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1799 - Fondation de la première Société

Dénommée Société d’Agriculture, du Commerce et des Arts, elle connaît un démarrage difficile et reste en sommeil pendant les vingt premières années. Il ne reste aucune archive de cette époque – s’il y en eut jamais !

1819 - La Société se réorganise

La société se réorganise sous l’impulsion de Burgaud - l’un des fondateurs de 1799 -, Louis Quillacq ( directeur de l’hôtel Dessin ) et Louis Michaud. Après une période hésitante pendant laquelle elle ne dispose pas de local, ni de subvention, la société prend véritablement son essor sous la Monarchie de Juillet. Elle rassemble alors toute l’élite intellectuelle – et financière – de Calais et compte parmi ses membres des personnalités qui ont laissé leur souvenir dans l’histoire de la ville (et leur nom à quelques rues …), tels Antoine Leleux, les Devot, Derheims, Francia, Matis, Néhou, Spiers, Souville, Isaac, Le Beau (maire) et, parmi ses membres honoraires, Mme Lucien Bonaparte.

Elle organise des séances publiques et des concours ( sur les six bourgeois de Calais, par exemple ), publie des mémoires, et favorise l’adaptation de certaines cultures ou techniques nouvelles dans le Calaisis.

Elle prospère jusqu’au second Empire.

La deuxième Société

En 1914, la Société historique du Calaisis publie un premier bulletin. Ses travaux, cette fois exclusivement consacrés à l’histoire, sont évidemment interrompus pendant la Grande Guerre, mais reprennent ensuite. Ses animateurs sont M. Hembert ( directeur de l’hospice ), Gaston Tison ( archiviste municipal ), Marcel Denquin ou Ernest Coulon. L’existence de cette deuxième société consacrée à l’histoire locale est interrompue par la seconde Guerre mondiale. On peut encore se procurer les bulletins édités par ces historiens locaux, qui témoignent de leur grande érudition. La société organisait également des conférences

La troisième Société

Quant aux Amis du vieux Calais, ils ont succédé aux Amis de Calais-Nord crées dans les années 1960 au moment où se posaient les problèmes de la reconstruction. Tout commence le 11 décembre 1959 par la création d’un comité provisoire. Le résultat de ses travaux préparatoires est présenté à l’assemblée générale constitutive du 18 mai 1960, au cours de laquelle un conseil d’administration est élu. C’est l’acte officiel de la société. On ne trouve au départ qu’une quinzaine de membres dans cette association, regroupés autour de M. Hembert et du pharmacien Albert Vion. Les réunions ont lieu au café « la Renaissance », rue Royale. Le maire, Jacques Vendroux, popularise la nouvelle société en effectuant quelques conférences, bien sûr fort suivies ! Mais elle ne dispose d’aucune subvention et, pour payer les frais de parution de son premier bulletin, chaque membre mettra dix francs de sa poche ! Chacun se débrouille pour rédiger des articles et par la force des choses, le nom des auteurs se répète d’un bulletin à l’autre : Charles Costenoble, Georges Wiart, Gisèle Peumery et Nelly Mulard, laquelle publie parallèlement « les Dossiers de l’histoire calaisienne » et est à l’origine de la commission de généalogie, la plus importante numériquement des commissions actuelles.

Et par la suite ...

Par la suite, les Amis du vieux Calais sont rejoints par des animateurs de valeur, comme Raymond Fontaine, Georges Fauquet et Jean-Henri Gardy, longtemps président, qui leur donnent une dimension nouvelle en organisant les premières visites guidées des bâtiments du patrimoine calaisien, en particulier l’église Notre-Dame. Avec Stéphane Curveiller, président pendant les années 1990, c’est une dimension universitaire qui est ajoutée à la société, qui regroupe à présent un total record de cinq cents membres, et devient l’une des deux plus importantes sociétés savantes du Pas-de-Calais. Cette fois, ce sont des colloques nationaux et internationaux que la société organise, une première dans l’histoire de Calais. Cette politique sera poursuivie par ses successeurs, Marie-Laure Fourmanoir, Philippe Cassez, Laurent Lenoir, Michel Piérié.

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