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Gentille Annette de Boïeldieu

La musique que vous entendez, jouée depuis 1821 sur les toits de Calais, est l'air de 'Gentille Annette' de Boëldieu, interprété par Michel Hippolyte.

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Le Quai Gustave Lamarle


Cette voie sur berge, bordant le canal de Calais-Saint-Omer, longue de 1200 mètres, traverse la partie sud du quartier Saint-Pierre à partir du pont de Saint-Pierre, au nord, jusqu’au niveau de la rocade littorale, au sud. Elle est prolongée par le quai d’Amérique jusqu’au pont de Coulogne.
Au XIXe siècle, c’était le quai de la Vendée, s’étendant de l’extrémité de la rue du même nom jusqu’aux fortifications.

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Les Rues

Quai Gustave Lamarle


Cette voie sur berge, bordant le canal de Calais-Saint-Omer, longue de 1200 mètres, traverse la partie sud du quartier Saint-Pierre à partir du pont de Saint-Pierre, au nord, jusqu’au niveau de la rocade littorale, au sud. Elle est prolongée par le quai d’Amérique jusqu’au pont de Coulogne.
Au XIXe siècle, c’était le quai de la Vendée, s’étendant de l’extrémité de la rue du même nom jusqu’aux fortifications.

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Le 16 août 1940, sur la berge de ce quai, à mi-chemin entre le pont de Saint-Pierre et le pont Curie, devant le dépôt d’un casseur d’automobiles, un avion de chasse de la R.A.F., un Spitfire, s’écrasa, abattu en combat aérien.

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Le Quai du Commerce

Après avoir été, sur un tronçon, le quai d’Angoulême et sur l’autre le quai Bourbon, cette voie prie le nom de quai du Commerce que l’on utilisait déjà en 1845. Cette appellation était justifiée par la présence d’un poste d’arrivée et de départ de péniches de marchandises en liaison avec Saint-Omer grâce au canal aménagé en 1680. En 1843, il fut élargi et approfondi. Sa longueur est de 27,453 kms.

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Les Rues

Quai du Commerce


Après avoir été, sur un tronçon, le quai d’Angoulême et sur l’autre le quai Bourbon, cette voie prie le nom de quai du Commerce que l’on utilisait déjà en 1845. Cette appellation était justifiée par la présence d’un poste d’arrivée et de départ de péniches de marchandises en liaison avec Saint-Omer grâce au canal aménagé en 1680. En 1843, il fut élargi et approfondi. Sa longueur est de 27,453 kms.

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Le 27 avril 1824, fut posée la première pierre de l’hôtel de ville de Saint-Pierre, quai du Commerce. Cette mairie, transférée place Crèvecoeur, fut transformée en hospice en 1861 (décret du 23 août).

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Le Quai Crespin


Jean Bouin (1888-1914), athlète français, né à Marseille, fut un des plus célèbres champions de course à pied de l’époque, tué à la guerre 1914-18.
Ainsi nommé par une décision du Conseil Municipal du 25 novembre 1889, il reprenait logiquement le nom du hangar qui le borde et qui avait été baptisé par une délibération de la Chambre de Commerce pour honorer un ancien vice-président.

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Les Rues

Quai Crespin


Jean Bouin (1888-1914), athlète français, né à Marseille, fut un des plus célèbres champions de course à pied de l’époque, tué à la guerre 1914-18.
Ainsi nommé par une décision du Conseil Municipal du 25 novembre 1889, il reprenait logiquement le nom du hangar qui le borde et qui avait été baptisé par une délibération de la Chambre de Commerce pour honorer un ancien vice-président.

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Bassin Carnot dans les années 1970, l'activité était alors florissante

Reproduction interdite sans l'autorisation formellement écrite des 'Amis du Vieux Calais'.
Rues - 2020-11 - Place d'Armes - 09

Pierre Hédoux (à partir des notes du fonds de Robert Chaussois)

La place d’Armes, un des cœurs de vie de la cité, se situe dans le quartier de Calais-Nord.

On y accède, au sud par la rue Royale et la place de Rheims, à l’ouest par les rues de la Paix et Jean Quéhen, au nord par les rues de la Mer et Jean-Noël Dubout, à l’est par la rue de Thermes.

Calais-Nord, autrefois

Pendant la période, c’était la Place du Marché (Market Place).

Elle prit le nom de Place d’Armes, après la reprise de Calais, et l’a toujours conservé.

Parfois, sur certains plans, le nom de « Grande Place » y figure.

Place d'Armes, aujourd'hui

À différentes reprises, des tentatives furent faites pour lui donner une autre dénomination. Après la guerre 1939-45, on voulut en faire une Place des Fusillés ou une Place du Général De Gaulle.

Place d'Armes, jadis

À la séance du Conseil municipal du 1er décembre 1951, un conseiller proposa de la nommer Place du 8ème, en souvenir des 3 000 hommes de ce régiment, qui partirent au front, de cette place, et dont beaucoup furent tués.

Dans sa séance du 24 mai 1952, le Conseil municipal confirma le nom de Place d’Armes, qui était approfondie, à l’Est, par la suppression de la rue du Cygne.

Arbre de la Liberté

Le 11 novembre 1792, on avait planté un « arbre de la Liberté », à l’intérieur de la Citadelle, sur l’emplacement de la colonne Richelieu. Le buste du Cardinal avait été relégué dans un grenier.

Peu après, en vertu d’un décret de la Convention, on en planta un autre sur la place d’Armes, en face du corps de garde.

Le 14 mai 1848, pour l’avènement de la 2ème République, un deuxième arbre de la Liberté fut planté sur la place, à l’endroit même où avait verdi celui de la Révolution, dont on retrouva les racines.

Pour assurer une bonne conservation, étant donné la saison, on avait décidé de le transporter avec sa terre, sans dénuder les racines pour qu’il puisse reprendre vie. Les travailleurs l’enlevèrent avec le pied garni dans une énorme caisse.

L’arbre avait 13 mètres de hauteur. La caisse, pesant sept tonnes, fut placée sur une plate-forme, à l’aide d’un traîneau.

Quand se forma le cortège, après que le clergé eut bénit l’arbre, devant l’église Notre-Dame, les six chevaux furent incapables de faire bouger le chariot. Il fallu, en définitive, quinze chevaux pour assurer ce charroi exceptionnel et soixante travailleurs, vêtus d’un pantalon bleu, d’une chemise blanche et d’une ceinture rouge.

Enfin, la plantation put s’effectuer au son de la Marseillaise et du Chant des Girondins.

Après le retour à constitution impériale, l’arbre de la liberté fut scié par le pied, le 21 janvier 1852, et débité, car on le considérait « comme représentant les idées subversives et symbolisant le règne de l’arbitraire et des ivrognes » (sic).

Arbre de la Liberté sur la place d’Armes, en 1848

Horloge florale

Installée d’abord devant le Jardin Richelieu, l’horloge florale déménagea lorsque fut construit le nouveau monument aux morts et on l’installa à l’emplacement, approximativement du beffroi de l’ancien hôtel de ville, près d’une librairie, en 1962.

Une nouvelle horloge fut installée en juillet 1967, avec une mécanique plus résistance, étanche et perfectionnée, logée dans un réceptacle de béton.

Comme nouveauté, une aiguille rouge, de la taille d’un manche à balai, indiqua les secondes avec une extrême précision. Hélas ! Elle ne marcha que trois jours… puis fut réparée.

En outre, un dispositif permettait, en cas de panne de courant électrique, de remettre immédiatement les aiguilles à l’heure, dès le retour de l’électricité.

Le travail fut effectué par une entreprise spécialisée, la décoration florale restant évidemment l’œuvre des jardiniers municipaux. Chaque saison, des milliers de touristes, surtout ceux utilisant la photo couleur, s’offraient le plaisir de prendre des clichés de cette horloge florale.

À la suite des dégradations dues à des actes de vandalisme à répétition, la municipalité décida de supprimer cette remarquable horloge. Le Conseil municipal de 15 décembre 1977 annula les crédits d’entretien. Il ne subsista qu’un massif fleuri. Aujourd’hui, il n’en reste aucune trace, si ce n’est qu’une station « vél’in » !

Foire-Exposition de la Côte d’Opale

Chaque année, établie sur la Place d’Armes, après avoir séjourné, au départ, un an ou deux, au parc Saint-Pierre, la Foire-Exposition de la Côte d’Opale, était inaugurée par une importante personnalité, parfois un ministre.

Foire-Exposition place d’Armes

En 1947, en automne, eut lieu, du 4 au 13 octobre, la première foire commerciale, au parc Saint-Pierre, Calais-Nord étant encore un immense champ de ruines. M. Faure-Biguet en fut le premier réalisateur, sous le majorat de M. Hubert Défachelles. Elle était baptisée « Grande Semaine Commerciale, Industrielle, Agricole, Artisanale ».

En 1948, elle eut encore lieu au parc Saint-Pierre sous le majorat de M. Gaston Berthe, du 14 au 23 août. Plus de 200 exposants proposaient leurs marchandises de part et d’autre d’allées bordées de stands. Il y eut même l’élection d’une « Miss Semaine Commerciale », intronisée sur le kiosque à musique qui n’avait pas encore été démonté.

En 1949, il y eut encore une Foire au Parc Saint-Pierre, la dernière.

En 1951, après une année blanche, elle prit ses quartiers sur la place d’Armes, du 25 août au 3 septembre, avec plus de 200 stands, une exposition avicole, une journée enfantine, une exposition horticole et florale, une exposition canine, etc.

Charles PAUL (1879-1960)

En 1952, M. André Parmentier, maire de Calais, inaugure la foire, ouverte du 14 au 25 août. À l’exposition canine, le juge officiel de la catégorie des cockers était le Docteur Paul, le fameux médecin-légiste de réputation internationale.

En 1953, pour la 6ème foire, M. Eugène Aubey en devient le commissaire général. Elle prend le nom de Foire-Exposition de la Côte d’Opale, et reste ouverte du 8 au 17 août.

En 1956, l’automobile blindée d’Hitler, une impressionnante Mercédès, y fut exposée.

Mercédès d’Hitler

Personnalités à l’inauguration d’une foire, place d’Armes

En 1959, la 12ème foire est inaugurée par M. Jacques Vendroux, député-maire de Calais, qui récidive en 1960 et 1961.

Jusqu’en 1959, les foires-expositions de Calais eurent lieu dans la seconde semaine d’août.

À partir de 1960, elles furent avancées d’un mois.

En 1962, la foire fut inaugurée en présence de M. Massigli, ancien ambassadeur de France à Londres, président du Groupement d’Études du tunnel sous la Manche. Une maquette de celui-ci était l’un des clous de la manifestation. Cette 15ème édition fut inaugurée à la fois par M. Jacques Algis, premier sous-préfet de Calais et M. Jacques Vendroux, coupant simultanément le traditionnel ruban tricolore, le samedi 7 juillet.

En 1963, du 13 au 22 juillet, la foire présenta une exposition des « ancêtres du cycle et de l’automobile », avec des engins roulants datant de 1894 à 1930.

En 1964, la 17ème fut inaugurée par M. Jean Tomasi, préfet du Pas-de-Calais. Le clou en était une exposition d’engins spatiaux, présenté par le général Aubinière, directeur du C.N.E.S. (centre national d’études spatiales) : fusée sonde Véronique et ogive ; fusée sonde Bélier ; satellite FR1 ; maquette de Pleumeur-Bodou ; fusée européenne ; stabilisateur de satellites ; chambre de simulation spatiale ; etc...

Général Robert Aubinière, à droite

En 1965, la foire fut inaugurée par M. Alain Peyrefitte, ministre de l’Information, et resta ouverte du 10 au 19 juillet.

En 1966, la 19ème foire fut ouverte le samedi 9 juillet et inaugurée dimanche 10 juillet, par M. Seeling, bourgmestre de Duisburg (Allemagne). Elle était placée sous le signe du jumelage Calais-Duisburg.

Innovation : un immense hall central couvert, avec plusieurs allées.

En 1967, la 20ème fut ouverte samedi 8 juillet, inaugurée par M. Billecocq, délégué régional du comité d’aménagement du territoire. Elle était placée sous le thème de « La Chine du Passé », avec un remarquable étalage d’objets sculptés et d’œuvres d’art de la Chine ancienne.

En 1968, la 21ème fut ouverte samedi 30 juin avec un retard de huit jours, consécutif à des troubles intérieurs et une grève générale. Elle présentait une exposition de poupées automates sous vitrines.

En 1969, le thème était « L’homme et l’océan ». Placée sous l’égide du Centre national pour l’exploitation des océans.

En 1970, la foire déserta la place d’Armes, où les possibilités d’extension absolument nulles gênaient le développement et empêchaient la venue d’exposants. La 23ème foire se fit à l’entrée du Fort-Nieulay, avenue Roger-Salengro, dans des terrains obtenus par le comblement d’un plan d’eau et d’une décharge publique, à droite après le pont Jourdan et les H.L.M.

Elle fut placée sous le signe des Floralies.

En 1971, au même endroit, la 24ème, inaugurée par M. Bardol, sénateur communiste, sous le majorat de M Jean-Jacques Barthe, fut placée sous le thème de la Vitesse (auto, moto, cycle).

Le mois prochain : la rue du Seigneur-de-Gourdan

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