logo tcc
logo avc     

Gentille Annette de Boëldieu

La musique que vous entendez, jouée depuis 1821 sur les toits de Calais, est l'air de 'Gentille Annette' de Boëldieu, interprété par Michel Hippolyte.

blason calais rappelARMOIRIES DE LA VILLE DE CALAIS De gueules à l’écusson d'azur chargé d’une fleur de lis d’or soutenue d’un croissant d’argent, l’écusson sommé d’une couronne fermée de France d’or, accosté de deux croix de Lorraine d’argent et accompagné en pointe d’un besant d’argent chargé de la croix de Jérusalem d’or. Le blason de Calais fut accordé par le roi Henri II en 1558. La croix de Jérusalem et le croissant évoquent le passage, dans cette ville, des croisés français et anglais. La fleur de lys et la couronne marquent la satisfaction du roi de France de recouvrer Calais après plus de deux siècles d'occupation anglaise. Les croix de Lorraine font référence au libérateur de la ville, le duc de Lorraine, François de Guise. Elles furent confirmées par lettres patentes de Louis XVIII, le 19 avril 1817. Sur les armoiries, figurent de gauche à droite : la croix de guerre 1914-1918 (25 août 1919), la Légion d'honneur (12 juillet 1947) et la croix de guerre 1939-1945 (08 mai 1949).drapeau calais rappel2LE DRAPEAU DE CALAIS Calais est l'une des seules cinq villes de France à être autorisée à avoir son propre drapeau, sur ordonnance royale, avec Dunkerque, Boulogne sur Mer, Le Havre et Saint Malo. Le drapeau calaisien, constitué d’une croix scandinave blanche sur fond bleu d’azur, est celui qui flotta sur l'ancien beffroi, à la tête des milices bourgeoises et aux mats des vaisseaux corsaires de la Ville. Après une longue période d’absence, en 2017 le drapeau de Calais flotte de nouveau sur les toits de la ville, au sommet de la tour du Guet.

Image not available

L'Hôtel de Ville

Cet élégant bâtiment est aujourd’hui emblématique de la ville de Calais. Il est pourtant récent, la première pierre ayant été posée juste avant la première Guerre mondiale et l’inauguration faite en 1925. Son emplacement est symbolique, à égale distance des anciens hôtels de ville de Calais et de Saint-Pierre, et il constitue le trait d’union entre les deux anciennes cités voisines qui venaient de fusionner. L’architecte Debrouwer, qui fera ensuite l’hôtel de ville du Touquet, l’a conçu en style Renaissance flamande. Il présente une décoration soignée, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Le beffroi est classé. C’est ici que le capitaine de Gaulle a épousé la Calaisienne Yvonne Vendroux. Dressé sur une place dégagée qui le rend bien visible sous tous les angles, donnant sur un ensemble de jardins fleuris et sur le parc St-Pierre, précédé de la statue des Six Bourgeois de Rodin, il est l’un des monuments les plus photographiés de Calais.
Agrandir l'image

Les Amis du Vieux Calais

Pas de Calais - France

Calais trouve son origine dans le comblement du golfe de l’Aa et la configuration actuelle du littoral après l’an 1000. La mer s'éloignant de plus en plus des anciens ports – Bourbourg, Bergues, Furnes –il fallut en ouvrir de nouveaux au XIIème Siècle. Dans l’Histoire de Calais, on distingue trois périodes : avant et après les Anglais, et la période anglaise (1347-1558). Les hasards de l’Histoire firent que Calais était aux rois d’Angleterre quand Boulogne et Ardres étaient aux rois de France, et Saint-Omer et Dunkerque aux comtes de Flandre et ducs de Bourgogne. Si Calais a, depuis l’origine, constitué une voie d’échanges privilégiée avec l’Angleterre et reste, depuis les années 1850, le premier port de voyageurs de France, sa fortune industrielle résulte de l’installation de tullistes anglais juste après Waterloo qui lui permirent de devenir, pour un siècle, le premier centre dentellier du monde. Il reste de ces époques divers témoignages, dont les plus emblématiques sont évoqués ci-contre.

Le Fort Nieulay

Fort Nieulay

(Voir aussi : Fort Risban - Fort Rouge)

Quand les Anglais s’emparèrent de Calais, en 1347, seule la ville était entourée de murailles. Pour en renforcer les défenses, Édouard III fit bientôt construire deux ouvrages fortifiés, en avant de la cité : le fort Risban, pour contrôler toute entrée et sortie du port ; et le fort Nieulay, situé au milieu des marécages, sur la seule voie de communication entre Calais et Boulogne. Agrandi au cours des siècles, il présentait la particularité d’être le seul fort-écluse de France. En cas d’arrivée de l’ennemi, il aurait été possible d’inonder l’arrière-pays avec l’eau de mer à marée haute. Sa position et son intérêt stratégiques sautent aux yeux, mais son efficacité ne fut pas à la hauteur des espérances et des ... dépenses : attaqué quatre fois dans son Histoire (1558, 1596, 1940 et 1944), il fut pris les quatre fois en quelques heures seulement.

Le Théâtre de calais

Le Théâtre de calais

Avant la Révolution fut inauguré un théâtre dans une dépendance de l’hôtel Dessin, rue Leveux (alors rue de la Comédie). Cent ans plus tard, il était devenu trop petit et ne correspondait plus du tout aux normes. Une fois les deux villes de Calais et de St-Pierre fusionnées, il fut décidé d’en construire un nouveau sur l’emplacement d’un ancien cimetière, à la croisée des principaux axes de circulation de St-Pierre, familièrement appelé le coin des quatre boulevards. Théâtre « à l’italienne », de façade en style Louis XIV, il est inauguré en 1905 et est réputé pour son excellente acoustique. Il accueillait 1 400 spectateurs mais leur nombre fut réduit, pour raisons de sécurité, à 800 au début de ce siècle. Il a été l’un des hauts lieux de l’activité culturelle calaisienne pendant plus de cent ans, et le reste aujourd’hui.

Le Théâtre de Calais

Pas de Calais - France

Avant la Révolution fut inauguré un théâtre dans une dépendance de l’hôtel Dessin, rue Leveux (alors rue de la Comédie). Cent ans plus tard, il était devenu trop petit et ne correspondait plus du tout aux normes. Une fois les deux villes de Calais et de St-Pierre fusionnées, il fut décidé d’en construire un nouveau sur l’emplacement d’un ancien cimetière, à la croisée des principaux axes de circulation de St-Pierre, familièrement appelé le coin des quatre boulevards.

Le Théatre - Début du Siècle Le Théatre - Début du Siècle
Le Théatre de Calais Le Théatre de Calais
Le Théatre - Début du Siècle Le Théatre - Début du Siècle
Image not available Image not available
Le Fort Nieulay

Notre-Dame

et sa reconstruction

Avec la tour du Guet, l’église Notre-Dame constitue le seul vestige du passé médiéval de Calais. Sa construction s’est étalée sur plusieurs siècles. Commencée sous Philippe Auguste, largement remaniée et agrandie par les Anglais, elle est achevée sous Louis XIII, ce qui lui donne un style composite, aux influences diverses, d’autant plus que maçons et artistes flamands ont apporté leur touche à l’ouvrage. La ville comptait une autre paroisse, à l’ouest (St-Nicolas), mais son église fut détruite pour permettre la construction de la citadelle et Notre-Dame est restée depuis la seule église paroissiale en activité de Calais (Nord). Bien des têtes couronnées sont venues ici, et c’est là que le capitaine de Gaulle s’est marié. Gravement endommagée en 1944, elle aurait pu disparaître et sa restauration a pris des décennies.

Image not available

Le Bombardement de Calais

3 septembre 1939 : déclaration de guerre à l’Allemagne. Calais face à l’Angleterre peut s’attendre, comme en 14-18, à de vigoureuses offensives ennemies dans le but de paralyser le port en l’atteignant directement mais en détruisant aussi les moyens de communications : voies ferrées, canaux, routes qui le desservent. Les hostilités aériennes ne débutent pour nous que dans la nuit du 9 au 10 mai 1940. Elles se traduiront par des bombardements de plus en plus fréquents avec un maximum en fin de guerre. Nos concitoyens voient leurs maisons détruites, leur quotidien bouleversé. On vit à la cave, on déménage, on évacue forcé ou contraint ; les familles sont décimées, dispersées. A la Libération (1er octobre 1944) le bilan humain des bombardements est très lourd. (Il s’aggravera encore le 24 février 1945 suite à un bombardement par erreur avec une centaine de victimes). Plus de 500 Calaisiens ont péri durant les hostilités mais nous devons y joindre les combattants français et alliés en début de guerre, les réfugiés, les travailleurs forcés… dont le nombre ne pourra jamais être donné avec précision. A cette tragique incertitude numérique doit-on ajouter les ennemies victimes de leurs propres bombes ou de celles de nos Alliés ? Quant au bilan matériel, il est catastrophique : sur 18000 maisons 800 sont intactes, la partie nord de la ville est ravagée, les monuments sont disparus ou fortement endommagés. Notre-Dame en ruines émerge mutilée des décombres. Les usines sont pour la plupart détruites, les voies communications inutilisables, le port fortement atteint a été de plus saboté et pillé par l’ennemi… Calais est libre mais à quel prix !

Calais bombardé

Tour du guet - Eglise Notre-Dame - Habitat

3 septembre 1939 : déclaration de guerre à l’Allemagne. Calais face à l’Angleterre peut s’attendre, comme en 14-18, à de vigoureuses offensives ennemies dans le but de paralyser le port en l’atteignant directement mais en détruisant aussi les moyens de communications : voies ferrées, canaux, routes qui le desservent. Les hostilités aériennes ne débutent pour nous que dans la nuit du 9 au 10 mai 1940.

Les 'Plantagenêt'

Les 'Plantagenêt'

Si Édouard III d’Angleterre avait conquis Calais militairement, la possession de la ville et de son arrière-pays lui fut officiellement confirmée par les accords de 1360. La région avait été vidée de ses habitants et fut dès lors peuplée d’Anglais. On ne peut donc pas à proprement parler d’ « occupation ». Calais était bien « anglaise », comme Gibraltar l’est encore de nos jours. De même que les Français, avant et après eux, les Calaisiens anglais aimaient leur ville, y travaillaient et se battaient pour elle… Calais fut à cette époque un lieu de rencontres au sommet. Henry VIII y accueillit François 1er et Charles Quint. L’enclave, dénommée Pale, resta toutefois exposée aux convoitises et à l’esprit de revanche des Français, et les rois d’Angleterre furent contraints d’y entretenir une garnison permanente, la seule du royaume, qui leur coûtait les yeux de la tête, et qu’ils financèrent en partie avec les taxes sur le commerce des laines, dont ils avaient réservé l’exclusivité à Calais. Cette situation perdura plus de deux siècles, la ville n’étant reconquise par les Français que longtemps après la fin de la Guerre de Cent ans.

Les 'Plantagenêt'

Blasons et Armoiries de la Famille

Si Édouard III d’Angleterre avait conquis Calais militairement, la possession de la ville et de son arrière-pays lui fut officiellement confirmée par les accords de 1360. La région avait été vidée de ses habitants et fut dès lors peuplée d’Anglais. On ne peut donc pas à proprement parler d’ « occupation ». Calais était bien « anglaise », comme Gibraltar l’est encore de nos jours. De même que les Français, avant et après eux, les Calaisiens anglais aimaient leur ville, y travaillaient et se battaient pour elle … Calais fut à cette époque un lieu de rencontres au sommet. Henry VIII y accueillit François 1er et Charles Quint.

Les Bourgeois de Calais

Les Bourgeois de Calais

Histoire et Auguste Rodin

À la fin du XIXème siècle, la municipalité de Calais, désireuse d’honorer la mémoire des plus célèbres de ses fils, passa commande à Auguste Rodin, alors au sommet de sa réputation. Le caractère difficile de l’artiste et les réticences locales – piédestal ou pas ? – firent que dix ans s’écoulèrent avant que cette statue complexe soit dévoilée au public, devant le parc Richelieu. Elle trouva son emplacement définitif après la Seconde Guerre mondiale. Il en existe onze autres versions de par le monde, dont une à Westminster. Accueillie avec fraîcheur par les Calaisiens, qui attendaient des héros et découvraient des vaincus, l’œuvre est aujourd’hui célèbre dans le monde entier et est le monument le plus photographié de la ville

BAILLON   Henri de

(Calais, 1827 – 1895)

Reçu docteur en médecine en 1855, il est nommé professeur agrégé de la faculté de Paris l’année suivante. Titulaire de la chaire d’histoire naturelle médicale, il est l’auteur de nombreuses publications sur la botanique. Membre de l’Académie de médecine et professeur à la faculté de médecine de Paris. Une rue proche de Notre-Dame porte son nom. (PC-d’ap.RC) (coll PH)

BALL-DEMONT   Adrienne Élodie Clémence

(1888 – 1935)

Membre d’une famille d’artistes auxquels on doit le pavillon « égyptien » de Wissant (où une rue porte leur nom), elle expose au Salon des Artistes Français et peint le tableau allégorique de la salle des mariages de l’hôtel de ville de Calais. Elle a son atelier boulevard Gambetta. Une ruelle de la Z.U.P. du Beau-Marais porte son nom. (PC-d’ap.RC)

BARTHE   Jean-Jacques

(Calais, 1936 –  <)

Maire de Calais pendant la Cinquième République, du 14 mars 1971 au printemps 2000, il succède à Charles Beaugrand*. Orphelin dès l’enfance, il est issu d’un milieu modeste de Calais-Nord. Instituteur à Les Attaques (1956), à Coulogne puis (1964) à l’école Van Grutten. Marqué par son service militaire en Algérie, il adhère au Parti communiste en 1961. Instituteur à l’école Franklin, il entre au conseil municipal en 1969, et devient maire deux ans plus tard seulement, un peu par hasard en raison du décès de la tête de liste communiste pendant la campagne électorale. Choisi à trente quatre ans, il bat tous les records de longévité de l’histoire calaisienne avec cinq mandats successifs. Il utilise les friches industrielles du centre-ville pour réaliser des habitats sociaux, inaugure la Médiathèque, fait restaurer le fort Nieulay. Député (1973-1988), conseiller général (1973-1985) et conseiller régional (1998).  (PC-d’ap.RC) (coll GP)

BASSET   Edmond

(Saint-Pierre, 1852 – 1913, Calais)

Maire de Calais pendant la Troisième République, du 10 décembre 1901 au 17 mai 1908. Les Basset forment une dynastie de chaudronniers du Cantal. C’est cependant à St Pierre-les-Calais qu’il voit le jour, et il ne suit pas la tradition familiale puisqu’il devient dessinateur en dentelles. Très vite, il crée sa propre fabrique de tulle qui, grâce à son esprit d’entreprise, prospère rapidement. Parallèlement à son intense activité professionnelle, il commence à s’investir dans la vie locale, notamment en tant que responsable de l’Union des Employés et Dessinateurs de Calais, ou au sein du club de gymnastique « L’Étoile », qu’il préside jusqu’en 1908. En 1900, il entre au conseil municipal sur la liste conduite par le futur maire Pierre Noyon*, dont il devient le premier adjoint. C’est tout naturellement qu’il lui succède, après la démission ce dernier. Il reste en fonctions pendant six ans et demis. En outre, il est élu conseiller général de 1902 à 1912. C’est sous sa magistrature que sont introduits à Calais les tramways électriques, qu’a lieu le percement de l’avenue de la plage, qu’est créée la « Goutte de lait » et la consultation de nourrissons. Très soucieux de l’enseignement, il fait construire cinq groupes scolaires. C’est lui aussi qui prend la décision définitive de la construction du nouvel hôtel de ville, dernier acte de la fusion des deux villes. Enfin, c’est sous son majorat que sont inaugurés le Monument du Souvenir français (devant le parc Saint-Pierre) et le nouveau Théâtre Municipal. Il laisse dans la mémoire des Calaisiens, très nombreux à assister à ses obsèques, l’image d’un travailleur infatigable et d’un homme intègre, qui avait su gérer les finances locales aussi sagement que les siennes. (GB-PC)

BATEMAN William

(Norwich, c 1298 – 1355, Avignon)

Après avoir fait ses études à Cambridge, il est nommé dans sa ville natale en 1328, et en deviendra l’évêque en 1344. Pendant de nombreuses années, il vit en Avignon où il est l’homme du pape pour les négociations de paix entre les rois de France et d’Angleterre. En juillet 1351, il se trouve à Guînes pour négocier une trêve avec les Français. Il repart en Angleterre le 18 pour prendre de nouvelles instructions et revient à Calais le 03 août. La trêve est finalement prolongée pour un an le 11 septembre. ( PC)  

BEAUCHAMP John de

(c 1316 – 1360)

Il est le frère du 11e comte de Warwick*. Il accompagne Édouard III* lors des grands combats du début de la guerre de Cent Ans : Sluis (L’Écluse) en 1340, Crécy (où il porte l’étendard royal) et Calais (1347) dont il sera, à trois reprises (1349, 1351 et 1356), l’un des premiers Capitaines et le Gardien du château (1348 et 1356). Les deux frères comptent au rang des membres de l’ordre de la Jarretière lors de sa fondation. Il deviendra Amiral de la Flotte, Constable de la Tour de Londres et enfin Gardien des Cinque Ports, l’année avant sa mort. Édouard III l’avait fait baron en 1350, mais le titre s’éteint avec lui, faute de descendance. (PC)

BEAUCHAMP Richard de

(1382 – 1439)

Fils de, Thomas de Beauchamp douzième comte Warwick, il est armé chevalier à dix sept ans, lors du couronnement d’Henri IV. Effectuant un pèlerinage en terre Sainte, il séjourne en Russie et en Europe de l’est au retour (1410). Son ascension est ensuite rapide. Membre du Conseil Royal, il est l’un des hommes de confiance du nouveau roi, Henri V, qui le nomme Capitaine de Calais en 1414. C’est là qu’il l’accueille au lendemain de la victoire d’Azincourt. La même année, il représente l’Angleterre au Concile de Constance, où il fait connaissance de l’empereur Sigismond, qu’il reçoit ensuite à Calais. Dans son testament, c’est à lui qu’Henri V confie l’éducation de son héritier, le petit Henri VI. (PC)

BEAUCHAMP Thomas

(château de Warwick, 1313-1369, Calais)

11e comte de Warwick, est l’un des grands capitaines de guerre d’Édouard III*. Sheriff à vie du Warwickshire, du Worcestershire et du Leicestershire, il devient Marshall d’Angleterre en 1343 et est l’un des tout premiers titulaires de l’ordre de la Jarretière. À Crécy (1346), c’est lui qui est chargé de la protection du jeune prince de Galles, Édouard, le futur Prince Noir*. Il participe ensuite au siège de Calais et c’est à lui que se rend Jean* le Bon à la bataille de Poitiers (1356). Il meurt de la peste à Calais à cinquante six ans. Père du suivant. (PC)

BEAUCHAMP William, Lord Abergavenny

(Warwick, 1344 – 1411, Hereford)

Il est le troisième fils de Thomas Beauchamp, 11e comte de Warwick*, et le frère du puissant 12e comte de Warwick* homonyme. Effectuant l’essentiel de sa carrière dans la suite du prince Jean* de Gand, il le suit en Espagne (Nájera, 1367), puis en France en 1371 et 1374. Il est fait chevalier de la Jarretière en 1376. En 1378, il devient gardien du château de Pembroke puis, en 1379, Chamberlain du roi Richard II*. Cette même année, il retourne en Espagne avant de devenir, pour une longue période, Capitaine de Calais (1383 à 1391), où son père était décédé. (PC)

BEAUFORT Edmund, 4ème comte de Somerset

(1406 – 1455)

Il est Capitaine de Calais de septembre 1451 à 1454. Figurant dans la descendance de Jean* de Gand et de Thomas Holland*, il appartient à l’une des familles les plus élevées dans la hiérarchie de la noblesse anglaise. Chevalier de la Jarretière (1436), marquis du Dorset (1443), duc de Somerset (1448), c’est un combattant de la fin de la guerre de Cent Ans, et il se trouve à la tête de l’armée qui perd définitivement la Normandie en 1450. Il dirige ensuite le royaume en place du faible Henry VI*, s’attirant par là même la haine de la famille d’York. Il meurt au combat lors de la bataille de Saint-Albans qui marque le début de la guerre des Deux Roses. (PC)  

BEAUFORT John, 1er comte de Somerset

(château de Beaufort en Champagne ? c 1371 – 1410, Londres)

Il est Capitaine Gouverneur de Calais de 1401 à 1407. C’est un fils de Jean* de Gand et, donc, un descendant (illégitime) d’Édouard III*. Il participe à la croisade sur Tunis (1390) puis rejoint les chevaliers Teutoniques. En 1397, il devient comte de Somerset, chevalier de la Jarretière et épouse la fille de Thomas Holland*. Bien que fidèle à Richard II* lors des évènements de 1399, il conserve la faveur du nouveau roi, Henri IV*, son demi-frère qui le nommera, en 1404 Connétable d’Angleterre. Dans sa descendance figure Henry VII*. Sa fille Jeanne épousera Jacques 1er d’Écosse. Frère aîné du suivant. (PC)   (coll GP)

BEAUFORT Thomas, duc d’Exeter

(c 1377 – 1426,)

Il succède à son frère John Beaufort* comme Capitaine Gouverneur de Calais de 1407 à 1410. Troisième fils de Jean* de Gand, c’est un demi-frère du roi Henry IV*, qui le reçoit dans l’ordre de la Jarretière. Il occupe divers commandements dans le nord du pays (1405) et devient amiral des mers nord et ouest (1408/1409), en même temps qu’il sert à Calais. Chancelier d’Angleterre (1410/1412), il reprend ensuite ses activités militaires, essentiellement en Normandie dont il devient Lieutenant Général en 1416, année où il est créé duc d’Exeter, puis comte d’Harcourt deux ans plus tard. Après la prise de Rouen (1419), il en est nommé Capitaine puis prend Château-Gaillard. En 1420, il participe aux négociations du traité de Troyes, et est fait prisonnier à la bataille de Baugé (1421). L’année suivante, il devient l’un des exécuteurs testamentaires de Henry V*, puis rentre en Angleterre où il siège au Conseil de régence pendant la minorité de Henry VI*.(PC)  

BEAUGRAND   Charles

(Calais,1909 – 1989, à l’hôpital de Calais)

Maire de Calais pendant la Cinquième République, du 15 mars 1969 au 14 mars 1971, il succède à Jacques Vendroux*, démissionnaire. Elève de l’école de la rue du Vauxhall, il administre l’étude d’huissier de son père. Gaulliste de la première heure, il participe à la libération de Calais, puis aux campagnes d’Alsace, d’Allemagne et d’Autriche avec la Première Armée. Agent immobilier boulevard Pasteur. Conseiller municipal dès 1950, il devient adjoint au maire de Jacques Vendroux. Sa liste est balayée aux municipales de 1971. Conseiller général de 1970 à 1979. Il décède quelques mois après son ami de toujours, Jacques Vendroux.  (PC-d’ap.RC) (coll RR)

BECQUET   DE   COCOVE   Jacques

( ?? – ??)

Président de la Justice de Calais et lieutenant de l’Amirauté sous Louis XV, en 1772.

BÉE   Pierre

(rue des Quatre-Coins, Calais, 1933 –  <)

Entré dans la S.A.R.L. Sense (fermier de la plage jusqu’en 2000) en 1954, il en devient directeur (1966) puis gérant (1985-2000). Egalement Président de la fédération du bâtiment et des Travaux Publics (1989-1998), il est membre de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Calais, qu’il préside de 1997 à 2000. Président du Conseil Portuaire et de l’ADAR des Pays du Calaisis. Juge commissaire et Président du Tribunal de Commerce (2003). Conseiller de la banque de France, administrateur de la section locale de la Croix Rouge et trésorier de l’Office de Tourisme. Pratiquant le sport amateur (volley), il est fondateur (1967) puis président du Stade Olympique de Calais. Président de l’Amicale philatélique (1969-1986), de la Maison des Jeunes et de la Culture (1977-1980) puis du club Objectif 21 (1985-1996), et vice-président du mouvement A Cœur Joie (depuis 1978). Ce dirigeant à responsabilités multiples s’est cependant toujours tenu à l’écart de l’engagement politique. (PC-d’ap.VLM) (coll GP)

BÉHAGUE  de (famille )

Jacob Béhague, huguenot, s’installe dans le Calaisis et à Guînes à la fin du XVIe siècle. Ses descendants y seront militaires ou inspecteur des ponts & canaux. Un de Béhague sera le dernier maire de Calais avant la Révolution.

BÉHAGUE   Eustache Antoine Richard de

(Saint-Omer, 1757– 1823, Pouilly-sur-Loire ?)

Maire de Calais sous Louis XVI, du 5 janvier 1783 au 31 janvier 1790. Écuyer, seigneur de Roemont, Croixsi (Crosai) et autres lieux, lieutenant général civil de Tournehem, seul commissaire au siège de la justice générale de Calais et pays reconquis (8 février 1780), sa fortune lui permet d’acquérir la charge de Maire de Calais pour la somme de 10 000 livres. Président de l’assemblée des trois ordres des bailliages de Calais et d’Ardres lors de la convocation des États Généraux le 10 mars 1789. Il quitte alors Calais pour Drancy, dont il deviendra maire (1802-1808). (PC)

BÉHAGUE de VILLENEUVE   Jean Pierre Antoine, comte de  

(Calais, 1727 – 1813, Londres)

À moins de dix-huit ans, il participe à la bataille de Fontenoy. En 1749, il entre chez les mousquetaires noirs, puis (1755) chez les dragons et il participe à la guerre de Sept ans. Bénéficiant de la protection du duc de Choiseul, il est nommé commandant-général en Guyane où il sert de 1762 à 1768. Brigadier des Dragons (1772) puis commandant en chef de Belle-Isle (1777), il est promu maréchal de camp en 1780. Dix ans plus tard, il devient commandant des troupes de Bretagne, avant de partir pour la Martinique afin de soumettre une mutinerie. Après la chute du roi, il livre l’île aux Anglais, et passe le reste de ses jours en Angleterre où il meurt, sans postérité. (PC)

BEILLIER   Louis  

(Grenoble, 1830 – 1897<)

Architecte de la ville de Calais et président de la société des Amis des Arts. (PC)

BELLART   Louis.

(1815 – 1886)

Fils d’un marchand de la rue Royale, il est banquier. Conseiller municipal de 1860 à 1878, il est désigné maire provisoire de Calais à la démission de Legrand*. À peine est-il installé dans le fauteuil qu’éclate la guerre de 1870. Bien que confirmé dans ses fonctions, il préfère démissionner le 10 novembre 1871. Membre de la Chambre de Commerce depuis 1857, il en est président de 1872 à 1879. (PC) (coll PH)

BELLOY   Pierre-Laurent   Buirette,   dit de

(Saint-Flour, 1729 – 1775, Paris)

Comédien et auteur. Après avoir passé plusieurs années à Saint-Pétersbourg, il présente ses pièces à Paris, mais ne connaît le succès qu’en 1765 avec sa tragédie patriotique Siège de Calais, qui lui vaut le qualitatif de « poète national ». Fait citoyen d’honneur de la ville, il n’y mettra jamais les pieds ! Il est élu à l’Académie française en 1772. Une ruelle près de l’avenue Antoine de Saint-Exupéry porte son nom. (PC) (coll GP)

BÉNARD   Antoine

(Calais, 1763 – 1852, Calais)

Il n’aurait pu échapper à son destin, son aïeul ayant été maire de Calais, son père* et son cousin germain Blanquart de Bailleul* aussi, et l’un de ses oncles maire de Boulogne. Juge au Tribunal de commerce, administrateur de l’hospice civil, négociant, armateur et commissionnaire, il est le maire de Calais pendant la Restauration (1815-1830), après avoir été adjoint du précédent pendant dix ans. Il appartient au groupe des monarchistes légitimistes, revenus aux affaires avec le retour des Bourbons. Il doit d’abord solder les dettes dues à la politique impériale et, lorsqu’il part, après quinze ans de majorat, la ville ne doit plus rien. Il régit donc les finances municipales avec beaucoup de discernement, exploitant sagement le retour des affaires après la chute de Napoléon, et les débuts de l’industrie de la dentelle.   Il préside à la restauration de l’Hôtel de ville. Sous son mandat sont installés le phare au sommet de la tour du Guet et les puits à pompe dans les rues (les « fontinettes »), construit le moulin Renard*, inaugurés le Conseil des prud’hommes et la Chambre de Commerce, achetée la salle de spectacles de l’hôtel Dessin* et transférée la prison, transformée en palais de justice. Le carillon de l’hôtel de ville inaugure en 1821 l’air de Boïeldieu, encore joué aujourd’hui sur les toits de Calais. Son administration, hautaine et directive, ne fait toutefois pas l’unanimité. Il démissionne le 2 août 1830, à la chute de Charles X. Devenu administrateur de la fabrique de l’église, puis conseiller d’arrondissement, il meurt longtemps après, âgé de quatre-vingt neuf ans, toujours célibataire, et sans jamais avoir été malade ! (PC)

BÉNARD   Pierre

( ?? – ??)

Maire de Calais sous Louis XV et Louis XVI, du 25 novembre 1772 au 31 décembre 1782, après avoir été vice-mayeur (1760-1762) et échevin (1769-1772). (PC)

BENOIT   François Nicolas

(Calais, 1764 – 1844, Calais)

Il commande les corsaires les deux Frères, le Flibustier et le Rusé. Il a vingt enfants. Une petite rue de son Courgain porte son nom. (PC)

BENOIT   Marceau  

(Calais, 1925 – 1944, en déportation)

Demeurant chez ses parents, rue Alfred-Delcluze, il est arrêté en 1942 et déporté en Allemagne où il intègre un réseau de résistance interne au camp de Sachsenhausen. Il y tombe lors d’une exécution collective le 11 octobre 1944 ; il n’avait pas vingt ans.   (d’ap.RC)

BENOIT   Pierre

(17?? – 1815<)

Fils de Nicolas*, avec lequel il fait la course en mer, il est félicité par Napoléon au camp de Boulogne. Après l’Empire, il part en Argentine où, doué pour le dessin, il devient ingénieur et architecte à Buenos Aires. (d’ap.RC)

BÉRAET   Abel  

(1916 – 1944, au fort de Bondues)

Abel Béraet, demeurant rue Lamartine puis rue du Paradis, est perceur de cartons à la maison Lipers puis employé à la sucrerie de Pont-d’Ardres. Fait prisonnier à Dunkerque, il s’évade et rentre à Calais. Résistant dans le réseau Jean-de-Vienne et dans celui de Gaston Berthe*, il aide à évacuer les aviateurs alliés vers la zone libre. Il est exécuté le 6 janvier 1944 avec Fernand Charbonnier* et Sidney Brown. La rue des frères Béraet se trouve au Virval et leur tombe au cimetière sud. (PC-d’ap.RC) (coll GP)

BÉRAET   Henri  

(Calais, 1895 – 1943, au fort de Bondues)

Il s’engage à dix neuf ans. Blessé et gazé, il termine la grande guerre comme radio. Il passe ensuite six mois en Allemagne dans l’armée d’occupation, puis rentre en France et se marie. Dessinateur en broderie, il donne des cours de radio à l’Aéro-Club de Calais. Demeurant rue de Puebla, au Pont-du-Leu, il est de nouveau mobilisé en 1939. Rendu à la vie civile, il ne tarde pas à s’engager dans la résistance. Devenu opérateur de cinéma au Théâtre des Arts, il envoie inlassablement les messages radio du réseau Jean-de-Vienne à Londres où son fils René a rejoint les F.F.L. Hébergeant chez lui des aviateurs britanniques, il en assure le transfert en zone libre. Le 6 novembre 1942, toute la famille Béraet est arrêtée et transférée à la prison de Loos. Si Jacques et Jeannine sont acquittés trois mois plus tard, leurs parents restent en prison. Henri Béraet est fusillé le 27 août, en même temps que d’autres agents du réseau Jean-de-Vienne. Son épouse, Jeanne Fourchelot, sera ensuite déportée en Allemagne d’où elle reviendra, très affaiblie, au printemps de 1945. C’est alors seulement qu’elle aura confirmation de la mort de son époux. (d’ap.RC) (coll GP)

BERKELEY Maurice de

(Thornbury ?, 1467 – 1523, Calais)

Il est Lieutenant de Calais en 1520. Il occupe divers postes de Sheriff, devient Marshall de l’armée d’Espagne (1512) puis Capitaine en France. En 1513, il débarque à Calais dans l’armée de Henry VIII*, dont il est garde du corps, et en devient Lieutenant du château en 1514. C’est à ce titre qu’il fait partie de l’escorte de la princesse Mary, sœur du roi, partie à Paris épouser Louis XII. Il partage ensuite son  temps entre l’Angleterre et Calais, où il décède. Il est présent à l’entrevue du Camp du Drap d’Or. (PC)

BERNARD   Pierre

(Calais, 1653 – 1721, Saint-Etienne, près de Boulogne)

Après avoir passé plusieurs années à Londres, il tient un commerce dans sa ville natale, où il est bourgeois, échevin, juge-consul et mayeur (1701-1702). Il exploite aussi les filons de Fiennes et d’Hardinghen. Il compose les Annales de Calais et du Pays reconquis, éditées à Saint-Omer en 1715. La Médiathèque en possède une copie manuscrite du XVIIIème siècle. (PC)

BERTHE   Gaston

(1889 – 1952, Calais )

Maire (socialiste) de Calais pendant la Quatrième République, du 19 octobre 1947 au 28 mars 1952 (sauf pendant trois semaines, en février 1950). Élève de l’institution Saint-Pierre, il s’engage à l’hôpital militaire pendant la guerre 14-18. Fabricant de tulles rue Deneuville puis rue de Vic, il demeure rue Descartes. En 1940, réfugié à Balinghem, il organise un réseau d’évasion pour les aviateurs alliés tombés dans le Calaisis. Surnommé le « Père tranquille de la Résistance », il est arrêté (avril 1943), interné à Loos puis en Belgique, et déporté en camp de concentration. Physiquement très affaibli, il revient d’Allemagne deux ans plus tard, le jour de l’anniversaire de ses enfants. Il devient Président des anciens résistants et déportés, Élu maire S.F.I.O. avec une très faible majorité, il dirige difficilement une assemblée municipale instable. Sa première décision est d’interdire les bals dans le grand salon de l’hôtel de ville. Son mandat est marqué par le retour des corps des combattants tombés pendant la guerre et la reconstruction de la ville : maternité, hôtel de ville, écoles, digue de mer… Devenu vice-président du Conseil général (1949), il y défend la reconstruction du port. Il est aussi président de l’Association des maires du Pas-de-Calais. Titulaire de nombreuses décorations anglaises, américaines et belges, Gaston Berthe est l’un des rares Calaisiens décoré de la Légion d’honneur aussi bien à titre civil qu’à titre militaire. Il succombe à un infarctus en cours de mandat. Ses funérailles sont les plus imposantes célébrées à Calais depuis celles des marins du Pluviôse. La digue de la plage qui porte son nom est inaugurée peu après, en présence de ses enfants. (d’ap.RC)  (coll RR)

BERTHOIS Auguste-Marie,  baron de  

(Calais, 1787 – 1870, Paris) 

Fils du suivant. Orphelin de père à cinq ans, il entre à l’École Polytechnique. Après des débuts en Allemagne, c’est en Espagne (1810-1813) qu’il se fait remarquer et finit au Quartier Général de l’Empereur jusqu’à l’abdication. En 1827, il entre au service du duc d’Orléans et reste constamment à ses côtés pendant ces journées de 1830 qui le voient devenir roi des Français. Officier du Génie, il participe à la conquête de l’Algérie aux côtés de Bugeaud. Il met fin à sa carrière en 1848, par fidélité envers la monarchie déchue.  (PC)

BERTHOIS Pierre François de  

(Vitré, 17 ?? – 1792, Lille)

Père du précédent. Commandant du Génie ayant servi pendant sept ans à Calais où il réalise d’utiles travaux, il part en 1791 pour Lille, où il devient directeur des fortifications. Il y est tué par erreur lors d’une émeute au printemps suivant. Son nom est aussitôt attribué à la promenade du cours qui borde la muraille est de la ville, qu’il avait créé l’année précédente. L’actuelle rue Berthois débouche cependant dans la rue de Thermes.  (PC-d’ap.CL)

BERTRAND René  

( ?  – 1958, Calais)

Antiquaire, historien et conférencier spécialiste du Vieux Calais. On lui doit notamment un ouvrage sur L’Hôtel de Guise, ancien palais de l’Etape publié en 1929. Il fut pendant de nombreuses années délégué officiel du ministère des Beaux-Arts au sein de la Commission des Monuments Historiques. Il avait entrepris, peu avant la Seconde Guerre mondiale, des inspections à l’église Notre-Dame et à la Citadelle, en quête de vestiges historiques à préserver. C’est ainsi qu’il mit au jour les ruines de l’ancien couvent des Minimes. Son magasin d’antiquités, situé à Calais-Nord, fut détruit lors du bombardement  du 26 mai 1940. (MD)

BÉTHUNE-CHAROST  (famille)

Maximilien de Béthune est le fameux duc de Sully, ministre d’Henri IV, dont le frère puîné, Philippe, est baron de Charost. Ses descendants se transmettront le titre de gouverneur de Calais sans interruption de 1636 à la Révolution. Ils demeurent rue Royale, sur l’emplacement du futur hôtel dessin. Une rue de Saint-Pierre rappelle leur souvenir. (PC)

BÉTHUNE-CHAROST   Armand de

(1640 – 1717)

Gravement blessé au siège d’Ypres (1658), il épouse ensuite Marie Fouquet, la fille du surintendant Fouquet, ce qui lui vaut une éclipse passagère à la chute de ce dernier. En 1681, il succède à son père Louis* comme gouverneur de Calais. En 1711, il est nommé capitaine des gardes du corps du Dauphin. Son fils Armand II* lui succède. (PC-d’ap.FL) (coll GP)

BÉTHUNE-CHAROST   Armand II de

(16?? – 1747,Paris)

Capitaine des Gardes du Corps du Roi, Lieutenant-Général de Picardie, il succède à son père Armand* en 1717 comme gouverneur de Calais et le reste pendant trente ans. (d’ap.FL)

BÉTHUNE-CHAROST   Armand-Joseph de

(Versailles, 1728 – 1800, Paris)

Colonel de cavalerie sous Louis XV*, il sert pendant la guerre de Sept Ans puis s’installe à Charost, devenu son duché-Pairie en 1764. Il y effectue d’importantes améliorations dans les domaines de la culture et de l’élevage des moutons, et reste considéré comme un bienfaiteur du Berry. En 1756, il devient gouverneur de Calais à la suite de son grand-père Paul François*, titre qu’il ne pourra transmettre à son fils. Il ne semble pas avoir beaucoup séjourné à Calais, mais est en excellent termes néanmoins avec ses représentants. Maréchal des Camp en 1770, il subit la Révolution avec douleur, étant emprisonné, alors que son fils, arrêté à Calais, est exécuté. En 1800, il devient maire du Xe arrondissement de Paris. (PC-d’ap.FL) (coll GP)

BÉTHUNE-CHAROST   Louis de

(Paris, 1605 – 1681)

Maréchal des Camps, chevalier des ordres du roi (1661), comte puis (1672) duc de Béthune-Charost, il devient gouverneur de Calais en 1636. S’il est le premier de la famille à obtenir ce poste, il le conserve pendant quarante cinq ans et le transmettra à son fils Armand*. Il est chargé de superviser les importants travaux de fortification menés par Richelieu* à la citadelle, puis par Vauban* au fort Nieulay. (PC-d’ap.FL) (coll GP)

BÉTHUNE-CHAROST   Paul François de

(1682 – 1759)

Gouverneur de Calais de 1747 à 1756.

BIDOSSAN   François de Saint-Paul, seigneur de

(?? – 1596, Calais)

Neveu du seigneur de Gourdan*, il lui succède comme gouverneur de Calais (1593). Malheureusement pour lui, la ville est peu après assiégée par les troupes espagnoles de l’archiduc Albert*, et il trouve la mort sans avoir fait preuve de beaucoup d’efficacité. (PC)

BLANCHARD   Jean-Pierre

(Les Andelys, 1753 – 1809, Paris)

Aéronaute. Quelques mois après une première démonstration au-dessus de Paris, il réalise, en compagnie de l’Américain Jeffries, la première traversée du Pas de Calais dans un ballon gonflé à l’hydrogène, partant de Douvres et atterrissant dans la forêt de Guînes dans l’après-midi du 7 janvier 1785. Ils passent la nuit suivante à Calais où l’on a fait ouvrir exceptionnellement les portes vers minuit pour les accueillir, tant l’accueil de la population est enthousiaste. Cet exploit retentissant lui vaut des invitations dans toute l’Europe, et même aux États-Unis. La rue Blanchard donne sur la place Crèvecœur.  (PC) (coll GP)

BLANQUART   (famille)

Très ancienne famille de la région, elle compte plusieurs représentants remarquables. (d’ap.FL)

BLANQUART   DE   BAILLEUL   Henri Joseph

(Calais, 1758  – 1841, Versailles)

Fils d’un procureur du roi de la justice générale de Calais – qu’il remplace dans cette fonction – neveu du député à la Constituante Blanquart des Salines*, et cousin germain d’Antoine Bénard*. Membre fondateur de la loge des Amis réunis. Il devient Président de l’administration municipale du canton en 1797 (il remplace Jacques Leveux*), puis est nommé maire de Calais par arrêté du Premier Consul (avril 1800). Il n’exerce cette fonction que dix–huit mois, puis démissionne pour se fixer ensuite à Paris, où l’attend une belle carrière au Corps Législatif. Baron et chevalier de la Légion d’Honneur, il se rallie aux Bourbons en 1815 et sera encore député du Pas-de-Calais sous la Restauration. Le roi le nomme procureur général de la cour de Douai. Il mourra octogénaire, chez son fils, évêque de Versailles. Il lègue à la bibliothèque de Calais mille volumes d’histoire naturelle, physique ou mathématiques ayant appartenu à son frère aîné*, le mathématicien. (PC) (coll GP)

BLANQUART   DE   SEPT-FONTAINES   Louis Marie

(Calais, 1749 – 1830, Calais)

Frère de Blanquart de Bailleul*. Écuyer, il est nommé 2ème échevin par le roi en 1783. Spécialiste de physique et mathématiques, ami de Buffon., il est l’auteur de Les intérêts des comptes courants tout calculés, quels qu’en soient et le taux et le capital et de L’Art abrégé de vérifier les dates. Conseiller municipal pendant la Restauration, il demeure rue de la Douane. Administrateur de l’hospice civil, il est l’un des fondateurs de la Société d’Agriculture, qu’il préside pendant plusieurs années. (PC)

BLANQUART   DES   SALINES   Nicolas

(Arles, 1728 – 1812, Rodelinghem)

Procureur du roi des Eaux et Forêts pour le Calaisis depuis vingt ans, il est choisi comme député de Calais aux États-Généraux de 1789. (PC-d’ap.FL))

BLESCHAMP   Alexandrine de   

(Calais, 1778 – 1855, Sinigaglia)

Fille d’un entreposeur de tabacs, elle naît à Calais mais n’y vit que peu de temps. Achevant sa jeunesse dans un couvent de Versailles, elle se marie à vingt ans avec un agent de change, qui la laisse bientôt veuve. Passant pour l’une des plus jolies femmes de Paris, elle rencontre Lucien Bonaparte et l’épouse en 1803, un mariage à l’origine de la brouille définitive entre Napoléon et son frère, qui refuse obstinément de divorcer. Séjournant en Italie, ils auront dix enfants. Il décède en 1840. (PC)

BLÉRIOT   Louis

(Cambrai, 1872 – 1936, Paris)

Il est le premier aviateur à traverser le Pas de Calais, le 25 juillet 1909 ; il a alors quarante sept ans. Cet événement retentissant lui procure une notoriété mondiale mais, comme Jeffries et Blanchard* autrefois, il n’aura fait que traverser l’histoire de Calais. Il continue de construire des appareils, dont le Spad, qui sera utilisé pendant la première Guerre mondiale. Une grande avenue de Calais porte aujourd’hui son nom, de même que l’ancien quartier des Baraques, d’où il s’est élancé, où se dresse également une stèle commémorative de son exploit.  (PC) (coll PH)

BLOUNT John, Lord Montjoy

(Rock, Worcestershire, c 1450 – 1485)

Il est brièvement Capitaine de Calais, du 28 juin au 16 juillet 1483. Il avait d’abord été capitaine de Guînes et Ardres en 1477, et sera reconduit à ce poste en 1483 par Richard III*. Malade, il ne peut empêcher son frère James, capitaine d’Hames, de rejoindre les forces de Henry de Richmond, qui débarquent en Angleterre et renversent Richard III. Lord Montjoy décède deux mois plus tard. (PC)

BODART   Pierre Antoine

(1790 – 1852, Calais)

Entrepreneur de travaux publics, il est membre de la Chambre de Commerce, conseiller municipal (pendant vingt ans) et adjoint au maire. La ville lui doit l’amélioration de sa voirie. (PC)

BODECHON   Jean

(1926 – 1944, Calais)

Accusé de sabotage à l’usine Brampton, il est exécuté à la Citadelle, avec quatre compagnons F.T.P, quelques jours avant la libération de Calais. Il avait dix-huit ans. Une toute petite impasse du quartier du fort Nieulay porte son nom et une stèle près du Stade du Souvenir évoque leur sacrifice. (d’ap.RC) (coll GP)

BODEREAU Georges-Louis

(Cambrai, 1872 – 1936, Paris)

Poète et conférencier, il débute sa carrière de journaliste dans la presse parisienne avec des articles littéraires et des grands reportages. Rédacteur en chef du Petit Calaisien, il est correspondant du Petit Journal et de l’Agence Nationale. Redoutable polémiste, il est plusieurs fois condamné, et même emprisonné, traduit en 1892 devant un conseil d’enquête comme officier de réserve pour avoir milité en faveur de Jules Guesde et Jean Jaurès, et attaqué au moins cinq fois en duel ! En 1896, il est choisi comme secrétaire-général de l’Association des journalistes républicains du Pas-de-Calais. (PC)

BODIN   Jean

(Calais, 1910 – 1978)

Fabricant de tulles et dentelles et Président Directeur général des établissements Darquer. Membre de la Chambre syndicale des Fabricants de Tulles et Dentelles à Calais (1935), il en devient Président en 1965. Il préside également la Fédération nationale des dentelles, tulles, broderies et guipures à Paris (1959-1965). Membre de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Calais de 1951 à 1970, il en est Président pendant moins de deux mois (1968 à 1969).  Chevalier de la légion d’honneur ( 1961). (d’ap.VLM) (coll PH)

BODIN   Raymond

(Blois, 1874 – 1935)

Nommé Ingénieur des Ponts et Chaussées à Calais (1899), il fait aboutir les projets de construction des ponts et d’une écluse dans le prolongement de la rue de la Mer, qui permettent d’agrandir le bassin à flot de l’ouest. Entré dans le monde de l’industrie des Tulles et Dentelles en 1908, il devient président de la Chambre syndicale des Fabricants de Tulles (1926). Membre de la Chambre de Commerce et d'Industrie à partir de 1920, il en devient président de 1924 à 1928. Sous sa direction, de nombreuses réalisations ont lieu : aménagement du hangar Paul Devot, transformation des locaux de la C.C.I., reconstitution de la première partie du quai nord du bassin à flot de l’ouest, mise à l’étude du projet de port-canal à l‘est de Calais, décision de construire la digue promenade reliant l’avenue de la plage et de la jetée ouest, clôture des quais et du terre-plein du bassin ouest, transformation de la condition publique des Soies et mise à l’étude de l’amélioration des engins de l’outillage du port. Administrateur délégué de la Banque de France. Ordre de la Couronne de Chêne du Luxembourg. (d’ap.VLM)

BOESWILLWALD   Émile

(Strasbourg, 1815 – 1896, Paris)

Après des études à Munich, il devient élève de Labrouste, puis travaille sur les chantiers de restauration de la Sainte-Chapelle et des  cathédrales de Laon et Toul, avant de succéder à Prosper Mérimée comme Inspecteur général des Monuments Historiques. C’est donc à un architecte renommé que, l’année suivante, Leblond* confie le projet de l’église Saint-Pierre de la place Crèvecœur, qui sera achevée en une dizaine d’années. (PC-d’ap.LMG)

BONARD   Joseph Antoine René

(Auxerre, 1792 – 1858, Calais)

Après avoir effectué ses études de médecine à Paris, il participe aux ultimes campagnes napoléoniennes. Il sert encore pendant la campagne de Belgique en 1831. Nommé chirurgien en chef de l’hôpital militaire de Calais (1836), il peut encore espérer des promotions importantes lorsque la mort de son fils unique vient briser ses ambitions. Il renonce dès lors à toute idée d’avancement pour passer le reste de ses jours près de la tombe du cher disparu. Membre de plusieurs sociétés savantes, il est président de la Société d’Agriculture. Naturaliste, il collectionne insectes et oiseaux. (PC)

BONHAM   Edward Walter

(1830> – 1894<)

Après avoir hésité à accepter une nomination à Calais, dont le climat ne convient peut-être pas à sa santé, il succède à Marshall* en 1846. Il habite rue de Thonis, où se trouve désormais le consulat britannique. Il y demeure douze ans, puis part à Naples à la fin de 1858. Chose remarquable, il revient en 1882, de nouveau pour douze années, et sera ainsi le seul consul à avoir exercé deux fois à Calais. (PC)

BONINGTON   Richard Parkes

(près de Nottingham, 1802 – 1828, Londres)

Avec son père, portraitiste et professeur de dessin, il arrive à Calais à l’âge de quatorze ans, l’année même où Francia* y effectue son retour. Auprès de ce maître de l’aquarelle et des marines, il développe le goût des scènes côtières, et sera son élève le plus réputé. Installé à Paris l’année suivante, il y prend des cours dans l’atelier du baron Gros. Il s’initie également à la peinture néerlandaise en copiant les tableaux du Louvre, et collabore aux Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France du baron Taylor. Il effectue ensuite un voyage en Normandie (1821), puis un autre dans le nord de la France et en Belgique (1822-1823) et passe le plus clair de l’année 1824 à Dunkerque. Il expose pour la première fois au Salon de Paris à vingt ans, mais c’est celui de 1824 qui lui procure la notoriété : il est l’un des trois artistes britanniques à y recevoir une médaille d’or. Sa rencontre avec Delacroix est déterminante pour l’un et l’autre, les deux artistes s’influençant mutuellement. Il l’accompagne à Londres en 1825, et seulement alors subit-il l’influence de Turner*. Au retour, les deux amis partagent pendant plusieurs mois un appartement. En 1826, il voyage en Italie, dont Venise et Florence, en compagnie du baron Rivet, et en rapporte des scènes qui constituent l’apogée de sa courte carrière. Il en revient malade. À Londres, il expose en 1827 et 1828. Au matin d’une carrière prometteuse, il y meurt de tuberculose, à vingt-cinq ans. Bonington est le paysagiste le plus doué de sa génération. Son œuvre a provoqué en France un intérêt remarquable pour un si jeune artiste. Par la fraîcheur et l’aisance de ses œuvres, par sa couleur et sa lumière, il est l’un des plus brillants initiateurs de la peinture romantique française. (PC) (coll GP)

BONNINGUE   Alfred

(Calais, 1895 – 1935, au Congo belge)

Fils du directeur de l’exploitation du port de Calais, il est blessé à Verdun, puis effectue sa carrière dans l’armée. Il sert en Syrie puis en Chine (1926-30). À son retour, il devient aide de camp de Pierre Laval, alors ministre des Colonies. Nommé chef de cabinet militaire du gouverneur général en Afrique Équatoriale Française, il disparaît à ses côtés dans un accident d’avion. On leur fait des funérailles nationales. La rue du commandant Bonningue prolonge la rue de Thermes.  (PC-d’ap.RC)

BOLEYN Anne

(1507 ? – 1536, à la Tour de Londres)

Elle est la fille d’un diplomate de Henry VII* qui obtiendra toutes les faveurs de Henry VIII* et sera son ambassadeur en France comme auprès du pape et de Charles Quint. Arrivée très jeune à Paris, dans la suite de Marie d’Angleterre (1514), elle y vit pendant sept ans, dans l’entourage de la reine Claude et de la sœur du roi, la très cultivée Marguerite d’Angoulême. De ses années françaises, Anne conservera une éducation et une culture qui la feront distinguer en société. Parfaitement bilingue, elle restera francophile jusqu’à la fin. Elle rencontre Henry VIII une première fois lors de l’entrevue du Camp du Drap d’Or. C’est aussi par Calais qu’elle effectue son retour en Angleterre, le 15 janvier 1522, pour entrer dans la suite de la reine Catherine. C’est là que le roi la remarquera, mais elle ne lui cèdera qu’après avoir obtenu une promesse de mariage, ce qui prendra plusieurs années. La question du divorce du roi provoque une très grave crise religieuse, et la brouille de l’Angleterre avec la papauté. Le roi et Anne Boleyn séjournent à Calais pendant une quinzaine de jours d’octobre 1532, à l’occasion d’une nouvelle rencontre avec François 1er. Ils s’épousent trois mois plus tard. Le mariage ne sera pas longtemps heureux, malgré la naissance de la future reine Elizabeth. Dès 1536, Anne, et son frère George*, seront exécutés. (PC) (coll GP)

BOLEYN George, vicomte Rochford

(Norfolk ?, c 1504 – 1536, à la tour de Londres)

Il est le frère de Mary* et Anne Boleyn*. Il profite évidemment de la faveur dont son père et ses sœurs jouissent auprès du roi, qui lui confie des missions diplomatiques, à l’occasion desquelles il séjourne à Calais à plusieurs reprises. Comme son père l’avait été avant lui, Lord Rochford est nommé ambassadeur en France (1529), en dépit de son âge. C’est un personnage beaucoup plus cultivé que la plupart des familiers de la Cour, et qui parle plusieurs langues. Membre du Conseil Privé du roi, Gardien des Cinque Ports et Constable du château de Douvres (1533). Beau-frère de Henry VIII*, il est aussi l’oncle de la future reine Elizabeth. Il sera exécuté lorsque le roi aura décidé de se débarrasser de sa sœur. Sa veuve subira le même sort quelques années plus tard.  (PC)    

BOLEYN Mary

(c 1499 – 1543, manoir de Rochford)

Elle est la sœur aînée des deux précédents. Après une enfance passée dans le château familial de Hever, dans le Kent, elle figure dans la suite de Marie d’Angleterre, sœur du roi, partie en France épouser Louis XII en 1514. Elle y reste pendant cinq ans, jusqu’à son rappel en Angleterre, où elle entre dans la suite de la reine Catherine d’Aragon, et contracte aussitôt mariage. Peu après, elle devient la maîtresse cachée de Henry VIII*, et le reste pendant trois années sans doute. Si elle figure encore dans la suite royale lors de l’entrevue de 1532 à Calais, elle se brouille peu après avec le « clan » pour avoir secrètement contracté un remariage avec un simple soldat, lui aussi présent à Calais en 1532, qu’elle présente comme le plus aimant des maris. Désormais tenue à l’écart de la Cour, elle évite du même coup le sort de ses frère et sœur en 1536, et finira ses jours tranquillement auprès de l’élu de son cœur. (PC) (coll GP)

BOUCHEL   Jean

(?? – 1649<)

Mayeur de Calais sous Louis XIV, en 1649.

BOUCHER   Henri

(1841  – 1898)

Avant-dernier maire de Saint-Pierre, il démissionne au bout de deux jours (du 12 au 14 octobre 1883).

BOULENGER   Jean Baptiste Médard Napoléon Désiré

(Hardinghen, 1806 – 1859, Calais)

Il effectue ses études de médecine à Paris. À peine est-il installé à Calais qu’éclate l’épidémie de choléra de 1832 qui le fait reconnaître comme un médecin de premier ordre, ce que la suite de sa carrière ne démentira jamais. Il publie de nombreux articles dans les journaux de Calais sur les questions d’hygiène, ou la médecine des gens de mer. Mathématicien, il établit des statistiques sur la mortalité de ses concitoyens et sur la météorologie locale, ce qui le met en relation avec les corps savants de France et d’Europe. Les loisirs que lui laisse son métier sont consacrés à la peinture et à la vie associative : le docteur Boulenger est Président de la Société d’Agriculture, administrateur du Musée, membre fondateur de la Société Humaine, et membre du Conseil municipal. La mort le surprend dans la force de l’âge, à 52 ans, célibataire, alors qu’il était encore loin d’avoir épuisé le champ de ses investigations. (PC)

BOULLETS   Jacques   Favier,   seigneur des

(15?? – 1599<)

Trois fois mayeur de Calais sous Henri III et Henri IV*, entre 1581 et 1599.

BOURCHIER John, Lord BERNERS  

(Hertfordshire, 1467 – 1533, Calais)

Il est Lieutenant de Calais de novembre 1520 à mars 1532. Comptant Édouard III* au rang de ses ancêtres, il deviendra l’oncle d’Anne Boleyn*. Sa sœur Margaret, Lady Bryan, sera la gouvernante des enfants de Henry VIII*. Il effectue ses études à l’Université d’Oxford. Connaissant Henry VIII depuis son enfance, il est très en faveur au début du règne. En 1513, il débarque avec lui à Calais et le suit au siège de Thérouanne. Il revient à Calais l’année suivante comme Chambellan de la princesse Mary (sœur du roi) partie épouser Louis XII. Devenu Chancelier de l’Échiquier, il va en Espagne négocier une alliance avec Charles Quint (1516). Il est présent lors de l’entrevue du Camp du Drap d’Or, puis s’installe à Calais comme Deputy, et s’efforce avant tout d’en renforcer les fortifications. En 1522, il reçoit Charles Quint. Son grand train de vie lui procure des déboires financiers permanents. Pendant ses années calaisiennes, il écrit plusieurs ouvrages dont, à la demande du roi, une traduction des chroniques de Froissart. Il est enterré dans la nef de l’église Notre-Dame. (PC) (coll GP)

BOURGINE   Marcel

(Calais, 1904 – 1943, en mer)

Né boulevard Jacquard, où ses parents tenaient commerce, il rejoint les F.F.L. dès juin 1940. Capitaine de frégate, il périt lors d’un typhon au milieu des sous-marins japonais. La rue du capitaine de frégate Bourgine donne au bout de la rue Mollien. (d’ap.RC) (coll GP)

BOURGOIS   Eugène

(1856 – 1938, Calais)

Chanoine et curé du Courgain pendant quarante et un ans, jusqu’à sa mort.  La place devant son église rappelle son souvenir. (d’ap.RC)

BOURSOT

(en Bourgogne, >1776 – 1846, Calais)

Enrôlé volontaire en 1791, dans le premier régiment d’artillerie en garnison à Auxonne, où Bonaparte était lieutenant, il fait toutes les campagnes de la Révolution et se retire du service actif lors de la paix d’Amiens (1802). Il est alors nommé secrétaire-archiviste de la place de Calais, une fonction qu’il conserve jusqu’en 1830. (PC)

BOVAY   Jacques Couteux, dit

(Calais, 1764 – 1843, Saint-Pierre)

Né au Courgain, il en devient l’un des plus intrépides corsaires. Il commande successivement la Jalousie, le Petit-Diable, le Vengeur et le Brave. C’est avec ce dernier qu’il s’échoue sur la côte d’Ostende en 1806 pour échapper aux Anglais et rejoindre la plage à la nage. Il a moins de chance avec le Petit-Diable mais, au moment de son transfert sur un ponton anglais, il parvient à s’échapper avec deux camarades, dont le Courguinois Flouet*, et à traverser de Douvres à Calais en canot. Il commande de nouveau plusieurs autres navires corsaires, le dernier étant le Pas-de-Calais. À partir de 1814, il navigue pour le commerce. (PC)

BRAMPTON   Arthur  

(1875> – 1955)

La Brampton Brothers Ltd, spécialisée dans la fabrique de chaînes pour les bicyclettes et les automobiles, est fondée à Birmingham. Comme il n’existe aucun établissement de ce type en France, le plus jeune des quatre frères prend la tête d’une usine nouvelle, près du pont de Saint-Pierre à Calais, qui ouvre ses ateliers en 1898 et dont il assume la direction pendant les sept premières années. Il demeure ensuite membre du conseil d’administration. Quarante ans plus tard, il sera fait citoyen d’honneur de la ville de Calais. (PC) (coll GP)

BRANDON Charles, duc de Suffolk

(c 1484, – 1545, Guilford)

Il est le fils d’un porte-étendard mort au combat pour Henry VII* à Bothworth Field, et le roi se fait un devoir de l’élever à la cour avec ses propres enfants. Charles Brandon est ainsi un compagnon de jeunesse de Henry VIII*, de sa sœur Mary Tudor, et de Catherine d’Aragon. En 1513, le roi le fait vicomte Lisle et il participe à la campagne sur Thérouanne et Tournai. L’année suivante, il lui accorde le titre très élevé de duc de Suffolk. Ce roi, célèbre pour ses colères et qui n’hésite jamais à faire tomber des têtes, trouvera en Brandon le compagnon de son existence. Il assistera à toutes les rencontres diplomatiques, participera à toutes les fêtes, et servira sans état d’âme dans les procès intentés au nom du roi. Les rapports du duc de Suffolk avec Calais sont assez fréquents, encore que jamais durables. Vers 1508, il épouse la fille du Capitaine de Calais, Anthony Browne*, qui décède trois ans plus tard. Le 1er juin 1513, il débarque en même temps que le roi pour prendre la route de Thérouanne et, le 20 octobre, il rembarque pour Douvres. Un an plus tard exactement, 20 octobre 1514, il débarque de nouveau pour se rendre à Paris assister au couronnement de Mary Tudor, l’épouse de Louis XII. Trois mois après, ce dernier étant décédé, c’est Brandon que Henry VIII charge d’aller rechercher sa sœur à Paris, et il en profite pour… l’épouser secrètement, seul nuage dans ses rapports avec Henry VIII, dont il restera le serviteur zélé et intime toute sa vie. Le 25 avril, ils sont de retour à Calais et y demeurent toute une semaine dans l’attente de l’autorisation royale de rentrer en Angleterre (embarquement le 02 mai). Il participe à l’entrevue du Camp du Drap d’Or en 1520. Le 23 août 1523, il séjourne de nouveau à Calais quatre semaines avant de prendre le commandement des troupes royales qui ravagent ensuite le nord de la France, puis repasse par Calais pour embarquer le 30 décembre. Il reviendra à Calais en 1529 et en 1532. La mort de cet ami de toujours n’est pas une bonne nouvelle pour Henry VIII, qui le fait enterrer chez lui à Windsor, et ne lui survit qu’un an et demi. (PC) (coll GP)

BRAZY   Gilbert

(Audruicq, 1902 – 1928, disparu en mer)

Arrivé à Calais à l’adolescence, il sert dans l’aéronavale comme mécanicien. À vingt-six ans, il se perd dans l’Arctique norvégien avec l’explorateur Amundsen, dans l’hydravion parti au secours de l’expédition de Nobile. Une stèle à sa mémoire est dressée dans le square du fort Risban et il a aussi sa rue au Courgain.  (PC-d’ap.RC) (coll GP)

BREPSON   Pierre Étienne

(Saint-Pierre, 1814 – 1890)

Maire de Saint-Pierre pendant le Second Empire, du 18 octobre 1865 à février 1868 (démission). Sorti de Saint-Cyr comme lieutenant d’infanterie à vingt-cinq ans, il renonce bientôt à la carrière militaire. En 1845, il devient conseiller municipal de Saint-Pierre. Pendant son mandat de maire, il se fait remarquer au chevet des malades pendant l’épidémie de choléra de 1866. Deux ans après sa démission, il est nommé commandant de la Garde Nationale de Saint-Pierre pendant la guerre contre la Prusse. Bien qu’il fût le dévouement personnifié, la postérité n’a pas jugé utile de donner son nom à une rue.  (PC_d’ap.FL) (coll RR)

BREZE   Urbain de Maillé,   marquis de  

(1597 – 1650 )

Fils d’un écuyer du Roi, il devient marquis en 1617 et épouse, la même année, la sœur du futur cardinal de Richelieu dont l’ascension vers le pouvoir facilite, évidemment, sa propre carrière. Celle-ci est brillante. Après avoir servi comme capitaine des gardes du corps du roi, conseiller d’État, maréchal de camp et ambassadeur, il succède au seigneur de Valençay* comme Gouverneur de Calais en 1632, l’année même où il devient maréchal de France. Il conserve la fonction pendant quatre ans, encore qu’il soit rarement présent en ville, mais c’est pendant cette période que sont effectués les grands travaux de la citadelle. Il commande en Italie, en Allemagne, en Flandre et en Catalogne, dont il devient vice-roi pendant quelques mois. Il se retire définitivement après la mort de son beau-frère le cardinal.   (PC) (coll GP)

BRIDAULT   Etienne

(?? – ??)

Maire de Calais en 17??

BROOKE George, 9e baron Cobham

(Kent, c 1497 – 1558)

Capitaine de Calais de 1544 à 1550. Il appartient à la haute aristocratie anglaise qui fréquente la Cour des Tudor. Adolescent, il accompagne son père en France dans le cadre du mariage de Mary d’Angleterre avec Louis XII (1514). Il revient en France dans les années 1520, participant à des combats autour de Calais. Chez lui, dans le Kent, il sert la justice du comté. Sa sœur, Elizabeth, est citée parmi celles qui auraient pu épouser Henri VIII*. En 1544, il combat en Écosse avant d’être nommé à Calais. Il démissionne en 1550 pour intégrer le Conseil Privé du jeune Edward VI. Chevalier dans l’ordre de la Jarretière (1549). (PC)

BROWNE Anthony

(1443 – 1506)

Fils d’un Sheriff du Kent, est Capitaine de Calais de 1503 à sa mort. Son fils Anthony sera l’un des hommes de confiance de Henry VIII*, et ses deux filles feront des mariages prestigieux, ce qui laisse supposer rétrospectivement que leur père avait des relations. Elles provenaient vraisemblablement de son épouse, une nièce de « Warwick*, le faiseur de rois ». Leur fille Anne fut la première épouse de Charles Brandon*, ami intime de Henry VIII*.  (PC)

BRULLÉ   Eugène  

(Calais, 1843 –1929, Calais)

Fils d’un maçon de Calais-Nord, il commence ses études au collège Saint-Pierre puis les poursuit à Paris, tout en devenant violoniste à l’Opéra. Entré dans la Compagnie des Chemins de Fer de Paris, il contribue comme agent-voyer à la construction de lignes dans le centre de la France, et c’est à Saint-Yrieix qu’il rencontre sa future épouse. De retour à Calais, le couple fonde l’Institution Brullé-Daudy, dont madame est la directrice. Toujours avec elle, il organise des soirées musicales et effectue de nombreux déplacements à la recherche de documents historiques concernant la région. Spécialiste de la toponymie, connaisseur de langues médiévales disparues, il publie de nombreuses rubriques sur le Calaisis. Il est, pendant plus de quarante ans, membre actif des Antiquaires de la Morinie. Il décède fort âgé dans son domicile de la rue Masséna. (GB) (coll AB)

BRUMMELL   George Bryan

(Londres, 1778 – 1840, Caen)

Son père étant secrétaire privé de Lord North – Premier Ministre –, ce haut parrainage lui ouvre les portes d’Eton puis d’Oxford. Il y fait la connaissance du prince de Galles (le futur George IV) et entre dans son régiment dès l’âge de seize ans. Il s’installe à Londres où l’amitié de son protecteur autant que son goût raffiné établissent sa réputation d’arbitre des élégances et de roi de la mode. L’inventeur de la cravate demeure plusieurs années sans rival, mais son penchant pour les jeux d’argent ainsi que quelques extravagances ont raison de la fortune héritée de son père. Et alors que son protecteur est devenu prince régent (1811), plusieurs piques humoristiques déplacées le brouillent avec la famille royale. Peu après Lady Hamilton*, et pour les mêmes raisons qu’elle - poursuivi par les créanciers - le « Beau » Brummell se réfugie à Calais, le 16 mai 1816. Il y demeure quatorze ans, prenant souvent ses repas à l’Hôtel Dessin où il fréquente nombre de ses compatriotes de passage, entretenant une relation amicale avec Antoine Leleux* et Louis Francia* (qu’il avait peut-être déjà connus à Londres). Il quitte Calais, en y laissant une copieuse « ardoise », pour prendre à Caen un poste consulaire, supprimé six mois plus tard. Il y est emprisonné quelque temps pour dettes. La tenue de l’ancien dandy est à présent tout à fait négligée. Victime d’attaques, il passe ses deux dernières années dans un asile où il décède le 30 mars 1840. (PC) (coll GP)

BUCAILLE   François Maxime Alexandre

(Boulogne, 1749 – 1804, Fréthun)

Licencié en théologie, il obtient la cure de Fréthun en 1780. Député de Calais pour le clergé aux Etats Généraux de 1789, il prête le serment constitutionnel. Devenu officier d’état civil, il procède à la vente des biens des curés émigrés, des couvents et des églises. Pendant le Consulat, il est député au Corps Législatif. Il ne reprend pas l’habit ecclésiastique après le Concordat. (d’après FL)

BURGAUD   Claude-Jérôme

(Lagny, 1769 – 1843, Calais)

Receveur de l’enregistrement et des domaines, vénérable d’une loge calaisienne, il est aussi membre fondateur (1799) puis refondateur (1819) de la Société d’Agriculture de Calais, ancêtre des Amis du vieux Calais, dont il est président. Il habite rue de Croÿ.  (PC)

BURGHERSH Bartholomew de

(avant 1329 – 1369)

Il assure un intérim de Henry le Scrope* comme gouverneur de Calais pendant quelques mois de 1365. Débutant sa carrière dans la guerre de succession de Bretagne, il combat à Crécy puis participe au siège de Calais. Il en est récompensé par l’ordre de la Jarretière et le titre de constable du château de Wallingford. Il succède à son père comme baron Burghersh en 1355. L’année suivante, il est à Romorantin et Poitiers avec le Prince Noir*, et il participe également à la chevauchée manquée de 1359/1360. Sa fille Elizabeth épouse Edward, 1er baron le Despencer, également présent à Poitiers. Ne pas le confondre avec son père homonyme, présent lui aussi à Crécy comme au siège de Calais, Gardien des Cinque Ports, et décédé en 1355. (PC)

BURLEY John de (de Beurle)

(– après 1385)

Capitaine de Calais lors des trois dernières années du règne d’Édouard III*. Il est attaché au service du Prince Noir* qu’il suit en Castille. Pendant son service à Calais, il participe à diverses tractations diplomatiques, dont l’une en compagnie de l’écrivain Chaucer (1376). L’année suivante, il sert de témoin pour le testament d’Édouard III et est nommé Constable de Nottingham et gardien de la forêt de Sherwood. Envoyé en mission pour négocier le mariage de Richard II* avec Anne de Bohême, il se retrouve prisonnier et le roi participe à la rançon. En 1382, il quitte son poste de Nottingham pour devenir juge de paix à Hereford, près de la frontière galloise. (PC)

BURY Adam de

( – )

Maire de Calais de 1370 à 1372, quatre ans après avoir été Lord-Maire de Londres. (PC)

BYNHAM John de

Capitaine de Calais du 16 juillet 1483 à mars 1484 

LES AMIS DU VIEUX CALAIS
Boîte Postale 27 - 62101 CALAIS Cedex
Phone : +33 (0)321 362 967  aux heures de permanence
 © LES AMIS DU VIEUX CALAIS - FR 2018
Tous droits réservés
top