S.T.O. (Service du travail obligatoire) et après deux visites médicales sont déclarés aptes dans la proportion de 7/8. Chacun reçoit 1 000 francs pour les achats de départ, costume de toile bleue et chaussure. Le premier départ à lieu le 11 mars à 7 heures, direction : Halle, près de Leipzig »

( Robert Chaussois – Les années sombres )

12 mars 1700

Le capitaine Keene, Irlandais de nation, s'armait souvent à Calais pour combattre les navires anglais. À la date de ce jour, il est poursuivi par deux cutters anglais qui lui coupent la route et l'obligent à s’échouer sur la côte anglaise. Tout l'équipage fut pris sauf le capitaine Keene qui, trouvant le lendemain un canot, le mit à l'eau, et s'embarqua seul, tendant de rentrer en France. Le canot fit capot à mi-chenal, ainsi périt cet infortuné. ( Pigault de l’Espinoy ).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

12 mars 1792

Un décret supprime les cures de Coquelles réunie à Peuplingues, de Nielles réunie à Frethun et de Hâmes réunie à Boucres. ( Note de Pigault de l’Epinoy )

( côte 317, médiathèque de Calais )

12 mars 1837

Inauguration du musée de Calais. Il se situait dans un local de l’École Primaire Supérieure, près de l’église Notre-Dame. Pour meubler le musée, on fit appel à la générosité publique, pas en vain d’ailleurs, toutes les familles aisées de la ville se firent un devoir d’offrir quelque chose. C’est ainsi qu’en 1864, les enfants de M. Legros-Devot, ancien maire de Calais, remirent une aquarelle de Francia qui représentait un des faits marquants de la vie Calaisienne : le banquet des gardes nationales sur la Place d’Armes en août 1836, œuvre d’une grande valeur pour notre histoire locale. Hélas, cette aquarelle disparut lors de l’incendie du musée en 1940.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

12 mars 1837

Au moment de trouver refuge au port de Calais, le dogre français « Louise » du port de Lorient, capitaine Joseph Michel, jaugeant 65 tx 2/94, monté par un équipage de cinq hommes, avec une cargaison de fonte et fer à destination de Dunkerque, se doit de faire demi-tour par manque d’eau dans le chenal. Il vire de bord et louvoie durant la nuit devant Calais mais il est assailli par un mauvais temps d’O-NO. S’étant rapproché de la terre, il distingue le feu de la jetée, c’est alors que le navire touche et talonne. Malgré toutes les opérations prises en vue de se renflouer grâce aux ancres mouillées, le dogre reste échoué dans le chenal après avoir déjaugé d’un pied. Conjointement avec l’administration de la Marine, le capitaine prend les mesures nécessaires pur opérer le déchargement de cette lourde cargaison de fonte et de fer. Le voilier fatigue et commence à faire beaucoup d’eau. Après avoir réussi à décharger le lest de fonte, le bâtiment peut être renfloué et rentré à quai grâce à des canots d’aide.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

12 mars 1876

Ouragan qui fit tant de dégâts dans toute la région. Le vent, des plus violents, soufflait d'Ouest avec rage, puis au Nord-Ouest et la bourrasque se transforma en tempête. Le steamer Princess Maude, de la station de Boulogne-Folkestone dut se réfugier à Calais ; et la France,capitaine Jutelet, dut, à mi-route, retourner en arrière. Le baromètre était descendu à 718. Quai de la Colonne, une guérite de douanier fut renversée. La quille d'un pêcheur du chantier Wacogne fut culbutée par­ dessus la barrière de clôture. À Saint-Pierre, la toiture du magasin Pope et Pearson fut enlevée, plusieurs maisons en construction se sont écroulées. Le chapiteau et les quatre ailes du moulin de St-Inglevert furent emportées ; celui de Leubringhem complètement rasé.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

13 mars 1761

Les lettres patentes pour le franc marché de bestiaux à la Basse-Ville de Calais sont enregistrées au Parlement.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

13 mars 1830

Les journaux du temps citent la nomination de M. Mauricheau-Beaupré, chirurgien de l'hôpital militaire de Calais, au poste de chirurgien en chef de l'armée expéditionnaire d'Alger.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

13 mars 1918

Un éclat d’obus ayant endommagé la jambe de la statue d’Eustache de St-Pierre du groupe des Six Bourgeois, la municipalité fait déménager l’œuvre de Rodin dans les caves de l’hôtel de ville. Ils resteront dans leur abris jusqu’au mois de novembre 1919, date à laquelle on les exposa quelques jours devant le musée, place d’Armes, avant de les transférer de nouveau sur leur piédestal, place Richelieu.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — )  

13 mars 1929

Pour éviter le phare, le pilote d’un petit avion, fait un virage serré qui lui fait perdre de la vitesse et s’écrase rue de Thermes en prenant feu après avoir touché l’immeuble à l’enseigne « Corner House ». Les deux aviateurs blessés sont sortis des débris de l’avion par les gens accourus immédiatement,  tandis que les pompiers enlèvent les restes de l’avion neuf dont il venait d’être pris livraison à Londres.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

13 mars 1941

Vers 2 h de l’après midi, l’aviation anglaise bombarde le terrain d’aviation de Marck et cinq ouvriers calaisiens travaillant pour les Allemands sont tués et plusieurs blessés. La viande, au marché normal s’entend, devient de plus en plus rare : après une semaine de 55 gr, la semaine du 17 au 23 mars ne verra aucune distribution. Faute de mieux, on mange du poisson. Le prix de la vie monte toujours et les légumes devenus rares eux aussi, atteignent des prix astronomiques.

(Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier  - Calais à l’heure Allemande par G. Dauchard )

14 mars 1854

Les travaux de construction du couvent du Sacré-Cœur sont commencés. On sait que le terrain acheté pour l’établissement de cette communauté est situé à St-Pierre, près de la rivière Neuve. Il comprend l’ancienne guinguette du Vauxhall et une pièce de terre, qui tient à la route impériale et qui est connue sous le nom de riez Crèvecœur. On élève aujourd’hui les murs d’enceinte et d’après leur développement, on peut juger de l’étendue et de l’importance de ce nouvel établissement. C’est un projet grandiose et très intéressant.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

14 mars 1856

Fondation du monastère des Franciscaines dans la rue Eustache-St-Pierre, sur l'emplacement de l'ancien hôtel de Bourbon (1).

(1)  C'est la date d'ouverture du monastère, car le décret, qui autorise les Franciscaines du Pas-de-Calais à se réunir en congrégation spéciale avec son siège à Calais, est du 10 avril 1854. Les Franciscaines sont dans nos murs depuis 1807 et desservent depuis lors l'hospice-civil.

Le noviciat, destiné à former des religieuses pour les hospices de vieillards et d'orphelins et pour gardes-malades a été ouvert  le 30 mars 1855 à St-Pierre, dans un local qui devint vite étroit. C'est alors que la Congrégation acquit l'ancien hôtel de Bourbon.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

14 mars 1944

« Treizième train pour Reims avec 590 évacués, soit 350 Calaisiens et 240 Marckois .»

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

14 mars 1965

La liste conduite par M. Jacques Vendroux est élue à la majorité absolue au premier tour de scrutin des municipales. Elle obtient 2 000 voix de plus qu’en 1959, la liste communiste en deuxième position perd 2 400 voix et la liste d’Union Socialiste, troisième, gagne 880 voix.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

14 mars 1969

Suite à la démission de  M. Jacques Vendroux, maire de Calais, le conseil municipal se réunit pour élire un nouveau premier magistrat. M. Charles Beaugrand remporte le suffrage au premier tour par 21 voix sur 36. M. Denimal premier adjoint, ayant réglé les affaires courantes pendant l’intérim, prit acte du vote du conseil comme le désaveu de son action menée depuis 10 ans au sein de la municipalité et adressa le soir même, au sous-préfet, sa démission.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

15 mars 1580

Le roi de France accorde à la ville de Calais deux cents pieds d’arbres, dans la forêt de Crécy et cent cinquante dans celles d’Eu et d’Hardelot,  pour être employés à la réparation du port, conformément au devis qu’en avaient dressé les trésoriers généraux de la province. Choismins, contrôleur général des domaines et impositions de la ville, fut commis pour en faire la coupe et l’emploi.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

15 mars 1647

Louis de Béthune-Charost, gouverneur de Calais, fait défense aux marguilliers des paroisses d’envoyer des soldats en logement chez les anciens cavaliers de sa compagnie de chevau-légers, qui sont à présent demeurant dans les dites paroisses. Il spécifie en outre que ces anciens serviteurs doivent être exonérés de toute taxe de guerre quelconque, et en considération des longs services qu’ils ont rendus au roy. Il y avait à cette époque quantité de soldats en quartier d’hiver dans tous les bourgs et villages du Calaisis.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

15 mars 1767

Le roi Louis XV nomme Pigault de l’Epinoy maire de Calais, à la place de M. de Saint-Martin. Il prêta serment au juge de la justice royale, M. de Cocove.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

15 mars 1832

Le choléra fait son apparition à Calais. Le premier cas constaté  fut un pêcheur nommé Hidoine, qui habitait une cave de la rue du Courgain. Il succomba après douze heures de maladie. Jusqu'à la fin de l'épidémie, en  août, il mourut  80 personnes à Calais : il y avait eu 174 cas.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

15 mars 1881

Arrivée à Calais du brick la Néréide, cap.  Faillant, venant de Londres, avec 253 caisses de fusils pour le compte du gou­vernement.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

15 mars 1881

Le maire de Calais, Darnel, prévient les familles intéressées que les travaux de nivellement de l’ancien cimetière, dont l’arrêté municipal du 3 mai 1880 avait d’abord décidé l’exécution pour le 1er septembre 1880, commenceront irrévocablement le 15 avril. Il invite en conséquence à faire procéder sans retard à l’enlèvement des croix et monuments qu’elles ont fait ériger dans ce cimetière. À l’expiration du dernier délai fixé, l’administration municipale fera enlever d’office, et sans nouvel avis, toutes les constructions et signes funéraires non réclamés.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

15 mars 1906

Les chapeaux féminins étant devenus si grands et volumineux, qu’ils gênaient la vision du spectacle pour les personnes placées derrière les dames, des différends éclataient régulièrement parmi l’assistance. Pour ramener le calme, le maire de Calais, Edmond Basset prend un arrêté selon lequel « Les dames qui assistent aux représentations théâtrales sont tenues d’y assister nu-tête aux places ci après : fauteuils d’orchestres et de balcon, stalles de parquet et de parterre. »

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

15 mars 1920

L’administration municipale reçoit une note officielle l’informant que la base militaire belge de Calais était complètement supprimée. Les premières troupes belges arrivèrent à Calais en octobre 1914 et repartirent quatre ans plus tard le 29 novembre 1918.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — )  

15 mars 1971

La liste de la gauche unie remporte les élections municipales au premier tour de scrutin avec 50.36% des voix, la liste de droite emmenée par le maire sortant, Charles Beaugrand obtient 32.11 % et celle des réformateurs recueille 17.53 % des suffrages exprimés. Battue par Jacques Vendroux douze ans auparavant, la Gauche avait dû laisser la mairie aux Gaullistes. Le dimanche suivant, Jean-Jacques Barthe fut élu au fauteuil majoral. Ce n’est que lors des élections de 2008 que  la droite  retrouvera  la gestion municipale.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

16 mars 1533

Mort de John Bourchier, Lord Berners, qui fut deputy de Calais pour Henry VIII. Il fut enterré dans le chœur de Notre-Dame.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

16 mars 1825

Décès de M. Jean-Noël Debette, maire de Saint-Pierre-les-Calais. Louis-Etienne-Noêl assure l’intérim du poste de maire.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

16 mars 1831

Nomination par arrêté préfectoral de M. Antoine-François Spiegel comme maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

16 mars 1848

Le gouvernement provisoire nomme comme maire de Calais, M. Le Beau ; 1er adjoint, M. Lengaigne ; 2me adjoint M. Vogue.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

16 mars 1856

Naissance du prince impérial. On sait qu'à cette occasion l'Empereur et l'Impératrice avaient décidé d'être parrain et marraine des enfants légitimes nés en France ce jour-là. À Calais, il n'y eut qu'une fille, née de pauvres saltimbanques, prés la porte Richelieu, dans la voiture de ces nomades. À St-Pierre, il est né un garçon le 16 mars, Léopold-Hyacinthe Gangloff.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

16 mars 1900

Le conseil municipal, sous le majorat d’Alfred Delcluze, vote une subvention spéciale de 5 000 francs pour les frais d’emménagement d’un local, loué dans les annexes de l’Hippodrome rue de la Pomme d’or, destiné à abriter la première Bourse du Travail. La gestion de la bourse est assurée par une commission administrative composée d’un délégué de chaque syndicat. Les congrès et meeting  se tiennent dans la grande salle de l’Hippodrome mise à la disposition des organisations syndicales, les dimanches de 9 à 13 heures. Après la destruction en 1918 du « Lavoir » de la place Crèvecœur, la première pierre d’un nouveau bâtiment, fut posée le 17 avril 1938, à l’occasion du cinquantenaire de l’Union Française des Ouvriers Tullistes.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

16 mars 1918

Les bustes du cardinal de Richelieu et du duc de Guise sont enlevés des colonnes qui se trouvaient encore devant le musée de la place d’Armes de l’avant guerre (1939-1945)

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

16 mars 1946

L’autorisation d’accéder aux bassins du port et à la plage est de nouveau possible. Nombre de Calaisiens purent découvrir, après 6 ans d’interdiction de circuler dans cette zone hautement stratégique, l’ampleur des dégâts avec notamment la destruction du casino, lieu de réjouissance dominicale. Cependant la municipalité recommandait à ses concitoyens de ne pas s’aventurer sur le chemin de ronde du Fort Risban et dans les blockhaus des alentours où des engins de morts non explosés pouvaient être encore actifs. Seuls les abords de la Gare Maritime et les hangars Paul Devot, utilisés par l’armée britannique, demeuraient interdits.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 mars 1825

Ordonnance du roi, qui autorise la ville de Calais à acquérir du sieur Léon Dessin, pour 25 000 francs, une maison avec dépendance, située rue du Port, pour y transférer la prison. Les travaux d'aménagement furent terminés en 1827 et les détenus furent amenés dans ces nouveaux bâtiments le 9 octobre de la même année. Puis on démolit la prison de la rue de Guise, et l'année suivante, sur son emplacement, on éleva le palais de justice du canton nord-ouest.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 mars 1844

Le smack belge « Joahnna Coornelia », jaugeant 66 tx, capitaine Henry Seewen, monté par quatre hommes d’équipage, a pris un chargement d’écorce de chêne à Ostende à destination de Londres. Durant sa traversée, il rencontre un mauvais temps de N-NO qui lui occasionne des avaries de voilure et le rejette vers la côte française. Vers 21 h, le capitaine prend connaissance du feu de Dunkerque. Le navire reçoit plusieurs violents coups de mer qui lui déchirent une partie de ses voiles. Le smack dérive de plus en plus vers la côte. Décision est prise de chercher refuge au port de Calais. Au moment d’en attaquer l’entrée, un violent coup de mer brise la barre de gouvernail et un second coup de mer le jette contre l’estacade de la jetée Ouest avec une telle impétuosité que le choc casse une partie de son bordage de tribord, le bec de son ancre, et les dérives de tribord. Deux embarcations montées chacune par six hommes se présentent et offrent leurs services, lesquels sont acceptés. Deux grelins sont dirigés à terre où quantité de haleurs tirent et maintiennent le navire pour le rentrer à l’abri du port. Le bâtiment a subi de gros dégâts mais sa cargaison est sauve, les pompes ayant été maintenues franches.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

17 mars 1861

Mort de  Pierre-Marie Debacq, le La Fontaine calaisien, à l'âge de 82 ans 5 mois. Notre vieux poète-fripier, à la muse si gaie, avait l'esprit un peu voltairien, comme le rire, la pensée parfois même un peu crûment rabelaisienne dans son expression, mais plus souvent naïve et spirituelle. En 1828 et en 1860, il fit paraître, grâce  au concours financier de ses nombreux  amis, deux volumes de ses œuvres : ils sont aujourd'hui très recherchés. Sous sa plume, l'épigramme mordait, elle ne déchirait pas. Pour un rien, il faisait en vers une boutade contre un médecin, un avocat, un notaire; dans la per­fection il tournait un conte drolatique ou un peu croustilleux. Les anciens journaux de Calais sont pleins de ses bluettes, de charades ou d'énigmes, qu'il portait lui-même aux compositeurs de l'im­primerie, leur lisant les vers et riant d'eux quand ils ne trouvaient pas de suite la solution. (1). Ses œuvres sont disponibles à la médiathèque de Calais.

(1) Depuis l'apparition du Journal de Calais, Debacq en a été le collaborateur presque sans interruption ; les rela­tions ont été fréquentes, toujours agréables. Avec son caractère aimable, fini, insoucieux du présent, Debacq ne pouvait apporter qu'un commerce sûr.

Né de parents pauvres, il ne reçut d'autre éduca­tion que celle que les enfants du peuple recevaient aux écoles chrétiennes, bien moins avancées alors qu'elles le sont aujourd'hui ; c'est-à-dire qu'il y apprit à lire, à écrire et ses quatre règles, rien de plus, et si plus tard il sut l'orthographe et la poésie, c'est qu'il apprit l'une seul et trouva l'autre : Dieu la lui avait donnée en naissant.

On a comparé Debacq à La Fontaine: il y a du vrai dans ce rapprochement; on aurait pû ajouter qu'il y avait aussi en lui du Boileau, qu'il aimait à citer. Debacq avait dans son talent poétique du naturel, du satirique, de la malice grivoise, et parfois il tournait au conte. Il avait l'esprit gau­lois, rieur, un peu sceptique et visant au mot pour rire. Un des sujets qu'il affectionnait était l'infortune maritale ; il ne cessait pas. Un ami lui en faisait l'observation et le reproche et lui demandait comment il pouvait se traîner ainsi sur le même chapitre : « Ah! mon ami, reprit Debacq en riant, la matière est inépuisable ! » 

Journal de Calais, 20 mars 1801.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

17 mars 1874

Un premier groupe de trois sœurs religieuses de l’ordre des Petites Sœurs des Pauvres, envoyées par la maison mère, arrivent à Calais et s’installent dans un premier temps dans un appartement de la rue St-Nicolas. Par la suite la congrégation fit construite un immeuble quai de l’Yser.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

17 mars 1888

L’impératrice Elisabeth d’Autriche (Sissi), accompagnée de sa fille, l’archiduchesse Marie Valérie, et d’une suite de vingt personnes, arrive au matin à Calais par le train. Elle est ensuite conduite au paquebot par M. Vendroux, consul d’Autriche en notre ville.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

17 mars 1915

Le deuxième bombardement Calais par un zeppelin dans la nuit. Trente-neuf bombes furent lâchées sur le quartier du Fort-Nieulay, la Gare Centrale, près de l'église Notre-Dame et sur le port. Une vieille dame de la rue de Guise en mourut de frayeur.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier.  — Calais pendant la guerre 1914-1918 de Chatelle et Tison — )  

17 mars 1944

« Quatorzième train pour Épernay avec 602 évacués, soit 350 Calaisiens et 252 habitants des communes environnantes. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

18 mars 1556

Philippe II, 29 ans, nouveau roi d’Espagne, embarque pour Douvres afin de rencontrer son épouse, la reine Marie Tudor, et la convaincre d’entrer en guerre contre la France. Cette initiative aura une conséquence inattendue : la reprise de Calais par les Français moins de deux ans plus tard.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

18 mars 1563

Édit de pacification daté d’Amboise ; c’était une ordonnance royale qui donnait une sorte de satisfaction aux huguenots et qui leur permettait officiellement l’exercice de leur religion. Il y en avait alors un assez grand nombre dans le Calaisis. À Calais même, il ne faisait pas bon pour eux à cause du fanatisme du gouverneur Gourdan. Celui-ci, en effet supposa une conspiration qui devait livrer la ville aux Anglais et, pour conjurer ce péril imaginaire et prétexté, il fit saisir une trentaine des principaux personnages huguenots de Calais et les fit, dans la nuit, accrocher par le cou aux fenêtres de l’Hôtel de ville.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

18 mars 1725

Sous ce titre « Scandale à l’église Notre-Dame », nous trouvons dans l’Année Boulonnaise de Desseille, la note suivante : « L’évêque Marion poursuivait partout l’hydre du jansénisme. Il avait envoyé des capucins pour prêcher contre ses adeptes. Celui qui vint à Guînes alla jusqu’à dire en  parlant de Pierre de Langle que les mariages contractés par des prêtres ordonnés par cet évêque étaient nuls – « Vous en avez menti ! » cria rudement et hautement le curé de la paroisse, Barthélémy Battut qui aussitôt, se mit à entonner les vêpres et força aussi le capucin à descendre de la chaire. Ce scandale fit grand bruit.

( côte 317, médiathèque de Calais )

18 mars 1817

Le grand-duc Nicolas, frère de l'empereur de Russie, s'embarque à Calais. C’est le futur tsar Nicolas 1er ( 1825-1855).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

18 mars 1856

L’État cède à la ville de Calais, pour un montant de 112 067 francs, les terrains sur lesquels se trouvaient les remparts appelés plus couramment « Front Sud » pour aménager un jardin public qui prit le nom de « jardin Richelieu » par une décision municipale du 09 octobre 1885.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 mars 1859

Le Conseil municipal de Calais présidé par M. Edmond Mayer, réuni aux  plus hauts imposés, repousse l'annexion du hameau des Baraques à la ville de Calais par 20 voix contre 14. (1)

Autrefois le territoire de Sangatte s'étendait proche la ville y compris le fort Risban, ce qui faisait que les actes d'état-civil de la garnison s'inscrivaient à Sangatte.

(1) À cette époque il y avait 60 maisons aux Baraques et quatre cabarets : aujourd'hui l'on compte 20 estaminets et 250 maisons ; au total : 1380 habitants, tandis qu'il n'y en a que 850 à Sangatte même

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

18 mars 1883

Suite à une méfiance de plus en plus grande de l’opinion anglaise craignant une utilisation possible du tunnel en cas d’invasion de leur pays, les autorités britanniques décident d’arrêter définitivement les travaux de percement du premier tunnel sous la Manche. À cette date la longueur des galeries creusées atteignait 2 026 mètres côté anglais et 1 839 mètres côté français. Par la suite un nouveau projet commencé en 1973 sera lui aussi arrêté par les Anglais le 20 janvier 1975.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

18 mars 1915

Le Zeppelin Z-XII ne pouvant traverser le détroit pour bombarder les docks de la Tamise pour cause de brouillard, déverse sa cargaison de bombes sur des cibles stratégiques bien déterminées, gare, caserne, bâtiments portuaires en faisant 8 morts. Bon nombre de personnes se demandèrent comment des objectifs pouvaient être atteints par un épais brouillard alors que le dirigeable se dissimulait au dessus des nuages. À la fin de la guerre des officiers allemands indiquèrent que la solution provenait d’une nacelle, descendue au dessous du plafond nuageux au moyen d’un treuil, qui guidait par téléphone les soldats chargés du bombardement. Parmi les cibles touchées, la chapelle du Sacré-Cœur de l’église Notre Dame, qui est l’ancienne chapelle du Saint-Sépulcre où était enterré Giraud de Mauléon, seigneur de Gourdan, gouverneur de Calais pendant 34 ans. Le toit de la chapelle est éventré et plusieurs vitraux signés Édouard Didron volent en éclats. L’un d’eux d’une valeur de l’époque de 16 000 francs est détruit. L’autre chapelle, celle de la Vierge, est également abîmée. Si  l’édifice a souffert, ce n’est rien en comparaison au bombardement du 26 septembre 1944 qu’il subira, cette fois de la part des Alliés, et qui nécessitera plusieurs dizaines d’années de travaux de réfections.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )  

18 mars 1946

À la suite de la découverte du scandale de l’Entraide française, la population s’oppose à la distribution des stocks, avant un inventaire sérieux et des piquets de surveillance vinrent se fixer à la porte du local de la rue Champailler.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

19 mars 1814

Le maire de Calais lance une nouvelle proclamation à ses concitoyens, par laquelle il invite encore les jeunes gens appelés à faire partie du contingent volontaire de 38 hommes à voler sans retard au secours de la patrie. La commune, jalouse de reconnaître son zèle, leur offre une haute paie d’un franc cinquante centimes par jour, jusqu’à ce que l’ennemi soit chassé du territoire français, mais la haute paie séduit médiocrement nos héros, et le contingent ne se complète pas. Le maire embarrassé assemble le peu et donne lecture des pièces concernant la levée en masse. Il rappelle qu’il a employé tous les moyens, mais sans obtenir de succès : d’ailleurs la plupart des enfants de Calais sont dans la marine ou embarqués sur des corsaires. Le conseil considérant que le contingent de la ville de Dunkerque a été réduit de moitié, réclame la même faveur pour la ville de Calais. À St-Pierre, c’était la même chose.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

19 mars 1849

M. Édouard Mayer est nommé maire de Calais, en remplacement de M. Ernest Le Beau.— C'est de son temps qu'on a repavé la Place (l). En 1814, lors de l'arrivée de Louis XVIII à Calais, il chanta une romance pendant le dîner du roi à l'Hôtel Dessin. —Au 2 décembre  il continua ses fonctions, au cours desquelles il fit l'acquisition de l'ancien Hôtel Dessin, rue Royale, où l'on transféra le Musée, à cette époque rue des Prêtres.

I) Le maître-paveur de ce temps, un sieur Victor Angier, se pendit en juin 1869, dans son domicile, rue des Juifs. C'est à lui qu'est due la rose des vents qui décore le centre de la Place. Sur la pierre du milieu il avait gravé ses initiales V. A. Mais, quoique cette pierre ne gênât pas le public, le Maire fit remplacer le pavé gravé par une pierre plate.

( Ephémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

19 mars 1946

Venant d’Angleterre, le maréchal Montgomery débarque à Calais et monte dans un train spécial pour aller inspecter la zone britannique d’occupation en Allemagne.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

19 mars 1966

En présence de MM. Paul Zerkovitz, sous-préfet de Calais, et de Jacques Vendroux, député-maire, le nouveau local du C.E.A.D.E.C. (comité d’études et d’action pour le développement économique de Calais et sa région), situé 12 avenue Clémenceau, précédemment installé 22, rue Leveux, est inauguré. Cet organisme était présidé alors par M. Xavier Dognin, et son secrétaire général était M. Olivier Le Sourd.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 mars 1583

Arrêté concernant les quêtes dans l’église Notre-Dame de Calais « En amplifiant aux Confrères de la Charité de St-Pierre ce qui cy devant leur a esté accordé, avons ordonné que par chacune feste et dimanche ils pourront cueillir les plateletz dedans et au long de l’église durant toutes les messes, hormis la messe de paroisse, et lorsque le marguillier et autres plateletz ceuilleront ; néanmoins leur est permis après la grande messe célébrée de pouvoir tenir à la porte de ladite église et là recevoir les aulmônes de ceux qui sortiront et auront affection de leur donner »

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

20 mars 1681

Le duc de Charost (Louis-Armand), est nommé gouverneur de la ville de Calais, à la suite de la mort de son père Louis de Béthune, duc de Charost, décédé ce jour à Paris. Ce dernier avait été gouverneur de Calais pendant 44 ans.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

20 mars 1830

On jouait de jolies choses à cette date au théâtre de Calais. Le répertoire du père Fontbonne comprenait : Phèdre et Hippolyte, Jeanne d'Arc, tragédies, Louisou la Réparation, Marie Mignon, vaudevilles, Le Maçon, Les deux petits Savoyards, opéras, Leicester ou le château de Kenilworth, opéra, Le Garde de nuit ou Le Bal masqué . Les Cuisinières, Paris et Londres, vaudevilles, Paul et Virginie, Othello, opéras, Isaure ou l'Enragéedrame, La seconde Année de Mariage, vaudeville de Scribe, La petite Ville, comédie, etc, etc. Qu'est-il resté de tout cela ?

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

20 mars 1833

Parmi les voyageurs débarquant du paquebot en provenance de Douvres, se trouve le Docteur Antommarchi qui avait été désigné par le cardinal Fresch, oncle maternel de Napoléon, pour soigner l’empereur dans son exil à Sainte Hélène. Ce jour-là, les douaniers calaisiens découvrirent à la stupeur générale, dans les bagages du médecin, le masque mortuaire de Napoléon ainsi qu’un moulage de ses mains. Le trophée des douaniers fut versé au Musée historique des armées, esplanade des Invalides à Paris.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 mars 1874

Lors de la marée d’équinoxe, la mer ouvre une brèche dans la digue de Sangatte provoquant une inondation aux Baraques, commune qui deviendra Blériot-Plage par la suite.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 mars 1878

Le Conseil municipal décide de donner à la place Saint-Pierre, le nom de place de la République. Plutôt banal aujourd’hui, ce nom est alors le témoignage d’un engagement politique ; certes proclamée en 1870 et officialisée en 1875, la République a encore un président monarchiste et n’est pas totalement aux mains des républicains.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 mars 1885

Le premier conseil municipal de la nouvelle ville de Calais, prend la décision, après diverses propositions, de réunir tous les services municipaux dans la mairie de l’ancienne commune de St-Pierre. Pour ce faire, des travaux d’agrandissement seront effectués. La construction d’une mairie centrale est décidée sur le  principe et sera mise au concours.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 mars 1918

Destruction du bâtiment en face de l’ancienne mairie de St-Pierre, place Crèvecœur, qui abritait alors le Palais de justice, le Conseil des Prud’hommes, le lavoir et la bibliothèque. C’est à la suite de la loi du 3 février 1851 que l’État proposait de financer le tiers des dépenses à la création d’établissement de bains et lavoirs publics que fut décidée sa construction. Par la suite, le 3 novembre 1862 l’école primaire supérieure prit possession des lieux.  

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 mars 1918

Calais est bombardée pendant deux heures. Une centaine de bombes font 21 tués et 39 blessés. Parmi les victimes on dénombre 20 Chinois décédés et 30 Chinois blessés. Le camp chinois était situé rue Digue Mouron, dans les dunes Debray.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 mars 1925

Le conseil municipal de Calais, rend hommage au chef-pilote Eugène Rivet, en donnant son nom à l’ancienne rue de l’Ancre, au Courgain-Maritime. Né le 12 mai 1863 au Courgain, Eugène Rivet était lors de la catastrophe du « Pluviôse », pilote-sauveteur à la station de Calais. Devant l’incapacité des autorités maritimes à ramener l’épave du sous-marin au port, le vice-amiral Bellue, préfet-maritime, donne son accord le 10 juin 1910 au plan de renflouement du pilote calaisien. Le 11 juin à 2h 45 le convoi franchit les jetées et dépose peu après l’épave devant la colonne Louis XVIII. À l’issue des funérailles, le président de la République, Armand Fallières, distribue des croix de la Légion d’honneur et accorde différentes promotions à l’ensemble des sauveteurs à l’exception des quatre pilotes, sans qui la réussite de l’opération n’eut été possible. Le 4 octobre, après quatre mois de réflexion, les autorités daignent consentir à attribuer un « témoignage de satisfaction » au chef-pilote et des « félicitations » aux trois autres pilotes. Eugène Rivet devant la récompense insignifiante, refusa fièrement, la décision officielle.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

20 mars 1992

Le Calaisien, Thierry Jacob, devient champion du monde de boxe WBC, à Calais, en remportant son combat en douze rounds face au Mexicain, neuf fois champion du monde, Daniel Zaragoza. Devant le décompte des juges (115-112) ; (119-108) ; (118-114) Thierry Jacob est déclaré vainqueur à l’unanimité.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 mars 1696

Séjour de Jacques II à Calais.  Après avoir été roi d'Angleterre, il fut contraint de se réfugier en France et, après diverses tentatives de retour dans sa patrie, il vint à cette époque à Calais, (1) avec la ferme conviction que cette fois il réussirait. Il avait su réunir 16 000 partisans dont 3 000 cavaliers qui se tenaient prêts dans les abords de la ville. Il en fut encore comme les autres fois, tout échoua, et le roi Jacques dut  regagner Saint-Germain,  après un séjour de six ou sept semaines à Calais (2).

(1)  Il mourut en 1701. Son fils Jacques, appelé le Prétendant, mourut à Rome en 1758. — Charles-Édouard, fils de celui-ci, fit en 1745 une invasion en Écosse qui ne réussit pas et mourut en 1788. — Henri-Benoît Stuart, cardinal d'York, mort à Rome en 1807, fut le dernier membre de la famille Stuart.

(2)  Le duc de Berwick, son fils naturel, était allé secrètement en Angleterre pour voir par lui-même ce qu'il y avait de réel dans un parti formé pour le rétablissement du roi Jacques, qui le sollicitait puissamment de passer en  Angleterre  avec ses troupes.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

21 mars 1794

Les réquisitions sont devenues impossibles et intolérables. L’administration de St-Pierre exhale ainsi ses plaintes dans une lettre aux administrations du district. « L’inobservation que vous nous reprochez ne peut donner lieu à des menaces aussi sévères, si souvent répétées et dont l’image de l’exécution serait seule capable de jeter l’épouvante dans le cœur de l’homme le  plus ferme. En effet quel magistrat un peu sensible pourra sans frémir lire les menaces effrayantes que votre administration fait parvenir presque à chaque correspondance à cette municipalité. Sans cesse il y est parlé d’hommes suspects, d’arrestations, de tribunal criminel et même de guillotine. Nous ne craignons pas de vous le dire, ces sortes de menaces ne sont réservées qu’à ceux qui s’acheminent  vers le crime. Mais le crime se cache loin de magistrats vertueux toujours occupés à le surveiller et ceux là, parmi lesquels nous nous comptons, n’opèrent jamais par craintes, mais toujours par devoir. »

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

21 mars 1826

Vers 14 h, le brick « Suzanne », capitaine Guichon, venant de Liverpool, se met à la côte de Calais à cause du brouillard. La mer étant calme, le voilier peut se renflouer seul avec la marée montante.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

21 mars 1835

Décès de M. Antoine-Pierre Mouron, maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

21 mars 1858

M. William Thomsett est nommé vice-consul d'Angleterre à Calais, en rem­placement de M. John Morley, décédé.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

21 mars 1866

La goélette « Louise » de Dunkerque, allant en Espagne, avec un chargement de minerai de zinc, prise dans la tempête, se met à la côte. L’équipage doit se réfugier dans les haubans. À Calais, l’alerte est donnée, et le canot de sauvetage prend la mer au milieu de grandes difficultés. Après bien des péripéties, il arrive à sauver quatre hommes d’équipage. Une seule victime est à déplorer, le second du navire, qui avait voulu, sans attendre les secours, gagner la plage à la nage et qui disparut dans les flots. Une fois de plus, les sauveteurs calaisiens sont à l’honneur ; remarquons à ce propos qu’il n’y avait pas d’équipage homogène pour le canot, mais que les sauveteurs se recrutaient parmi les hommes se trouvant là, ce qui fait que bien souvent, le canot contenait des matelots des bateaux ancrés dans le port, et que de ce fait, pas mal de marins anglais se distinguèrent.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 mars 1869

On adjuge à MM Tourneur, la construction d’un pont tournant sur le canal de St-Omer, à l’extrémité de la rue de Vic. Ce pont était réclamé depuis longtemps car en 1841, une pétition avait été déjà présentée à cet effet. À un certain moment on avait pensé à placer ce pont en suite de la rue des Jardiniers et celle des Communes. Il s’agissait, dans ce projet, de prolonger cette dernière rue en passant sur le terrain où l’on a construit le temple de la rue du Pont-Lottin. Le pont dont il s’agit aujourd’hui porte le nom de Dominique de Vic qui fut gouverneur de Calais sous Henri IV, à cause de la rue de ce nom qui y aboutit.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

21 mars 1918

Dix torpilles tombent sur la gare de triage, entre les Fontinettes et le pont Jourdan, détruisant quinze wagons et ne blessant qu’un employé

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

21 mars 1939

M Albert Lebrun, Président de la République, se rendant en voyage officiel en Angleterre, passe en gare maritime de Calais et prend place à bord du paquebot « Côte d’Azur ». Il est accompagné de M Georges Bonnet, ministre des Affaires Etrangères. Il est salué sur le quai de la gare par le maire de Calais, M Vadez, ainsi que par les différents responsables des corps constitués du département.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

21 mars 1944

« Quinzième train pour Châlons-sur-Marne avec 463 évacués, presque tous de Calais à l’exception de 5 Licquois et 4 Marckois. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

22 mars 1392

Les Français ne cessaient de demander que les murs de Calais fussent démolis, et même que la ville soit rasée. Mais les Anglais n’avaient rien de plus cher que cette ville. Le roi Richard II par lettres-patentes, permit par une exception fort rare, que le mayeur de Calais, partout où il se rendait, se ferait précéder d’un garde portant l’épée nue, la pointe en haut.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

22 mars 1668

Procès-verbal de visite de tous les canaux, rivières, watergangs, aqueducs, ponts, écluses du Calaisis, fait par François Feramus, délégué à cet effet par ordre du roi. Il en résulte que l’entretien en était considéré comme d’intérêt général. L’on voit dans un ancien compte du receveur des domaines du roi à Calais que le curage se faisait aux dépens du roi, et la rivière de Marck, avec son prolongement connu sous le nom de l’Abîme, est relevé dans ce compte.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

22 mars 1787

Un édit royal avait mis la ville de Calais en demeure de racheter le droit de nommer ses magistrats municipaux ; c’était la vente des offices. La ville étant pauvre refusa d’obtempérer, et Pierre Bénard remplit les fonctions de maire, depuis 1772 jusqu’en 1783. Alors M. de Behague acheta la place moyennant une somme de 10 000 livres. Plus tard, la ville se trouva humiliée de cette privation de suffrage, d’autant qu’elle était la seule de la province privée de la faculté d’élire ses officiers municipaux, comme elle le faisait auparavant. La Révolution vint à propos qui mit toutes les villes du royaume sur le même pied, par l’abolition des privilèges. C’est le 10 mars 1785 que Calais commença à revendiquer le droit d’élire son maire ; cent ans plus tard, jour pour jour, un maire était élu pour administrer les deux villes de Calais et de St-Pierre ; c’était l’ancien maire de la basse ville.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

22 mars 1814

Un cutter anglais fait côte à deux lieues dans l’est de Calais. Aussitôt l’équipage du corsaire Le Renard, commandé par le capitaine Tom Souville, la gendarmerie, la douane et les principaux habitants du village de Marck s’étaient rendus sur le lieu de l’échouement. Quelques coups de fusil avaient été échangés. Le capitaine Souville parlemente et persuade  l’équipage anglais composé de 70 hommes, qu’il est suivi d’un détachement du 36e régiment d’infanterie et de deux pièces d’artillerie, et que ce qu’il avait de plus prudent à faire était de se rendre. Les prisonniers anglais sont de suite conduits en ville et le cutter est remorqué dans le port par l’équipage du Renard.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

22 mars 1817

Louis-Philippe, duc d’Orléans, s’embarque à Calais pour se rendre en Angleterre. Il est accompagné de sa famille.

( Annales de Calais par C. Demotier )

22 mars 1835

Ouverture de la Caisse d'Épargne de Calais. Elle avait été créée par ordonnance royale du 9 novembre 1834.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

22 mars 1851

Tempête affreuse dans le détroit : le vapeur belge la Ville d'Ostende, qui fait la traversée habituelle de Douvres, se voit contraint de relâcher à Calais.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

22 mars 1888

MM Aminck frères, entrepreneurs belges, viennent de se rendre adjudicataires de la nouvelle gare de Calais, qui sera édifiée derrière le parc. Les travaux de cette nouvelle gare, si impatiemment attendue, furent menés très activement.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 mars 1946

En présence de nombreuses personnalités, une réunion présidée par M. Vaubourdolle, commissaire régional aux travaux de la Reconstruction se déroule à l’hôtel de ville à 9 heures à l’effet de discuter de manière définitive des emplacements et des programmes de maisons de transition ainsi que des immeubles sans affectation individuelle. Les décisions suivantes furent prises : 1) Construction de 200 logements à Calais-Nord ; 75 logements au Courgain Maritime ( maisons collectives ou semi-collectives) ; 75 autres logements à répartir sur les emplacements derrière l’abattoir, dans les rues Becquerel, Daguerre et Chaptal ( maisons individuelles). Au cours de cette réunion, il fut également évoqué le financement du comblement du canal de Marck dont l’étude se trouvait à un stade avancé.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 mars 1959

Le Conseil municipal, issu des urnes électorales de la semaine précédente, se réunit pour désigner le nouveau maire de Calais. Par 24 voix contre 10, Jacques Vendroux est élu au premier tour au fauteuil majoral.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

22 mars 1966

Le célèbre bronze d’Auguste Rodin « les six bourgeois de Calais » situé devant la mairie, est victime de la « lèpre du bronze ». Les services municipaux procèdent à son enlèvement et le déposent sur une large plate-forme attelée à un camion. Le monument prend la direction des ateliers municipaux, rue de Toul, en se laissant admirer par les passants du boulevard Jacquard et Gambetta. Revêtu d’un vernis protecteur, il apparaît sous une teinte verte uniforme du plus bel effet. Pendant les travaux de réfection, il est procédé à un rehaussement de 40 centimètres du socle par l’adjonction d’une semelle de béton sous le piédestal pour une meilleure mise en valeur. Le 14 avril, le monument est ramené à son emplacement en pleine tempête de neige. Les outrages du temps reprendront et le 8 mars 2001 l’œuvre historique partira en Italie pour une nouvelle restauration.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

23 mars 1856

Un Te Deum est chanté à Notre-Dame en actions de grâces de la naissance du prince Impérial, en présence des autorités civiles et militaires. À l'occasion de cet événement, le Conseil municipal de Calais et la Chambre de commerce de cette ville envoyèrent un courrier à l'Empereur. Il en fut de même de toutes les communes du Calaisis. Calais et St Pierre fêtèrent le baptême du jeune prince le 16 juin suivant.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

23 mars 1895

Brume intense, le brick « Faune », jaugeant 128 tx, construit à Méand en 1865, commandé par Largouet, s’échoue à la côte de Calais, face à la batterie d’expérience. Il se rend de Redon à Dunkerque. Renfloué par un bateau de pêche, il tombe en travers sur la jetée Est d’où il a été impossible de le dégager, la mer étant trop agitée. Il peut être considéré comme perdu car le 25 mars une violente tempête se lève et l’ébranle fortement. Il se couche sur bâbord et une grande partie des fûts d’essence de châtaignier, de sa cargaison, part à la dérive.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

23 mars 1907

Vente du couvent du Sacré-Cœur à la ville de Calais pour la somme de 235 000 francs. Il deviendra plus tard un collège de jeunes filles transformé en lycée sous le nom de Sophie Berthelot.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

23 mars 1941

La B.B.C. déclenche la campagne des V de la victoire et conseille de camoufler les sous en nickel que l’État français fait rentrer pour le compte des Allemands. Ces deux campagnes connaissent des succès différents : tout d’abord pendant huit jours la jeunesse calaisiennes qui ne se promène plus qu’avec une craie en poche, couvre les murs de V de tous formats et les Allemands qui prennent les choses au sérieux annoncent des représailles. Une partie de la population trouve que le jeu ne vaut pas la peine et désapprouve les jeunes patriotes. La campagne de sous en nickels, en revanche, rencontre une adhésion complète des Calaisiens et dans tous les bureaux et ateliers, on collectionne les pièces de un, deux, cinq sous que l’on cache soigneusement.

(Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier  - Calais à l’heure Allemande par G. Dauchard )

23 mars 1944

« Seizième train pour la Mayenne avec 315 enfants d’âge scolaire accompagnés d’instituteurs et institutrices, soit 238 de Calais, 28 de Coulogne, 27 de Marck et 22 de Coquelles. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

24 mars 1849

Le choléra sévit atrocement à Calais depuis le 1er novembre 1848. On compte à cette date 80 personnes atteintes du fléau : sur ce nombre 46 ont succombé, 26 ont été guéries, les autres étaient encore en traitement. Sur les 46 décès, on compte 18 enfants en dessous de 16 ans.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

24 mars 1854

Décès de Quentin Jean Marie Reisenthel, âgé de 75 ans 10 mois, à la suite d’une longue et douloureuse maladie. Il fut l’un de ceux qui, après Waterloo, s’employèrent à redonner son lustre au commerce calaisien. Négociant, ayant gravi depuis 1819 tous les échelons du Tribunal de Commerce jusqu’à en devenir Président, il aura été le premier Président de la Chambre de Commerce de Calais à sa création, dont il restera membre pendant treize ans. Également conseiller municipal, il comptait parmi ceux qui contribuèrent le plus à la transformation du port de Calais sous la monarchie de Juillet. Il avait épousé en 1814 une petite fille de l’hôtelier Meurice. Adossée au mur extérieur sud, sa pierre tombale se dresse toujours au cimetière nord, à droite de l’entrée. Il avait été « Bon père, bon époux, bon citoyen ».

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez )

24 mars 1869

Le Conseil  municipal émet le vœu qu'à l'avenir les agents de police ne soient pas employés au transport à domicile des bulletins de vote à l'occasion d'élections quel­conques. Cette adoption, faite par 10 voix contre 8, n'a eu lieu qu'après une  discussion qui ne dura pas moins d'une heure.

Combien de temps cette décision a-t-elle été respectée ? Est-ce qu'aujourd'hui (1887) encore les ser­gents de ville ne sont pas les humbles serviteurs de la Mairie ? Tous les jours on peut voir ces agents de la sûreté publique transformés en cour­tiers électoraux, en porteurs de contrainte ou en facteurs pour MM. les Conseillers municipaux. Il ferait beau voir que l'un d'eux fasse une obser­vation !....

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

24 mars 1946

Le premier contingent de Polonais rapatriés arrive à 14 heures à bord de « L’Invicta ». Parmi les passagers, 199 soldats démobilisés qui combattirent dans l’armée Anders revenaient en France pour reprendre leur travail dans les mines du Pas-de-Calais. Les autres contingents, comprenant un total de 4 000 rapatriés, se succédèrent  sur six semaines environ, à raison de deux groupes par semaine, l’un le dimanche, l’autre le mercredi.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

24 mars 1960

Une trentaine de journaliste de mode arrivent à Calais pour officialiser le lancement du label «  Dentelles de Calais » mis en place par les fabricants de dentelles.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

25 mars 1814

Naissance à Calais de Pierre Etienne Brepson, qui fut lieutenant au 11ème régiment d’infanterie légère, prit sa retraite et s’établit marchand de bois à St-Pierre. Il fut maire de cette ville pendant plusieurs années.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

25 mars 1816

Le maire de St-Pierre, M Noël Debette, adresse un appel pour former la garde nationale d’élite. « Les braves qui se mettront en uniforme, recevront le ruban de la fidélité et de la fleur de lys. Ils mériteront d’être les gardiens de cette sublime chartre, le palladium du bonheur de notre prospérité, la tranquillité locale. Ils seront les gardiens de la sûreté des personnes et des propriétés. Venez donc de suite à la mairie pour inscrire votre nom avec ceux des bons citoyens. Répondez à l’honneur qui vous est fait, venez mériter la récompense de votre bien. »

( côte 317, médiathèque de Calais )

25 mars 1858

Pose de la première pierre par M. Leblond, maire de St-Pierre, du nouvel hôtel de ville qui sera inauguré le 27 août 1864. À la réunification de Calais et de St-Pierre en 1885, il fut décidé qu’en attendant l’édification d’une nouvelle mairie en face du parc St-Pierre, la nouvelle municipalité resterait dans ces locaux. En 1925, soit 40 ans après l’unification des deux communes, les services municipaux laissèrent la place au Palais de justice : le Tribunal de commerce, le Tribunal d’instance et le conseil des Prud’hommes. Le bâtiment souffrit durant la seconde Guerre mondiale et, en 1958, on y fit pour 35 millions d’anciens francs de travaux de restauration.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

25 mars 1949

Revenu d’exil, le comte de Paris est reçu à l’hôtel de ville par le maire socialiste, André Parmentier. Le maire républicain précise que ce n’est pas le prince de sang qu’il accueille mais le descendant du duc de Guise qui rendit Calais à la France après 211 ans de domination anglaise.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

25 mars 1955

Inauguration du cinéma « Ciné Pax », remplaçant le Familia. Complètement transformé, de nouveaux fauteuils plus spacieux et un nouveau système «  Westree Advanced », le plus perfectionné des équipements sonores d’après guerre, permettent au public calaisien d’apprécier le spectacle cinématographique dans les meilleures conditions. Un parterre et un immense balcon agencé en amphithéâtre offrent une capacité de 1 700 places. Il était situé à l’entrée du boulevard de l’Égalité, près du pont de Saint-Pierre. La façade, œuvre de Debrouwer, l’architecte de l’hôtel de ville, existe toujours.  ( Amis du Vieux Calais – Jean-Pierre Liber )

26 mars 1668

Le sieur de Launay, capitaine  de chevau-légers, se trouvant à l'es­planade pour passer la revue des troupes, furieux probablement de voir les voisins assister aux manœuvres en curieux, les menaça de coups, les traitant « de bougres et coquins.» Les mayeur et échevins reçurent la  déposition en ce sens de nombreux témoins qui attestèrent solen­nellement la chose au grand salon de l'hôtel-de-ville, et procès-verbal fut dressé de l'incident pour être envoyé en double au gouverneur duc de Charost, et à Sa Majesté « aux fins d'y estre pourvue. » Tudieu ! quelle grosse affaire ! et les Calaisiens prenaient vite la mouche à cette époque.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

26 mars 1832

On exposa chez un médecin de la ville un animal remarquable. C’était un petit cochon né à Saint-Pierre, le 23 mars dans la ferme de M Crèvecœur. La peau était dépourvue de poils et écailleuse. Les pattes se terminaient par des griffes retournées l’une sur l’autre et renfermées dans une seule membrane. Il n’avait qu’un œil, au milieu du front et surmonté d’une trompe, offrant tous les caractères de celle de l’éléphant. Ses mâchoires étaient armées de dents très acérées. Il vécut vingt minutes. Il marchait et poussait des cris autres que ceux de son espèce. Le peintre de marine calaisien Francia en fit un dessin qu’il envoya à M le baron Cuvier, grand naturaliste de l’époque.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

26 mars 1879

Les cloches des dépêches appelèrent les habitants sur le perron de l’hôtel de ville, pour leur annoncer que le projet de loi sur la suppression des fortifications était voté par la Chambre des députés. On pavoisa et on donna un concert sur la place. L’enthousiasme se ralentit par la suite, en raison de la neige qui tomba en abondance.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

26 mars 1884

Mort de Paul Devot qui était membre du Comité supérieur du commerce, président de la Société Humaine, et président de la chambre de commerce de Calais. Il fut pendant un certain temps commandant de la garde nationale de Calais.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

27 mars 1756

Le duc de Béthune donne le gouvernement de Calais à son petit fils, le duc de Charost.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

27 mars 1791

On met en location une guinguette qui était propriété communale et connue sous le nom de Bagatelle. Cette guinguette était louée pour un an avec un règlement de police spécial très sévère. Il y était défendu de jouer à la paume et aux quilles. Le locataire devait entretenir les charmilles, les fossés et la barrière. Quand il ne se présentait pas de locataire, c’était le garde-champêtre  qui était chargé de l’entretien. La Bagatelle a été remplacée par le jardin des Trois-Fontaine, chanté par notre poète Debacq.

( côte 317, médiathèque de Calais )

27 mars 1831

L'Industriel Calaisiendit que M. Piérard, chef de bataillon du génie venant de Verdun et nommé à Calais, n'y est resté que trois jours : il est parti pour Mézières et remplacé par M. Valentin. On avançait vite de ce temps-là.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

27 mars 1835

Nomination par ordonnance royale de M. Athanase Delacre comme maire de Saint-Pierre-les-Calais.

( Les maires de Saint-Pierre-les-Calais par B. Brunet collection archives municipales de Calais )

27 mars 1850

La goélette « Aimable Julie », du port de Redon, jaugeant 79 tx 73/100, capitaine Laurent Lecquinenez, montée par un équipage de sept hommes, a quitté Bordeaux à destination de Dunkerque avec un chargement de marchandises diverses. Après un voyage sans problème, la goélette rencontre du mauvais temps de NE passant à l’E-NE en foudre avec un temps affreux de neige et grêle, avec une mer houleuse. Dans l’impossibilité de gagner Dunkerque, il est décidé de rejoindre l’abri de Calais. Le bâtiment est affalé sur la côte entre Gravelines et Calais. Il dépasse Calais et court s’échouer définitivement dans l’Ouest du port, à une encablure du Fort Rouge. Les coups de mer submergent le pont, et les hommes se réfugient dans les haubans. Le canot de sauvetage, malgré les efforts persistants de ses hommes, ne peut gagner le navire. La seconde tentative est enfin couronnée de succès et recueille les hommes d’équipage, complètement épuisés, vers 1 h du matin. Le lendemain, les dispositions sont prises afin de sauvegarder le navire et son chargement.

( Naufrages et Fortunes de mer - Christian Gonsseaume )

27 mars 1875

L'état-major et la musique du 8e de ligne quittent Calais pour St-Omer. À différentes reprises la ville de Calais eut un état-major ; aujourd'hui que son  importance est bien doublée, il est à souhaiter que l'autorité compé­tente nous donne le même avantage.

En 1832, la garnison de Calais lui fut retirée entièrement en faveur d'Avesnes, place moins importante, mais dont le député était probable­ment plus influent et mieux en cour.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

27 mars 1875

Ouverture du nouveau cercle de l’industrie, rue des Soupirants à St-Pierre.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

27 mars 1879

Inauguration et début de la mise en circulation des tramways hippomobiles. Calais devenant la troisième ville de France après Lille en 1874 et Roubaix en 1877 à se doter de ce moyen de locomotion. Quatre lignes seront mise en place. La première Place d’Armes-Fontinettes (2 082 mètres), la deuxième Angle des Quatre-Boulevards-Saint-Pierre-Halte ( 2 089 mètres), la troisième Angle des Quatre Boulevards-rue du 29 Juillet ( 829 mètres) et la quatrième Fontinettes-Place de Guînes ( 9 481 mètres) soit un réseau de près de 15 kilomètres. Le matériel se composait de 17 voitures et d’une écurie de 68 chevaux. Sept  voitures à deux chevaux, avec impériale, pouvant contenir chacune une cinquantaine de voyageurs et dix voitures à un seul cheval, sans impériale, de 28 places. Pour aller de la place Richelieu au pont de Saint-Pierre, il fallait débourser 10 centimes sur l’impériale ( à ciel ouvert) et 15 centimes pour voyager à l’intérieur.  Plus tard l’électrification en 1908 viendra remplacer ces vieilles berlines à traction animale.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

27 mars 1898

Premier match officiel de football à Calais sur la pelouse centrale du vélodrome, là où se trouve aujourd’hui le collège Jean Jaurès. Ce jour là, l’Union Sportive de Calais, qui vient récemment d’être créée, reçoit en retour l’équipe de Saint-Omer, devant un millier de personnes. Devant l’engouement des Calaisiens, d’autres clubs voient le jour, le Sporting-club, le Football-club, le Sport ouvrier calaisien, la Pédale ouvrière, club cycliste qui ouvre une section football. Le 4 janvier 1902 deux clubs, le Sporting et le Football-club, fusionnent pour former une nouvelle équipe sous le nom de Racing-Club. Plus tard, à son tour le Racing joindra ses forces à l’Union pour créer une nouvelle entité qui s’appellera le C.R.U.F.C.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

27 mars 1910

Fin des travaux de construction du Pont du Casino ( que l’on peut situer actuellement sous le parking devant l’immeuble Europa ) qui enjambait le fossé « la Courtine » que le Génie militaire n’avait pas voulu combler pour pouvoir inonder l’arrière pays en cas d’invasion. Devant le développement touristique engendré par la le Casino d’Achille Bresson, il avait été décidé de remplacer la passerelle, datant de 1894, qui ne pouvait supporter le passage des tramways. Les travaux de constructions confiés à l’entreprise Radiguet prévoyaient un ouvrage composé de trois arches de 15 mètres d’ouverture séparées par des piliers en pierres de taille avec des garde-corps en fonte. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le fossé avait disparu, comblé par le sable que les chalets et le casino ne stoppaient plus. Le Conseil municipal décida sa démolition le 23 janvier 1948. Afin de ne pas enfouir 600 tonnes d’acier, à une époque où l’industrie manquait de matières premières, la partie métallique fut vendu 400 000 francs à une société de récupération. Les frais de démontage de la chaussée et des trottoirs, de démontage des fondations, de reconstruction de la chaussée et des trottoirs, à la charge de la ville, s’étant élevés à 202 869 francs, la vente du pont ne rapporta qu’une recette de 197 131 francs.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

27 mars 1944

« Le maréchal Rommel effectue une troisième visite à Calais. »

( Robert Chaussois – Le bout du tunnel )

27 mars 1949

Inauguration du Temple, situé dans la rue qui porte son nom, qui avait souffert des bombardements de la dernière guerre. On sait que le vieux temple, rue du Pont-Lottin, avait été arasé en 1948. Construit en 1870 il avait d’ailleurs été désaffecté en 1933, date à laquelle l’Église protestante s’était alors installé dans un bâtiment qui était autrefois une église anglaise et qui servit même d’hôpital pendant la guerre 1914-1948.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

28 mars 1558

Lorsque le duc de Guise eut délivré Calais, Henri II voulut indemniser les Amiénois, qui avaient rendu de grands services à l’armée assiégeante en l’approvisionnant. Par un mandatement au trésor de France, établi à Amiens, il enjoignit  à ce fonctionnaire de payer à l’échevinage 800 écus d’or, à prendre sur le premier argent que l’on retirera des entrées de denrées, des baux et adjudications faites ou à faire des maisons de Calais. Cette somme devait servir à acheter à Calais un immeuble où les bourgeois d’Amiens pourraient établir un entrepôt.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

28 mars 1659

Établissement d’une Chambre des pauvres, au bureau de bienfaisance à Calais.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

28 mars 1729

Établissement de la Bourse commerciale de Calais dont les fonds étaient destinés à l’accroissement et à l’amélioration du commerce et de la navigation en ce port. La somme fut arrêtée et souscrite suivant acte de ce jour, à l’hôtel de ville par les négociants. Cet établissement fut supprimé par suite d’incidents dont le récit dérogerait à l’impartialité que j’ay pris pour guide. ( Note de Pigault de l’Epinoy )

( côte 31, médiathèque de Calais )

28 mars 1789

Les électeurs des baillages de Calais et d'Ardres, réunis à Calais, (1) nomment leurs députés aux États-Généraux :

Pour la noblesse : M. François-Joseph-Théodore, vicomte Des Androuins, baron d'Andres, cheva­lier de Malte, avec M. De Bodart, comme sup­pléant ;

Pour le clergé : M. François-Maxime-Alexandre Bucaille, curé de Fréthun.

Pour le tiers état : M. Nicolas Blanquart-Des Salines, procureur du roi au siège des eaux et forêts de Calais, et M. Charles-Bruno Francoville, d'Ardres, avocat à St-Omer.

(1) La même circonscription reçut en 1790 le nom de District de Calais, et fut divisée en neuf cantons, Ardres, Audruicq, Calais, Guînes, Licques, Nouvelle-Église, Peuplingues, Saint-Nicolas, Saint-Pierre .

( Ephémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

28 mars 1854

Aujourd’hui débarque Charles de Montigny, premier consul général de France à Shanghaï, qui ramène de Chine plusieurs caisses pour les collections du musée du Jardin des Plantes de Paris. Il reste plusieurs jours à l’hôtel Dessin.

( Amis du Vieux Calais – Philippe Cassez )

28 mars 1855

La Société des Eaux de Guînes vient d'émettre ses actions.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

28 mars 1909

Le ministre de la Marine, annonce qu’il a décidé que les casernes construites au bassin Carnot, en vue de l’installation à Calais d’une station de sous-marins, serviront de point d’attache et de ravitaillement à la deuxième flottille de la Manche.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

29 mars 1253

Arnould, comte de Guînes et châtelain de Bourbourg, reconnaît devoir à ses chers amis et féaux les échevins de Guînes, Ardres, Audrewic et  Brédenarde, 8 700 livres parisis qu'ils lui avaient prêtées ( 234 900 francs ), pour le racheter de sa prison de Hollande, ( Inventaire des archives du comte d'Artois ).

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

29 mars 1782

C’était le Vendredi Saint. On rétablit avec solennité sur la place de Calais un vieux Calvaire qui y avait été planté en 1741. Il disparut à la Révolution et fut remplacé par l’arbre de la Liberté. Un soir de débauche, le maréchal de Richelieu, alors colonel d’un régiment en garnison à Calais, vint avec d’autres officiers et des filles légères danser une ronde autour de ce calvaire. L’affaire fit grand bruit ; la justice s’en mêla et, grâce à une singulière intervention, le futur vainqueur de Mahon s’en tira heureusement.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

29 mars 1804

Calais, ville paisible, livrée au commerce et à l'industrie était devenue une ville essentiellement militaire, où tout vivait de la vie de garnison et où régnaient une licence et un libertinage effrénés. Les troupes fomen­taient des querelles journalières. Les lieux publics, les cafés, les maisons de jeu et surtout la comédie furent souvent témoins de rixes et de scènes tumultueuses, cause de nombreux duels ; on fut plusieurs fois obligé d'ordonner la fermeture du théâtre. La bravade et l'insolence étaient poussées si loin qu'on vit un officier de cavalerie entrer à cheval dans la chapelle de l'hospice civil et profaner le saint lieu par des propos indécents, au grand scandale des personnes qui se trouvaient là; ce fait inouï faillit occasionner une émeute dans la Basse-Ville.

(8 germinal an XII).( Les grands jours de Calais par H. de Rheims )

( Ephémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

29 mars 1847

Première opération « sans douleur » sous inhalation d’éther à l’hospice civil de Calais par le docteur Gravis qui procéda  à une amputation. Il y avait foule dans la salle d’opération ce jour-là, l’assistance était composée de M. Legros-Devot, maire, des administrateurs de l’hospice, de l’économe, de l’aumônier, de médecins et de pharmaciens.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

29 mars 1873

Suite à l’ouverture d’une enquête en vue de dissocier le Petit-Courgain de St-Pierre, le conseil municipal, à l’unanimité, vote la conservation du Petit-Courgain.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote )

29 mars 1879

Les travaux au second puits du tunnel sous la Manche sont suspendus par le directeur des travaux, Alfred Pottier, les pompes n’arrivant pas plus à étancher l’eau arrivant à 1 200 litres par minute. Pottier sera remplacé par Ludovic Breton qui, le 09 février 1880, réussira à endiguer l’infiltration et à maintenir le puits sec par quatre coups de pompe / minute.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

30 mars 1784

Mort à Paris du maréchal duc de Croÿ, gouverneur de Calais depuis trente ans. Il s'était fait bâtir un  hôtel dans la rue de la Corne, dite de cette année de Croÿ.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

30 mars 1794

Ce jour X germinal an 2 de la République, la société populaire et montagnarde de Calais ayant fait observer que l’arbre de la liberté était chétif et menaçait ruine, toutes les autorités de Calais, avec grand concours de peuple enthousiaste se rendent sur la place d’Armes où on plante avec grande cérémonie un nouvel arbre de liberté.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

30 mars 1795

L’an 3eme de la République et le dix germinal, séance publique du Conseil général de la commune de Calais. Tous ses membres et les notables accompagnent au Temple les deux représentants du peuple qui se trouvent en mission à Calais. On célèbre la fête instituée pour honorer le malheur et la vieillesse ; on assiste à la distribution des secours accordés par la bienfaisance nationale aux cultivateurs et infirmes.

( Éphémérides du Calaisis. Le Patriote ) 

30 mars 1840

Décès de George Bryan Brummell, âgé de 62 ans. Né à Londres en 1778, il devint le favori du prince de Galles, héritier de la couronne d’Angleterre et, rapidement, s’imposa à la cour et dans la haute société londonienne comme l’arbitre des élégances pendant toute la période napoléonienne. Mais, brouillé avec son protecteur et ne pouvant plus faire face à ses créanciers, le « Beau » Brummel s’enfuit de Londres et s’installa à Calais le 16 mai 1816. Complètement ruiné, l’ancien dandy allait passer quatorze ans dans nos murs. Familier de l’hôtel Dessin où il contribuait à attirer une clientèle fortunée, l’inventeur de la cravate y laissa une réputation d’élégance, et aussi… quelques sévères factures impayées, quand il partit prendre un poste consulaire à Caen où il finit sa vie dans la déchéance d’une maison de santé, sans avoir jamais revu l’Angleterre.

( Amis du Vieux Calais - Notice nécrologique par Philippe Cassez ) 

30 mars 1844

Le Musée de la ville s’enrichit du magnifique tableau du Corrège : « La Vierge au lien ou la Vierge au Bandeau » offerte par la princesse de Canino, veuve de Lucien Bonaparte. Madame Marie-Laurence-Charlotte-Louise-Alexandrine de Bleschamp, princesse de Canino, est née à Calais le 24 février 1778, de M. Charles-Jacob de Bleschamp, avocat au Parlement et de dame Philiberte-Jeanne-Louise Bouvet, sœur de Madame Pigault de Grancourt.

( côte 317, médiathèque de Calais )

30 mars 1856

La nouvelle de la paix signée par la France, la Turquie, l'Angleterre et la Russie, à la suite des victoires de Crimée, arrive à Calais au  moment où le roi des Belges était de passage revenant de Douvres. S. M. fut reçue au débarcadère par le Maire, le colonel de place, les différentes autorités, les consuls de Belgique et d'Angleterre. Il avait attendu deux jours à Douvres pour faire la traversée directe­ment sur Ostende ; mais le gros temps persistant, il se décida à passer par Calais.

Cette date si glorieuse pour la France est l'anniversaire aussi de la capitulation du 30 mars 1814 qui livra les portes de Paris aux puissances alliées dont les armées inondaient les deux tiers de la France.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

30 mars 1911

Le paquebot « Pas-de-Calais », capitaine Salomon, du service Douvres-Calais, appartenant à la Cie du Nord, se met à la côte entre Sangatte et Calais à cause du brouillard. Il s’échoue à 150 m du rivage, devant la ferme Parenty, sa position est oblique, le nez vers Calais, le navire n’a pas souffert. Comme l’échouage s’est produit à marée haute, vers 2 heures du matin, les passagers peuvent débarquer vers 6 heures dans le plus grand calme.

( Naufrages et Fortunes de mer  - Christian Gonsseaume )

30 mars 1920

Le groupe de bronze des Six Bourgeois de calais, de Rodin, mis à l’abri sous le porche du Musée durant la guerre de 1914-1918, réintégra son socle, alors situé devant le Parc Richelieu. Par la suite, quand on construisit le monument aux Morts, les Six Bourgeois furent installés devant le musée, place d’Armes. Pendant la guerre 1939-1945, ils furent transportés au château de Coupvray, sur les bords de la Loire. De retour à Calais à la fin de 1945, ils furent installés « provisoirement » devant l’hôtel de ville. Ils y sont toujours !

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier – Fonds Robert Chaussois )

30 mars 1935

Décès de Charles Morieux, maire de Calais de 1912 à décembre 1919, à l’âge de soixante-quatre ans. Durant son mandat prolongé pour cause de guerre, il favorisa le développement de Calais en permettant l’implantation d’une société spécialisée, qui existe encore de nos jours, dans la fabrication de chaînes, la société « Brampton ». Cinq jours après l’inauguration officielle du monument commémorant la tragédie du « Pluviôse », il accueillit le 10ème président de la 3ème République, Raymond Poincaré, qui déposa une couronne de roses et d’orchidées. Pour son action municipale durant la première Guerre mondiale, il sera cité à l’ordre de la Nation et sera fait chevalier de la Légion d’honneur. À l’issue de son mandat, il ne sera pas reconduit dans ses fonctions et en garda un regret amer.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

30 mars 1964

La nouvelle église du Courgain maritime est bénie. Lors du deuxième conflit mondial, l’église avait été très endommagée et en 1953 les experts prirent le parti de reconstruire plutôt que de restaurer. Les travaux furent confiés à l’architecte calaisien, Georges Wiart, qui opta pour un édifice en béton armé dans un style moderne des années 1950-1960.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

31 mars 1834

M. Isidore Monteuuis succède à M. Tourtois, le premier curé de Guînes depuis le Concordat. En 1844 il fut investi de la charge de doyen. Prédicateur renommé, il était bon, généreux, très affable. L'église de Guînes lui est redevable de nombreux embellissements, et toute la contrée en a conservé bon souvenir.

Jadis, au XIIe siècle, il y avait à Guînes, plu­sieurs églises, celle de St-Bertin avec le titre de décanat, celle de St-Médard, et celle de St-Pierre. Cette dernière seule a subsisté (elle fut recons­truite en 1822). Hors la ville, et sur la partie rurale de son territoire, Guînes avait encore deux églises, celles de Spelleke et de Melleke. Et de plus le château des comtes formait une paroisse particulière.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier )

31 mars 1856

Une salve de 101 coups de canon est tirée par l'artillerie de la place de Calais, en l'honneur de la signature de la paix avec la Russie.

( Éphémérides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier ) 

31 mars 1883

Le premier numéro du journal « Le Phare » est mis en vente.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

31 mars 1906

Le journal « L’Impartial » de St-Pierre cesse sa publication.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

31 mars 1931

Aux Noires-Mottes, sur les hauteurs du Blanc-Nez, première expérience de radiotéléphonie sur ondes ultra-courtes en présence des membres de l’Institut, de l’Académie des Sciences et de la Sorbonne, d’ingénieurs français et étrangers, du directeur général des services de la T.S.F. au ministère des Postes, Télégraphes, et Téléphones, ainsi que de nombreux envoyés spéciaux de la presse française et étrangère. Les ingénieurs des laboratoires du matériel téléphonique mirent en place trois stations qui avaient nécessité de délicates opérations de trigonométrie. Ces stations utilisaient une longueur d’ondes de dix-huit centimètres seulement avec une antenne de deux centimètres et demis. La puissance ne dépassait pas un demi-watt, ce qui dans la pratique était à peine suffisant pour le fonctionnement d’une lampe de poche comme celles utilisées pendant la guerre ! !.  On se servait pour la production de ces ondes ultra-radio dénommées « micro-rayons » avec une fréquence de 1.600 millions par seconde, d’un tube « micro-radion » placé dans une boite métallique en arrière de l’antenne de 2.5 centimètres. Les résultats donnés par ces expériences avaient été si concluants que plusieurs années plus tard, les ingénieurs italiens équipèrent la station du Vatican pour la diffusion de ses programmes dans le monde entier.

( Amis du Vieux Calais – Gilles Peltier )

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